jeudi 31 janvier 2019

Accident Vadencourt

Aisne-Info


Vadencourt, sur la D960.
Les secours sont engagés pour un accident de la route impliquant deux véhicules.

Nous avons appris bien plus qu'une matière



Le collège de la place Lesur est toujours dans ma mémoire...Celles et ceux qui y sont passés se souviennent comme moi...
Les professeurs avaient leurs qualités et leurs défauts comme chaque être humain...nous sommes ainsi faits mais nous sommes perfectibles...l'expérience de la vie nous fait avancer...et nous améliorer sans cesse...tout en sachant que nous n'obtiendrons jamais la perfection.
Cette introduction pour reparler d'un de nos professeurs qui semble faire débat...j'aimerais me faire son défenseur...J'ouvre une parenthèse...j'ai été défenseur au tribunal militaire de Landau en Allemagne...les prévenus étaient des personnes violentes ou des consommateurs de drogues...Je ferme la parenthèse.
Je vais donc défendre Monsieur Lebourg, notre professeur d'allemand. C'était un personnage haut en couleur c'est vrai. Il semblait nous dédaigner et nous craindre. Il traitait les filles de "petites pestes" En définitive...il avait la maladie de la persécution. Mais il ne faut pas s'attacher aux défauts de l'homme...il m'a enseigné l'Allemand, j'ai eu mon BEPC en partie grâce à lui et je l'en remercie...vis à vis de moi sa mission d'enseignement a été remplie...
Il l'a réussie dans la partie enseignement mais son comportement m'a aidé et je vais vous expliquer pourquoi. C'est vrai, il nous malmenait verbalement..."nous tendions le dos" ...dans ma vie professionnelle j'ai eu affaire à des chefs qui étaient, eux aussi des caractériels...et le souvenir de Monsieur Lebourg m'a aidé à les comprendre et à m'en accommoder...
Un autre aspect du personnage est méconnu. J'ai eu la chance (ne souriez pas) d'avoir des cours particuliers chez Monsieur Lebourg. Le jeudi matin, j'allais chez lui, rue Sadi Carnot...et je peux dire que j'étais très bien reçu...les cours particuliers ne ressemblaient aucunement aux cours collectifs du collège...il prenait son temps pour m'expliquer sans cesse...presque amicalement...
J'ai rencontré un personnage similaire au début de ma carrière...je passais mon CIA (certificat interarmes pour passer sergent chef) A l'épreuve orale d'instruction du tir je suis tombé sur un sujet impossible pour moi ...j'allais certainement avoir un zéro et rater mon examen. Il me fallait installer et régler la lunette de tir du LRAC (lance roquettes anti chars) Pendant que j'essayais de préparer ce zéro qui m'était promis, un de mes camarades répondait aux questions du capitaine instructeur...mon camarade et le capitaine ont commencé à se chamailler et se disputer pour une position du tireur debout...si bien que le capitaine a renvoyé mon camarade avec une très mauvaise note. Je passais derrière...le capitaine était en furie...il m'a fait assoir ...Il y avait du Lebourg dans ses yeux...mon compte était bon...à mon grand étonnement, il s'est calmé avec moi...m'a demandé mon métier ... et quand je lui ai répondu "employé de banque" il m'a dit "normal que vous ne sachiez pas, je vais vous expliquer" Il a fait le travail, installation de la lunette, réglage et simbleautage...il m'a renvoyé avec un 14/20 alors que je n'avais rien fait...cet homme n'aimait pas qu'on lui résiste !!! du Lebourg tout craché!!!
Donc, encore une fois, merci monsieur le professeur...si vous n'êtes plus, que vos enfants sachent tout le bien que je pensais de vous.....avec vous, nous avons appris bien plus qu'une matière...

Charles voyage dans sa tête


Comment ne pas parler de Charles quand j'évoque mes souvenirs....C'était un vrai camarade !!!J'espère qu'un jour il pourra lire ce que j'écris...que quelqu'un le lui dise....prévenez le...il se souviendra avec moi...comme je me souviens de lui... dans un commentaire un des lecteurs a écrit que Charles était facteur dans le Centre...alors prévenez le facteur !!! merci !
Charles était unique...il était en avance sur tout...que ce soit dans son comportement ou dans ses relations...il avait une manière de vivre qui le rendait attachant...Et il avait quelque chose en plus que nous...il voyageait...il voyageait dans sa tête...il connaissait le monde entier...mais il ne le disait qu'à ses copains comme moi ou Christian.
En avance sur la mode...Antoine avait des chemises à fleurs...lui, il avait vu, je ne sais où, qu'à Paris c'était la modes des pantalons à pattes d'éléphant (je l'ai déjà raconté mais c'est tellement succulent) il a fabriqué ses pantalons à pattes d'éléphants dans un jean qu'il a transformé avec du tissu rouge.
Je vous ai dit qu'il voyageait dans sa tête...je vous raconte...A notre époque il n'y avait pas d'internet...pourtant,  il trouvait les adresses des ambassades des pays et on leur écrivait pour avoir des publicités ...nous recevions des dépliants et des livres du Canada, d'Irlande ou d'Australie et des Etats Unis ...c'était si beau que nous voyagions avec Charles !!! Notre professeur de Géographie (Mademoiselle Curt) ne savait rien de tout cela ...mais elle ne nous interrogeait jamais sur ces pays...sinon je n'aurais pas eu les zéros qu'elle m'a administré à la pelle...
Un jour Charles a réalisé son rêve...alors que moi j'avais peur de m'éloigner de Guise à vélo...lui s'est fait offrir une moto par ses parents et il est parti en Allemagne...Pour moi c'était le bout du monde !!!
Alors Charles, tu ne doit pas être loin...tu as été facteur je crois...rappelle toi de ces moments fabuleux que nous avons passé ensemble...

mercredi 30 janvier 2019

Monsieur le directeur...



Et si on revenait au collège de la place Lesur?
Je ne vous ai pas encore trop parlé du directeur...Monsieur Goulard...
Je pense qu'il m'aimait bien ...contrairement à certains, il ne m'a jamais puni... mais il ne fallait mieux pas avoir à faire à lui ...car ça chauffait !!!
Il habitait rue André Godin...parfois, quand je me rendais au Familistère je passais devant sa fenêtre...il était là, me regardait passer..je le saluais ...il était content et me disait toujours un petit mot gentil. Rien à voir avec la terreur du collège.
C'était l'ancien temps et la méthode de l'époque ne pourrait plus s'appliquer aujourd'hui...il distribuait les claques et les coups de pied au derrière avec facilité...La punition suprême que pouvait nous donner un professeur était de nous mettre à la porte d'un cours...nous restions dans le couloir en priant de ne pas voir Monsieur Goulard arriver ...celui qui était pris par le directeur passait un sale quart d'heure !!!
Un lecteur de ce blog a écrit sur un commentaire que Monsieur Goulard reniflait toujours bruyamment ce qui nous permettait d'effectuer un repli stratégique pour l'éviter...merci à cette personne pour ce souvenir...
Encore un personnage inoubliable pour ceux qui sont passé par le collège de la place Lesur...

Mon usine et l'Oise



La rivière Oise coulait à Guise...elle passait boulevard Péquereau juste devant l'usine à gaz...mon usine...enfin celle de mon père...
J'ai toujours habité...ou joué dans un usine à Gaz... Celle de mon grand père à Charleville... celle de mon père à Villers - Cotterêts et bien sur celle de Guise que mes frères et moi nous étions appropriés.
A villers j'y jouais seul ... gazomètre interdit que j'escaladais en "douce" ...personne ne m'y a jamais pris...la fenêtre de l'abattoir ou j'allais consoler les chevaux ...enfin j'étais seul avec mes jeux et mes rêves...
A Guise mon usine était moins grande...toujours un gazomètre ou il était plus difficile de s'y engager sous peine d'être vu...il fallait vraiment faire preuve de patience pour y accéder sans se faire prendre. Et je n'étais pas seul...la cour de l'usine était mon domaine et j'y surveillais mes jeunes frères...il y a tant d'endroits dangereux dans une usine à gaz...et celle là avait la rivière Oise au fond du jardin ...celui qui, souvenez vous avait eu la peau de mes mains... Il me semble qu'un jour, un de mes frères ou bien même les deux ont touché le mur de l'usine ...et le mur s'est écroulé... si quelqu'un se souvient de cet épisode, qu'il le raconte...
Bien plus tard quand je montais la garde la nuit au fort Hatry de Belfort, mon esprit vagabondait et j'imaginais mon usine à gaz...on y était vraiment bien...la nuit à la garde il faut s'accrocher à quelque chose...moi c'était mon usine et mes rêves...
L'usine à gaz de Guise était dans mes rêves .... et aujourd'hui il n'y a plus d'armée au fort Hatry à Belfort ! 

Grand rassemblement des Gilets Jaunes à Guise le 17 février



Grand rassemblement des Gilets Jaunes à Guise le 17 février
Avec les commerçants 

mardi 29 janvier 2019

Du Coq Hardy au café des sports



C'était  les dimanches...le jour de Robert

Je reviens vous parler de l'USG ce club cher à mon cœur...j'y ai joué des minimes aux séniors...le Coq Hardy, je vous l'ai dit, était mon domaine ...débouler sur mon aile et centrer...j'adorais et plus j'ai avancé en âge, plus je suis allé vite.
Aujourd'hui je vais vous présenter un joueur qui m'a marqué...comme m'avait marqué Clément...
Les anciens se souviennent de lui ...Bébert ... un sacré joueur de cette époque en promotion d'honneur... (Je salue à cette occasion son fils José que j'ai vu jouer dans sa jeunesse et qui était aussi fort que son père )
Bébert tenait le café des sports au bout de la rue André Godin...les joueurs s'y retrouvaient après les matchs pour le verre de l'amitié...quand on jouait au Coq Hardy...et quand on jouait à l'extérieur dans l'Oise...Bébert avait ses entrées....pour le verre de l'amitié...
Je me souviens qu'on s'arrêtait souvent à Compiègne, cours Guynemer, on prenait un petit rafraichissement avant de repartir sur Guise. Je ne savais pas à l'époque, que je finirais ma carrière à l'Ecole d'Etat-Major de Compiègne qui était dans la rue du café ou Bébert nous emmenait...Quand je passais devant la caserne (quartier) à l'époque mon cœur battait car j'avais déjà un peu l'armée dans mes projets à longs termes...
Bébert si on t'a dit que j'ai écrit sur toi ce petit message, tu aurais vu que je ne t'ai pas oublié...tu as été  un exemple d'homme pour moi...et je te remercie d'avoir été à mes côtés au football...
Dans mes souvenirs guisards il fallait vraiment que je parle de Bébert !!!

La basketteuse, ses A et ses b ... quelle rapidié !!!



Toutes celles et tous ceux qui sont allés en classe au collège de la place Lesur se souviennent d'elle...Nous avions deux professeurs de mathématiques principaux au collège...Monsieur Martin (l'ours) qui nous racontait ses années de guerre et nous avions aussi Madame Prat qui elle, alignait les a et le b à une vitesse phénoménale!!! Je n'ai jamais réussi à la suivre ... 
Madame Prat était grande et longiligne...j'ai l'ai eue comme professeur en cinquième et troisième...Elle ne parlait que de mathématiques... mais on sentait que dans son cœur c'était le basket qui avait la plus grande place...
Elle venait faire son cours...pendant une heure, elle nous faisait des démonstrations au tableau ...nous devions suivre comment elle parvenait à trouver les solutions des équations !
Les petits a, grand A ou petits b s'alignaient comme par magie et moi qui n'étais pas du tout "matheu", j'avais du mal à ingurgiter  et à assimiler toutes ces manœuvres au tableau....
Je suis allé une fois la voir jouer...et j'ai compris sa rapidité d'exécution dans les mathématiques car elle était très rapide sur la parquet.
Si je me souviens bien, son mari tenait un commerce rue Camille Desmoulins...

Je pense souvent à vous Madame ... je pense à vos A et vos b ... vos x et vos Y !
Je pense que tous vos anciens élèves sont comme moi !

lundi 28 janvier 2019

Monsieur le surveillant général



Je reviens en arrière ...ce sont des souvenirs qui me reviennent...au fur et à mesure que je fouille dans mon passé...
Je me souviens de ma première journée au collège de la place Lesur....
J'arrivais de ma petite école de Villers Cotterêts et j'entrais dans ce grand collège par la porte centrale...Quel changement de décors... il y avait plein de grands !!! d'où je venais j'étais le plus grand....là, aujourd'hui, j'étais "dans la cour des grands"
Les élèves couraient partout...j'étais assourdi par les cris ....je me suis approché de la cour de l'école des filles pour apercevoir Anne Marie que je connaissais déjà...mais c'était le rentrée scolaire et elle avait retrouvé ses copines...
Et j'ai vu l'homme qui allait terroriser le collège ...oui je l'ai vu...je ne sais si j'arriverais à le décrire car il faut de la mémoire pour se souvenir  du visage d'un homme si longtemps après ....
Grand et très droit, il avait un visage allongé sur lequel on ne voyait que le nez...il me semble qu'il était très brun...j'ai tout de suite eu peur de lui. Et ma peur s'est avérée  quand je l'ai vu administrer une sévère paire de gifles à un grand...
Cet homme régnait sur la cour...qu'il arpentait les mains dans les poches de son imperméable...il régnait sur les surveillants et enfin régnait sur les élèves...pas de cris...seul un regard nous faisait battre en retraite. Les récréations étaient tristes avec monsieur Frélone !!!
Il a terrorisé toute une génération de collégiens...non seulement il commandait dans la cour mais il nous poursuivait de son regard perçant sur la place Lesur de peur que nous ne soyons pas dans le droit chemin du retour à la maison....
Mes petits frères sont passés également par sa cour....ils lui avaient donné un surnom...mais lequel?
Allez Monsieur Frélone, on vous aimait bien...vous avez fait votre métier ...Nous n'avions qu'à faire le notre ...c'est à dire étudier en silence....

dimanche 27 janvier 2019

Die biene


Elle était mon professeur principal de sixième...elle était blonde et très jolie...
Madame Bayard m'impressionnait...elle était professeur d'allemand à cette époque...je buvais ses paroles et je faisais tout mon possible pour lui être agréable !
Je sortais de l'école primaire où je n'avais eu que des instituteurs hommes et cette fois j'avais une femme comme enseignante...
Notre classe était un petit préfabriqué au fond à gauche de la grande cour du collège...nous avions l'impression d'être un peu à part...protégés des grands...Madame Bayard répétait inlassablement des mots allemands pour bien nous les faire apprendre...je l'entends encore "Die bieeeeeeeeeene - l'abeille...n'oubliez pas le i doit trainer longtemps ...bieeeeeeeeeeeeeeeeeeene..." "der ofen le poêle ...die féminin, der masculin..."
Et je notais pour avoir une bonne note, pensant qu'une bonne note pour moi lui ferait plaisir...je regardais ses yeux...quand elle parlait. La professeur ne me voyait pas la regarder, elle avait un regard circulaire sur la classe.
Je réussissais toujours mes interrogations écrite obtenant de très bonnes notes...tout allait donc bien entre Madame Bayard et moi...le soir avant de m'endormir je voyais ses yeux… et la place Lesur qu'elle traversait comme nous … je la voyais passer devant le kiosque … 
Un soir, je n'ai plus vu les yeux de mon professeur d'allemand de sixième...j'avais eu une mauvaise note à un devoir... ce fut simplement de la tristesse ...
J'ai oublié "die bieeeeeeeeeeeeeene",  mon cœur a trouvé une autre personne a voir le soir avant de m'endormir..."Auf Wiedersehen Frau "
Madame, je ne sais pas si vous me lirez...mais sachez que j'ai aimé vous avoir comme professeur...vous et votre mari étiez parmi mes professeurs préférés... 
Danke Frau Bayard !!!

Terrible maladie



Je dois encore parler d'une personne que je connaissais bien car elle habitait le Boulevard Péquereau...
Son décès m'avait fort choqué...
Madame Dubois était l'épouse du Docteur...Mon frère était très proche de son fils Jérôme...J'étais encore jeune quand elle est décédée et j'ai crié à l'injustice ! J'ai été choqué de voir cette femme si gentille mourir de maladie alors que son mari était médecin...je pensais ( j'étais jeune) que les médecins et leurs proches ne pouvaient pas être malades.
La dernière fois que je l'ai vue est gravé dans ma mémoire...
J'allais chez le boucher Henri à l'entrée de la rue André Godin avec ma liste de courses...Madame Dubois était là et passait sa commande...le boucher (que je connaissais bien) lui coupait ses morceaux de viande et lui présenta le montant de ses achats. J'ai eu mal de la voir trembler en cherchant ses pièces dans son porte monnaie. J'ai fermé les yeux... elle est partie souriante malgré la maladie qui la minait...
Cette maladie de Parkinson est terrible ...quand vous voyez une personne que vous appréciez qui en est atteinte, c'est un vrai malheur.......
J'ai parlé de cette dame que j'appréciais beaucoup...je salue ses enfants qui étaient très amis avec mes frères...

Il faut aller au bout de ses rêves ....

hebergeur image Je vous ai souvent parlé de nos enseignants du collège de la place Lesur...J'étais en admiration devant eux ...leur savoir et la manière de nous le faire partager... j'aurais aimé pratiquer ce métier....la suite de ma vie en a décidé autrement...je ne serais pas Mr Martin ou Mr Husson....
Tout a commencé avec ma demande d'inscription au concours d'entrée à l'école normale. "Il rêve Francis" a pensé Monsieur Goulard et il m'a fait comprendre que je n'étais déjà pas sur d'avoir mon BEPC ...alors le concours de l'école normale il ne fallait même pas y penser...je n'ai donc pas pu tenter ma chance. Mon rêve est passé...mais je suis un rêveur et je croyais en mon destin....aurais-je eu ce concours ?
J'ai eu mon BEPC ...peut importe avec quelle moyenne (on avait pas les notes) et je n'ai pas passé le concours....mais j'ai gardé la fibre de l'enseignement...et de mes rêves...
A Belfort j'ai failli quitter l'armée car je n'avais pas un emploi ou je pouvais, moi aussi, délivrer mon savoir... Pour me garder la colonel m'a fait affecter à la 11° compagnie d'Hatry qui était l'unité d'instruction. (Jean Michel s'en souvient) et j'ai pu enseigner et instruire les jeunes recrues...
Pendant plusieurs années je leur ai enseigné le règlement militaire, le combat et beaucoup d'autres matières . Puis j'ai été affecté dans Centre d'entrainement commando ou j'étais sensé enseigner les différentes techniques de passage des obstacles... Mes chefs en ont décidé autrement...j'ai été rattrapé  par mon ancien métier d'employé de banque et j'ai été comptable au CEC.
Mais je n'avais pas dit mon dernier mot...je cherchais le moment de ma carrière où j'aurais un poste où je pourrais donner la pleine mesure de mes aspirations....Je l'ai eu ce poste !!! et j'en ai fait ce que j'avais rêvé.
A l'état major de la 10°DB j'ai été affecté à la cellule stages, concours et examen. J'étais donc chargé de l'organisation de tous les examens et concours du territoire de la division... toute la Champagne Ardenne... j'étais également responsable des inscriptions aux différents stages que l'armée pouvait offrir. J'étais  responsable de l'enseignement de 9000 hommes. J'avais des relais dans chacun des 9 régiments dont nous avions la charge... j'étais  souvent sur les routes et dans des réunions interminables pour toutes les organisations d'examens...je prenais les ordres à Paris et j'organisais des épreuves comme les concours d'entrée aux écoles d'officiers ou les examens des sous officiers pour monter en grade.
Comme mon général voulait que ses soldats réussissent leurs examens j'organisais des périodes bloquées... Pour le concours d'entrée à Coëtquidan je montais un lycée éphémère dans une enceinte militaire de Mourmelon avec des professeurs choisis parmi les appelés qui étaient déjà professeurs dans le civil. Ce lycée était organisé en 4 classes.... une par option .... maths, histoire-géo, sciences et technologique... les cours duraient une quinzaine à l'issue de laquelle était organisé un concours blanc. Pour moi cela représentait deux mois de travail de préparation...là j'étais dans mon élément. Chaque catégorie de militaire avait ses examens et j'organisais des examens blancs pour tous.... un au début de la préparation pour le constat de démarrage(tu ne sais rien, donc bosse!) ... un au milieu pour voir l'évolution et un en fin de période une semaine avant l'examen réel que j'organisais bien entendu... avec les copies anonymes et les sujets que je recevais de Paris qui étaient scellées et enfermées dans mon coffre.
Voila j'ai fait ça six années durant.... au début j'étais chef de cellule...et au vu des travaux à réaliser mes chefs ont modifié la structure de l'organisation de l'état major et je suis devenu chef de la section stages et non plus cellule donc j'étais mon propre chef! Un chef de section dans un état major de division est un officier (de capitaine à lieutenant colonel)...les résultats ont suivi.... 90% de réussite aux concours et examens pour la 10°DB !!!
Donc je n'ai pas enseigné sur ce coup là mais je vous raconterais bientôt où je me suis fait plaisir en reprenant pendant quelques temps mon métier de la 11° compagnie de Belfort....et ça en d'autres lieux !

samedi 26 janvier 2019

Commerçants et gilets jaunes vont manifester ensemble à Guise


Les gilets jaunes de Guise et l’Union commerciale locale se sont rencontrés en début de semaine. Le but de la réunion : crever l’abcès. Les commerçants voulaient comprendre pourquoi les gilets jaunes les «  empêchaient de travailler ».

Si sur la commune, des manifestations ont eu lieu de manière saccadée, les commerçants ont noté un impact sur le chiffre d’affaires, notamment sur la journée du 22 décembre. « Nous voulons éviter que cela se reproduise », explique Benoît Lecas, le président de l’Union commerciale. Les gilets jaunes qui nient cette intention ont appuyé : « Nous avons organisé des barrages filtrants pour que les voitures puissent tout de même circuler et accéder aux commerces de proximité. »
Les deux parties organiseront une manifestation commune le dimanche 17 février de 9 à 18 heures sur la place Lesur. Un jour choisi d’un commun accord.

Défendre le commerce local et fêter les trois mois du mouvement


De son côté, l’Union des commerçants de Guise précisait, par la voix de son président : « Nous ne participons pas à cette manifestation dans le but de soutenir les revendications. Si des commerçants veulent en même temps manifester contre des charges qu’ils jugent trop lourdes, ils pourront le faire. »

Le but est d’initier un autre type de manifestation pour que « les commerçants puissent travailler le samedi. C’est pourquoi nous nous sommes accordés sur un événement qui aura lieu le dimanche. Personnellement ce n’est pas pour prendre part au mouvement des gilets jaunes mais pour défendre le commerce local. Normalement nous ne devrions plus connaître de samedi noir », espère Benoît Lecas, pour qui ce regroupement sera ponctuel.

Les gilets jaunes locaux souhaitent faire de cette journée un grand rassemblement pour « fêter les trois mois du mouvement » en conviant leurs homologues de Bohain, Marle, Laon et Saint-Quentin. « La manifestation sera déclarée en mairie », certifiaient-ils...……… LIRE DANS LE JOURNAL L'AISNE NOUVELLE ………. Commerçants et gilets jaunes vont manifester ensemble à Guisehttp://www.aisnenouvelle.fr/84232/article/2019-01-25/commercants-et-gilets-jaunes-vont-manifester-ensemble-guise

vendredi 25 janvier 2019

Promenade AU FAMILISTERE

Cette promenade m'a été proposée par Sylvie la guisarde
merci encore à elle
hebergeur image

La cabane du jardin du haut a été reconstruite....
hebergeur image
Le kiosque et le monument aux morts...
hebergeur image
Jolie rénovation tout de même( théatre, écoles et bibliothéque)
Et comment est devenu le familistère ?
Avant travaux ...il y a des voitures et des promeneurs...
hebergeur image
Aujourd'hui...
 DEUX ARBUSTES....
hebergeur image

Autre époque … autre image… mais c'est toujours le Familistère … 



Et enfin le théâtre qui n'a pas changé.... qu'il est beau !!!


hebergeur image

Promenade à Guise... en pensées

hebergeur image
Je me souviens de mes promenades à Guise.... ce jardin d'agrément était une de mes flâneries favorites...Sur ce banc, je m'étais assis avec Cécile...je vous avais raconté..
J'aimais beaucoup ce jardin du haut...Je me demande comment il est devenu aujourd'hui....
hebergeur image
Dites moi si il est pareil qu'avant ....comme ça ?
Je n'étais pas familistérien mais je peux vous dire que j'aimais beaucoup cette atmosphère qui y régnait....
Souvent je montais à Madagascar et je passais devant l'entrée de l'usine.... que se cachait il derrière ces grilles ?

hebergeur image
Cette rue qui monte nous amène à Madagascar et plus loin Lesquielles ...
J'aime publier des photos comme celles ci ...elles engendrent la nostalgie pour ceux qui ont vécu à Guise et elle font découvrir notre ville à ceux qui ne la connaissent pas ....ils auront peut être envie de venir voir Guise un jour...
Je publierais d'autres promenades par la suite ....à bientôt....

jeudi 24 janvier 2019

L'Oise coule à Guise

Oui, chers guisards, l'Oise coule à Guise ...bien souvent on ne s'en aperçoit pas car on la voit tous les jours ...mais elle coule bien à Guise...et parfois, même, elle sort de son lit et nous envahit...
Regardez ces photos et promenez vous avec moi le long de l'Oise.........

hebergeur image
Regardez ce paysage ancien des bords de l'Oise...on y voit Guise au fond....vous me suivez pour la promenade ?
Vous allez dire que je suis incorrigible...je commence par le Familistère....le Familistère de Guise...l'Oise est très belle à cet endroit...comme le Familistère qui la domine... Promenade des amoureux...

hebergeur image
On va en ville ?
Suivez moi......
hebergeur image
hebergeur image
Quand je vous dis qu'elle nous envahit...

On va la voir plus loin... ce doit être par là que j'allais rejoindre Sylvie....enfin je pense ....
hebergeur image
Plutôt par là....
hebergeur image
Enfin c'est dans ces parages...dur dur de se souvenir...
Elle n'est pas belle notre rivière de Guise ?
Si elle est belle...je pense souvent à elle...elle passait le long de notre petite maison de l'Usine à gaz...je la voyais au jardin au fond de l'usine à gaz...
J'ai vécu mon adolescence avec elle ....

Mes réflexions guisardes


 Depuis que j'ai ouvert ce blog je me suis pris à me documenter sur cette belle ville de mon adolescence...qu'est-elle devenue ? Dites moi....
Mes recherches sur ma ville préférée m'ont amené à plusieurs réflexions...qui je pense trouveront réponse auprès de vous qui vivez à Guise....
J'ai eu plusieurs commentaires sur le manque de chaleur de cette belle rue Camille Desmoulins...naguère si vivante et si commerçante...elle ne serait plus ce qu'elle a été...vous en pensez quoi? je n'y suis pas retourné depuis 1987...alors elle a bien du changé...je me suis dit que peut être la zone commerciale a contribué à la fermeture de certains commerces et que cette zone attire maintenant la clientèle qui se pressait dans la rue principale de Guise....C'est ça ?

Une autre réflexion que je me suis faite...Le club du Vieux Manoir qui œuvre depuis 1952 (60 ans) à la rénovation du fort de Guise a du se sentir bien seul au décès de son fondateur Maurice Duton. Ce club a-t-il seulement été aidé par de bonnes âmes ? Les travaux sont-ils achevés...le fort reçoit il beaucoup de visiteurs....le site est-il rentable ? Le rêve de Maurice Duton est il réalisé ? J'ai vu que Guise lui avait fait l'honneur de baptiser une rue à son nom...j'en ai été très heureux pour sa mémoire et pour sa famille... Beaucoup de questions donc autour de cette œuvre...

Une dernière réflexion...elle concerne le Familistère...
A qui appartient-il ? moi je dis "aux familistériens" comme quand j'habitais à Guise....Si j'en crois ce que je vois à travers diverses publications et divers reportages...j'ai l'impression que le familistère n'appartient même plus à Guise...on a vidé les habitants...on y a fait une place qui a semblé être critiquée dès son inauguration...l'esprit Godin est il préservé ? il faut me dire car je ne suis pas là bas...vous, les habitants, comment vivez vous ce nouveau familistère ? loin de moi l'idée de critiquer des réalisations...c'est certainement très bien et il devait être bien malade pour que l'on vienne à son chevet  ...mais ce blog pourrait devenir un lieu de débats sur ce sujet ...alors dites moi ce que vous pensez de cette réalisation ... êtes vous d'accord avec ceux qui gèrent la destinée du site historique…
Je vois que le théâtre est très actif et ça me ravit ! Pour moi le familistère est toujours le familistère et ses anciens habitants sont toujours vivants à travers lui !
Mes réflexions et mes pensées auront leurs réponses grâce à vous lecteurs de ce blog...merci d'avance ...

mercredi 23 janvier 2019

Julie et Sara Fourrier font le bonheur de la Boule lyonnaise à Guise


C’est une bien belle qualification qu’ont réussie à arracher Julie et Sara Fourrier, le week-end dernier à Compiègne. Participant à l’Open féminin de boule lyonnaise réunissant pas moins de 25 joueuses venues de toute la Picardie, elles terminent respectivement aux 1re et 4e places.

Maîtrisant leur sujet de bout en bout, les jeunes Guisardes ont surpassé leurs adversaires lors des jeux de précision et des parties en tête-à-tête. Elles représenteront donc la Picardie à Dijon le 24 mars prochain à l’occasion de la finale Open féminin Grand-Est avec deux autres Axonaises.


À noter également les belles prestations de Carole Dail, dont c’était la 1re participation à une compétition officielle, ainsi que de Marie-Line Fourrier et Nathalie Doublet.

Par ailleurs, plusieurs quadrettes guisardes, emmenées par Jean-Michel Doublet, ont remporté deux concours organisés à Avion (Pas-de-Calais) et se sont hissées en demi-finales à Mazingarbe (Pas-de-Calais). Présente aussi dans la Somme (Albert), la Boule lyonnaise guisarde s’est octroyé les premières places avec José Dorigny et Patrick Huser ainsi que Gérard Diot associé à Emmanuel Colpart. Enfin, l’équipe de José Dorigny (Dorigny, Huser, Paternostré, Joseph) s’est distinguée en remportant le concours de Fourmies (Nord)……………….   LIRE DANS LE JOURNAL L'AISNE NOUVELLE ……………  Julie et Sara Fourrier font le bonheur de la Boule lyonnaise à Guisehttp://www.aisnenouvelle.fr/84099/article/2019-01-22/julie-et-sara-fourrier-font-le-bonheur-de-la-boule-lyonnaise-guise

Place d'Armes...trop peur d'avoir peur !!!


J'ai déjà fait un article sur la place de la Poterne....il me faut maintenant vous parler de la place d'Armes telle que je l'ai connue, telle que je l'ai vécue....
Si elle n'existait pas ...ce serait triste Guise....c'est le centre ...Camille Desmoulins y a trouvé son siège ...il trône fièrement au milieu de la place....et il y a sa place....c'est l'enfant du pays...et un enfant revient toujours au pays...Souvent je le regardais...le tribun ...je me demandais toujours si j'aurais eu le courage de suivre Danton et de faire la révolution...révolution des mots, certes, mais révolution qui lui a valu d'être guillotiné avec ses amis....ses derniers mots...« Voilà comment devait finir le premier apôtre de la liberté ! », et  « Lucile ». son épouse (cliquez sur ce lien rouge).
Il avait été baptisé le 3 mars 1760 à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul à Guise 
 Extrait d'acte du baptême :
« 1760 : le deuxième jour du présent mois est né et a été baptisé le troisième jour de mars Lucie-Simplice-Camille-Benoist, fils de maistre Jean-Benoist-Nicolas Desmoulins, lieutenant-général civil et criminel au bailliage de Guise, et de dame Marie-Magdeleine Godart, son épouse. Le parrain, M. Joseph Godart, son oncle maternel, de la paroisse de Wiège ; la marraine, dame Magdeleine-Élisabeth Lescarbotte, de cette paroisse, qui ont signé avec nous le présent acte »
Voila pourquoi j'aime cette place d'Armes et son illustre enfant !!!
Mais cette place est pour moi plus que Camille... c'est un passage obligé pour me rendre au collège, pour aller chez Brémard ou à la Poste y verser l'argent de la banque.... et aussi boire un lait fraise au bar du centre...(oui je buvais du lait fraise dans ma jeunesse!)
Un autre bar retient mon attention...je ne sais pas si il existe encore...c'est ce bar qui était à l'entrée de la place...Chez Quostenet (je ne me souviens plus de l'orthographe ) J'y allais parfois et j'aimais bien le patron et son fils...
Sur cette place, il y avait également l'Hôtel de France...ou j'allais jouer au flipper ...et y voir mes amis (es) j'y avais déjà mangé et dormi lors des inondations...l'usine à gaz et la petite maison étaient sous les eaux....Juliette, la patronne,  nous offait toujours une consommation par gentillesse
Voilà cette place telle que je l'ai en mémoire...je ne voudrais pas qu'elle ai changé...c'est pour cette raison que je ne reviens pas à Guise...trop peur d'avoir peur en la voyant!!!

mardi 22 janvier 2019

Mes amis...que sont ils devenus ?



Mes souvenirs se portent sur les amis qui ont accompagné mon adolescence à Guise...Pas de nostalgie mais des souvenirs émus.
Que sont ils devenus... j'ai évoqué dernièrement Géraldine... mais je me dois de vous citer tous mes amis de l'époque...
Je les nommerais dans le désordre...en commençant par les demoiselles...
Marie avec qui j'avais beaucoup d'affinités...son rire résonne encore dans mes oreilles... Sylvie avec qui j'ai dansé "Tombe la neige" c'était chez elle à la bijouterie...Lydie ma voisine qui m'a souvent écrit quand j'étais à Belfort...Anne Marie la petite fiancée de mes 12 ans...Cécile qui m'a refusé un baiser au jardin du haut...Roselyne qui, elle aussi, m'écrivait à Belfort...Françoise et Joelle qui me faisaient mes maths quand je leur faisais les rédactions...Gisèle la chanteuse...
Mes amis du football se souviennent ils de moi ? dites le moi en commentaires... je vous attends les gars de l'USG !!!
Philippe le frère de Géraldine... nous avons joué au football ensemble... un sacré bon footballeur. Philippe a travaillé avec mon père à l'EDF. 
Et il y a deux piliers ... Charles qui portait ses pantalons à pattes d'éléphant... qu'il avait cousu lui même pour être dans le vent...malheureusement ce n'était pas encore la mode à Guise! Charles qui est parti très jeune en voyage en Allemagne en moto ... un futur globe trotter !!!
Et Christian le photographe... un grand camarade lui aussi. Nous en avons traversé des difficultés ensemble ...des difficultés scolaires principalement ! Il est toujours là qui m'adresse ses articles presque chaque jour !
D'autres sont encore dans ma mémoire...je ne les oublie pas car ils ont une grande place dans mon cœur…
Patrick le camarade d'école qui est devenu avec sa passion un vrai historien de Guise !
Malheureusement les mauvaises nouvelles se sont accumulées au fil des années…
Lydie nous a quitté vaincue par la maladie tout comme Françoise et Joelle… 
Philippe lui aussi nous a quitté terrassé … je ne cesse d'y penser… 
Parler d'eux les fait revivre on ne les oublie pas …. 

lundi 21 janvier 2019

Mademoiselle la chimiste


Je reviens au collège de la place Lesur...ce cher collège de mon enfance...
Arrivés en quatrième, nous avons appris que nous aurions des cours de physique et de chimie...
Encore de nouvelles interrogations écrites, de nouvelles leçons et de nouveaux devoirs !!! D'ailleurs, quand j'y pense, je me demande toujours comment nous faisions le soir pour réaliser autant de devoirs et apprendre autant de leçons...moi c'était zéro en géo avec mademoiselle Curt !
Pour la physique, je me suis tout de suite fermé...le fonctionnement du fer à repasser ne m'intéressait pas. La professeur était pourtant gentille...
La chimie me plaisait...je me souviens qu'une année à Noel on m'avait offert un coffret "le petit chimiste" avec lequel je réalisais des expériences...alors la chimie au collège c'était un jeu pour moi...surtout que la demoiselle était très jolie...
Je ne donnerais pas son nom, mais chacun se souviendra de cette jeune femme qui a épousé notre professeur d'histoire ("une feuille simple nous suffira")...Quand j'ai appris son mariage j'ai été content pour eux car j'aimais ces deux professeurs...
Mademoiselle la chimiste était très belle...j'adorais ses yeux ...qui étaient mis en valeur par de jolies lunettes...elle avait un sourire ...que je n'oublierais jamais ...charmante ...
Je dois dire aussi que ses cours de chimie étaient toujours très intéressants et que pas loin de la porte de la salle de chimie il y avait souvent un jeune professeur d'histoire qui attendait la fin de notre cours...pourquoi ?
Beau couple...l'Histoire mariée à la chimie...deux matières que j'aimais ...
Mademoiselle la Chimiste, Madame l'Histoire je me souviens bien de vous et sachez que vous avez contribué, vous aussi, à faire de moi ce que j'ai été dans ma vie professionnelle...Merci !

Les kiosques de Patrick ....

hebergeur image
Le kiosque du familistère je pense
et voici les photos de Patrick Nicolas mon camarade du collège de la place Lesur
hebergeur image
hebergeur image
hebergeur image
hebergeur image
hebergeur image
LA SUITE DEMAIN..........
Merci encore à Patrick pour ces trésors !
Comme vous le savez Patrick est décédé, l'évoquer ici est un hommage !
On pense à toi Patrick 

La toile attire moins les Guisards


Le cinéma Vox de Guise est la dernière salle de cinéma sur le territoire de la Communauté de communes de la Thiérache Sambre et Oise. Malgré ce qui pourrait s’apparenter à une position de monopole sur ce secteur, le régisseur de la salle note une diminution de la fréquentation sur l’année 2018. « Nous sommes passés sous la barre des 10 000 places vendus dans l’année », constate Michel Mahieu, le monsieur cinéma de la commune.

Une diminution qui s’explique par plusieurs facteurs. « Les années précédentes, la fréquentation des Guisards oscillait entre 20 à 30 %, en 2018 on n’était pas à 18 %. » Dans l’établissement on note notamment une baisse de la fréquentation des adolescents « qui souvent préfèrent les multiplexes, comme celui de Saint-Quentin. Les films arrivent plus tôt et le prix qui y est plus élevé qu’ici (le Vox) n’est pas tant dissuasif. En fin d’année, il y a eu des semaines où je ne faisais pas 30 entrées. » La fréquentation des scolaires extérieurs à Guise et des associations à elle aussi baissé. Le régisseur se l’explique par le fait que « leurs aides diminuent. Elles ne peuvent plus toutes se permettre de financer ce type de sortie. » En 2018, les tarifs ont été uniformisés à 5 € et le tarif réduit a été étendu jusqu’à 14 ans.
Pour 2019, le Vox ne renouvellera pas son offre 3D. « Il faudrait changer les lunettes. Le modèle, que l’on a, coûte 38 € pièces, il en faut 170. Ce qui représente un coût, qui au vu des sollicitations pour la 3D, n’aurait pas d’intérêt. »

Michel Mahieu confie que la retraite approche « en fin 2019 ». La recherche de son successeur est en cours………….   LIRE DANS LE JOURNAL L'AISNE NOUVELLE ………………  La toile attire moins les Guisards http://www.aisnenouvelle.fr/83980/article/2019-01-20/la-toile-attire-moins-les-guisards

dimanche 20 janvier 2019

Ma voiture


Jusqu'à présent je vous ai dressé des portraits de personnes...j'espère qu'il y en aura d'autres encore sur ce blog... aujourd'hui je vais vous parler d'une chose...enfin ...une chose...une voiture...ma voiture...
Si je vous parle d'elle sur ce blog, c'est qu'elle est souvent venue à Guise...c'était ma fierté ...une 2 ch Citroen !!!
Il faut que je vous raconte comment j'ai eu cette voiture !
J'avais passé mon permis de conduire à 18 ans à l'armée (à Carpiagne). Facile à l'époque, sur une piste ronde, seul dans une jeep ...tout le long du parcours il y avait des panneaux "passez en seconde, passez en troisième ...rétrogradez..." devant chaque panneau un homme écoutait si vous faisiez craquer la boite de vitesse...simple de conduire comme ça!!!
Enfin j'ai obtenu mon permis...mais il me fallait attendre d'avoir 21 ans pour acheter une voiture...à l'époque 21 ans c'était la majorité. J'avais donc, à 20 ans, jeté mon dévolu sur une superbe Aronde Simca... Mais mon père avait décidé (avec raison) que ma première voiture serait une 2ch !
Un jour je l'ai eu au téléphone et il m'a dit qu'il m'avait trouvé une décapotable...j'avais hâte de découvrir ma décapotable. Elle était à Charleville et c'est Bernard mon oncle qui m'a fait faire le tour du quartier avec pour savoir si je conduisais bien et si j'étais capable de la ramener à Belfort. Le test fut concluant et je suis donc reparti avec ma belle décapotable à Belfort ! Heureusement que c'était une 2ch car aux environ d'Epinal dans une descente j'ai mal anticipé un virage et la voiture s'est penchée vers le ravin mais elle a tenue la route ....ouf !
Quant à l'Aronde, elle a été achetée par une sergent de mon escadron (Saint Martin) et elle a terminé peu de temps après dans un fossé moteur cassé!!! Merci Papa !
La voiture est restée dans la cour de l'usine à gaz pendant les 3 mois que j'ai passé à Mont Louis dans les Pyrénées pour mon stage de moniteur commando...Mon père  en a profité pour la repeindre... Elle était comme neuve quand je l'ai retrouvée...
A Belfort j'en ai fait des promenades à ...Mulhouse, Colmar, Le Ballon d'Alsace etc... j'étais souvent avec mon camarade Daniel Marcelin ... Enfin je l'ai vendue avant de partir de Belfort à l'Adjudant chef Fioux (Roger) ...il a du d'ailleurs retrouver ma carte d'identité dedans car je pense l'avoir oubliée dans la 2 ch !!! Mon adjudant chef ...vous vous souvenez de moi ?
Il me fallait donc parler de ma voiture car c'est un sacré souvenir... j'ai aussi sillonné les environs de Guise avec....lors de mes permissions.
Si vous passez par l'usine à gaz et que vous voyez une 2ch dans la cour ...dites vous bien que c'était la mienne...

Le gymnase



Ce ne sera pas un personnage qui sera l'objet de cet article, ce sera une réalisation que j'ai vu monter petit à petit...
Vous savez que j'aimais la place Lesur...je me revois encore jouer avec mes camarade sur la place...lancer des boules de neige...tasser la neige pour en faire des glissades...je me revois encore, telle une boule en bois, venir terminer ma glissade dans les jambes de monsieur Goulard qui contrairement à une quille est resté droit debout...l'air revêche et me regardant avec colère moi qui avait osé le bousculer...lui le directeur...Mais quand on glisse on a pas de freins!!!
Donc cette réalisation c'est le gymnase...Guise n'avait pas de salle de sport digne de ce nom...J'ai donc vu les maçons arriver et chaque jour je voyais monter notre gymnase...je me disais que la salle de sport jute en face du kiosque à musique rendrait la place encore plus belle !!!
Un jour le gymnase fut terminé...j'imagine que les hautes autorités de la ville l'ont inaugurer avec faste...comme je n'étais pas une haute autorité je n'ai pas vu ce faste là!!!
Moi je l'ai inauguré à ma manière...en lui donnant ce qu'il demandait...des spectateurs...des buts...des paniers...et une exposition...
Les spectateurs, j'en étais un quand les Harlem globetrotters y sont venus affronter une équipe de basket régionale...ce soir là j'ai fait la connaissance de Marie...Des buts, j'en ai marqué et j'en ai même arrêté au handball sur ce magnifique parquet...des paniers, mon frère le basketteurs en a marqué pas mal !!! ....L'exposition ? c'est la plus belle exposition qu'il m'était arrivé de voir...elle s'appelait "NUIT ET BROUILLARD" une exposition sur la déportation...dans les wagons plombés....j'ai été très frappé par les photos et par la chanson de Jean Ferrat qui était diffusée en boucle dans la gymnase...les photos étaient terribles...j'ai été marqué plusieurs jours après être passé dans le gymnase....c'était plus fort qu'un cours d'histoire....merci Monsieur Husson !!!
Vous voyez, ce gymnase je l'aimais ...dommage que le kiosque à musique ne soit plus là....


L'ours de la place Lesur


Il me faut vous présenter mon professeur de mathématiques du collège de la place Lesur car c'était vraiment un personnage…

Quand vous le regardiez de dos vous aviez l'impression de voir un ours…carré du dos, les bras tombants le long du corps, les mains tournées vers l'arrière…il marchait paisiblement. Son visage était carré comme son corps, on aurait pu en mesurer le périmètre en multipliant les côtés par quatre! Il m'a fait souffrir, car il alignait les x, y et autre grands A ou petits b en file indienne au tableau, faisait son équation et nous donnait le résultat…rien compris…pas grave il en refaisait une autre…et il réalignait des x, y…
Il avait fait la guerre…du moins, il la racontait bien et c'était même un passion de nous raconter les combats…parfois un élève le “branchait” en début de cours et il ne s'arrêtait qu'à l'heure de la fin des cours…plus de mathématiques, des récits de guerre en veux tu en voilà…un vrai régal …et surtout…pas de maths!et la fin du cours !

Un peu grâce à lui que je suis devenu militaire ... il racontait si bien l'armée... le sacrifice des hommes pour leur pays ... un rêve ... pour un jeune qui n'en pouvait plus d'être assis sur un bac d'école ...
Au fait il s'appelait Monsieur Martin ...comme l'ours....c'est vrai !!!


Vous l'avez connu ? Racontez moi.......

samedi 19 janvier 2019

Une trentaine de Gilets jaunes mobilisés en faveur du RIC à Guise


Ce samedi matin, une trentaine de gilets jaunes ont arpenté le marché de Guise dans le but de récolter des signatures en faveur du RIC (Référendum d’initiative citoyenne). Une vingtaine de signatures viennent s’ajouter aux 650 déjà agrafées au cahier de doléances en mairie.

Face à la faible mobilisation sur le rond-point de la ville, le noyau dur du mouvement de Guise (une quinzaine de personnes) va se rendre à la mobilisation organisée à Laon. Ils espèrent toutefois redynamiser leur mouvement dans la cité des Ducs………….   AISNE NOUVELLE ………….   Une trentaine de Gilets jaunes mobilisés en faveur du RIC à Guise http://www.aisnenouvelle.fr/83936/article/2019-01-19/une-trentaine-de-gilets-jaunes-mobilises-en-faveur-du-ric-guise

vendredi 18 janvier 2019

Toujours un coin qui me rappelle



" Il y a toujours un coin qui me rappelle" c'était une chanson d'Eddy Mitchell...et aujourd'hui c'est pareil...ce coin que je vais vous montrer me rappelle beaucoup... Remontez avec moi la rue Camille Desmoulins...arrivé presqu'en haut sur le trottoir gauche...une porte..un long couloir...au fond du couloir une porte qui donne sur une cuisine...C'est la cuisine de Madame Leclercq...la mère de Pierre.
Je me souviens de la dame ...et de ses cheveux blancs...j'aimais lui rendre visite...elle calmait la réactivité qui était en moi...et aussi elle jouait superbement à la belotte.
Le soir Pierre, sa mère et moi attendions l'abbé pour notre partie de belotte...comme dans Marius ("tu me fend le cœur")...Il arrivait toujours le dernier notre abbé Couterie....avec sa gauloise à la bouche...comme Lucky Luke ...il était excusable, sa charge de travail était énorme...sans compter le rangement des points des carambars Delespaul pour les ballons de football du patronage!!!
On jouait à la belotte souvent le soir...ça me plaisait beaucoup...l'abbé était comme un copain... on buvait du café...et on riait...j'aimais les éclats de rire de l'abbé...un homme de qualité ! J'ai rarement connu dans ma vie des personnes de cette qualité.
Vous voyez ce coin qui me rappelle, c'est ce long couloir qui mène à la mère de Pierre...et à la belotte avec l'abbé.
Si vous passez devant cette porte dans la rue Camille Desmoulins ...souvenez vous que j'y allait jouer à la belotte le soir...cette rue est vraiment le coin qui me rappelle...."je marche seul.."

Le chemin de mes songes...quand on rêve on ne change pas


On a tous en mémoire un chemin...chacun a le sien ...Le mien, il est guisard et il me mène au collège de la place Lesur.
Je ne me souviens plus de tout mais je vais essayer de vous entrainer derrière moi...vous me suivez ?
Soyez indulgent avec moi ...parfois ma mémoire me fait défaut car c'était ...il y a bien longtemps.
Je sors de l'usine à gaz du boulevard Péquereau... en face de moi un stade avec une piste en cendrée noire...le long du stade coule la rivière Oise...elle n'est pas large ici! je me dirige vers le bas du boulevard ...je traverse un petit pont de la rivière... sur ma gauche c'est la maison du docteur Dubois, notre médecin. Le fils Jérôme est le camarade d'école de mon frère. Plus bas c'est le dentiste Leleu. Ma mère y a travaillé comme assistante. A gauche, en bas du boulevard c'est mon endroit préféré...mon Eldorado !!! Ce cinéma est ma jeunesse. Je m'y arrêtais chaque jour pour rêver devant les affiches colorées et les photos des films accrochés en devanture. Le cinéma c'est le rêve...je m'imaginais dans ces films...le dernier que j'ai vu c'est Limelight (les feux de la rampe) avec Charlie Chaplin ...il devait être sorti depuis longtemps mais l'Eldorado programmait parfois des films anciens...et voir Charlot en écoutant la chanson ..."les petits chaussons de satin blancs..." c'était un rêve de gosse !!! L'Eldorado n'existe plus aujourd'hui...dommage...
Je tourne à droite vers la place d'Armes...derrière moi c'est la route qui mène au familistère ...on y va en passant devant la boucherie Henry (le boucher Henry m'a transporté à Saint Quentin pour mon premier match en minimes...j'y avait marqué un but en reprise de volée dans la gadoue) il y avait aussi le Crédit du Nord... plus loin la maison de Mr Goulard notre directeur de collège...le bar des sports de Bébert Dorigny et enfin le familistère...
Moi ce n'est pas ce chemin...j'avance vers la place d'Armes...je passe devant la Société Générale (où je travaillerais plus tard) ...les magasins Brémard avec ses vêtements ...la Poste ... l'hôtel de France ou nous mangions et dormions lors des inondations guisardes...Il faut traverser la rue Camille Desmoulins. C'est à cet endroit que mon frère Thierry s'est fait renverser par une voiture sur le chemin de retour de son école. Je l'avais vu voler en l'air et tous ces gens qui se sont attroupés sur lui pour le relever...j'avais couru jusqu'à l'usine à gaz pour prévenir ma mère.....
A cet endroit, pour se rendre sur la place Lesur, on peut emprunter deux chemins...le plus court par la magasin Pinon qui vend des vêtements (qualité supérieure)...ou alors par le cinéma Vox ...
Mais quand on arrive sur la place Lesur, on ne voit que lui... le Kiosque à musique...le kiosque de mon adolescence...ils l'ont démoli un jour pour des raisons de sécurité...il était quand même beau ...on ne voyait que lui...
De part et d'autre de la place ..d'un côté le gymnase ...tout neuf ! et de l'autre côté la salle des fêtes...j'ai de grands souvenirs du gymnase... des matchs de Handball, la rencontre avec Marie... mais surtout une exposition sur la déportation...les photos d'époque et une chanson de Jean Ferrat "Nuit et Brouillard" qui inondait la salle en boucle...
La salle des fêtes...pour moi c'était les bals...c'est lors d'une de ces manifestations que j'ai vu pour la dernière fois Roselyne qui n'avait pas eu le temps d'attendre mon retour en permission...elle avait eu l'honnêteté de me l'écrire à Belfort...nous nous étions regardés...sans un mot...une page avait été tournée ce soir là...
Devant, enfin, le collège...avec ses deux ailes ...à droite l'école des filles...à gauche l'école des garçons...
C'est ce chemin des écoliers que je fais parfois dans mes songes...le temps a passé...les visages sont toujours là...pour moi ils n'ont pas changés...quand on rêve on ne change pas ....