mardi 31 décembre 2013

L'ancien ouvroir sur le point d'être vendu

hebergeur image La chambre de l'abbé Couterie est donc en vente avec le bâtiment dans lequel nous faisions le patronage et le catéchisme... adieu Tintin.....

Le diocèse se sépare de l’édifice religieux quelques mois après sa mise en vente. La Ville ne s’est pas montrée intéressée. Une réticence pointée du doigt par les Amis du château.

Un compromis de vente vient d'être signé pour l'ancien ouvroir situé au cœur de la vieille ville juste en face de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul et à côté du presbytère.
Des privés se sont montrés très intéressés par cette bâtisse de caractère pour la transformer en lieu d'accueil via la création de chambres d'hôtes.
Le prix de vente initial fixé à 240 000 € il y a quelques mois par l'agence Patrice Besse, située à Paris, serait alors descendu à 140 000 €. De quoi attirer d'éventuels repreneurs.
Une démarche confirmée par Claude Brohard, le comptable de la paroisse de Guise, qui ne connaît pas forcément bien les objectifs des futurs propriétaires.
Le maire Hugues Cochet, qui a rencontré les repreneurs potentiels jugés comme « sérieux », soutient cette initiative au grand regret de l'association des Amis du château.
Ces derniers voient ce bâtiment comme l'occasion unique pour la ville de créer une cohérence architecturale et surtout un lieu d'accueil pour les nombreux bénévoles présents sur les chantiers annuels contraints continuellement de loger sous la tente. Le maire s'est fait interpeller par Jean-Jacques Debadier lors du conseil municipal de fin d'année. « On a mis en route une dynamique autour du château. Ce bâtiment pourrait servir au développement des activités. Il serait dommage pour la Ville de laisser passer l'occasion de l'acheter. »
Hugues Cochet a clairement rappelé que la Ville participait déjà activement à la restauration du château et qu'en aucun cas elle ne se porterait acquéreur de l'édifice religieux. « Ce bâtiment vaut 140 000 €. L'achat c'est une chose mais il faut aussi penser au fonctionnement. Pour une collectivité, ça représente un coût énorme. La commune continuera à aider le château mais en aucun cas on ne mettra 140 000 € là-dedans. »
De son côté, Laurent Poichotte, l'économe du diocèse de Soissons, rappelait l'été dernier « que la paroisse en avait un usage trop limité et des coûts de fonctionnement élevés ». Ce bien de 400 m2 et 14 pièces édifié en 1610 servait encore l'année dernière pour des réunions paroissiales et le catéchisme, « mais il n'y avait plus assez d'enfants présents », précise Jacques Brémard, ancien commerçant de Guise et donateur de l'Eglise. Reste à savoir comment vont s'effectuer les travaux de rénovation.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/lancien-ouvroir-sur-le-point-detre-vendu

lundi 30 décembre 2013

Si tu crois en ton destin...au Canigou



Je dois terminer mon histoire de commandos par cette séquence comme l'appelait nos chefs ...
Je vous ai déjà raconté que je passais mes vacances avec les camps EDF ....la dernière année que j'en ai fait un, c'était un camp d'ado randonnée...c'est à dire que nous sommes partis d'Ax les Thermes en Ardèche pour aller jusqu'à Cerbère dans les Pyrénées atlantiques.... en passant par le Canigou....
Belle ambiance....de bons camarades mais ....il y avait un mais...j'en ai "bavé" ...la marche n'était pas mon truc...et la montée sur le Canigou...une horreur... je me suis dit JAMAIS PLUS JAMAIS !!!
J'aimais le football et tous les autre sports mais marcher pendant 5 semaines dans les montagnes je n'avais plus envie de le faire !!!
C'était sans compter l'armée... et le stage de moniteur commando....

Le raid est parti de Mont Louis par hélicoptère .... nous étions partis en chantant ..."si tu crois en ton destin...." l'hélicoptère nous a largué en pleine "cambrousse" il a donc fallu s'orienter avant d'entamer la mission qui était de prendre le port de Collioure.... nous avions une semaine de marche pour y arriver... et nous sommes passé par ce fameux Canigou !!! et je peux vous dire que je n'étais toujours pas copain avec la marche...
Pour un militaire, marcher c'est essentiel. Et ce stage de moniteur commando m'a appris à marcher et m'économiser ...reprendre sa respiration...ne pas allonger le pas trop souvent...faire des pauses intérieures sans s'arrêter de marcher...(la pause intérieure est de se fermer, ne plus penser et marcher comme un automate...vous ne vous rendez plus compte de l'effort...c'est une sorte de Yoga intellectuel) ..enfin moi c'était mon seul moyen de ne pas craquer. Je durais grâce aussi aux pastilles de sel qui se trouvaient dans les rations de combat ...elle retiennent l'eau dans le corps .... et un commando doit "être et durer "
La montée vers le sommet du Canigou fut très difficile pour moi ...je me souvenait encore de ma randonnée EDF et j'essayais de ne pas montrer ma souffrance....quand vous avez 150 kms dans les jambes et qu'il faut monter chargé comme un mulet, vous souffrez....enfin je suis arrivé au camp de base ou nous avons dormi pour reposer nos jambes avant de redescendre vers la mer le lendemain...
Une dernière épreuve m'était destinée l'avant dernière journée du raid avant d'arriver à destination. Pour éviter les légionnaires chargés de nous pourchasser il a fallu faire un détour de nuit par une autre montée... "Retiens la nuit...." j'ai marché comme un automate dans cette montée en colimaçon ...je grimpais comme les cyclistes qui escaladent les cols du tour de France... puis je me suis accordé une pause assis contre un arbre pour reposer mes jambes...las ! je me suis endormi...pas longtemps certes mais assez pour être dans les "vap" au réveil si bien que je me suis levé d'un coup et je suis reparti pressant le pas pour rattraper mes camarades....une deuxième fois las ...en cours de chemin je me suis aperçu que j'avais oublié mon fusil au pied de l'arbre...je suis donc redescendu pour le récupérer ...ce qui m'a fait perdre un temps fou....je suis donc arrivé au sommet du chemin en retard...pas le dernier ...mais en retard au goût du chef....ma punition? monter la garde alors que mes camarades dormaient ...
Le lendemain nous avions 50 kms à faire en montagne sur des chemins escarpés avant de récupérer nos zodiaques sur une plage...

Et vous vous demandez pourquoi j'ai quitté le nid douillet de la banque ... pas moi car je me suis dépassé et je me suis surpris de ma résistance ... et quand vous faites ces séquences là ...vous avez l'impression que plus rien ne peux vous arriver.... et ..."si tu crois en ton destin..."

dimanche 29 décembre 2013

Commandos



Les commandos partent pour l'aventure....soleil couchant les salue...pour l'ennemi la vie sera très dure....

Quand j'étais jeune à Guise je grimpais partout...un arbre, une gouttière...tout était pour moi prétexte à grimper... je grimpais même le vieux gazomètre tout rouillé de l'usine à gaz dans notre cour...Je ne pensais pas qu'un jour mon métier serait de grimper...mais là ce fut une sacrée surprise...car n'est pas bon grimpeur qui veut...et moi je manquais singulièrement de bras!!!

A Belfort j'étais considéré comme sportif... Je battais régulièrement le record du parcours du combattant et je courais le 1500 m plusieurs fois dans une matinée, gagnant à chaque fois contre des hommes frais....si bien qu'on a voulu me faire passer un examen de sport à Fontainebleau. Il n'y avait qu'une seule place de disponible pour le régiment. J'ai du donc passer un concours contre un autre cadre considéré comme lui aussi très sportif. C'était Alain Salignac ...et lui était un vrai sportif...il avait fait de l'athlétisme alors que moi je n'avais fait que du football...alors en lancer du poids ou aux sauts en longueur ou en hauteur il était vraiment le plus fort...c'est donc lui qui est parti à Fontainebleau.
Pour me faire passer ma déception...le régiment a décidé de m'inscrire au brevet de moniteur commando. Collioure et Mont Louis...destinations de rêves qui ont tourné pour moi au cauchemar... Car là bas l'action était permanente...pas une minute de repos du lundi matin au samedi midi....on ne savait jamais où on allait dormir...les instructeurs appelaient nos séances des séquences!!! et les séquences duraient le temps qu'ils avaient choisi.
Oui ce fut dur...sauter...grimper...nager...skier... marcher sur des cables à 15 m du sol...marcher des nuits entières ...dormir dans des trous avec, comme seule couverture, un tapis de feuilles mortes...sous la pluie s'il le fallait...
Je ne peux pas tout raconter ici car il y en aurait trop à dire.....
Seuls quelques exemples....moi le grimpeur, j'ai raté mon grimpé de gouttière...je suis tombé d'en haut alors que j'essayais d'attraper une corniche qui m'aurait permis de finir mon grimpé...loupé ? mal noté!!!
Plusieurs fois pendant ces trois mois j'ai serré les dents pour ne pas abandonner et faire honte à mon régiment....j'ai gagné mon brevet de moniteur commando dans les dernières journées....
A la boxe j'ai mis KO deux de mes adversaires...20/20 en agressivité. Et au Raid qui a duré une semaine....(entre Mont Louis et Collioure) j'ai guidé mes camarades de nuit dans des endroits difficiles ce qui nous a évité d'être pris en otage par l'ennemi.
Nous avons terminé par une descente en rappel en face de la baie de Collioure... nous avons creusé la plage pour trouver les zodiaques...nous les avons gonflé et nous avons pagayé vers le port de Collioure pour prendre possession d'une partie de la ville ....comme des commandos !!! 
Quand je suis rentré à Guise il ne fallait plus me parler de grimper ni dans les arbres, ni les gouttières et ni sur le gazomètre rouillé!!!

Ô commandos le combat qui commence met dans nos âmes un baume d'espérance...
Peuvent pleuvoir grenades et gravats, notre victoire en aura plus d'éclat

vendredi 27 décembre 2013

"Femmes femmes femmes....."

Je me souviens toujours de mes années collège et de mes bons rapports avec mes camarades ...j'aimais mes copines et elles me le rendaient bien...
Je vous ai souvent parlé de Marie, Géraldine, Françoise, Lydie ou Sylvie, Joelle, Roselyne et Cécile... Puis j'ai choisi un métier d'homme ...l'armée et je ne devais me contenter de ne plus côtoyer de femmes ...tout du moins c'est ce que je pensais...
Mais l'armée s'est féminisée... et après quelques années dans des régiments composés presque exclusivement d'hommes ... je me suis retrouvé dans des Etats majors où les femmes étaient aussi nombreuses que nous les hommes...et quel bonheur de travailler avec elles ...dans mon bureau de Baden Baden avec ma jeune collègue je pensais à mes camarades du collège...
Oui j'avais une collègue près de moi et nous avons même bien travaillé ensemble...j'aimais sa compagnie car elle était agréable ...Delphine m'avait très bien accueilli quand je suis arrivé au bureau finances budget ...et puis nous étions commandés par une femme !!! oui un capitaine féminin.
D'ailleurs je vais vous raconter une anecdote...j'ai passé mon concours des majors à Auch...et au cours de l'oral nous passons en entretien avec des examinateurs...au cours de cet entretien les question fusent et il faut répondre vite ...ils doivent connaitre notre temps de réaction et la justesse de nos propos...j'ai eu la question suivante " commandé par une femme ça vous semblerait dur?" j'ai répondu tout de go "c'est bon c'est fait, je suis commandé par une femme!"
Dans ce bureau il y avait donc beaucoup de femmes...je vais essayer de ne pas en oublier...
Alors il y avait donc Delphine ... Françoise, Denise, Hélène et Alessandra ...je me souviens bien de Delphine et Alessandra car nous avions beaucoup d'affinités ...Delphine travaillait directement avec moi ...je suis même allé à son mariage....Alessandra travaillait dans une autre section mais nous avions sympathisé. Si elles lisent cet article un jour, elle sauront que j'ai beaucoup apprécié d'être à leur côté....
Travailler avec une femme est un vrai bonheur....elles sont précises dans leur tâches ...ne laissant rien de côté...elles vont au bout de ce qu'il doit être fait....elles ont le souci du détail. L'homme est plus souvent presque "bacleur" et j'ai beaucoup appris à le contact.
Alors mesdames merci encore et si vous vous souvenez de moi ...faites moi un petit signe....

dimanche 22 décembre 2013

Le Vox après l'entracte et les esquimeau au chocolat.....

J'ai fait un article sur ce beau cinéma Vox de Guise ... c'était le 11 Novembre dernier ...vous pouvez le relire sur ce lien.. http://guisefrancis.blogspot.com/2013/11/le-vox.html

Aujourd'hui, grâce à Sylvie la guisarde je peux vous montrer l'ancêtre du Vox et ce qu'il est devenu aujourd'hui...
Place aux photos !!!

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HIER
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AUJOURD'HUI
 
Merci Sylvie la Guisarde !!!

Et pour vous faire plaisir ... la dernière séance de l'Eldorado
 

samedi 21 décembre 2013

La Société Générale en images

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J'ai travaillé à la Société Générale de Guise ...vous le savez et fallait bien que je parle de l'agence...c'est grâce à mon camarade du collège de la place Lesur Patrick Nicolas que je peux le faire...il m'a adressé cinq photos d'époque...merci Patrick
Connaissant mon projet d'article, Sylvie la Guisarde m'a adressé les deux photos qui me manquaient pour terminer l'article ...les photos de Sylvie sont les deux dernières....l'agence de Guise aujourd'hui!!! MERCI SYLVIE !!!
La première photo ci dessus montre l'agence avant 1900 ...c'est pour cette raison que la photo est trouble...
La seconde ci dessous date des début du XX° siècle...ils ne savaient pas encore que je viendrais travailler ici !

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Ci dessous l'agence de Guise transformée en KOMMANDATUR (1ère Guerre Mondiale).

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Sur cette photo on trouve les Employés de l'Agence, au début des années 1950.
On reconnaît , en partant de la gauche, la 2ème demoiselle : Mme Yvette CHASSAGNE,

née PEPPERMANS.
Ils ne savaient pas que j'allais arriver....

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Voici les photos de Sylvie...La Société Générale aujourd'hui....elle a pris les photos de la banque ce jour...et les passants se sont certainement demandés si elle ne préparait pas un "casse" (je plaisante)

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Mon bureau se trouvait juste derrière la fenêtre de gauche et je sortais les poubelle de l'épouse du directeur par la petite porte à gauche ....
Merci encore à Patrick et à Sylvie sans qui cet article n'aurait pas vu le jour !!!

vendredi 20 décembre 2013

La rue Camille-Desmoulins va connaitre un ravallement de façades

La rue Camille-Desmoulins est le premier secteur de la ville inscrit dans une politique de ravalement de façades. Le début d’un dispositif long, complexe mais indispensable à la rénovation de cette très vieille artère.
Mon vœux se réalise .....


La plus ancienne et la plus commerçante, la rue Camille-Desmoulins est devenue au fil du temps la plus décriée de la ville, à tel point d'être surnommée la Cour des miracles. Aujourd'hui, les propriétaires bailleurs sans scrupule n'ont qu'à bien se tenir. Le conseil municipal a retenu mardi soir la rue Camille-Desmoulins comme étant le secteur de la ville éligible a une opération de ravalement de façades.
Mise sous pression
En clair, les élus vont « mettre la pression aux propriétaires car certaines façades sont dans un état pitoyable », pour reprendre les dires du maire Hugues Cochet de manière à ce que les propriétaires réalisent les travaux nécessaires et redonnent à cette rue un certain cachet. Le maire a donc décidé de s'attaquer, avec le soutien de l'Etat à cette verrue du centre-ville, « Chez certains propriétaires il y a n'importe quoi de fait mais par contre, ils savent encaisser les loyers. »
Procédure d'injonction et arrêté
En 2013, quelques façades ont déjà été refaites, un début, mais il reste encore beaucoup de travail. Cette opération a reçu l'aval du préfet qui pour la première fois retient une ville dans le département qui oblige ces ravalements de façades. Si les propriétaires ne respectent pas cette décision, une procédure d'injonction pourra être déclenchée. La Ville peut encore aller plus loin en prenant un arrêté avec sommation d'effectuer les travaux. Le nouveau conseiller municipal, Vincent Detaille, résident dans la dite rue, a applaudi des deux mains mais souhaite une vraie réflexion pour un projet de rue à long terme, « il faut uniformiser un projet, définir un code couleurs pour les façades et savoir ce que l'on veut faire de cette rue ? » a-t-il demandé. Réponse du maire : « on cherche déjà à réhabiliter la rue sur certaines vitrines, ensuite ce sont les Bâtiments de France qui sont habilités à définir les codes couleurs et non la ville de Guise car la rue Desmoulins se trouve dans le périmètre du château fort […] la priorité actuelle c'est de remettre les façades en état. »........ l a suite sur ce lien....ttp://www.aisnenouvelle.fr/article/departement/certains-riverains-vont-ravaler-leur-salive

Petite ville tranquille...petite vie tranquille...

J'ai quitté Guise pour l'armée et mon adaptation à cette institution fut très difficile ...
Je quittais le duvet familial pour vivre une expérience ou seuls les durs réussissaient à l'époque....petit à petit je me suis endurci mais j'ai toujours essayé de donner un peu de chaleur et d'humanité à mes actions...
C'est ainsi que mon style de commandement était plus coulant et que mes chefs appréciaient  mes prises de décision et les résultats humains obtenus...
Je me suis un peu inspiré de mes professeurs, prenant le bon de Monsieur Husson et faisant le contraire de monsieur Lebourg...vous voyez qu'on est inspirés par les personnes qui ont eu la charge de notre enseignement...
Mais que ce fut difficile au début !!!
On ne peut comparer la petite vie tranquille de l'adolescence et le déferlement de consignes et de règlements qui vous envahissent quand vous entrez dans ce milieu ....il faut faire attention à tout ce que vous dites...surtout ne pas froisser l'interlocuteur...tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de s'exprimer.... la suite sera plus facile...une fois les règles apprise et respectées...
Exemples des incompréhensions....
- à l'incorporation VERDUN :
" question du chef : votre métier ?
"employé de banque chef !
" Non !!! pas employé de banque, MILITAIRE !!!
"oui Chef !

Et c'était souvent comme ça ...aucune réponse ne correspondait à la question.

CARPIAGNE :
question du chef " diplômes ?"
"BEPC chef "
"c'est ça oui et prends moi pour un jambon encore ...inscription aux cours du soir pour le certif !!!"
"mais...."
"j'ai dit !!! vous pouvez disposer !"
J'ai disposé après un demi tour réglementaire et le soir j'étais aux cours du certificat d'études primaires à apprendre les multiplication et les divisions...
Au début j'ai fait semblant d'apprendre mais le professeur a bien vu que j'avais un niveau supérieur à ce qui était enseigné...il m'a renvoyé !!!

Heureusement, aujourd'hui c'est différent...à l'époque c'était comme ça ..."le soldat était là pour obéir et ne pas réfléchir" (c'est comme ça que l'on disait)

Vous voyez que ça change d'avec notre petite vie tranquille de Guise....

jeudi 19 décembre 2013

Deux hommes ....de qualités...

J'ai souvent été guidé par des hommes d'église...à Guise je vous avais parlé de l'abbé Couterie...en cherchant, j'ai retrouvé sa trace...l'abbé est décédé en 1976...il avait 54 ans...c'est jeune...il  a tellement donné aux autres...il est au cimetière de Guise dans la sépulture vicaires de Guise... ça m'a fait tout drôle de savoir son décès...je suis parti à l'armée, je ne lui ai pas dit au revoir et peut être en a-t-il été triste....mais je commençais une nouvelle vie... je pensais à lui ...ses gauloises et ...la belotte...
Dommage...il aurait mérité de vivre plus longtemps...J'ai lu une phrase dans un article de journal récemment..."SI ON NE PARLE PLUS DES MORTS, ILS MEURENT UNE DEUXIEME FOIS"(merci Sylvie de me l'avoir fait lire)
Alors je vous parle de lui encore une fois ...il revit ici....

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Un autre abbé m'a souvent guidé dans ma vie...je l'ai connu à deux occasions....
Un grand souvenir...l'abbé Patrick Chassaigne.
Aujourd'hui il est curé de  la PAROISSE SAINTE-THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS DES BASTIDES 47150 Monflanquin....c'est en cherchant que je l'ai retrouvé !!!
Alors Monsieur l'abbé, on s'est connus où ?
Quand je suis arrivé à Sarajevo l'abbé était aumonier du bataillon....tout de suite nous avons créé des liens...je pense que l'on parlait le même langage...il venait tous les midis manger à mes côtés...
Je ne suis jamais allé à ses messes du dimanche...il ne posait pas de questions...nous nous entendions bien ...
Pendant cinq mois nous nous sommes "fréquentés"
Une petite anecdote...il venait souvent moi voir aussi à mon bureau au moment de l'arrivée du courrier pour voir s'il n'avait pas un colis..."si monsieur l'aumonier vous avez un colis...mais il sent le camembert !!!" L'aumonier recevait du camembert bien coulant dans ses colis ...ces paquets poste lui étaient adressés par des paroissiennes me disait-il ! mais ça sentait fort !!!
Nous nous sommes quittés à la fin du mandat...promettant de se revoir...il avait ses occupations, moi les miennes ...on s'est donc perdus de vue.
Deux années plus tard j'étais affecté à l'Ecole d'Etat Major à Compiègne...et qui était l'aumonier de l'école ? Patrick Chassaigne !!! et son église était toute proche de mon bureau !!!
Nous avons été contents de nous revoir...l'armée est comme ça, partout où l'on va on rencontre des personnes que l'on a connus ailleurs...on se retrouve toujours tous un jour!!!
Donc aujourd'hui, le père Chassaigne est curé de la paroisse  Sainte - Thérèse de l’Enfant Jésus des Bastides...et je sais par la presse que c'est un bon curé...un ancien militaire ne peut être que bon ...non ?
 

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Bon vent mon Père!!!

mercredi 18 décembre 2013

Monsieur Leriche

Il avait une nom prédestiné ...Leriche ...pour un homme qui travaillait dans une banque c'était quand même fort !!!
Cet homme était d'une gentillesse rare...toujours calme et réfléchi...un petit sourire au coin de la lèvre qui donnait à ses réflexions une allure de réplique de western...je l'identifiais à Lucky Luke bien qu'il n'ait pas le physique du cowboy...
Si je me souviens de lui c'est que nous avons eu ensemble une mission périlleuse. Transport de fonds de Guise à Saint Quentin avec une 2CV... quand je vois la Brinks aujourd'hui dans des fourgons blindés je me dit que nous étions insouciants....il me disait toujours (pensant qu'un jour je le remplacerais) qu'il ne fallait jamais s'arrêter en route même pas pour un besoin pressant...
Ce jour là nous nous sommes arrêtés au retour...pour le besoin pressant ....
C'était quand même impressionnant de transporter autant d'argent...et de le livrer au siège à Saint Quentin...
Je ne travaillais pas directement avec lui à Guise...j'étais au portefeuille et lui se trouvait au fond de la banque ...à côté de Pirotte qui était aux coupons...Monsieur Leriche était responsable de la compensation...J'appelais ça la messe....ou le grand Monopoly...c'est à dire que régulièrement les représentants des banques de Guise se rassemblaient "en séance plénière" pour s'échanger les chèques...La SG donnait au Crédit Agricole les chèques du Crédit Agricole qu'elle avait en sa possession et pareil avec la banque Dupont ...à la fin de la compensation, la banque bénéficiaire recevait un chèque de la banque qui lui était redevable...aujourd'hui c'est automatique et par informatique...A notre époque tous ces calculs étaient manuels...Donc Monsieur Leriche trillait les chèques qui arrivaient chez moi au portefeuille par banque et calculait ce que les banques voisines devaient à notre banque... les autres faisant pareil de leur côté....
Je me souviens avec émotion de Monsieur Leriche....
Lui ne doit plus se souvenir de moi...je ne suis pas resté à la banque assez longtemps...qu'il sache que je me souviens très bien de lui ...un homme de valeur! (ça aussi c'est une qualité prédestinée pour un employé de banque)

mardi 17 décembre 2013

Sur les hauteurs

Le donjon du fort domine Guise ...il veille sur les habitants depuis de nombreuses années....C'est un repaire....on point de ralliement...quand on arrive sur Guise on le voit de loin...c'est, avec le Familistère, la fierté des guisards ...j'y pense souvent ...vous le voyez en image sur ce blog ...ci dessus...
Deux villes, dans ma carrière militaire, avait également des symboles sur les hauteurs...
J'ai été affecté à Carpiagne (près de Marseille). Si Marseille avait Notre Dame de la Garde, le camp de Carpiagne avait la croix de Carnoux...
Carpiagne est un grand trou perdu dans la craie blanche....sur ses hauteurs il y avait le village de Carnoux....et quand on était en bas dans le camp militaire une croix dominait le site...c'était notre point de repaire lors des longues marches d'entrainement....quand on voyait la croix au loin, on savait que l'on était plus loin de nos chambres...et...du nettoyage des armes...exercice qui durait pour le plaisir!!! Certains se rappellent de ces séances de nettoyage des canons à rallonge!!!
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Croix de Carnoux
 
 
De Carpiagne je suis allé à Belfort....j'y suis resté quatre ans...et de ma fenêtre au quartier Friedrich je voyais le Lion de Belfort qui dominait la ville comme le fort domine Guise...
Tous les soirs avant l'extinction des feux je me mettais à la fenêtre, le lion s'éclairait et en bas dans la cour du quartier le clairon sonnait l'extinction des feux...j'aimais cette musique ...les lumières du régiments s'éteignaient une à une et seul, au loin, le lion était éclairé et nous protégeait...
 

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Le Lion de Belfort domine et protège la ville
 
 
Ecoutez le clairon ...l'extinction des feux sonnée aux quatre point cardinaux...chaque soir....et le Lion écoutait et nous protégeait....
 


lundi 16 décembre 2013

Pour la bonne cause

Je vous ai déjà dit que l'on avait l'occasion de retrouver des situations semblables au cours de notre vie...Mon article sur les fêtes du familistère et de Mostar m'ont rappelé un épisode similaire que j'ai eu à gérer au cours de mon parcours....
A Guise j'avais eu à régler un différends entre deux de mes amis...il faut beaucoup de diplomatie pour que certains n'en viennent pas aux mains...je ne raconterais pas la teneur de ce différend ici, ni de quels amis il s'agissait...mais je peux dire que quand je les ai quitté leur affaire était bien réglée et les amis étaient redevenus amis....
Il m'est arrivé à peut près la même chose à Mostar...J'étais donc président des sous officiers et je devais veiller à ce que des querelles sans importance ne dégénèrent et surtout qu'elles ne soient pas ébruitée auprès du commandement car les problèmes se soldaient en général par un vol dit bleu ce qui voulait dire expulsion manu militari du territoire avec toutes les conséquences disciplinaires qui s'ensuivaient...
Un jour donc, une femme adjudant de la marine nationale est venue me voir au Centre Opérationel pour se plaindre d'un adjudant de l'armée de terre qui l'aurait insulté un soir....Nous logions dans des petites baraques dits Corimec et ces petites baraques se touchaient presque et les bruits de nuit étaient amplifiés...l'homme avait fait fonctionner sa chaine HI FI trop fort ce qui empêchait l'adjudant féminin de dormir...elle est allée lui demander de baisser le son et l'homme lui aurait répondu en des termes assez crus...
J'ai dit à la femme que je m'occupais de l'affaire ...apparemment elle ne m'a pas cru car elle est allée se plaindre au commandant de la base...ce dernier a donc convoqué l'adjudant masculin pour le punir.
J'étais donc avec l'adjudant quand il s'est présenté au colonel commandant la base...ce dernier m'a reçu en privé et je lui ai expliqué que je réglais le problème à mon niveau...que c'était une affaire de sous officiers et pas un problème d'officiers...
Nous nous sommes donc entendus sur le fait que je m'occupais de tout et que si le problème n'était pas réglé l'adjudant serait sévèrement puni. J'ai demandé à l'adjudant de m'accompagner chez la jeune femme de la marine pour qu'il s'excuse...il n'a pas dit oui tout de suite, il estimait que c'était elle qui l'avait agressé verbalement le soir...j'ai du le persuader ...il a "fait un nœud à son mouchoir" comme on dit, et s'est excusé....la jeune femme toute contente nous a offert un café et quand j'ai quitté Mostar, ces deux là étaient les meilleurs amis du monde....la marine et l'armée de terre ont fait ami-ami!!!
Entre parenthèse, pendant ce temps là mon travail au centre opérationnel prenait du retard...mais c'était pour la bonne cause....

dimanche 15 décembre 2013

Hôtel de France (Guise) et ceux de Belfort

Je passe en revue mes souvenirs guisards....
Trois hôtels me reviennent en mémoire...un à Guise, deux autres à Belfort...
Je me souviens de l'hôtel de France sur la place d'Armes...juste à côté de la poste...
En bas, le bar...grand bar...la patronne, une maitresse femme, qui n'hésitait pas à offrir un verre ou un café à ses meilleurs clients...ma mémoire me fait défaut et je ne me souviens plus de son prénom...
Au fond du bar, à gauche, la place des jeunes avec le flipper...avec mes camarades nous refaisions le monde autour d'un lait fraise....
J'ai mangé à l'hôtel de France quand je travaillais à la banque et que mes parents étaient partis en vacances...c'est la patronne elle même qui venait me servir à table...elle avait un accent du Sud Ouest qui sentait bon comme sa cuisine....merveilleux souvenir...VOUS AVEZ CONNU CET HOTEL?

Cet hôtel de Belfort je l'ai connu car les patrons avaient de merveilleuses filles...
Corne c'était l'hôtel de luxe sur une place près de la préfecture et du mess ...Je passais donc tous les midi et tous les soir à proximité...je n'entrais pas ...trop timide...les jeunes filles je les voyais dehors...elles me saluaient quand elles m'apercevaient...Blondes très clair...elles étaient aussi gentilles qu'elles étaient jolies...elles m'intimidaient...donc j'ai toujours passé mon chemin. Je n'ai dîné qu'une seule fois dans cet hôtel pour un repas de section....un soir d'hiver...grand souvenir......je n'ai eu d'yeux que pour elles !!! Le repas ? ne me demandez pas je ne m'en souviens plus....les demoiselles si je me souviens ....

Le deuxième hôtel de Belfort était cher à mon cœur. C'est là que travaillait ma meilleur copine. L'hôtel était situé en face du centre médical de garnison....j'étais rarement malade mais je me trouvais souvent une mission dans le secteur...histoire d'aller boire un café avec ma copine...elle servait au bar, au restaurant et nettoyait les chambres...elle faisait tout ....et avec le sourire....Je regrette seulement de ne pas l'avoir vue avant de partir de Belfort ...elle était malade....mais je me souviens de l'hôtel et d'elle ....

samedi 14 décembre 2013

Fêtes

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Aéroport militaire du camp français de Mostar...
 
 
Je vous ai toujours raconté que toute ma vie militaire avait été guidée par mes souvenirs guisards...
Aujourd'hui je me souviens des fêtes qui se déroulaient dans la cour intérieure du familistère. On chantait, on dansait et on buvait (modérément) du rosé.... il y avait un vacarme énorme dans le familistère...grande fête de famille ...très grande famille....
Bien souvent dans ma carrière j'ai eu à organiser des fêtes....
La plus belle dont je me souvienne est celle de Mostar....
En plus de mon travail au centre opérationnel (je vous ai raconté récemment ce que j'y faisais) j'étais président des sous officiers...c'est un titre honorifique ...pour être président, il faut être choisi par ses collègues et par le commandement...J'ai donc été choisi....
Le rôle du président des sous officiers est assez simple mais il demande beaucoup de présence, d'autorité et de diplomatie...Il faut animer et être à l'écoute des sous officiers...et en opération extérieure, il y a beaucoup de demande ....les femmes et les hommes sont séparés de leur famille depuis plusieurs mois. Ils sont choisis pour leur compétences professionnelles mais le fait de pas rentrer le soir chez soi, de voir les enfants et le conjoint pèse sur le moral et le rendement au travail...  le président des sous officier est là pour aider les plus fragiles à vivre des moments difficile psychologiquement....enfin c'est un guide pour les plus jeunes.
J'ai donc décidé, à mi mandat, d'organiser une petite fête ...le soir...un apéritif dînatoire comme on l'appelle dans les salons...
J'avais demandé au chef du service restauration de me donner de quoi nourrir mes invités...ce qu'il a fait avec plaisir car ceux qui venaient chez moi ce soir là (200 environ) n'iraient pas manger chez lui...Il ne manquait donc rien...et le rosé (du familistère) était là...j'avais invité le Général commandant la division multinationale Sud Est (un français) son adjoint (un général allemand) et les grands chefs de service (Colonels de toute nationalités...allemands, français, italiens, espagnols ) et enfin j'avais invité mes soldats secrétaires...une quinzaine  que j'avais formé comme secrétaire à Chalons en Champagne pendant six mois...j'avais même demandé aux mamans des secrétaires féminines si elles acceptaient de voir partir leur fille avec moi à Mostar!!! Et bien sur le gros des invités étaient les sous officiers de l'état major.
Pour animer la fête, j'avais demandé au bataillon ukrainien de faire venir un orchestre .... des musiciens ukrainiens qui nous ont fait chanter toute la soirée et une partie de la nuit...
Dans un mandat extérieur il faut un peu de détente car les cadres sont sur le qui vive en permanence...il faut décompresser....nous avons eu un grand moment de détente quand la France a gagné la coupe du monde de football...dans le camp de Mostar une grand clameur a illuminé le ciel au coup de sifflet final...cette fois, la fête fut spontanée et j'avoue que j'ai été ému par les soldats allemands, italiens ou espagnol qui sont venus me féliciter comme si c'était moi qui avait gagné la coupe !!!....et l'orchestre ukrainien est venu jouer la marseillaise devant chez nous les français....
Alors les fêtes au familistère ressemblaient à celles de Mostar....et je vagabondais dans mes souvenirs...

vendredi 13 décembre 2013

Autour de Guise

Mes parents ont quitté la grande maison de l'usine à gaz pour aller habiter dans ce charmant petit village qu'est Vadencourt.... Ils  y ont été entourés d'amis de longue date... hebergeur image
 
 
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C'est un beau petit village vous ne trouvez pas ?
Le prêtre de l'église était notre ami...
J'ai retrouvé une photo de lui, et c'est avec émotion que je la publie...
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Mes parents ont fait un saut de puce pour aller loger dans cette petite maison à Grand Verly et c'était un bonheur de venir les voir là bas ....
 

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Je suis certain que ceux qui nous connaissent et sont venus ici se souviendront....
 
Aujourd'hui, il n'y a plus personne de notre famille aux alentours de Guise...et je suis le seul à habiter dans l'Aisne ....
Tous les autres membres de notre famille sont éparpillés en France ...Charleville Mézières pour ma mère et le basketteur...L'Aude (environs de Carcassonne ) pour Pause café et région parisienne pour le Musicien....
Vous savez tout.....
Au prochain article on revient à Guise....
 

jeudi 12 décembre 2013

L'Oise coule à Guise

Oui, chers guisards, l'Oise coule à Guise ...bien souvent on ne s'en aperçoit pas car on la voit tous les jours ...mais elle coule bien à Guise...et parfois, même, elle sort de son lit et nous envahit...
Regardez ces photos et promenez vous avec moi le long de l'Oise.........

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Regardez ce paysage ancien des bords de l'Oise...on y voit Guise au fond....vous me suivez pour la promenade ?
Vous allez dire que je suis incorrigible...je commence par le Familistère....le Familistère de Guise...l'Oise est très belle à cet endroit...comme le Familistère qui la domine... Promenade des amoureux...

 
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On va en ville ?
Suivez moi......
 
 
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Quand je vous dis qu'elle nous envahit...
 

On va la voir plus loin... ce doit être par là que j'allais rejoindre Sylvie....enfin je pense ....
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Plutôt par là....
 
 
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Enfin c'est dans ces parages...dur dur de se souvenir...
Elle n'est pas belle notre rivière de Guise ?
Si elle est belle...je pense souvent à elle...elle passait le long de notre petite maison de l'Usine à gaz...je la voyais au jardin au fond de l'usine à gaz...
J'ai vécu mon adolescence avec elle ....

mercredi 11 décembre 2013

Promenade à Guise

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Je me souviens de mes promenades à Guise.... ce jardin d'agrément était une de mes flâneries favorites...Sur ce banc, je m'étais assis avec Cécile...je vous avais raconté...il faut parler d'elle car de là haut elle sait qu'on pense à elle...
J'aimais beaucoup ce jardin du haut...Je me demande comment il est devenu aujourd'hui....
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Dites moi si il est pareil qu'avant ....comme ça ?
 
Je n'étais pas familistérien mais je peux vous dire que j'aimais beaucoup cette atmosphère qui y régnait....
Souvent je montais à Madagascar et je passais devant l'entrée de l'usine.... que se cachait il derrière ces grilles ?
 
 

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Cette rue qui monte nous amène à Madagascar et plus loin Lesquielles ...
J'aime publier des photos comme celles ci ...elles engendrent la nostalgie pour ceux qui ont vécu à Guise et elle font découvrir notre ville à ceux qui ne la connaissent pas ....ils auront peut être envie de venir voir Guise un jour...
Je publierais d'autres promenades par la suite ....à bientôt....

mardi 10 décembre 2013

Boulevard Péquereau et l'usine à gaz...

 
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Regardez ce pont...
C'est le pont du boulevard Péquereau..l'usine à gaz est derrière et c'est la petit maison que j'ai habité de 12 ans à 16 ans....
En regardant cette photo...une pointe de nostalgie m'envahit...cette photo va habiter mes songes...
Derrière c'est la grande maison que nous avons habité ensuite....belle bâtisse !!!
Cette photo date de loin...quand je suis arrivé à Guise la chaussée était goudronnée et la cheminée n'existait plus...
Mais je reconnais cet univers....
Imaginez, j'ai embrassé Roselyne sur ce pont en 1968...et je ne l'ai plus jamais refait...
Là ou vous voyez du linge qui sèche, c'était la cour de derrière notre maison...j'avoue que je n'y allais pas souvent...la rivière n'était pas loin. Et l'Oise coule fort par là...
 
Je regarde au fond du boulevard...il y a de la brume et on ne peux pas voir la maison de Christian au début de la rue de Robbée...par contre au fond à gauche c'est l'entrée de la rue des Dîmes ou il y avait le ferme et la maison de Lydie...elle passait devant chez moi en promenant son chien....je la voyais de la fenêtre de la cuisine passer sur le pont....
Encore un grand souvenir....
 
C'est l'occasion pour moi de vous remercier mes chers lecteurs...connus, inconnus ou anonymes ....vous êtes nombreux à venir ...alors continuez ....merci !!!

lundi 9 décembre 2013

Fin des images de mes souvenirs guisards

Suite et fin des photos que m'a adressée mon colonel...ce sont des souvenirs qui me reviennent en voyant ce que sont devenus ces lieux aujourd'hui.... L'ancienne Presse ici....
 
 
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 La quincaillerie Clément

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Les deux photos qui suivent m'ont été adressées par une guisarde ...merci Sylvie

Notre place Lesur rénovée au fond 
 
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Et cette rue ? c'est laquelle ?
Allez ! dites moi.... 
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dimanche 8 décembre 2013

Images... suite de mes souvenirs guisards...

Ce sont toujours les photos qui m'ont été adressées par mon colonel...merci mon colonel
 
 
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Regardez cette rue jadis si commerçante...plus personne ne s'y promène...la rue Camille Desmoulins a perdu ses badauds ...elle semble morte...faites la revivre s'il vous plait !!!  allez y vous promener comme avant...


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Le PMU (café de Paris) et le Familia qui est aujourd'hui un espace culturel ...beaucoup d'expositions ici.... (je lis la presse)



Les deux photos qui vont suivre m'ont été donnée par une personne très gentille qui est née à Guise et qui habite Guise...je la remercie ici encore ....merci !!!
 
 
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La rue Chanteraine en arrivant de la mairie et qui monte vers l'église....on aperçoit sur la gauche le club du Vieux Manoir....

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Et pour terminer cette galerie de photos, l'endroit le plus beau de notre terre ...l'automne sur le Familistère...merci Sylvie....

Images ....Guise et mes souvenirs....

Je suis toujours à Guise et pensées et en souvenirs....
Je viens de recevoir un merveilleux cadeau de la part de mon colonel, frère de mon ami de la Société Générale, Daniel. C'est donc mon colonel qui m'a adressé ces quelques photos qu'il a prises récemment lors de son passage à Guise... ce qui va me permettre de replonger dans mes souvenirs...
Vous guisards qui habitez encore la ville, vous ne serez pas surpris par ces images...mais moi... imaginez vous à ma place ....
Laissez moi d'abord vous montrer ma rue et mon ancien cinéma....
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Ma rue, le boulevard Péquereau...il y a plus de voitures que de mon temps...j'habitais au fond à droite de la photo...ma mère travaillait en bas à droite (dentiste)



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Mon cinéma, l'Eldorado....comment est il devenu !!! une misère de le voir comme ça changé en magasin...avant il brillait de mille feux ...que des stars chez lui!!!
 
Le café de la place d'Armes dont je vous ai déjà parlé ...Monsieur Cottenest et son fils sont décédés ...leur café reste !
 

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On ne peux pas parler de Guise sans nommer Camille ....
Il est bien là !!!
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samedi 7 décembre 2013

Un orgue dans un cadre majestueux

C'est un article de presse que je viens de découvrir...que de souvenirs dans cette église....

Après l’exposition sur l’église, l’association historique a offert un concert de l’orgue tout juste restauré. Du haut niveau.

Un concert d'orgue a eu lieu ce week-end à l'église Saint-Pierre Saint-Paul de la commune.
Afin de pouvoir donner un aperçu complet des registres de l'orgue, après sa restauration, Jean-Michel Bachelet, Rodolphe Proisy et Jeanne Olivier-Pierra ont présenté un florilège de courtes œuvres du dix-septième au vingtième siècle, pour orgue, pour trompette et orgue, pour voix et orgue, toutes créées par des pianistes qui ont composé pour l'orgue.
Restauré en novembre, par l'artisan Daniel Decavel, à la demande de l'Arche et de la commune, l'instrument a pu donner la pleine mesure de ses possibilités devant de nombreux spectateurs.
Jean-Michel Bachelet, a été l'élève du chanoine Emile Dartus, de Philippe Lefèvre et de Jean-Philippe Fetzer. Il a effectué ses études au conservatoire de Cambrai où il a obtenu une médaille d'or en 1986 et un premier prix d'excellence en 1990. De 1981 à 2009, il est titulaire des grandes orgues de l'église Saint-Gery à Cambrai où il enseigne au conservatoire. Concertiste il se produit aussi dans différentes villes de France.
Rodolphe Proisy, initié à la trompette par Pascal Lenglen à l'école de musique de Vervins, obtient en 1996 le premier prix de trompette au conservatoire de Saint-Quentin et le premier prix du conservatoire des Hauts-de-Seine en 1997. Il est aujourd'hui professeur de trompette aux conservatoires de Soissons, de Noyon et directeur de l'orchestre d'harmonie de Saint-Quentin.
Jeanne Oliviet-Pierra, soprano, ancienne chef du chœur féminin de Saint-Quentin participe à de nombreux groupes lyriques avec lesquelles elle se produit régulièrement en France et à l'étranger. Elle est connue à Guise comme l'ancienne principale du collège Camille Desmoulins.
Ils ont interprété, devant un très nombreux parterre, du Brahms, Haendel, Albinoni, Mendelssohn… dans le cadre majestueux de l'église médiévale.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/un-orgue-dans-un-cadre-majestueux

vendredi 6 décembre 2013

J'étais footballeur...

Belfort...1970...c'est la mi temps du match du 35°RI contre le 74°RA....
Dans les vestiaires les mines sont défaites...le 35°RI est surclassé par les artilleurs...l'adjudant chef, responsable de l'équipe ne dit pas un mot...Le colonel Imbot entre dans la pièce ou se rafraichissent les joueurs...je me lève comme les autres...il me jette un coup d'œil furtif...va s'entretenir aves l'adjudant chef...et sort des vestiaires avec un mot "courage les gars allez !!!" ça ne s'adresse pas à moi, je ne joue pas...l'adjudant chef ne m'a pas sélectionné ...je suis juste remplaçant et je sais que je ne rentrerais pas en cours de match...ça me rappelle la finale du championnat de l'Aisne à Aulnois sous Laon...je n'avais pas joué non plus....
Le match reprend...je suis sur la touche avec un ballon...le colonel passe devant moi..."vous ne jouez pas ?" "non mon colonel...à Guise j'aurais joué"
Il n'a pas relevé et s'est éloigné pour rejoindre le colonel du 74°RA dans la tribune....
Le 35 a perdu...sans moi.... 
Je suis reparti à l'escadron...très déçu, non pas du résultat, mais de ne pas avoir joué....c'est frustrant de voir un match sans jouer...surtout quand vous voyez que vous avez votre place sur le terrain....
Un mois plus tard, je suis convoqué pour un match amical contre une équipe de jeune lycéens de Belfort... cette fois je joue et je sais que je suis surveillé...une seule erreur et hop c'est en fini du foot pour moi au 35 !!! ...j'ai joué collectif ...simplement avec mon cœur...j'ai tiré une seule fois au but...des 35m ...ce qui m'a valu un début de réprimande...mais quand l'homme qui critiquait mon tir a vu la trajectoire de mon ballon (je l'avais fait tourner) et le voir s'écraser sur le poteau gauche, il s'est excusé d'avoir parlé trop vite....j'en avais marqué des buts comme ça à Guise!!!
Cette fois l'équipe a fait match nul...j'ai gardé mon honneur sauf. Et il y avait des spectateurs du PC.
Puis quelques semaines plus tard le lieutenant Géant, chef de cabinet du colonel, est venu me chercher à l'escadron un dimanche...nous sommes montés dans sa voiture et il m'a amené voir un match à Chatenois les Forges...A l'issue du match il m'a dit "c'est ici que vous devez signer une licence...ils ont besoin de vous"
C'est comme ça que j'ai joué à Chatenois...mais je n'ai plus joué avec le régiment...Haaaaaaaa cet adjudant chef !!!
Ma vie de footballeur s'est vite terminée, car le métier de militaire ne souffre pas de manquements...bien souvent je n'étais pas libre le dimanche et l'équipe ne pouvait pas compter sur moi pour les matchs...et ...j'aimais trop mon métier et mes soldats....je ne devais pas rester trop loin d'eux...J'étais footballeur...dans ma tête à la fin....Guise était bien loin et le Coq Hardy ne me voyait plus déborder sur l'aile!!!
Dommage pour le football ....mais mon métier de militaire je l'aimais tant ....

jeudi 5 décembre 2013

Philippe de Vadencourt

Il faut que je vous parle de Philippe.....
Un sacré bon camarade ! Philippe a deux ans de moins que moi et il jouait lui aussi au football...Philou jouait superbement bien ...je me souviens de ses dribbles....imparables !!!
Philippe est le frère de Géraldine...(http://guisefrancis.blogspot.com/2013/08/geraldine-de-guise.html)
Le père de Philippe devait travailler chez Godin (chauffeur livreur ?) et sa mère vendait les bons gâteaux de chez Buridant ...très belle belle famille !
J'aime bien Philippe ...il avait le même style de jeu que moi....rapide et efficace! Si je suis parti à l'armée, lui a suivi le même chemin que mon père...il a travaillé à l'EDF avec mon père à Guise ... après une retraite bien méritée, il s'est retiré à Vadencourt....comme mes parents l'avaient fait avant lui.
Que fait il maintenant ?
Quels sont ses loisirs ?
Mes parents ont quitté Vadencourt pour Grand Verly...deux communes qui se touchent...ce sont deux jolis petits villages ...ça nous fait un point commun....
J'aimerais avoir des nouvelles de Philippe ...je ne veux pas le déranger...mais si quelqu'un le connait et peux me dire qu'il va bien, j'en serais heureux....faites un com sur le blog...dites lui ...
Philippe, Géraldine... deux merveilleux souvenirs de ma vie guisarde !!!
Bonne continuation Philippe !!!

mercredi 4 décembre 2013

"L'action délivre de la peur" "Dans la vie faut pas s'en faire"

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Sarajevo, j'arrive au poste d'entrée de l'aéroport...les soldats de faction me reconnaissent mais me demandent mon laissez passer quand même...les ordres sont les ordres....mon conducteur me demande "c'est quoi que vous fredonniez major?" " Grenier c'est Dans la vie faut pas s'en faire  la chanson de Maurice Chevalier!"
Et mon esprit repart à Guise ...mes souvenirs sont vivaces...Depuis tout jeune, à chaque occasion dans laquelle j'étais en danger, je fredonnais cette chanson...elle me donnait du courage... elle m'aidait à vaincre ma peur et me donnait l'envie d'agir...Saint Exupéry écrivait "L'action délivre de la peur"
Quand je n'avais pas appris une leçon et que l'interrogation écrite se précisait...je fredonnais "dans la vie..." et oublié le zéro de mademoiselle Curt...Quand j'ai été exclu du collège pour avoir lancé une boulette de papier sur les lunettes de la professeur d'anglais, je fredonnais cette chanson avant d'arriver à l'usine à gaz...Quand j'allais à la Poste à pied pour verser l'argent de la banque ...je chantais en moi même "dans la vie..."
Plus tard à l'armée, j'ai eu bien souvent l'occasion de me chanter ce morceau ..." toutes ces p'tites misères seront passagères..."
A Belfort, perdu de nuit dans une pinède avec mon groupe..."tout ça s'arrangera..." et ça s'était arrangé...j'ai lancé une fusée éclairant et mon lieutenant m'a guidé à la radio....
A Margival, ma première punition (un bon soldat doit toujours avoir été au moins une fois puni) m'a fait chanter à tue tête en rentrant à la maison...j'étais pourtant bien triste d'avoir été puni !
A Noyon, chaque midi à la chaine de l'ordinaire .... je me disais "pourvu qu'il y ait assez à manger pour les soldats...on s'est peut être trompé dans les quantités???" et je me chantais en voyant les plats se vider et les soldats continuer à défiler à la chaine...
Beaucoup de stress dans une vie militaire...ce stress ne doit pas se remarquer ...alors on fredonne...
Que de souvenirs reviennent à ces évocations...
De même à Rajovac...soudain, alerte noire...un soldat de garde a été tué ...tout le monde doit mettre son gilet pare éclats qui pèse une tonne  (plus lourd que l'armure du chevalier Bayard) j'ai fredonné et j'ai pensé aussi à Saint Exupéry " L'action délivre de la peur" quand on est dans l'action on oublie ses peurs...."Dans la vie fait pas s'en faire..."

Mes réflexions guisardes

Depuis que j'ai ouvert ce blog je me suis pris à me documenter sur cette belle ville de mon adolescence...qu'est-elle devenue ? Dites moi....
Mes recherches sur ma ville préférée m'ont amené à plusieurs réflexions...qui je pense trouveront réponse auprès de vous qui vivez à Guise....
J'ai eu plusieurs commentaires sur le manque de chaleur de cette belle rue Camille Desmoulins...naguère si vivante et si commerçante...elle ne serait plus ce qu'elle a été...vous en pensez quoi? je n'y suis pas retourné depuis 1987...alors elle a bien du changer...je me suis dit que peut être la zone commerciale a contribué à la fermeture de certains commerces et que cette zone attire maintenant la clientèle qui se pressait dans la rue principale de Guise....C'est ça ?

Une autre réflexion que je me suis faite...Le club du Vieux Manoir qui œuvre depuis 1952 (60 ans) à la rénovation du fort de Guise a du se sentir bien seul au décès de son fondateur Maurice Duton. Ce club a-t-il seulement été aidé par de bonnes âmes ? Les travaux sont-ils achevés...le fort reçoit il beaucoup de visiteurs....le site est-il rentable ? Le rêve de Maurice Duton est il réalisé ? J'ai vu que Guise lui avait fait l'honneur de baptiser une rue à son nom...j'en ai été très heureux pour sa mémoire et pour sa famille...je pense à sa nièce Elizabeth qui a du être heureuse de voir ce projet se réaliser car elle a vécu de l'intérieur l'épopée du club de Maurice Duton. Beaucoup de questions donc autour de cette œuvre...

Une dernière réflexion...elle concerne le Familistère...
A qui appartient-il ? moi je dis "aux familistériens" comme quand j'habitais à Guise....Si j'en crois ce que je vois à travers diverses publications et divers reportages...j'ai l'impression que le familistère n'appartient même plus à Guise...on a vidé les habitants...on y a fait une place qui a semblé être critiquée dès son inauguration...l'esprit Godin est il préservé ? il faut me dire car je ne suis pas là bas...vous, les habitants, comment vivez vous ce nouveau familistère ? loin de moi l'idée de critiquer des réalisations...c'est certainement bien ...mais ce blog pourrait devenir un lieu de débats sur ce sujet ...alors dites moi ce que vous pensez de cette réalisation ... êtes vous d'accord avec ceux qui gèrent la destinée du site historique...
Mes réflexions et mes pensées auront leurs réponses grâce à vous lecteurs de ce blog...merci d'avance ...

mardi 3 décembre 2013

twix...deux doigts....

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Souvenez vous...au collège nous avions des cours d'instruction civique...tout au moins en sixième...c'était le professeur principal qui était chargé de cette matière...J'étais toujours très attentif aux différents messages que nous dispensait notre professeur...et je peux dire que beaucoup de ces pensées... la camaraderie...le respect...l'aide aux plus démunis...la solidarité...c'est resté gravé dans ma mémoire et j'ai eu l'occasion, lors de ma vie militaire, de mettre en pratique ces cours....

Rajovac (Bosnie)...le commissaire m'appelle pour que je le rejoigne dans son bureau...
"Major, mission aujourd'hui pour vous...aide humanitaire"
Je savais que nous devions chacun, au moins une fois dans notre mandat effectuer une mission d'aide aux plus démunis...j'en ai effectué plusieurs...une bonne façon de mettre en pratique le cours d'instruction civique du collège...
Ma mission du jour, aller sur le mont Igman et bien au delà, à la frontière serbe, rencontrer des bosniaques ayant besoin de vivres ...dans les montagnes ils ont faim et nous, militaires français nous leur apportions nos rations...j'ouvre une parenthèse : les rations de combat militaire françaises sont connues dans le monde entier...les militaires des autres nations nous les envie car elles sont complètes du point de vue nutritif... alors vous pensez que les bosniaques raffolaient de nos rations...
Ces rations que nous donnions étaient nos rations que nous ne mangions pas pour, justement, pouvoir les distribuer aux habitants bosniaques. A la place des rations, nous nous achetions des vivres avec nos propres deniers et nous collections les rations du bataillon pour, une fois par semaine, les distribuer dans la montagne...
Le commissaire m'avait également indiqué un village dans lequel il y avait beaucoup d'enfants...c'est là bas que j'ai décidé d'aller...voyage périlleux, car nous étions en zone sensible...J'étais donc accompagné... d'un garde du corps (Jeannot) ...Jeannot, si tu me lis...souviens toi.....
Pour faire plaisir aux enfants, je suis allé au foyer du soldat pour leur acheter des friandises...le gérant ne m'a pas fait payer...il m'a donné un gros sac plein de Twix (les deux doigts coupe faim) qui arrivaient en date limite de vente...encore bons mais plus vendables...
Vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que j'ai eu à distribuer ces friandises aux enfants et les rations aux parents...j'ai vu des visages d'enfants s'éclairer, des yeux se mouiller, des sourires de gentillesse...pas de merci, je n'en voulais pas...simplement un sourire et un salut...ils ont accompagné mon véhicule en courant jusqu'à la sortie du village pour me dire au revoir...quel plaisir de voir ces enfants agiter un drapeau français...
Alors quand vous mangerez un "deux doigts coupe faim" pensez à ces enfants qui m'attendaient dans la montagne....Ils vivaient comme nos ancêtres au moyen age...une seule pièce au sol en terre battue avec les animaux dans la maison...les animaux donnent la chaleur....et moi leur ai donné des twix.... C'était ma chaleur à moi.........

lundi 2 décembre 2013

Tintin sur le pont

Boulevard Péquereau juste avant l'usine à gaz, on passe sur le pont de l'Oise...donc je passais sans cesse dessus...départ au collège, retour du collège....promenade en ville... et chaque fois je regardais la rivière couler ...c'est beau une rivière qui coule...on pouvait apercevoir des poissons scintillants  descendre le courant...un après midi d'avril...il faisait beau... j'ai embrassé une belle jeune fille brune sur ce pont...grand souvenir.....J'ai toujours été attiré par les ponts...les histoires d'amour commencent souvent sur un pont...
Un pont c'est beau...celui de l'Oise n'était pas aussi beau que celui dont je vais vous parler .........

Quelques années plus tard je me suis occupé d'un pont en Bosnie...Quand je suis arrivé à Mostar en 1998 il avait été détruit...
Il était comme ça .... hebergeur image

Je vous avais raconté des détails de mon travail à Mostar (Bosnie) dans le cadre de la Division Multi nationale Sud Est (DMNSE) ...j'étais rédacteur au centre opérationnel et je devais rédiger un compte rendu journalier sur tous les évènements se passant sur le territoire...
Dans le cadre de ce compte rendu je suivais les travaux et opérations militaires en cours...(je ne citerais pas noms d'opérations de peur de livrer des secrets militaires) Pour les travaux je devais suivre l'avancement de la réparation du pont de Mostar...ce pont avait été détruit pendant la guerre de Bosnie. Ce pont était un symbole très important pour la ville ...de ce pont le fiancé devais plonger dans la rivière Neretva pour avoir le droit de se marier avec sa fiancée...plus de pont ...il fallait le réparer, et ce fut la mission de la division. Ce pont a été réparé à l'identique avec les pierres récupérées dans la rivière par les sapeurs hongrois du Génie ...je devais rendre compte de l'avancée des travaux et aider à la satisfaction des besoins exprimés par ces militaires bâtisseur ...Quand je suis parti la mission n'était pas encore terminée...mes successeurs ont vu le pont terminé...
Le voila ....

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J'avais embrassé une jeune fille sur le pont du boulevard Péquereau....j'ai participé à la reconstruction d'un pont d'amour...Comme quoi la vie nous réserve des similitudes....

dimanche 1 décembre 2013

Bougez avec La Poste

Ce sont des souvenirs militaires que je vais vous raconter aujourd'hui...ces souvenirs me reviennent quand je pense quels liens j'avais avec la poste de Guise....Quand j'allais déposer les excédents de caisse de la Société Générale à la Poste de Guise sur la place d'Armes, je n'imaginais pas que quelques années plus tard je travaillerais directement avec cette administration en opération extérieure...
A Rajovac (banlieue de Sarajevo) je faisais partie du bataillon du génie. J'avais été choisi par le 3° Génie de Charleville Mézières pour mes racines ardennaises, mon appartenance à l'Etat Major de la 10° Division Blindée et aussi à mes qualification de comptable des services administratifs...vous voyez j'ai quitté la banque de Guise pour replonger quelques années plus tard dans la finance et l'administration. L'intitulé de mon emploi au bataillon du génie était "vaguemestre et adjoint du commissaire directeur des services financiers.
Nous étions 800 hommes au bataillon et j'étais plus particulièrement chargé du courrier postal, des livret de caisse d'épargne des militaires....chaque militaire en opération est porteur d'un livret A de la poste...Mon correspondant était le chef du bureau postal militaire installé dans le camps de Rajovac (une ancienne base d'hélicoptères) Je devais donc y déposer le courrier envoyé par les soldats du bataillon, récupérer les courrier chaque soir pour le distribuer aux soldats (chaque compagnie venait le chercher dans mon bureau) Je devais aussi, une fois par semaine aller chercher les colis arrivés par avion à l'aéroport de Sarajevo...nous étions en conflit (IFOR...implantation des forces ...dans le cadre de l'OTAN, nous avions remplacé les casques bleus ) c'était donc assez dangereux car nous passions tous les jours sur la "sniper alley" alors la tension était au maximum....je devais avoir des yeux dans le dos !!!!
Pour ce travail de vaguemestre je devais encaisser les soldes que les soldats voulaient déposer sur leur livret A et les porter au bureau postal militaire et les jours de solde j'avais des millions en caisse !!! je me retrouvais au bon vieux temps de la Société Générale de Guise ....et bien souvent deux jours plus tard les soldats revenaient me voir pour effectuer des retraits !!! LES BILLETS, JE LES VOYAIS EN REVES TOUTES LES NUITS !!!
J'étais aussi l'adjoint du DSF (directeur des services financiers) et je devais effectuer les missions d'administration dans les compagnies éloignées du camp de base de Rajovac...J'allais souvent voir une compagnie qui travaillait à la dépollution sur le mont Igman (l'ancien site des jeux olympiques d'hiver) je devais voir si les soldats ne manquaient de rien ...alimentation...douches ou wc de campagne...la route était dangereuse...Je voyageais dans un véhicule blindé...un jour un de ces véhicule a chuté dans le ravin vingt mètres plus bas ...8 soldats tués....
Guise était bien loin...un jour j'ai du sortir mon pistolet et l'armer car des terroristes étaient signalés sur mon itinéraire (renseignement pris par radio) je m'attendais à les voir à chaque virage... heureusement ils ont été arrêtés par des militaires du bataillon d'infanterie voisin!!!
Je vous avais écrit "Astérix en Corse" cette fois c'est en Bosnie...J'ai bougé avec la Poste et je peux vous dire que les habitants de ce pays sont très attachants...les filles m'appelaient "the king off Rajovac" Rassurez vous je ne me suis pas pris pour un roi pour autant!!!
A bientôt pour de nouvelles aventures !

kayak guise 2013

C'était un dimanche ...à Guise....
Bon dimanche à tous !