samedi 31 août 2013

Le plancher du presbytère

Il faut parfois avoir le courage de faire un bilan d'une période de sa vie ...analyser les bons ou les mauvais choix...assumer ses échecs et crier  ses victoires...
Il est un épisode de ma vie guisarde qui me laisse des regrets...
Je travaillais à la banque, j'étais parfaitement intégré dans la société de la ville et de la paroisse...J'inspirais confiance du fait de mon métier et des mes investissements dans le sport et dans l'église...
Mais j'ai voulu en faire trop...Je vais essayer de me souvenir...
Le presbytère était une vieille bâtisse... elle avait besoin de rénovation et un jour l'abbé me demanda de l'aider. Ma mission ? avec des camarades refaire le plancher d'une pièce située au premier étage. Bien sur j'ai dit oui ...bien que je n'avais  jamais effectué une telle tâche. Je ne savais même pas comment faire pour poser un plancher en lattes de bois!!! Je me suis dit que mes camarades sauraient et que je n'aurais qu'à faire comme eux. Un pharmacien de la ville, généreux donateur, a fait livrer les lattes de bois. Il fallait donc commencer le travail...J'y suis allé une fois avec mes camarades et nous avons posé quelques lattes. Puis nous nous sommes promis de revenir pour achever le travail. A la banque, le pharmacien, qui était un de mes clients, venait me voir pour s'informer de l'avancée des travaux...je l'ai toujours rassuré lui affirmant que le plancher serait posé...
J'avais surestimé mes capacités d'engagement personnel...la banque, le football, la chorale et les diverses activités paroissiales ont eu raison de mes capacités à terminer le plancher. De plus j'étais en pleine mutation personnelle avec mon désir de m'engager dans l'armée. Je n'ai pas terminé ce travail que j'avais promis à l'abbé et au pharmacien.
C'est un de mes gros regret...Souvent, alors que je galérais à l'armée pour me faire une place, je pensais à ce plancher et me disait que les gens qui avaient compté sur moi devaient être déçus.
C'est un échec... il n'est pas grave dans l'absolu mais décevoir les personnes qui vous font confiance c'est un gros échec...moral.
Le plancher a du être posé... mais pas par moi qui était engagé dans des missions militaires...ce n'est pas du plancher que je posais... c'est de la graisse que je badigeonnais dans le canon de mon char AMX13....

Clément de Guise

Les footballeurs sont à l'honneur ...surtout ceux de l'USG ...qui se souvient des anciens joueurs qui ont fait la gloire du club...j'ai eu l'occasion d'en citer mais je me dois de parler d'un joueur qui a marqué le club quand il était en promotion d'honneur dans les années 60. Pour moi ce sera un hommage à l'homme ...car à travers le joueur il y a l'homme dans toute sa définition.
Clément Baclet devait être capitaine et il formait avec Bébert Dorigny une paire de joueurs digne des légendes...
Je ne pouvais pas quitter des yeux ces deux joueurs quand je regardais un match après avoir joué en "lever de rideau" avec les cadets ou les juniors. Clément jouait et courait droit ...oui moi je courrais penché...regardant mon ballon...lui courrait droit..le ballon lui collait au pied...
 L'homme avait son  caractère...je vais vous raconter une anecdote.
Lors d'un match au cours duquel les rouges étaient menés 0-2, à 5 minutes de la fin, l'arbitre siffle un pénalty pour Guise. Clément crie "c'est moi qui le tire !" Il pose son ballon sur le point de pénalty, met ses mains sur ses hanches doit comme un I et au lieu de tirer fait une passe au gardien adverse à la stupeur de ses partenaires. Il se retourne vers eux et dit simplement "on ne mérite pas de marquer !"
Je n'ai joué qu'une seule fois à ses côté... un vrai bonheur....
Bien des années plus tard j'ai revu Clément à Soissons...nous fréquentions les mêmes commerces du même quartier...moi j'étais là de part mon métier ...lui aussi s'était installé à Soissons... A part le football nous parlions de sa fille Chantal qui était amie avec ma sœur. Elles étaient en classe ensemble. Puis un jour je ne l'ai plus vu dans le quartier...Il est revenu à Guise je pense...
Clément, si un jour tu me lis, sache que tu es un gars bien et que je pense souvent à toi !

vendredi 30 août 2013

Il tombe des neiges à Guise

Cette expression je l'ai souvent entendue à l'usine à gaz...c'est Roger V....., un collègue de mon père qui parlait comme ça l'hiver. Je me suis souvent penché sur mes livres pour savoir si cette expression était correcte. Je n'ai pas eu de réponse à mes interrogations.
Roger avait des tournures de phrase qui n'étaient pas courantes dans notre langage familial....Il revenait de son jardin ...il disait qu'il était allé faire un tiot coup de razette. Il voyait une pie sur la route..il racontait qu'il avait vu une agache et qu'il attendait d'en voir une deuxième pour être tranquille, car une seule ça portait malheur!
Cet homme était apprécié de tous et mon père aimait travailler avec lui.
Un soir d'orage, alors que mon père était d'astreinte, je l'ai suivi lui et Roger dans la campagne à la recherche des cables électriques coupés qui occasionnaient des pannes. Nous marchions le long des routes, scrutant à la lampe torche les fils jusqu'à trouver un cable tombé au sol. Et là j'ai vu la souplesse de Roger!!! Il s'équipait de griffes aux chaussures et escaladait le poteau avec le fil à la main. Arrivé en haut il effectuait la réparation avec une dextérité étonnante...Un singe électricien !!!
Et nous repartions à la recherche d'autres pannes...et il tombait toujours des neiges dans ma tête....et dans mes songes...
Roger je ne sais si vous êtes encore de ce monde mais sachez que je vous ai toujours apprécié ...et quand je vois une pie, je pense à vous....l'agache me salue ....

Commentaire  sur Facebok de Jean Michel Chagnet (un ancien petit soldat du fort Hatry à Belfort)
Jean Michel Chagnet toujours des récits passionnants , en Bourgogne on surnomme une pie "agace" ou" égaisse",continue c'est génial ,amitiés

jeudi 29 août 2013

Mon usine

La rivière Oise coulait à Guise...elle passait boulevard Péquereau juste devant l'usine à gaz...mon usine...enfin celle de mon père...
J'ai toujours habité...ou joué dans un usine à Gaz... Celle de mon grand père à Charleville... celle de mon père à Villers - Cotterêts et bien sur celle de Guise que mes frères et moi nous étions appropriés.
A villers j'y jouais seul ... gazomètre interdit que j'escaladais en "douce" ...personne ne m'y a jamais pris...la fenêtre de l'abattoir ou j'allais consoler les chevaux ...enfin j'étais seul avec mes jeux et mes rêves...
A Guise mon usine était moins grande...toujours un gazomètre ou il était plus difficile de s'y engager sous peine d'être vu...il fallait vraiment faire preuve de patience pour y accéder sans se faire prendre. Et je n'étais pas seul...la cour de l'usine était mon domaine et j'y surveillais mes jeunes frères...il y a tant d'endroits dangereux dans une usine à gaz...et celle là avait la rivière Oise au fond du jardin ...celui qui, souvenez vous avait eu la peau de mes mains... Il me semble qu'un jour, un de mes frères ou bien même les deux ont touché le mur de l'usine ...et le mur s'est écroulé... si quelqu'un se souvient de cet épisode, qu'il le raconte...
Bien plus tard quand je montais la garde la nuit à l'armée, mon esprit vagabondait et j'imaginais mon usine à gaz...on y était vraiment bien...la nuit à la garde il faut s'accrocher à quelque chose...moi c'était mon usine et mes rêves...
L'usine à gaz de Guise était dans mes rêves ....

kayak guise 2013 n3 (Thomas)

mardi 27 août 2013

Les boulettes

Si je rencontrais, demain, au coin d’une rue, l’adolescent que j’ai été, je voudrais qu’il n’aie pas à rougir de ce que je suis devenu... ( Hélie Denoix de Saint Marc)

J'en ai fait des bêtises dans ma jeunesse guisarde...mais la plus grosse je vais vous la raconter discrètement ...je vous demande simplement de ne pas le répéter...
Je suis en 4° et cette année là, le collège avait décidé de mettre en place une deuxième langue étrangère. Première langue allemand et deuxième anglais. Nous avons donc eu le droit d'apprendre l'anglais avec une jeune professeur si timide que j'avais envie de l'ennuyer...La jeunesse nous rend bête et là je l'étais particulièrement ! Pendant le cours je fabriquais des boulettes de papier que je lui expédiais avec un stylo qui me servait des sarbacane. Je ratais mon objectif à tous les coups...jusqu'au jour ou une boulette mouillée alla se planter sur ses verres de lunettes. Elle n'a rien dit...elle a quitté le cours ..elle est revenue avec deux surveillants qui m'ont invité à quitter la classe...
J'étais renvoyé du collège pour 3 jours... je suis donc revenu à la maison encadré par les deux surveillants. La punition que m'infligea mon père fut à la hauteur de la faute...Nettoyer un jardin en friche qui n'avait pas vu une bêche depuis au moins dix ans !!! J'y ai laissé la peau de mes mains !!! mais je l'avais mérité...
De retour au collège, je me suis complètement désintéressé de l'anglais. Ce qui fut une erreur car bien des années plus tard alors que je servais au centre opérationnel du PC de la division multinationale en Bosnie, l'anglais m'aurait bien rendu service car cette langue y était pratiquée couramment et ma tâche était de traduire en français des comptes rendus rédigés en anglais. Le peu que j'avais appris au collège de la place Lesur m'aida quand même à m'en sortir sans trop de problèmes.
Voila donc ma bêtise de jeunesse... je me suis souvent souvenu de cet épisode de ma vie. Cette histoire m'a appris l'humilité et la tolérance... Une personne qui débute dans un emploi ne doit jamais être ni moquée, ni contrariée dans l'exercice de sa tâche.
"L'adolescent" n'a pas à rougir car ce que j'ai fait à cette époque, jamais je ne l'ai renouvelé.

Rentrée fracassante et victorieuse pour l'Union sportive

Vendredi à 17 heures, une rencontre amicale a eu lieu au stade des Coutures entre les joueurs U13 et la formation du nord de St/Souplet.
Les dirigeants avaient décidé de décomposer la rencontre en 3 périodes de 20 minutes, afin de permettre de travailler les automatismes entre les anciens joueurs, les enfants qui montent d'une catégorie et les nouveaux arrivants. Les deux premières mi-temps ont permis d'essayer plusieurs schémas tactiques afin de jauger les jeunes guisards à différents postes. Le score était de 2 à 0 pour les locaux (2 buts d Alexis Fauchart). Durant la 3e période, le physique des jeunes guisards prenait le dessus sur leur adversaire. Sur quasiment chaque attaque, les rouges concrétisaient leurs offensives par un but, ce qui donna un score final de 8 à 1, une belle performance, après une semaine d'entraînement.
Samedi, les hommes du nouvel entraîneur Thierry Bastin de l'US Guise disputaient leur 5e rencontre amicale contre l'équipe de Fourmies au stade Marcel Prévot, une équipe de jeune nordiste âgée de 17 ans à 20 ans. Ces jeunes ont encaissé 3 buts en 10 minutes grâce au doublé d'Alexandre Delettre et Maxime Sauvage. La première mi-temps s'achevait par un nouveau but de Jérôme Corbizet 4 à 0.
La seconde période fut aussi très favorable aux Guisards et les nouveaux joueurs entrés sur le terrain se distinguèrent très vite. Yannick Brunet et le jeune de Nardia et Scella ont renvoyé l'adversaire au vestiaire sur un score final de 7 à 0 réconfortant ainsi tous les curieux venus voir ce qu'aller donner cette saison pour les supporters.
Samedi 31 août au stade Marcel Prévost les jeunes U13 et U15 affronteront Caudry à partir de 14h30. Les seniors rencontreront contre Aulnoye/Aymeries vers 18 heures.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/rentree-fracassante-et-victorieuse-pour-lunion-sportive

dimanche 25 août 2013

Nous devenons ce que nous sommes...

Je reviens en arrière .......
Mon arrivée à Guise correspondait avec mon entrée en sixième...nouvelle classe, nouveaux copains et nouvel environnement.
Notre sixième se trouvait dans un préfabriqué...et j'étais tout étonné de voir que les professeurs se déplacer de classe en classe pour enseigner...pour ma part je buvais les paroles de la professeur d'allemand madame Bayard...elle était bien jolie...
Dans ce collège de la place Lesur j'ai tout de suite pris la mesure de mes capacités à être chef de bande. Et, ils allaient voir ce qu'ils allaient voir!!! Je travaillais bien et les autres me suivaient...Nous avons donc projeté d'attaquer les cinquièmes...
Aux récréations nous courrions autour des élèves de cinquième avec des cris d'indiens sioux...ce qui  agaçait nos ennemis au plus au point ! J'étais fier de ma bande.
Un soir alors que je rentrais chez moi après les cours...deux élèves de cinquième m'attendaient à proximité de chez moi boulevard Pequereau. Je les ai accosté pensant qu'ils désiraient me parler... me parler oui mais avec leur poings !!!
J'étais dur aux coups mais ceux là m'ont fait particulièrement mal...une voiture entrant dans le boulevard a fait fuir mes agresseurs. Je suis rentré chez moi le visage tuméfié.
Ce fut un mal pour un bien car plus jamais je ne me suis battu sauf pour la bonne cause. J'étais bagarreur, ces deux là m'ont soigné.
Un jour bien plus tard, lors de mon stage de moniteur commando à Mont Louis, j'ai dû me battre lors d'une épreuve de boxe... et là je vous prie de croire que  mes adversaires ont payé pour ceux  qui m'avaient corrigé à Guise.
Je n'en ai pas voulu à ces gars là...la preuve, quelques années plus tard je jouais au football avec eux (ils sont sur la photo)
Il faut que jeunesse se passe et les expériences que nous vivons dans notre vie nous aident à devenir ce que nous sommes aujourd'hui...Nous devenons ce que nous sommes....
hebergeur image
 
Je suis debout à l'extrême gauche...les deux autres sont dans l'équipe...

samedi 24 août 2013

Jeune premier de l'USG

Mes souvenirs guisards sont toujours dans le désordre ........
C'est la rentrée en troisième…Je vais retrouver la place Lesur...les vacances en Corse m'ont fait connaître une très belle île peuplée d'habitants fiers et attachants. Et eux, savaient bien jouer au football, pied nus sur la terre …J'en a encore mal aux pieds pour eux…

Avant la rentée, un de mes camarades m'a proposé une partie de pêche dans la rivière qui traversait la ville. Je suis allé acheter des asticots comme appâts et nous avons pêché…je n'ai rien attrapé…je n'aime pas la pêche, j'ai rangé mes asticots sous mon lit et je n'y ai plus pensé. …quelques jours plus tard, quelqu'un de la maison a ouvert la boite sous mon lit et la pièce a été envahie par les mouches!!! je n'aime vraiment pas la pêche!

Je suis passé junior au football. Un dirigeant m'a appelé à l'entraînement et m'a dit que je serait convoqué avec l'équipe première…celle des seniors, celle qui joue en promotion d'honneur…ils investissent sur moi me dit il…je joue bien et je vais m'aguerrir au contact des adultes…

En effet, je suis convoqué le dimanche suivant pour aller jouer à Pont Sainte Maxence dans l'Oise. L'équipe de Guise a changé de gardien…Remolu a trouvé un club plus à la mesure de son talent. Le match est équilibré, j'ai du mal a déborder mon arrière qui est un homme expérimenté…mes feintes de corps marchaient avec un garçon de mon âge mais “on apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces”…Cette fois c'est l'avant centre qui déborde sur l'aile, il centre, je saute et m'élève plus haut que l'arrière, la balle tombe sur ma tête et le ballon va dans le but…mon premier but chez les adultes, je n'ai que 16 ans!!!…tout le monde se couche sur moi…on a perdu quand même car notre gardien a laissé passer deux ballons très simples à arrêter…dont un entre les jambes...j'ai fini le match avec des crampes... ça ne m'étais jamais arrivé!!!

Quand je pense aux corses qui jouaient pieds nus sur les cailloux !!!!

vendredi 23 août 2013

La rue Camille Desmoulins

Mes souvenirs guisards me mènent aujourd'hui dans si belle rue ...la rue Camille Desmoulins...on y trouvait tous les commerces et elle était très animée surtout les samedis !
Je ne me souviens pas de tout mais je vais vous y entrainer et nous allons nous y promener...
Quand on parle cette rue, on pense tout de suite à la pâtisserie  Buridant ... vous vous souvenez...quels délices nous allions y chercher !!! La mère de Géraldine et de Philippe y travaillait.
Je vous donne les commerces dans le désordre...Aubertin les cycles... qui s'en souvient? Baudry l'électoménager ... Cornu le bijoutier... et ce magasin de sport qui distribuait les maillots et les chaussures aux joueurs de l'USG ... celui là j'y allais souvent !!!
J'en vient à l'épicier...il devait s'appeler Bardon si ma mémoire ne me fait pas défaut...aidez moi si je me trompe;
Cet épicier a ouvert son mini marché alors que j'étais tout jeune et le jour de l'ouverture il distribuait un poisson rouge à chaque visiteur...Ce jour là il était joyeux...puis le temps a passé et je l'ai trouvé triste ...je  l'aimais bien et je me souviens encore de son visage... qu'est-il devenu ? dites moi...
Je me souviens aussi du marchand de journaux en haut de la rue... c'est là que j'ai appris la mort d'Edith Piaf ... c'est pour ça que je m'en souviens...Et puis cette boutique de lingerie ou Gisèle était vendeuse...il parait que Gisèle est grand mère maintenant...que le temps passe...
Sans oublier la boutique de bonbons ou j'allais acheter des sucre d'orge et des carambars pour les points de l'abbé....Elle avait un nom cette boutique...rappelez vous ....
La rue Camille Desmoulins, un patrimoine historique de cette belle ville de Guise...pour moi la plus belle rue commerçante de l'Aisne à l'époque !!!

jeudi 22 août 2013

Etre grand

Mes souvenirs guisards reviennent doucement me bercer....
 J'ai voulu être grand avant d'être grand....j'ai quitté le lycée d'Hirson et je me suis fait embaucher à la Société Générale de Guise...
La banque !!! un rêve pour moi...j'allais vivre et ne plus courir après les heures de géo, d'histoire ou de sciences....j'allais avoir des responsabilités...je les ai eues !!!
Trop jeune à 17 ans pour tenir seul le portefeuille de la banque...le soir vers 17h00, je voyais arriver avec effroi la comptable de l'usine Godin. Elle me portait "des tas" d'effets à escompter avant la fermeture. Mon portefeuille était à refaire et mes collègues me regardaient craintivement car ils savaient qu'ils quitteraient la banque tard le soir...personne ne part si le portefeuille n'est pas juste !!!
A 17 ans, oui,  c'est trop jeune...mais j'ai voulu être grand avant d'être grand...
J'étais le dernier arrivé et le plus jeune de la banque... je devais donc ouvrir les portes le matin et les fermer le soir. Je devais aussi sortir sur le trottoir les poubelles de l'épouse du directeur de l'agence. Aujourd'hui personne n'accepterais cette "corvée "!
Parfois j'ai regretté mon choix ..mais j'avais de très bons collègues... comme Daniel de Monceau le Neuf... un jeune comme moi... avec un bagage scolaire bien plus étoffé que le mien... (j'ai eu l'honneur d'être sous les ordres de son frère à l'armée et je correspond toujours avec le colonel frère de Daniel) Daniel vient de me souhaiter mon anniversaire ... 46 ans après nous avons des souvenirs... il a terminé chef d'agence à la Banque...
Il y avait aussi Christiane la mécanographe... qui comme les autres attendaient la fin de mon portefeuille ...combien de fois elle est partie plus tard à cause de moi alors que son mari l'attendait dehors!!! Quand nous sortions il me lançait des regards noirs...aujourd'hui Christiane n'est plus et j'ai une pensée pour ses enfants... qu'ils sachent que j'aimais beaucoup leur mère.
Enfin, les responsabilités étaient trop lourdes pour un jeune de 17 ans et je n'étais pas assez grand. Je suis donc reparti chez les petits...l'armée m'a accueilli et avant d'être devenu grand il m'a fallu faire mes preuves ... à l'armée on ne brûle pas les étapes...
Pendant toutes mes années militaires j'ai été guidé par le souvenir de la banque et de mes professeurs du collège de la place Lesur ... Et, un jour je suis enfin devenu grand... je peux vous dire que ça ne fait rien d'être grand ...non ça ne fait rien...

mercredi 21 août 2013

Mes amis...

Mes souvenirs se portent sur les amis qui ont accompagné mon adolescence à Guise...Pas de nostalgie mais des souvenirs émus.
Que sont ils devenus... j'ai évoqué dernièrement Géraldine... mais je me dois de vous citer tous mes amis de l'époque...
Je les nommerais dans le désordre...en commençant par les demoiselles...
Marie avec qui j'avais beaucoup d'affinités...son rire résonne encore dans mes oreilles... Sylvie avec qui j'ai dansé "Tombe la neige" c'était chez elle à la bijouterie...Lydie ma voisine qui m'a souvent écrit quand j'étais à Belfort...Anne Marie la petite fiancée de mes 12 ans...Cécile qui m'a refusé un baiser au jardin du haut...Roselyne qui, elle aussi, m'écrivait à Belfort...Françoise qui me faisait mes maths quand je lui faisais ses rédactions...Gisèle que j'embrassais derrière le square du jeu de paume....
Mes amis du football se souviennent ils de moi ? dites le moi en commentaires... je vous attends les gars de l'USG !!!
Philippe le frère de Géraldine... nous avons joué au football ensemble... un sacré bon footballeur. Philippe a travaillé avec mon père à l'EDF.
Et il y a deux piliers ... Charles qui portait ses pantalons à pattes d'éléphant... qu'il avait cousu lui même pour être dans le vent...malheureusement ce n'était pas encore la mode à Guise! Charles qui est parti très jeune en voyage en Allemagne en moto ... un futur globe trotter !!!
Et Christian le photographe... un grand camarade lui aussi. Nous en avons traversé des difficultés ensemble ...des difficultés scolaires principalement !
D'autres sont encore dans ma mémoire...je ne les oublie pas car ils ont une grande place dans mon cœur...

mardi 20 août 2013

L'abbé Couterie

Il fumait des gauloises...il en fumait même beaucoup !
Il collectionnait ses paquets de cigarettes pour on ne sait quel usage
Il y en avait plein la table dans sa chambre! C'était bleu !
Il collectionnait les points à découper sur les carambars (pour avoir des ballons de football)
Il nous faisait voyager avec ses histoires au patronage ou au catéchisme des persévérants...
Ses films d'images sur Tintin et autres personnages égayaient nos jeudis....
Il jouait à la belotte comme un vrai pro... quel joueur !!!
Je jouais avec lui  chez Pierre et sa mère. On gagnait souvent !
Il nous faisait chanter à la chorale de l'église... les répétitions s'enchainaient à un rythme soutenu. Quelle belle chorale nous avions Monsieur l'abbé!
Nous étions ses enfants et nos temps libres se passaient avec lui. C'était un guide...un père... un ami...un conseiller ...un confident...
Je pense à vous avec émotion Monsieur l'abbé...aujourd'hui, vous n'êtes plus de ce monde mais je sais que vous nous regardez de là haut avec bienveillance...
C'était bien votre patronage!!! On s'en souvient tous et je sais qu'en me lisant mes amis seront émus...
Merci à vous de m'avoir guidé dans ma jeunesse...

Le foot prépare sa rentrée

Une foule généreuse est venue au stade Marcel Prévôt vendredi dernier pour assister au match de Guise face à Vervins. Pour le coach, Thierry Bastin, c'est le deuxième match de préparation après trois semaines de physique et d'exercices . Avec un nouveau staff et une direction ambitieuse, le club de Guise veut partir sur de nouvelles bases pour la saison qui va débuter le 8 septembre prochain.Guise va affronter le RC Amiens.
La première mi-temps du match fut faible en occasion de but. Les défenses prenaient le pas sur les attaques des deux formations.
Le jeune Jordan Licette âgé de 16 ans représente une belle promesse pour l'équipe Guisarde. Après les premières 45 minutes de match, les locaux ont pu placer des attaques grâce au duo Dermont-Brunet, mais le portier Vervinois vigilant repoussait toute tentative. Cette partie se termina par un match nul 0-0. Prochain match à domicile : Guise/Fourmies samedi 24 août à 15h30.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/le-foot-prepare-sa-rentree

lundi 19 août 2013

Géraldine de Guise

Je revois mes années guisardes dans le désordre...
Si je vous dis que je suis timide ... vous me croyez ?
Si, je suis un grand timide...je l'étais surtout avec les filles....Celle qui m'a toujours intimidé fut Géraldine. Encore aujourd'hui, quand je pense à elle je suis intimidé d'avoir une pensée pour elle.
Géraldine était grande et très jolie... je ne sais pas si elle le savait mais elle était naturelle et simple...
Géraldine si tu me lis souviens toi que je t'aimais bien comme une très bonne copine... mais tu m'intimidais. En classe au collège j'admirais tes résultats ... Sur la place Lesur je te suivais des yeux quand tu t'éloignais à grands pas...
Je pense souvent à toi Géraldine ...avec affection.
Aujourd'hui j'espère que tu es heureuse... je sais que tu es enseignante ...un bonheur pour tes élèves !
Je ne t'ai jamais revue... Géraldine de Guise....

Reportage FR3 chantier 2013


dimanche 18 août 2013

Le gardien de buts


Guise possédait de nombreux club de sport collectif... du football au handball en passant par le basket, chacun pouvait se distinguer dans une de ces disciplines.

Je jouais au football mais les handballeurs me demandaient parfois de venir jouer avec eux lors des matchs amicaux.

Au handball, j'étais gardien !

Petit, j'étais souple comme un singe et je me défendais bien dans les cages de hand.

Un samedi j'ai été appelé pour jouer contre le lycée d'Hirson.... mon lycée!

Voir mon prof de sport un samedi ça m'a fait plaisir. Je me suis défoncé et j'ai contribué à la victoire de Guise contre mon lycée Joliot Curie.

A la fin du match, le professeur du Lycée est venu me féliciter pour notre victoire.

« vous êtes un sacré bon gardien » me dit il....

Ce fut un malheur pour moi car le mercredi suivant je jouais, avec le lycée cette fois, au foootbal contre l'équipe de Cambrai.....

Dans les vestiaires, le professeur de sport est venu me voir. « nous n'avons pas de goal et vu votre prestation de samedi, vous aller occuper ce poste » malgré mes observations (ne pas confondre hand et foot pour les buts) il me laissa à ce poste. Guise me rendait un mauvais service !

Je n'ai jamais été autant humilié que dans ce match contre Cambrai...j'ai pris 13 but... petit, c'était bien dans les buts de hand, mais de foot ça ne marche pas !!!

On ne m'y a jamais repris et j'ai aussi évité de rejouer au handball avec Guise... chacun son sport...moi c'est le foot et ça restera le foot !!! avec l'USG bien sur !!!

Memoire du siecle St Quentin, Guise 02

vendredi 16 août 2013

Le petit jardin du haut

Il est des lieux dont on se souviendra toute notre vie...Ce lieux se trouve dans le pays de Monsieur Godin....
C'est un petit jardin, en haut de la rue qui mène à l'usine. On y entre par une petite porte en fer forgée. C'est l'endroit secret des amoureux de la nature…des amoureux tout court.

Combien de couples se sont créés ici? C'est un jardin d'agrément ou chaque banc a une histoire. C'est là que j'ai donné mon premier baiser et c'est certainement là que les amoureux de ce lieux l'on fait aussi.

Le soir, à la nuit tombée, nuit étoilée, dans la pénombre de la hutte en bois au toit de chaume ou du kiosque à musique qui a gardé tout son charme…de 1860…

Les allées montent, le chemin est accidenté….Les amoureux s'aiment et se cachent ici. Retiens ta nuit comme j'ai retenu la mienne et viens me rejoindre en toute amitié au jardin du haut. Toi tu sais ou il se trouve….ce jardin du haut…je t'y attends…

Marchons doucement, côte à côte, au milieu des fleurs, des couleurs et des senteurs. Parlons nous simplement…et asseyons nous sur ce banc…et parlons…Je t'en supplie…retiens ta nuit….

Sus aux déchets !

Voilà une initiative qui ne fait pas de mal aux espaces verts. La semaine dernière, emmenés par Emmanuel Maret, 11 enfants de 10 à 16 ans ont fait la chasse aux déchets abandonnés à proximité de McDonald's. Dans une ambiance ludique rappelant la chasse aux œufs de Pâques, les jeunes étaient ravis.
Pour François-Xavier Favaudon, directeur de la communauté de communes (CCRG) qui organisait l'opération, il s'agissait de « les sensibiliser au tri sélectif, avec des sacs noirs pour les déchets non-recyclables, des jaunes pour le recyclable et une benne spéciale pour le verre. »
Cette opération avait lieu à la demande des jeunes volontaires et devrait prochainement être reconduite avec tous ceux qui n'ont pas pu participer cette fois-ci.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/sus-aux-dechets

jeudi 15 août 2013

Au château, des vacances… à la pelle

Ils ont entre 13 et 20 ans, viennent de toute la France et même d’ailleurs. Avec une passion commune qui les anime pendant 2, 3 voire 4 semaines : restaurer le château à la force des bras. Tous rêvent déjà de revenir l’année prochaine.

C'est une histoire d'amitié et de passion partagée. Une histoire vieille de 60 ans. Depuis le premier camp « chantier patrimoine » en 1952 et la création du Club du Vieux-Manoir en 1953, pas moins de 55 000 jeunes ont apporté leur contribution aux travaux du château fort de Guise.
« C'est comme des colonies de vacances, image le directeur du site Nicolas Menneray, mais au lieu de faire de la planche à voile, on fait de l'archéologie et de la taille de pierre. »
En ce moment, l'essentiel du travail consiste à débroussailler, poser des pavés et faire de la maçonnerie. Les jeunes passionnés s'occupent aussi de guider les visiteurs. C'est le cas de Nathan, un Amiénois de 13 ans arrivé il y a deux semaines, et reparti samedi.
Après seulement quelques jours sur place, il était devenu le plus jeune guide du château. De quoi déconcerter les visiteurs auprès desquels, assure un encadrant, « Nathan parvient très bien à se faire respecter. »
« Les visiteurs sont très différents, remarque l'adolescent. Certains posent plus de questions que d'autres, quand je n'ai pas la réponse, je me renseigne. Ils sont souvent étonnés par mon âge, être emmené par un enfant peut être déconcertant je me mets à leur place. »
Mais c'est aussi une façon de faire la promotion des chantiers. « Lorsque je guide des couples avec un ado, ils repartent souvent avec le dépliant sur les chantiers » souligne le garçon.

Un profond lien d'amitié
Plus loin, un autre groupe s'attelle à couper des arbres. Une tâche éprouvante que compense une vue imprenable sur la ville.
Certains viennent chaque année depuis 4 ans. Pour d'autres, c'est le premier chantier. Mais tous prévoient de revenir. « Bien sûr, c'est plus fatiguant que de partir en colo, sourit Benjamin, de la Sarthe, qui est là depuis 2 semaines et s'est laissé convaincre par sa grande sœur. Mais c'est beaucoup mieux, ici on apprend à se connaître, on se rend utile. Je suis un peu déçu de devoir partir. »
« C'est surtout que je vais te manquer », s'exclame Zoé, 17 ans, pour qui c'est le 2e chantier. Pour la Dunkerquoise, qui prépare le Bafa (diplôme des animateurs), il s'agit surtout d'apprendre à encadrer, gérer l'intendance et les règles de sécurité d'un chantier.
Si chacun y trouve son compte, le point commun reste le lien amical qui lie tous les bénévoles.
« On fait des rencontres super. En revenant, on retrouve parfois les mêmes, et on se fait de nouveaux contacts. Surtout, on peut suivre la progression des chantiers », appuie Maël qui revient depuis 4 ans.
 

 
Une occasion rêvée d’apprendre le français
Louiza et Julia sont Hollandaises. Après avoir pris connaissance des chantiers du Club du Vieux-Manoir par le biais de leur père qui est parti à Briançon dans sa jeunesse, elles ont fait la route depuis Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, et viennent de passer deux semaines au château.
Dans un anglais impeccable, les deux sœurs, âgées respectivement de 15 et 13 ans, affirment s’être « beaucoup amusées. Surtout avec ma sœur qui vient pour la première fois, sourit Louiza pour qui c’est le 2e chantier. Ici, on rencontre plein de nouveaux amis et on améliore notre français. »
Un travail qui se fait surtout en écoutant les autres parler. En effet, par commodité « les autres jeunes leur parlent surtout en anglais », note Nicolas Menneray.
Après tout, cela permet aussi aux autres de pratiquer la langue de Shakespeare et ne pose aucun problème aux deux sœurs qui, déjà bilingues (néerlandais et polonais), ont des facilités avec les langues étrangères.
Reste que les deux adolescentes s’apprêtent à repartir avec de très bons souvenirs et assurent vouloir revenir. « C’est pratique et rassurant, poursuit l’aînée, car ici, on connaît du monde et l’endroit nous est désormais familier. »
La grande inconnue reste de savoir si elles reviendront à deux seulement, ou avec des amies. « Cela demande réflexion, soupire Julia, la plus jeune. En fait, quand on parle des chantiers, nos amis trouvent bizarre que l’on veuille travailler alors que c’est les vacances. »

 
 
Apprendre pour enseigner à son tour
D’un côté, Hugo, 13 ans, est un collégien en vacances qui vient de Perpignan. Arrivé le 27 juillet, Il est reparti ce week-end.
De l’autre, Jérôme, 28 ans, vient de finir sa thèse en archéologie. Lillois d’origine, il a 12 années de chantiers derrière lui et maîtrise parfaitement la maçonnerie. Il œuvre en qualité d’encadrant et de formateur technique.
La semaine dernière, tous deux travaillaient de concert à la rénovation d’un mur en pierre et en briques anciennes.
« J’ai fait du débroussaillage, posé des pavés, mais c’est la maçonnerie qui me plaît le plus », explique le jeune garçon qui prévoit déjà de revenir avec son frère dans un an.
« Hugo est bon en maçonnerie, se réjouit l’animateur, il y a une sacrée différence entre son arrivée et maintenant. En terme de rapidité, c’est du simple au double, et je n’ai pas besoin de repasser derrière lui. »
Pourtant, le travail n’est pas simple. Les volontaires ne travaillent qu’avec des briques de récupération, trouvées in situ. Il faut bien choisir sa brique, la nettoyer sans la briser, et la poser correctement.
« Former les jeunes comme j’ai été formé moi-même »
Cela s’apprend, et c’est le rôle de Jérôme qui a lui-même appris sur un chantier. « j’ai commencé à 16 ans à Guise, puis j’ai passé le Bafa et le Bafd. Je suis ainsi devenu animateur, puis directeur de chantiers au Club. J’ai dû arrêter de diriger pour me consacrer à la thèse et là, je suis de retour. » poursuit celui qui veut « former les jeunes comme j’ai été formé moi-même. »
« Sur 60 ans, les premiers ont appris avec des maçons professionnels, et depuis, chacun enseigne à tous ceux qui veulent apprendre. Plus on pratique, mieux on y arrive. »
Ainsi, Jérôme, Hugo et d’autres jeunes ont, en quelques jours, bâti plus d’un mètre de mur, redonnant à cette partie du château son caractère d’antan. Vendredi après-midi, ils terminaient la rénovation d’une cheminée d’aération « pour quelque chose qui se trouve en dessous, mais on ne sait pas quoi »
En effet, de nombreuses salles sont encore remplies de terre. Impossible de savoir à quoi servait celle au-dessus de laquelle travaillent les apprentis maçons.
Un mystère parmi tant d’autres qui, finalement, fait le charme du château, et le succès de ses chantiers.

http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/au-chateau-des-vacances-a-la-pelle

mercredi 14 août 2013

La place et son kiosque à musique

Au centre, un kiosque à musique, c'est tout ce que je retiens. Je sais qu'elle est immense, elle me semble immense. Quand on est jeune, tout est grand, et en y revenant quelques années plus tard, on s'aperçoit qu'elle a la dimension d'une place normale. La place Lesur était ma place...

Au fond de la place, c'est le collège…immense aussi, tout en longueur, et l'école des filles à droite. Mais cette place, c'est quand même le Kiosque à musique. Il m'a toujours fasciné, j'y jouait autour, j'y jouais dessus, mon frère y a joué en vrai, il faisait de la musique.

A gauche et à droite ce qui aurait dû être mes châteaux. Mes châteaux se sont certainement envolés avec ma jeunesse, cette jeunesse orgueilleuse quand tout est permis, tout nous est permis. A droite, la salle des fêtes ou le samedi soir, des bals étaient organisés. Des espèces de “thé dansant ” en soirée avec une ambiance bon enfant qu'on a du mal à retrouver de nos jours. La salle n'a jamais été mon château…je ne savais pas danser.

A gauche la salle des sports, j'y ai joué des matchs de handball au cours desquels je me suis posé la question de savoir si je ne devais pas laisser le football… Et il y avait aussi des matchs de gala. Du basket avec ses américains qui jonglaient avec la balle. Et il y avait un rire qui résonne encore dans mes oreilles tellement il m'avait frappé, un rire qui m'appelait…et qui m'appelle encore aujourd'hui…

Des baisers non volés sur la place ...intenses...

Aujourd'hui, la place n'a plus son Kiosque, pourquoi les élus s'amusent ils a démonter nos souvenirs d'enfance. Hier la sortie du collège remuait notre coeur de bonheur, et sans le kiosque, je plains ces enfants qui ne connaissent pas ce que j'ai connu…une place et son kiosque à musique…et le rire qui m'appelle…


Et le souvenir de ces baisers...
Les enfants d'aujourd'hui n'ont plus le kiosque ..peut être pas le rire...mais je leur souhaite d'avoir des baisers...

Adieu tango

Il n'y a pas que la banque dans la vie!!! Les samedi et dimanche soir sont l'occasion de sorties entre amis…Mes amis sont Pierre qui travaille au Crédit du Nord pas très loin de la Société Générale et Marinette qui travaille également mais je ne m'en suis jamais soucié…notre bonheur à trois nous le trouvons dans les bals de village et les séances de nuit d'un cinéma de Saint Quentin où l'on passe des Drakula chaque semaine…ou dans des activités comme la kermesse des vieux au square du jeu de paume.

Pierre a une 4L et nous chantons à tue tête durant tous les voyages…bon entraînement pour la chorales dont mes deux amis font partie…Parfois une jeune fille s'invite à notre trio…jamais la même…aurait on envie de me placer???…Jamais je n'ai eu d'aventure avec ces jeunes filles…mon amitié pour Marinette me suffisait…lors des bals comme au Familistère elle se partageait entre Pierre et moi…chacun sa danse…elle m'apprenait le tango…1…1.2.3.1…1.2.3.combien de fois ais je répété ces 123 dans ma tête!!!puis un jour….

Pierre et Marinette sont venus chez moi…ils ont annoncé leur prochain mariage….tout s'effondre autour de moi…je n'étais pas amoureux de Marinette mais je ne pouvais concevoir que Pierre le soit et qu'elle fusse amoureuse de lui…pour moi c'est une belle amitié qui prenait fin…entre Marinette et moi…

Ce n'est pas par vengeance que je suis “sorti” avec sa soeur..une coïncidence…ce qui m'a valu une remontrance de Marinette…sa soeur n'était pas pour moi…je me suis donc éloigné de sa soeur…et du couple…les laissant entre eux…adieu le tango que ne n'ai plus jamais dansé…1…1.2.3.1…1.2.3.

mardi 13 août 2013

Mélodie, un exemple de courage et de volonté

Jadis en difficulté, une élève a décidé de prendre en main son destin. Avec l’aide de ses parents et de son professeur, elle a quitté la Segpa et décroché son brevet.
C'est l'histoire d'une réussite pas banale. Un parcours jalonné d'efforts et de larmes, mais couronné de fierté.
Après quatre années de collège en section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), Mélodie Duprès a fait le pari d'une troisième générale et vient de décrocher son diplôme national du brevet (DNB). Un revirement courageux qui ne s'est pas fait sans mal.
A l'école primaire, peu studieuse, l'écolière de Fesmy-le-Sart accumule les difficultés scolaires. Elle redouble son année de CE2 et, arrivée en CM2, on l'oriente vers une Segpa.
Méconnue, cette filière adaptée fait peur. Cette orientation est d'abord vécue comme un couperet qui tombe pour la jeune fille.
Mais en arrivant au collège Camille Desmoulins de Guise, elle découvre une ambiance cordiale qui la met en confiance et, pendant quatre années, ses résultats sont excellents.
« Elle tournait toujours entre 15 et 17 de moyenne », sourit sa maman, Christine.
Le problème est venu des débouchés après le collège.
« En général, on propose un CAP après la 3e Segpa, explique Bruno Merda, enseignant dans cette filière à Guise. Mais rien ne plaisait à Mélodie dans les filières professionnelles. Un bac pro est bien possible, mais à condition de faire un CAP avant, il faut donc 4 ou 5 ans pour y parvenir. »

2 ans de retard à rattraper
Devant cette impasse, la jeune fille qui rêve d'un bac pro commerce, poussée par son frère qui passe, lui, son bac S, décide de réintégrer une filière généraliste.
Avec l'appui de M. Merda, elle obtient du rectorat l'autorisation de doubler sa 3e pour passer le brevet. Carte scolaire oblige, elle migre alors vers le collège du Nouvion-en-Thiérache où elle se confronte à de nouvelles difficultés.
« D'abord, j'ai eu des cours, comme l'Allemand, que je n'avais jamais eus, et concernant l'Anglais par exemple, j'avais 2 ans de retard sur les autres élèves, se souvient l'adolescente. En plus, j'avais 16 ans et mes camarades de classe en avaient 13. »
Difficile donc de se faire des relations. Sans compter le regard des autres élèves. « Quand on vient de Segpa, on se sent moins que rien, soupire Mélodie. »
Mais à force de cours par correspondance, et de volonté, elle parvient tout de même à maintenir une moyenne honorable.
Pendant ce temps, son ancien prof se tient informé par courriel, ses parents la soutiennent de leur mieux, et elle, se bat de toutes ses forces.
« Pour réussir, il faut avoir un sérieux soutien des parents, ce n'est pas donné à tout le monde », appuie Bruno Merda.
De son côté, Christine Duprès salue l'investissement d'« un prof comme il en existe peu ».
Reste que la jeune fille, qui aura 17 ans cet été, peut enfin souffler. Titulaire du Certificat de formation générale, obtenu l'année dernière, et du DNB décroché cette année, elle va pouvoir dés l'année prochaine s'inscrire en bac pro commerce, et dans la foulée, préparer un BTS.
Son objectif à terme ? Devenir gérante d'un « grand magasin de vêtements ».
Mais au delà de la réussite personnelle, il y a la victoire sur un système parfois trop rigide. En témoigne le parcours du combattant qui a permis à l'élève de revenir dans un cursus général.
« L'éducation nationale n'aime pas forcément que l'on sorte des sentiers battus » regrette la mère de Mélodie.
Du coup, ce cas d'école crée un précédent, qui « inspire déjà d'autres élèves de Segpa », témoigne Bruno Merda.
Et si tous n'ont pas le soutien nécessaire pour réussir un tel challenge, l'histoire de Mélodie pourrait bien redorer le blason d'une filière qui a fait ses preuves, mais souffre encore d'un cruel manque de considération.
 

LA SEGPA EN QUELQUES POINTS
La section Segpa représente environ 20 % des élèves du collège Desmoulins de Guise.
Les enseignants sont des professeurs des écoles formés spécialement pour cette filière. Des profs de collège interviennent également, pour les langues notamment.
La plupart des élèves de Segpa sont orientés vers des CAP ou des CFA (apprentissage)
1500 collèges publics proposent une Segpa pour un peu plus de 90 000 élèves.
Les élèves intégrant une Segpa doivent avoir doublé une année en primaire.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/societe/melodie-un-exemple-de-courage-et-de-volonte

lundi 12 août 2013

Les héros de Guise

Je reviens sur mes années de collège.... tout n'a pas encore été exploré... comme notre belle ville de Guise!!!

Toute la petite famille qui joue dans une minuscule cour…les petits n'ont certainement pas encore le droit de sortir dans la grande cour de l'usine à gaz car parfois de gros camions y entrent…

C'est vrai, la grande cour était réglementée… mais moi, je passais souvent outre pour aller dans des zones interdites que j'explorais. Je racontais ensuite mes découvertes merveilleuses à ma soeur et à mes petits frères. Le gazomètre interdit n'avait plus de secret pour moi...

Comme tout garçon  j'avais des héros. Ils venaient des bandes dessinées et de la télévision. Qu'ils étaient fort les Kit Carson, Bleck le roc et même Tintin. Mais mon préféré restait Zorro, “un cavalier qui surgit de la nuit”. Mais quand le générique de fin lançait “zorro…zorro…zorro…” c'était également pour moi la fin de la télé de l'après midi. Commençait alors la terrible épreuve des leçons et des devoirs…Mon dieu que je détestais ces moments!!! Zorro ne m'a jamais aidé et pourtant…qu'il était fort!!!

Mes frères avaient, eux aussi, leur héros. C'était moi, Francis, qui ressemblait à Steeve Mc Queen, Joss Randall dans “Au nom de la loi” Ils en parlent encore parfois en se souvenant de ces années bonheur, quand toute la famille était encore réunie…ils se souviennent également que je jouais avec eux, les gamins, comme je les appelais, au football dans la grande cour…ils étaient sous ma surveillance….


Ces années guisardes sont encore bien inscrites dans ma mémoire...

dimanche 11 août 2013

Guise sauvé du Gaz

Le tapis volant est encore mais plus pour longtemps au dessus des souvenirs de Francis…il s'est installé dans la vie sociale de la ville…les commerçants le salue dans la rue..c'est un beau jeune homme que ses parents vont laisser dans la grande maison pendant les vacances…

Je suis entré à la banque en Janvier, je n'ai pas encore le droit aux vacances…en août mes parents doivent partir en camp EDF et tout a été prévu pour que leur absence soit le moins pénible pour moi…merci papa, merci maman…Il a té décidé que je déjeunerais le midi au restaurant à côté de la poste…là ou nous logions pendant les inondations.La patronne me connaît et je serais bien soigné…Pour le soir je me débrouillerais seul…j'ai bientôt 18ans…

Ils sont parti et la solitude ne ma pèse pas trop…je suis absorbé par mon emploi…un jour j'ai accompagné Monsieur Leriche(pour un employé de banque ça ne s'invente pas…) à Saint Quentin pour un transport de fonds…Quand je vois aujourd'hui les mesures de sécurité pour ce genre de transfert…et nous avec notre 2 chevaux camionnette pleine de sacs de billets!!!! sur les routes!!!ne jamais s'arrêter avait dit le directeur…simplement…je ne me suis pas rendu compte du danger…les bandits n'attaquaient pas les petites agences à l'époque…

Un samedi soir, je suis allé au cinéma..pour rentrer chez moi après la séance, je dois passer dans l'usine à gaz de la ville. Une forte odeur inhabituelle de gaz flotte dans l'air…Je suis habitué à voir mon père gazier de formation renifler et je me dis que ce n'est pas normal…je cours chez moi et téléphone à l'astreinte d'EDF-GDF…Il parait que ce soir là j'ai sauvé la ville de la destruction…une énorme fuite de gaz aux branchements des réserves de la ville fuyait abondamment et une étincelle …plus de Francis et plus de quartier…plus de Guise !!!

Je me souviens de cet épisode aujourd'hui…mais il me manque le titre du film que j'étais allé voir…Ha oui..!.”Les feux de la rampe (limeligth) “avec Charlie Chaplin…j'ai toujours aimé faire le charlot!

Un bilan exceptionnel pour les 8es Ducales

Les Ducales sont un événement majeur pour la notoriété de la ville. Avec près de 5 000 visiteurs, les retombées sont notables.
 Une année record. A l'image du soleil, la 8e édition des Ducales a rayonné sur Guise ce week-end, et ses retombées sont remarquables.
Les Ducales, c'est d'abord le château bien sûr, où se déroulent la plupart des manifestations médiévales pendant les deux jours.
Cette année, le beau temps a attiré pas moins de 2000 visiteurs sur le site, selon son directeur Nicolas Maineray qui se base sur le nombre de billets vendus.
« C'est pareil que l'année dernière, qui était déjà la meilleure que l'on ait faite » se réjouit le responsable. En effet, les années précédentes tournaient autour de 1000 à 1500 personnes selon la météo, ce qui représente cette année une hausse de 30 % en moyenne.
En outre, les 170 repas médiévaux servis au château constituent aussi un record.
Reste que beaucoup de visiteurs ne sont pas montés au château, si l'on en croit l'office de tourisme qui évalue à près de 5 000 le nombre de personnes venues profiter des diverses manifestations de rue.
Des spectacles qui ont « mieux marché que l'année dernière » précise l'office du tourisme qui souligne aussi un bilan mitigé » pour les commerçants. « Certains artisans ont bien travaillé, d'autres moins. Les crêpes et gaufres notamment se sont moins vendues qu'en 2012 en raison de la chaleur. »
Du côté de la restauration en ville, le constat est similaire. Au jardin, un peu excentré par rapport aux festivités, on estime avoir « moins travaillé que l'année dernière, les gens se baladent mais ne viennent pas forcément manger. Pour nous c'était un week-end normal, rien de plus. Mais on est content quand même, c'est une bonne chose pour la ville. »

« Chaque patrimoine soutient l'autre »
En effet, le flux des touristes attirés par les Ducales a bénéficié à un autre site guisard : le Familistère.
Avec quelque 400 visiteurs sur les deux jours, le premier musée de l'Aisne a fait « un beau week-end, le meilleur de l'été. On bénéficie des gens qui viennent de loin et en profitent pour visiter » note Alexandre Vitel, qui remarque une réciprocité entre les deux sites historiques.
« On travaille très bien avec le château, poursuit le responsable, les Ducales apportent une notoriété à Guise, beaucoup de gens se garent au Familistère. La proximité entre les sites joue aussi. Le week-end des Ducales est toujours un gros week-end pour nous. En somme, chaque patrimoine soutient l'autre. »
Une réciprocité confirmée par Nicolas Maineray qui constate lui aussi une affluence accrue au château lors des festivités du 1er mai au Familistère.
Cette interaction rappelle combien les sites touristiques dépendent les uns des autres, et place Guise au cœur d'un cercle vertueux.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/un-bilan-exceptionnel-pour-les-8es-ducales

vendredi 9 août 2013

Le tiercé de pépère

Mon oncle Bernard (un grand frère) me disait toujours que les filles devaient passer après les études...je devais donc l'écouter.... il m'appelait" Albert" alors Albert écouta son Nanard de tonton !

Fini les filles…au travail, je ne vais pas moisir dans cette classe donc je me donne à fond. Je ne suis pas bon en maths mais je me débrouille. Pour les devoirs on s'est arrangé les filles de la classe et moi…je leur fait leur dissertation et elles me font mes devoirs de maths…Quatre filles, donc quatre dissert à rédiger avec le même sujet…il faut changer de style pour chaque fille de sorte que la prof ne s'aperçoive de rien…Le pire c'est qu'à ce petit jeu là, les filles avaient toujours une meilleur note que moi car je rédigeais ma dissertation en dernier..forcément je n'avais plus beaucoup d'idées pour cette cinquième copie…

J'adorais le week end quand mes grands parents maternels venaient à la maison. Le dimanche matin mon grand père et moi faisions le tiercé…Mon grand père était un grand joueur…il jouait à tout…les cartes, le ping pong, les boules et bien sur les chevaux. Ce dimanche là, il me dit “je te paie un jeu simple, donne moi trois numéros”…je donne au hasard 4-8-13…”Non, je veux bien jouer le 4 et le 8 mais pas le 13 c'est de l'argent mis à la fenêtre!” je suis jeune, j'écoute mon grand père et nous changeons la combinaison…

L'après midi je suis au foot, nous jouons contre Lesquielles Saint Germain, un petit village au dessus de Guise. A la mi- temps, comme il n'y a pas de vestiaires, je m'assois sur la pelouse au bord du terrain et nous écoutons la radio…ils donnent les résultats des courses et mon numéro 4 8 13 arrive dans l'ordre…mon grand père nous a fait perdre…Quand je suis rentré à la maison…nous nous sommes regardé d'un air amusé…nous étions complices dans ce coup là..personne n'a jamais rien su…dommage, à cette époque, gagner le tiercé dans l'ordre avec un tocard à l'arrivée… ça payait!!! Mais mon grand père ne jouait pas pour gagner…il jouait pour jouer…c'était sa passion…le jeu…

Ducales : des reconstitutions très réalistes

jeudi 8 août 2013

A l'USG on était les plus forts

Quand on est très jeune, on a l'impression qu'on restera toujours comme ça….Les parents et les grands parents auront toujours le même âge et l'enfant sera toujours enfant…en vieillissant on commence à s'apercevoir qu'un jour on va changer et que tout ce qui vous entoure va changer…alors on se dit profitons d'être enfant…jouons….

Il fallait que je fasse du sport et c'est en me voyant jouer au football avec mes petits frères que mes parents ont pensé à ce sport…J'ai donc été inscrit au football, l'USG m'a accueilli et ce fut une révélation! Ce ne fut pas comme le basket, il y avait assez de monde pour former des équipes. Minime je m'apprêtais donc à jouer mon premier match officiel. Et quel match que je vous raconte…

Dans le boulevard où j'habitais, il y avait deux de mes camarades, deux frères, Rémy et Gérard, dont les parents voulaient qu'ils réussissent dans le football. Ces deux là ont donc été inscrit au grand club de Saint Quentin alors que moi j'étais licencié au club de ma petite ville…Les discussions de gosses sur les deux clubs qui allaient bientôt se rencontrer étaient passionnées. Le match ne s'est pas fait dans la rue car nous avions grandi et les bagarres ne nous intéressaient plus…le match des minimes de Guise contre ceux de Saint Quentin aurait lieu à la régulière à Saint Quentin un dimanche matin….

Il pleuvait des cordes, c'était mon premier match officiel et je jouais dans le grand stade de la grande ville contre mes deux camarades de quartier…il fallait que je les battent pour éviter les jacasseries au retour…Mes chaussures à crampons toutes neuves étaient entourées de terre glaise, lourdes comme des sacs de ciment, mais les intempéries décuplaient mes forces, là ou mes jeunes camarades restaient scotchés au terrain collant, je volais, ballon au pied, sur mon aile droite et j'ai battu mes camarades marquant trois buts…un par pied et un de la tête…Le retour, dans le camion du boucher de notre ville entre deux crocs, nous a paru long, tant nous avions envie de raconter notre exploit…battre les champions ou battre ceux qui se prenaient pour des champions parce qu'ils avaient un grand stade et une équipe senior championne du département.

J'ai revu Rémy plusieurs années après, jamais nous n'avons parlé de ce match qu'il avait chassé de sa mémoire…pas moi…surtout pas!

mercredi 7 août 2013

Portefeuille

Je suis embauché à la Société Générale de Guise Place d'Armes

Mes premiers jours à la banque me plaisent beaucoup…j'apprends le travail que je vais effectuer, avec celui que je devrais remplacer..comme je suis entré le dernier, c'est moi qui ai les petites “corvées” ouvrir et fermer les grilles de l'agence…sortir et rentrer les poubelles de madame l'épouse du directeur …mais ce n'est pas très méchant…

Je suis au service du portefeuille…seul. Tous les chèques qui sont déposé dans la journée passent par moi. Je les tamponne plusieurs timbres, les enregistre, je fait un bordereau pour chaque chèque, document qui sera adressé au client pour qu'il connaisse le solde de son compte…oui, la banque n'envoyait pas un relevé mensuel mais un relevé à chaque opération.

La mécanographe passait les chèques en comptabilité et le soir le portefeuille de la banque devait être juste…ce qui ne m'arrivait pas souvent…je faisais des fautes d'inattention et je devais rechercher mon erreur avant de partir le soir…et le pire …c'est  que personne ne partait tant que mon portefeuille n'était pas juste!!!

je me suis fait de ennemis…les époux des dames obligées d'attendre que je retrouve mes erreurs…

Mes missions étaient multiples… Les dépôts aux CCP…chaque jour vers 16H00 je prenais le cartable de la banque dans lequel la caissière déposait un pistolet…ne pas y toucher…et me donnait les excédents de trésorerie que je devais aller verser à la poste. Il y avait chaque jours plusieurs millions de centimes en billet de 100 principalement. Je contrôlais et partais insouciant vers la poste à pied avec ma serviette pleine de billets de banque.

Pourquoi prendre un pistolet chargé si on n'a pas le droit d'y toucher? …pour l'assurance…fallait y penser…
La suite....Le boulanger de Marly Gomont



Le tapis volant est toujours au dessus de la banque…Francis commence à prendre le rythme et à assurer son travail…il y a moins en moins d'erreurs le soir et parfois même, pas du tout…le personnel quitte à l'heure…

J'y arrive et j'arrive aussi à faire plus que mon travail. J'ai pris “les risques”C'est ce qu'on appelle aujourd'hui le suivi des découverts…chaque client à un “risque” à ne pas dépasser…je vérifie chaque fiche de risque par client…seul le PMU de la ville s'était mis en risque…le directeur avait géré cette affaire avec beaucoup de doigté…car un PMU c'est beaucoup d'argent qui circule et que la banque encaisse…

Une singulière affaire allait bientôt survenir…

Le directeur nous réunit un matin…il a l'air grave….

_ un homme, un escroc nous a fait du tort…il a déposé trois chèques …ils étaient volés…et il a retiré en liquide la moitié de ce qu'il a versé en chèques volés…

Nous nous sommes donc fait avoir…il faut agir…l'homme s'était présenté comme le nouveau boulanger de Marly Gomont…et souhaitait ouvrir un compte chez nous…toutes les facilités ont été faites au nouveau commerçant. Un plan va être mis en place pour le mettre hors d'état de nuire…

Le guichetier devait l'emmener chez le directeur pour une sois disant signature, le jeune des coupons devait repérer son véhicule et aller couper les fils du delco pour l'empêcher de se sauver…et moi aller discrètement téléphoner à la gendarmerie pour les prévenir de la présence de l'escroc…

Un matin, notre homme se présente à l'agence pour y retirer de l'argent…il dépose deux chèques et il suit, le plus tranquillement du monde, le guichetier chez le directeur…la caissière “tombe dans les pommes”, elle est enceinte…et moi au téléphone, je n'arrive pas à me faire comprendre tant je bégaie d'énervement…jusqu'au moment où je crie” ESCROC A LA BANQUE!!!”…je suis désolé, le gendarme a raccroché sans avoir compris ce que je voulais lui dire…

L'homme repartira avec des menottes aux mains…le directeur avec un sang froid que je ne lui connaissais pas l'avait fait attendre en lui parlant de la pluie et du beau temps…de ses projets etc...laissant le temps aux gendarmes d'intervenir…

Aujourd'hui, cette affaire ne pourrait plus se produire…à cette époque, les chéquiers volés étaient rares et les banques étaient prévenues très tard…l'informatique est présente partout maintenant...

Les maisons de retraite luttent contre la chaleur

Les températures élevées sont de retour. Marquées par la canicule de 2003, les maisons de retraite en Thiérache sont prêtes à faire face aux fortes chaleurs.
A la maison de retraite de Guise, « on n'a pas attendu qu'il fasse très chaud pour se préparer à la montée des températures » indique Françoise Macaigne, cadre de santé. Derrière les murs, la sérénité règne au sein du personnel.
Depuis l'été caniculaire de 2003, les établissements de santé sont soumis au plan bleu. Il permet une meilleure prévention et une surveillance accrue du personnel auprès des patients et des personnes âgées.
« Pour l'instant nous sommes toujours au niveau 1 qui nécessite une vigilance verte. Nous n'avons pas dépassé les critères. C'est l'agence régionale de santé qui nous transmet l'information et le niveau du plan canicule, » précise la professionnelle de santé.
À l'intérieur de l'établissement, il y a une pièce climatisée à chaque étage. « Nous avons l'obligation d'avoir des salles refroidies. Elles correspondent à des lieux collectifs comme la salle à manger en règle générale. Ca nous permet d'inciter les personnes âgées à se réhydrater. Ce n'est pas évident. le problème est qu'ils perdent toute sensation de soif, » explique Mme Grost, la directrice des soins au centre hospitalier.
Ces périodes nécessitent une vigilance importante. Dans la salle climatisée où les personnes âgées prennent leur goûter, on pousse la chansonnette malgré la chaleur extérieure.

Perte de sensations
La bonne humeur est palpable à travers les sourires des anciens. Le personnel est au petit soin.
« On veille à leur alimentation et aux vêtements qu'ils portent, » explique la responsable. Parfois, « ils ne veulent pas retirer leur vêtement alors qu'il fait très chaud. On est obligé d'insister mais en général, ça se passe bien. On fait attention à bien fermer leurs volets lorsque la température est trop élevée. »
En progressant à l'intérieur de la maison de retraite, les pensionnaires n'ont pas l'air malheureux malgré ces conditions climatiques.
À La Capelle, la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), Isabelle Soufflet semble plus que jamais préparée.

Surveillance accrue
« C'est à partir du niveau 2 que le centre local d'information et de coordination nous alerte. Pour l'instant, nous sommes en veille saisonnière, » informe la responsable.
Le personnel de santé est également sensibilisé. « La difficulté est que nous ne pouvons pas toujours savoir si la personne a bien bu. Alors à chaque moment collectif, nos infirmières surveillent leur consommation d'eau et s'assurent de leur bonne hydratation. On les rafraîchit avec des gants de toilettes. »
Pour déceler des malaises, « si une personne à des propos incohérents, des troubles du sommeil, cela peut être lié à un manque d'eau. On essaye également de leur donner des salades de fruits et du sirop pour leur donner envie, » ajoute Mme Soufflet. Les établissements pour personnes âgées sont désormais armés contre les grands coups de chaleurs.
 

LES QUATRE NIVEAUX DU PLAN CANICULE
Le plan canicule, c'est 4 niveaux :
- Le niveau 1 de vigilance verte concerne « la veille saisonnière » activée du premier juin au 31 août.
- Le niveau 2 de vigilance jaune correspond à l'avertissement chaleur.
- Le niveau 3 de vigilance orange, déclenché par les préfets de département, en lien avec les agences régionales de santé.
- Le niveau 4 correspond à la « mobilisation maximale ».
Cele signifie que la canicule s'avère exceptionnelle, très intense et durable avec des effets collatéraux. Cette situation nécessite une mobilisation maximale des services de l'Etat.

http://www.aisnenouvelle.fr/article/societe/les-maisons-de-retraite-luttent-contre-la-chaleur

mardi 6 août 2013

L’alarme de papa

Françoise est dans ma classe, on se regarde pendant les cours…ça s'arrête là…elle est toute menue et très gentille. Nous parlons peu mais nous nous comprenons bien…je lui fait son français, elle me fait mes maths…ça crée des liens…mais Françoise vient du Familistère Godin et de là bas…on y est né, on y habite, on s'y marie avec un” Godin”,et on y travaille dès qu'on a l'âge…donc avec Françoise…pour moi c'était perdu d'avance…elle me suivra en troisième et je la perdrais de vue….

Nous étions bien dans notre grande maison de l'usine à gaz boulevard Péquereau, Bill va bientôt devenir basketteur et escrimeur…le musicien n'est pas encore musicien…il aurait plutôt des talents cachés de peintre…il aime dessiner…les deux gamins s'entendent comme des larrons en foire et ma soeur a fort à faire avec eux…je la laisse se débrouiller..après tout, il faut qu'elle apprenne à être mère un jour.

Papa a un emploi important…sur le mur du couloir du haut, près de ma chambre une alarme a été installée…elle sonne la nuit quand une panne d'électricité survient dans le secteur de papa. Quand elle sonne toute la maison est réveillée, c'est le branle-bas de combat, Papa s'habille, maman s'installe au téléphone et répond aux usagers qui appellent l'EDF. C'est toujours la même réponse…”oui, ils sont partis réparer”

Parfois, quand l'alarme sonne alors que je n'ai pas de collège le lendemain matin..papa me prends avec lui…nous passons chercher les deux électriciens de service et nous allons dans les campagnes à la recherche de fils électriques coupés. Papa entre dans le poste transformateur qu'il appelle 63 000 (pour le nombre de volts) je le suis…il coupe l'électricité de toute une région au disjoncteur et les réparations peuvent commencer…Monsieur Vassaux monte au poteau comme un singe et répare le fil coupé….

Combien de fois j'ai suivi mon père été comme hiver…quel métier de marcher dans les champs, dans la neige, les yeux en l'air en suivant les fils électriques…quel métier tu faisais papa….

lundi 5 août 2013

Le meilleur ...nicht war ?

J'ai un nouveau domicile, boulevard Pequereau et une belle grande chambre à l'étage…le seul ennui c'est que je sais que je vais redoubler ma quatrième. Faute d'avoir eu une bonne moyenne au deux premier trimestres, je savais qu'il était impossible de rattraper le retard.

Cette quatrième, il faut l'oublier pour repartir du bon pied l'an prochain..mais il reste encore presque deux mois à faire et il faut supporter le professeur d'allemand…mais où est donc passée la belle demoiselle aux si belles longues jambes? Elle enseigne toujours aux élèves de cinquième et c'est un homme pour les quatrième…et quel homme..une vrai figure!!! C'est le meilleur... si bien que mes parents me faisaient  faire es cours particuliers chez lui !

Tourmenté, persécuté … pensait il, cet homme était le meilleur professeur d'allemand du collège et avec lui nous ne pouvions que progresser mais ses tourments lui faisaient perdre tout le bénéfice de son talent. Il pensait sans cesse que les élèves se moquaient de lui, se retournait brusquement pour en surprendre un en train de le singer…ce que personne n'aurait osé faire …vu le personnage autoritaire…Il avait des expressions toutes faites comme “bizarre autant qu'étrange” qu'il répétait sans cesse riant de son bon mot à chaque fois qu'il le disait…ou encore “nicht war?' qu'il mettait à toutes les sauces…Il ne posait pas les copies corrigées sur notre table, il nous les lançait en passant devant nous avec un geste théâtral…à la César…Parfois il parlait avec des fleurs sortant de la bouche quand il était satisfait de lui…”bizarre autant qu'étrange”…

Nous l'aimions...dommage qu'il ne s'en rendait pas compte !
Monsieur Lebourg, si vous lisez ces lignes soyez assuré de mon meilleur souvenir ... mes respects Monsieur le Professeur !

Jambes allemandes

Je suis en cinquième, et cette classe me plaît particulièrement. Les camarades de classe sont de vrais amis et les filles sont les premières à donner des conseils à ceux qui n'auraient pas compris un cours…c'est connu, les filles sont toujours plus studieuses que les garçons et elles réussissent souvent mieux que les élèves masculins. La seule chose qu'elles n'aiment pas, à l'époque, c'est le football. Ce sport est mon moteur et je vous raconterais d'autres anecdotes sur ma passion.

Mais voyons pourquoi j'aimais cette classe de cinquième….Premièrement j'ai terminé le premier trimestre à la deuxième place. Cela ne m'était jamais arrivé d'être aussi bien classé….Et bien sur j'ai vécu sur le premier trimestre aux deux autres…pas besoin de travailler puisque j'aurais la moyenne générale pour passer en quatrième.!!! Toujours la même histoire….

A l'époque la place Lesur et son kiosque est mon domaine ...

Mais la cinquième, c'était aussi les jambes de la professeur d'allemand…Je n'avais vraiment pas l'esprit mal tourné mais mes camarades se battaient pour avoir une place en face du professeur. C'est vrai, la demoiselle était très très jolie. Grande, brune et de longues jambes fine qu'elle allongeait sous son bureau…le “gros” Nicolas en transpirait d'avance… Le visage de la demoiselle avait tout d'un ange et mes camarades sont tombés amoureux de la langue allemande et de leur professeur. Moi qui n'aimait pas cette matière, je ne me suis jamais intéressé à la demoiselle…Les filles de la classe ne comprenaient pas ce qu'il se passait mais à douze ans, allez comprendre cette histoire de jambes….allemandes


Elle s'appelait   Mademoiselle Lenoir.... vous avez mes pensées amicales mademoiselle !!!

dimanche 4 août 2013

La chanteuse d'Ostende

Une bonne moyenne, des camarades rares…bien que spéciaux…mais des camarades quand même…Christian et moi avons monté une agence de détectives privés…tous nos camarades de classe et d'autres classes sont fichés…pourquoi faire? je me le demande encore…il avait dû voir ça à la télé et faisait des fiches dans son grenier sur tout le monde…j'espère qu'aujourd'hui il a changé…Charles était le seul en ville à porter des pantalons à pattes d'éléphant…ils les avaient fabriquées et cousues lui même …la communauté de la petite bourgade ne goûtait guère à cette mode qui n'était encore que parisienne. Mais Charles n'en avait que faire, jusqu'au jour ou le directeur du collège lui interdit l'entrée de l'établissement dans cet “accoutrement.”

Qui dit fin d'année scolaire, dit voyage de la chorale de l'église…cette année, c'est Ostende en Belgique. L'abbé a tout prévu…Il collectionne des vignettes de bonbons comme les carambars car et gagne des points de voyage, le reste est alimenté par les dons des paroissiens.

Nous voila donc partis de bon matin, dans le car les choristes dorment…l'arrivée en Belgique au bord de la plage est un ravissement. Des calèches nous font faire le tour de la ville et la journée passe si vite qu'il nous faut déjà prendre le chemin du retour…C'est au retour que tout va se passer…Je suis assis près d'une grande, elle chante trés bien et fort, c'est un vrai poumon. Elle est vendeuse dans une boutique de lingerie féminine de la rue Camille Desmoulin…Dans le noir du car qui roule vers la France, elle me prend la main qu'elle caresse…tout le voyage, elle aura sa main dans la mienne et m'embrassera parfois furtivement…

Nous nous sommes revus pour des baisers passionnés derrière le square du jeude paume …puis un jour, elle m'a fait comprendre que j'étais trop jeune et qu'il ne fallait plus se voir…encore un coup au coeur… Guise Guise Guise !!! ...pourquoi ?

Antoinette a fêté ses 100 ans

Ce vendredi 26 juillet a été célébré le centième anniversaire d'Antoinette Vrebosch, entouré de sa famille, de ses amis, du maire, des adjoints… Il s'est déroulé à l'hôpital de Guise où elle se trouve actuellement pour des petits soucis de santé.
Issue d'une vieille famille de Macquigny, elle a exercé avec passion son métier d'agricultrice jusqu'en 1974, année d'une retraite bien méritée. Mariée à Leon Vrebosch elle a eu deux enfants, quatre petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/antoinette-a-fete-ses-100-ans

samedi 3 août 2013

Un été de travaux

Les travaux avancent à grand pas dans la rue Sadi Carnot et la rue de la République. Dans la première rue, l'opération s'effectue en deux phases.
La réfection des trottoirs de la place Louis-Meurice jusqu'aux établissements Xavier sur 280 mètres pour tout le côté gauche de la rue. Les équipes en profitent également pour refaire les canalisations d'eau potable. Des branchements en plomb ne conviennent plus aux normes sécuritaires en vigueur.

Des travaux jusqu'à la rentrée
Les bouches à clés, qui correspondent au point d'ouverture et de fermeture des canalisations situées sur la voie de circulation, vont être déplacées sur le trottoir pour mettre fin au bruit provoqué par le passage des voitures.
Les travaux pour les bouches à clés et la canalisation ont démarré le 8 juillet et prendront fin le 5 août prochain.
À partir du 12 août, l'entreprise de travaux publics Gorez, interviendra pour les trottoirs jusqu'à la rentrée des classes.
Pour la rue du docteur Devillers, les deux trottoirs vont également être rénovés.
Le coût pour la partie canalisation et la reprise des branchements s'élève à 29 400 euros. Pour la réfection des trottoirs, le coût est fixé à 70 000 euros et 31 000 euros pour la rue du docteur Devillers.
Dans le prolongement de la rue Sadi Carnot, la rue de la République connaît également des travaux. Commencés en mai dernier, ils doivent s'étaler logiquement sur douze mois. Cette partie concerne l'ouverture des tranchées avec le remplacement des réseaux d'eau.
L'enterrement des lignes électriques, téléphoniques et les câbles qui aliment l'éclairage public est également au programme.
 

http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/un-ete-de-travaux

vendredi 2 août 2013

Deux jours au Moyen Age

La fête médiévale de l'été débarque à Guise ce week-end. La huitième édition des Ducales se tiendra au château-fort et dans le centre-ville avec la présence de nombreuses troupes venues parfois de très loin.
Les 8e Ducales de Guise ont lieu samedi et dimanche au château-fort et dans la ville : deux jours de festivités et d’animations médiévales qui vont vous permettre de passer un week-end dépaysant.
Au programme spectacles, jeux et ateliers pour toute la famille, artisanat, animations déambulatoires et musique, marché médiéval et des terroirs anciens, reconstitution de vie de camps civile et militaire, chevalerie, artillerie médiévale, visites guidées et commentées du château-fort ; mais également festins médiévaux.
A la tombée de la nuit, le samedi, une descente aux flambeaux va être organisée depuis la porte du château jusqu'au stade Roger Lemoine. De la pyrotechnie et des spectacles de feu sont programmés au château-fort de Guise.
Voir le programme sur ce lien..................http://www.aisnenouvelle.fr/article/actualites/deux-jours-au-moyen-age

Une nouvelle locomotive à l'entrée de la cité

GUISE - Le chemin de fer est à l’honneur à l’entrée de la ville. Une locomotive de 30 tonnes trône au carrefour de la rue de Vervins depuis peu.

 Les amoureux du chemin de fer vont pouvoir s'en donner à cœur joie. Depuis une semaine, une impressionnante locomotive est installée au carrefour du pont de fer sur la route de Vervins.
Mise en place à l'aide d'une grue de manutention, l'engin de plus de 30 tonnes a attiré une trentaine de personnes lors de son installation. Les routes avaient même été bloquées pour l'occasion.
Un premier mannequin va être installé prochainement pour simuler l'aiguillage et un second sera mis en place à la place du conducteur de la locomotive. Il va y avoir une mise en valeur esthétique dans les mois à venir. Depuis la réception de la machine au mois d'avril par la ville, des travaux de rénovation ont été effectués.
Un traitement particulier de sablage et de ponçage pour lutter contre la rouille fait par les services de la ville a permis de remettre en état la carcasse de la vielle machine. Plusieurs couches de peinture ont également été nécessaires à l'embellissement de la locomotive.

Elle vient de Seine-et-Marne
Dans les semaines qui arrivent, un tunnel en image et en trois dimensions va également être installée. Elle vient de Longueville en Seine-et-Marne et elle avait été récupérée par Ajecta, une association de passionnés qui gère une collection de locomotives et wagons anciens.
L'installation de la locomotive à ce carrefour doit permettre aux habitants de se rappeler l'âge d'or du chemin de fer à Guise.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/departement/une-nouvelle-locomotive-a-lentree-de-la-cite

jeudi 1 août 2013

Une généreuse pétanque

« Tous ensemble contre la leucémie » voici le leitmotive qui aura réuni 62 joueurs de pétanque au stade Raymond Lemoine.
Fabien Camus, pompier de Saint-Quentin, après avoir passé sa vie à sauver des personnes dans la détresse, est décédé subitement d'une leucémie foudroyante. Une association portant son nom et la pétanque Guisarde ont décidé de lui rendre hommage en collectant des fonds pour combattre cette redoutable maladie.
Un concours de pétanque a donc été organisé dont les frais d'inscription, 4 € par personne, seront entièrement remis au profit de l'association Fabien-Camus dans le cadre d'un projet commun avec l'ADF Saint-Quentin.
Il est habituel, généralement, de noter dans un article l'ensemble des vainqueurs dans l'ordre du classement, ce ne sera pas le cas ici, car en accord avec les organisateurs, il a été décidé que l'ensemble des joueurs étaient vainqueurs, de par leur générosité et leur dévouement pour cette cause des plus honorables.

www.association-camus.com

http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/une-genereuse-petanque