vendredi 31 janvier 2014

Week end de folie chez les commandos

 
Regardez comment sont devenues mes cuisines.... le Centre est fermé, dissous, la végétation envahit les bâtiments....
 
 
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Je vous avais promis une autre histoire de méningite ...la voila pour ce week end ... bonne lecture !
 
La méningite me poursuit donc... pas à Guise mais dans une de mes affectations militaires...
Je vous raconte...la dernière fois je vous avais expliqué qu'on m'avait fait rentrer dans un escadron où un cas de méningite avait été suspecté... cette fois j'ai été confronté à un cas de méningite...ça fait peur !
C'était au Centre d'entrainement Commandos de Margival.
J'étais responsable du point de restauration ...cuisine...ordinaire ...mess appelez comme vous voulez cet endroit mais je peux vous dire que je servais 500 repas midi et soir.... quand arrivait le week end les cuisiniers, les gardes réfectoires et moi le gérant nous poussions un "ouf" de soulagement. La restauration ne tombait plus qu'à 60 personnes à nourrir!
Sauf que...ce vendredi là, l'officier des détails vient dans mon bureau et me dit "débrouillez vous comme vous pouvez mais vous devrez nourrir tout le centre ce week end 500 rationnaires... personne ne part en permission, le médecin a détecté un cas de méningite"
C'est le ciel qui me tombe sur la tête !!!
Non pas que je doive travailler mais c'est de savoir si j'ai assez de vivres pour nourrir autant de personnes de vendredi soir au dimanche soir...mon plan d'approvisionnement est bouclé et j'ai prévu 60 personnes le week end ... pas 500... Je regarde mes stocks dans le carnet de gestion et je dois composer des menus avec ce que j'ai en stock... je rassemble mes cuisiniers et je donne les ordres...
Simple...on mangera des steaks hachés et des œufs... pour les légumes j'ai pas mal de pâtes...le problème c'est que le menu ne sera pas varié ...mais le principal c'est de manger... et comme on dit "A la guerre comme à la guerre"
Au final on s'est bien débrouillés !
Mais pourquoi ?
Quand j'ai appris que la méningite n'en était pas une et qu'elle n'avait été "décidée" par le médecin aspirant parce que le chef du Centre ne lui avait pas signé sa permission....pas de permission pour le médecin...pas de permission pour les soldats... voila un cas de méningite qui nous a couté cher !!!!
Merci Monsieur l'aspirant médecin !

mercredi 22 janvier 2014

A Toul pas de chars mais la méningite !

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Aujourd'hui je vais vous raconter une anecdote médicale ....
Oui vous le savez je ne suis pas copain avec la médecine... Comme je vous l'avais dit à Guise je n'avais pas ce problème et c'est au cours de ma carrière que je suis devenu comme mon grand père Emile ...pas de médecin près de moi....
Au 35°RI à Belfort, mon capitaine ne savait plus que faire de moi... je faisais tout mon possible pour quitter l'escadron car moi et les chars AMX13 on était pas copains...j'aimais bien le char mais le travail ne bougeait pas assez... nous passions nos journées à démonter et remonter des pièces de moteurs qui avaient déjà été démontées et remontées la veille et l'avant veille... on ne faisait pas de sport et je sentais bouillir en moi la même température qu'à la Société Générale de Guise... j'allais bientôt ne pas renouveler mon contrat car pour être bloqué dans une caserne, il valait mieux aller ailleurs et faire du sport...
Le Capitaine (il s'appelait Merad comme Kad) me fait appeler et me donne une mission qui allait m'éloigner de Belfort plusieurs semaines.... Mission : aller encadrer une formation de dépanneur à Toul (CIT 156). Je ne connais rien au dépannage mais la mission était la prise en compte d'un groupe qui était en formation et les encadrer sur le plan disciplinaire... simplement...
Mon arrivée à Toul restera gravé dans ma mémoire...Au poste de police à l'entrée de la caserne, je montre ma feuille de mission. On me montre de loin le bâtiment dans lequel je suis attendu... je m'y rend...la porte est fermée... je frappe... on m'ouvre et on referme la porte derrière moi...
"Vous êtes entré, vous ne pouvez plus sortir...nous sommes en quarantaine pour la méningite..."
Je comprends pourquoi j'ai été happé rapidement à l'entrée de l'escadron. Un cas de méningite   a été détecté dans ce bâtiment dans la semaine et tous les hommes sont en quarantaine....on aurait pu m'éviter de rentrer ici!!!
Il fallait attendre le résultat des analyses pour savoir si le cas détecté était bien la méningite...
A partir de là je suis bloqué...je n'ai rien à faire sinon jouer au ping pong ou au baby foot en attendant la fin de la quarantaine...Tous les soirs, avant le repas qu'on nous servait en norvégienne comme à des lépreux, nous devions passer devant un gradé qui nous faisait prendre un comprimé... quel comprimé? "on ne pose pas de question!"
Je suis resté 5 semaines à Toul ... j'ai encadré le stage après la quarantaine... j'ai reçu mes galons de sergent à Toul car j'avais été nommé à ce grade par mon colonel de Belfort...une porte ouverte vers la fin des chars pour moi... c'est en revenant de Toul que je suis allé signer mon contrat de rengagement contre la promesse d'être affecté à la 11° compagnie d'instruction.... et à Hatry pas de méningite mais aussi du ping pong avec l'adjudant chef Fioux !
J'ai été confronté à un autre cas de méningite dans ma carrière...je vous raconterais...

lundi 20 janvier 2014

Lettre du fort de Guise....En direct du Château...N°5

hebergeur image Je vous publie la copie de la lettre N°5 du fort de Guise...
Je suis bien heureux de pouvoir vous donner des nouvelles de notre Fort de Guise !


Avant toute chose, les jeunes du Club du Vieux Manoir et l’équipe permanente du Château-Fort de Guise vous souhaitent à tous une très bonne année 2014 ! Nous espérons qu’elle sera pleine de succès et de rencontres nouvelles, à Guise et sur tous les chantiers du Club ; que cette lettre d’information continuera à vous passionner, attirera même de nouveaux abonnés, et vous donnera envie de nous rendre visite sur le site même pour participer à toutes nos activités !
 
 
Les chantiers 
 
            Nous profitons de l’hiver et d’une moins grande fréquentation touristique pour mener à bien des travaux d’entretien du site, de la végétation, des espaces de vie et de travail, du circuit de visite (mains courantes, éclairages...).
 
L’abatage d’arbres se poursuit, tout comme l’hiver dernier, dans différentes parties du Château. Nous travaillons avec plusieurs bénévoles car le travail n’est pas mince ! Le choix des arbres à abattre se fait d’une manière raisonnée, selon des critères bien définis. Il s’agit premièrement de sécuriser le site et le circuit de visite ; ainsi nous abattons les arbres malades, fragiles, susceptibles de tomber lors de grands vents. Le second critère est celui de la préservation des maçonneries, ce qui nous conduit à couper les arbres qui représentent un risque de détérioration de ces maçonneries (par leurs racines, leur poids, leur localisation...). Enfin, le dernier critère est celui de la lisibilité du site, qu’il s’agit d’améliorer en supprimant les arbres qui se situent dans des espaces du site historiquement non boisés, qui ont poussé devant des massifs de maçonneries qu’ils cachent ou qui se trouvent en trop grand nombre en un seul endroit.
 
Ainsi, n’importe quel chantier au Château-Fort de Guise se pense et se réfléchit, pour le bien du site, de sa conservation et de sa valorisation ; pour le bien de nos visiteurs également !
 
Le Portrait de Bénévole
 
Caroline  Gonzalez, 22 ans, originaire d’Asnières, au Château-Fort de Guise plusieurs semaines entre septembre et novembre 2013.
J'ai obtenu une licence de Lettres Modernes l'an dernier puis ai passé et obtenu le concours de Gardien de la Paix, je suis maintenant dans l'attente de mon incorporation en école de police. J’ai choisi de faire du bénévolat au Château-Fort de Guise parce que j'avais besoin de quitter quelques temps Paris et le stress des grandes villes urbaines pour me recentrer sur quelque chose de plus sain. J'avais déjà été bénévole à deux reprises au CVM étant ado. Ayant également déjà été bénévole dans d'autres associations, j'étais familière du milieu associatif. Ainsi, en venant au château je m'attendais à une vie plus proche de la nature, à en apprendre au niveau des techniques manuelles car je n'ai pas énormément d'expérience en ces domaines, mais aussi à faire de nouvelles rencontres et en apprendre plus sur le patrimoine. J'ai appris à désherber et à me servir des outils pour désherber, j'ai appris à maçonner, à paver, mais aussi la technique du clayonnage, j'ai eu la chance également d'être guide pour le château et d'en apprendre plus sur le CVM et le château. Cela a été au-delà de mes attentes puisque je suis revenue à plusieurs reprises et espère bien encore revenir. J'ai trouvé au château les choses que j'étais venue chercher mais aussi d'autres auxquelles je m'attendais moins comme de nouvelles rencontres extrêmement enrichissantes, l’apprentissage de nouvelles connaissances etc. Quoi qu'il arrive je reviendrai au château de Guise.
Les actualités
 
ous vous annoncions dans la précédente lettre d’information notre participation, pour la première fois, au Marché de Noël de la Ville de Guise. Les trois jours du marché se sont donc très bien passés. Cela nous a permis de parler du Château-Fort, du Club du Vieux Manoir, mais également de faire connaître les produits locaux et artisanaux de notre boutique, dont le produit, comme celui des visites, participe à la restauration du site. Une première expérience que nous allons donc très certainement renouveler l’an prochain !
 
Un nouveau chevreau est né au Château pendant les vacances de Noël. C’est un petit bouc marron qui ne semble pas craindre le froid et le vent, puisqu’il sautille déjà gaiement partout !
 
Un nouveau reportage télévisé sera bientôt diffusé sur le Château-Fort de Guise ! Des journalistes de la chaîne Matélé (canal 34 de la TNT) sont venus visiter et filmer le site, dans le cadre d'un reportage sur la Ville de Guise. Ils ont également rendu visite au restaurant La Taverne du Château (place de la Poterne) et à l'atelier-boutique de poterie de Maud Husson, la Réserve des Trois Nomades (rue Camille Desmoulins). Le reportage a été diffusé mercredi 15 janvier 2014, plusieurs fois dans la journée : 9h30 ; 12h00 ; 15h00 ; 17h30 ; 19h30 ; 22h30.
 
Après quelques jours de fermeture hivernale, le Château-Fort de Guise a donc rouvert ses portes (et accueilli quelques visiteurs) mardi 7 janvier. Cette nouvelle année sera riche en événements et en animations. Nous proposerons par exemple deux nouveaux ateliers pédagogiques autour de la cire et des graffiti, nous accueillerons plusieurs stagiaires étudiant dans les domaines du tourisme et du patrimoine, nous participerons pour la première fois à la Nuit européenne des musées, mais nous célèbrerons également le Centenaire de la Bataille de Guise les 29,30 et 31 août, lors d’un grand week-end de reconstitutions et d’animations. De nombreux projets en perspectives, de nombreux visiteurs nous l’espérons, et pourquoi pas de nouveaux bénévoles !
 
Nous vous indiquons ici l’agenda 2014 du Château-Fort, qui sera sans doute complété et augmenté au cours de l’année, ce dont nous vous ferons bien sûr part !
 
7 janvier-21 décembre : Visites guidées et commentées du Château-Fort
20 avril : Chasse aux œufs de Pâques dans le cadre des visites du site
12 avril-12 mai : Camp-chantier patrimoine
10 mai, 17h30 : Café-philo dans la Cour du Château
17 mai : Participation à la Nuit européenne des musées
6-7-8 juin : Participation aux Journées nationales de l’archéologie
14 juin-13 septembre : Camp-chantier-patrimoine
2-3 août : 9e Ducales de Guise
29-30-31 août : Week-end de commémoration de la Bataille de Guise
20-21 septembre : Participation aux Journées européennes du Patrimoine
18 octobre-2 novembre : Camp-chantier-patrimoine
Décembre : Participation au Marché de Noël de la
Ville de Guise   


dimanche 19 janvier 2014

La magie de Guise

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C'est à Guise et il faut le savoir ... je vous ai copié le début de la page d'accueil de MAGIE D'ANTAN ....
Je vous conseille d'aller sur le site de Magie d'Antan vous serez transportés dans une dimension que ne vous connaissez pas ...allez voir Monsieur Jean Rino !

Magie d'Antan est une boutique ambulante qui vend des accessoires pour magiciens en herbe,
des tours de cartes pour le close-up ainsi que quelques tours
avec des cordes, des gobelets, des pompons et divers accessoires.
Certains de ces tours sont fait main, d'autres sont revendus tels qu'achetés, chacun avec l'explication qui permet l'exécution (facile) de ces illusions.

Cette boutique a été créée pour donner envie d'en savoir plus sur cet art,
apprendre les bases de l'illusionnisme, exécuter quelques tours pour amuser famille et amis.

Vous trouverez cette boutique sur certains marchés spécialisés, foires et fêtes médiévales,
particulièrement autour de
02120 GUISE.

Magie d'Antan propose également des spectacles de magie pour toutes fêtes, anniversaires, mariages,
ainsi que pour les hôpitaux, écoles et associations, maisons de retraite, etc...

Pour le plaisir et pour vous amuser, ce site vous propose aussi quelques pages de loisirs et d'art,
pour vous détendre et afin que vous y passiez du bon temps...

Venez et cliquez .....

                                                http://www.magiedantan.fr/

samedi 18 janvier 2014

Les propriétaires négligents sont pistés

GUISE (02). La ville veut en finir avec les façades délabrées en centre-ville. En octobre, la commune a pris une délibération pour figurer sur une liste départementale très stricte sur le plan juridique pour les propriétaires négligents. Début décembre, le préfet de l’Aisne a effectivement inscrit sur cette liste la cité des Ducs. Guise se retrouve ainsi être la première ville de l’Aisne à recourir à cet outil juridique contraignant.
Deuxième étape, c’est la rue Camille-Desmoulins qui a été désignée. Comme le souligne Hugues Cochet, maire, cette artère est classée, elle dépend de l’architecte des bâtiments de France. Un régime juridique que l’on peut facilement comprendre car elle permet de relier le Familistère et le château fort. Deux lieux historiques très fréquentés, puisque le Familistère est désormais le premier site touristique du département.

Procédure

Hugues Cochet estime donc que cette rue doit être exemplaire. « Quatre façades ont été réhabilitées en 2013 », souligne-t-il. Mais ce n’est pas suffisant. Selon lui, quatre ou cinq propriétaires seraient toujours concernés par l’urgence de ces travaux.
Une situation qui résulte, pour l’essentiel, de l’achat d’anciens magasins par des particuliers. Ces derniers n’utilisant, bien souvent, que les étages pour les louer. Hugues Cochet n’hésite pas à utiliser la formule « marchands de sommeil ». « Ces derniers savent pourtant encaisser les loyers ! » « Tout cela sera fait après les municipales, en espérant que les propriétaires joueront le jeu et que la procédure n’ira pas jusqu’au bout », continue le premier magistrat.
Dans le concret, une commission communale va se réunir, elle va juger de l’état des façades et de l’ordre des priorités pour l’urgence des rénovations. Les propriétaires concernés recevront un courrier. Il s’agira d’une première sommation et si rien n’est fait dans les six mois, il y aura un nouveau courrier. Au terme d’un an, c’est le président du tribunal de grande instance qui autorisera la commune à faire les travaux à la place du propriétaire. La commune lui présentera ensuite la facture.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/les-proprietaires-negligents-sont-pistes-ia0b0n283935

vendredi 17 janvier 2014

La fouine de Lure

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Guise est loin de moi mais toujours dans mes pensées au cours de ma carrière...je vais vous raconter comment on se fait un surnom sans l'avoir demandé!
 
Si vous aimez le dépaysement allez à l'armée vous serez servis.... je me suis engagé pour avoir de l'action... d'ailleurs l'affiche qui m'avait fait choisir l'infanterie représentait deux hommes au combat corps à corps... et l'action ou les voyages ont été au rendez vous...
De Verdun, j'ai rejoint Carpiagne puis Belfort...et bien d'autres villes ....on ira ensemble au cours de mes petites histoires... Mais aujourd'hui ce sera de Belfort que je vous parlerais... Belfort car c'est de là qu'est parti mon surnom "La fouine". J'avais obtenu mon CA1 (certificat d'armes N°1) pour accéder au grade de caporal et caporal chef et pour passer sergent je devais passer le CA2. Cet examen se passait à Lure au 1° régiment de Dragon où je devais passer un mois d'instruction....et là ce fut une période très difficile pour moi...c'était tout recommencer à zéro dans un univers inconnu chez les Dragon (que je salue ici). Marches de nuit, exercices terrain ou apprentissage de la conduite d'un char... revues de chambres ou d'armes à rallonge... je me suis retrouvé jeune soldat alors que j'étais caporal ! Enfin j'ai eu mon CA2 non sans mal mais je l'ai eu. Et c'est à Lure que les Dragons m'ont surnommé la fouine... certainement parce que j'étais curieux de tout...
Il faut que je vous raconte une anecdote sur cette période... comme quoi quand on est jeune on fait des bêtises.
Le lieutenant vient nous voir un soir dans la chambre et nous dit tout le monde au rapport en tenue  avec sac de 10kg ...vous avez dix minutes pour vous préparer....nous avons été à l'heure ... le lieutenant nous a distribué des cartes d'Etat Major avec l'emplacement où nous devions nous rendre...c'était à 25 kms de là au bord d'un lac... Une fois que le lieutenant est parti...nous nous sommes dirigé vers la sortie de la caserne et dehors un camarade a eu une "idée de génie"(comme il l'a dit) "On ne va pas y aller à pied, on prend nos voitures et on se planquera là bas en attendant qu'il soit l'heure de se montrer. Idée dite....idée faite... 4 voitures pour 20 hommes et nous nous sommes rendus au bord du lac.... j'étais dans la Simca 1000 de mon camarade Thomas...1 km avant nos avons caché les voitures et nous nous sommes montrés le moment venu. C'était l'hiver il neigeait et le lac était superbe au clair de lune...Le lieutenant avait amené son corps de chasse et il nous joua un morceau en pleine forêt...c'était superbe....
Il était temps de repartir...encore "une idée de génie" "on va s'arrêter avant Lure au café routier au bord de la route"...Idée dite idée ...idée faite... et là je ne me suis pas rendu compte que mon camarade Thomas buvait plus que de raison... après deux heures de discussions animée autour d'un verre nous sommes repartis vers Lure...La ligne était droite... il neigeait de plus belle ...Thomas chantait alors que je lui disais de ralentir..."JE SUIS CASCADEUR PROFESSIONNEL !!!" la route était gelée ...et ce qui devait arriver....Au bout de la ligne droite, un virage et le pont de l'Ognon à l'entrée de Lure...Thomas a raté son virage et la Simca 1000 a fait plusieurs tonneaux ...j'ai sentis tourner la voiture...elle a dévalé vers la rivière... le passager avant a été éjecté... moi, au milieu derrière j'étais protégé par mon sac à dos et mon camarade a servi d'airbag.... ma vie pouvait s'arrêter là pour la fouine ...
Nous avons été punis mais nous avons eu de la chance.... et comme dans Astérix la fin ce cette période s'est terminée par un repas en commun à l'hôtel restaurant Corne de Belfort...où la plus jeune fille des patrons plaçait les étiquettes avec les noms sur la table du repas...elle est venue me demander qui était "La Fouine" je lui ai dit que c'était moi et j'ai eu l'impression que toute la ville de Belfort savait que j'étais la fouine....
J'ai revue le lieutenant 20 ans plus tard à Baden Baden... il se souvenait de la fouine ...lui était lieutenant colonel et moi je me préparais à passer Major...le caporal "La Fouine " allait devenir la Major "tout court" car cette appellation m'a quittée au cours de ma carrière...

jeudi 16 janvier 2014

Une belle petite ville

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Je me penche depuis quelques mois sur cette ville dans laquelle j'ai passé ma jeunesse... donc je m'y intéresse... je lis la presse "l'Aisne Nouvelle" chère à notre ami Roger dit Radar... je regarde les visages sur les photos et je m'informe sur les informations de cette si jolie petite ville.
Je la vois sur les photos que m'adresse Sylvie la guisarde mais surtout je scute les visages que je vois sur les photos de presse....J'essaie de m'imaginer, en les voyant, mes amis...comment seraient devenus... Sont ils resté à Guise ou, comme moi, ont-ils quitté cette belle petite ville.
Je regarde les rues et je m'intéresse aux questions d'urbanisme décidé par le maire et son conseil... je vois beaucoup d'envie et de bon sens de la part des élus...j'espère que leurs décisions seront suivies...
Pour moi Guise c'est quatre paramètres principaux :

 - Le fort cher à Maurice Duton et cher aux guisards...c'est notre point de ralliement....

 - Le Familistère qui appartient aux descendants des "Godin",  ceux qui ont fait de Guise ce qu'il est aujourd'hui...ils ont fait vivre la ville, ils ont participé à sa richesse historique....

 - La rue Camille Desmoulins et ses commerces...enfin ceux qui restent aujourd'hui...Je salue l'initiative de la municipalité d'obliger les ravalements de façade.

 - Camille Desmoulins, l'enfant du pays ...ne jamais oublier cet homme !

Alors, le fort, il est bien là...on le voit de loin.... Guise en est fier et une association gère son image avec bonheur....

Le Familistère a été rénové ...on l'a vidé de ses habitants et la vie conviviale qui y régnait n'existe plus...il est devenu touristique ... est-ce un bien? je ne sais pas...je ne vis plus à Guise... mais je pense à ceux qui y ont habité...la nostalgie doit parfois les gagner....

La rue Camille Desmoulins va voir ses façades rénovées et j'espère que des enseignes viendront s'y installer....

Camille Desmoulins domine  la place d'Armes .... c'est Guise qui est fier de lui............

Voila mes pensées actuelles sur la ville de mon adolescence...une belle petite ville.....

mercredi 15 janvier 2014

De l'Elysée au Chemin des dames

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Je termine sur mon sujet instruction car ces périodes ont été des instants forts de ma carrière. Quand j'étais à Guise j'étais loin de penser qu'un jour je boirais le champagne dans les jardins de l'Elysée... c'est pourtant ce qui m'est arrivé le 14 juillet 1997 lors de la Garden Partie... j'avais été invité par le président Chirac car je m'étais occupé de l'hébergement et de la restauration des soldats participants au défilé mécanisé. J'ai d'ailleurs défilé moi aussi.
A l'Elysée alors que je discutais avec monsieur Philippe Seguin, une journaliste irlandaise est venue m'interroger sur la décision de monsieur Chirac de supprimer le service militaire. Je lui a simplement répondu qu'il ne m'appartenait pas de discuter des réformes en cours.
A partir de là la nouvelle armée m'a prise en compte... au retour à Chalons, la 10°DB a été dissoute et nous avons changé de nom. Nous sommes devenus 2°DB.
Un matin le chef d'état major m'a appelé pour me donner une mission importante. Recruter les nouveau soldats engagés et le former ...comme soldats et comme secrétaires d'état major.
Pour le recrutement ce fut simple les centres de recrutement me proposaient des volontaires, je les recevais et je faisais mon choix.
J'ai donc recruté 30 futurs secrétaires 25 hommes et 5 femmes ...la formation pouvait commencer...
J'étais chef de section et j'avais établi un programme dans lequel toutes les matières étaient enseignées... beaucoup de sport, d'apprentissage de la bureautique d'état major et connaissances des différentes armes composants la division... enfin c'est ce qu'on appelait dans le temps les classes.
La dernière semaine était consacrée à un camp de base à Mourmelon pendant lequel je leur ai fait visiter les différents régiments de la division... infanterie, arme blindée cavalerie, Génie à Charleville et Artillerie à Suippes. Les trois derniers jours de la formation se terminaient par un raid.
J'avais choisi le scénario avec une embuscade comme lors de mon opération survie de Mont Louis et une marche sur le chemin des dames dans la neige du mois de décembre 1997.
Il faisait tellement froid que j'ai demandé l'hébergement au curé de Margival que je connaissais bien car c'était mon aumonier quand j'étais en poste au CEC. Pas de soucis pour monsieur l'abbé ...il m'a juste demandé combien j'avais de "bipèdes".
Alors que je préparais mes soldats pour le retour sur Chalons en camion... mon colonel m'a appelé sur mon portable et m'a dit " Major ! mission choisir 15 des engagés qui partiront avec vous au mois d'aout en Bosnie..." Bonne nouvelle...j'allais repartir en opération extérieure...à Mostar cette fois.
Le lendemain à Chalons c'était la cérémonie de remise des képis à mes engagés...et à l'issue de cette prise d'armes, nous avions organisé un petit pot auquel les parents des jeunes soldats avaient été conviés.
A cette occasion j'ai pu les rencontrer et j'ai demandé aux mamans des filles si elles acceptaient que je prenne leurs filles avec moi pour aller en OPEX à Mostar... elles ont accepté et j'ai donc pu emmener trois des cinq filles en Bosnie.....
Encore une belle période de ma carrière ...loin de Guise mais si proche avec le cœur....

Voila le chant de la 2°DB que mes soldats secrétaires chantaient lors de leurs déplacements


mardi 14 janvier 2014

La fouine à l'instruction

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Je vous avais dit que je devais vous raconter comment j'avais repris, avec plaisir, un emploi similaire à celui que j'avais à la 11° compagnie de Belfort... je l'ai fait mais pas assez longtemps à mon goût
J'étais donc condamné à avoir des postes de comptable ou de gestionnaire à cause de mon ancien emploi d'employé de banque à la Société Générale de Guise. Que ce soit à Margival, Noyon ou Folembray j'ai été comptable et gestionnaire.
Arrivé à Baden Baden, j'étais rédacteur au bureau Finances Budget de l'état major du Corps d'Armée. J'avais donc un emploi au sommet de la fonction financière militaire. J'aurais pu me contenter de gérer les économies d'énergies des forces françaises en Allemagne mais le terrain et l'instruction me manquait terriblement !
Un jour (jean michel va rire...lui qui me surnommait "la fouine") je suis tombé "par hasard" sur un message intéressant... (j'étais toujours dans les secrétariats à l'affut du moindre renseignement). Le message était une demande de volontariat d'un cadre pour occuper pendant un mois le poste de chef de peloton à l'escadron d'instruction du 20°Régiment du train de Baden. Cette occasion était trop belle pour moi... je suis allé voir mon colonel pour me porter volontaire. Et c'est comme ça que j'ai refait pendant un mois les classes aux appelés du contingent. Et je vous prie de croire que je me suis éclaté... Entre le chant, les sorties terrain pour l'apprentissage du combat et les séances de parcours du combattant ... je me suis donné à fond alors que mes camarades de l'état major se demandaient ce qui me faisait bien courir au lieu de rester "planqué" dans mon bureau à compter les kwh des régiments !
Une belle période pour moi qui m'a ramené en pensée vers mon ancien régiment de Belfort.
Il me reste une période d'instruction à vous raconter ...et ce, pour vous montrer que je me suis toujours "débrouillé" pour faire de l'enseignement et de l'instruction.
A suivre donc !

lundi 13 janvier 2014

Il faut aller au bout de ses rêves ....

hebergeur image Je vous ai souvent parlé de nos enseignants du collège de la place Lesur...J'étais en admiration devant eux ...leur savoir et la manière de nous le faire partager... j'aurais aimé pratiquer ce métier....la suite de ma vie en a décidé autrement...je ne serais pas Mr Martin ou Mr Husson....
Tout a commencé avec ma demande d'inscription au concours d'entrée à l'école normale. "Il rêve Francis" a pensé Monsieur Goulard et il m'a fait comprendre que je n'étais déjà pas sur d'avoir mon BEPC ...alors le concours de l'école normale il ne fallait même pas y penser...je n'ai donc pas pu tenter ma chance. Mon rêve est passé...mais je suis un rêveur et je croyais en mon destin....aurais-je eu ce concours ?
J'ai eu mon BEPC ...peut importe avec quelle moyenne (on avait pas les notes) et je n'ai pas passé le concours....mais j'ai gardé la fibre de l'enseignement...et de mes rêves...
A Belfort j'ai failli quitter l'armée car je n'avais pas un emploi ou je pouvais, moi aussi, délivrer mon savoir... Pour me garder la colonel m'a fait affecter à la 11° compagnie d'Hatry qui était l'unité d'instruction. (Jean Michel s'en souvient) et j'ai pu enseigner et instruire les jeunes recrues...
Pendant plusieurs années je leur ai enseigné le règlement militaire, le combat et beaucoup d'autres matières . Puis j'ai été affecté dans Centre d'entrainement commando ou j'étais sensé enseigner les différentes techniques de passage des obstacles... Mes chefs en ont décidé autrement...j'ai été rattrapé  par mon ancien métier d'employé de banque et j'ai été comptable au CEC.
Mais je n'avais pas dit mon dernier mot...je cherchais le moment de ma carrière où j'aurais un poste où je pourrais donner la pleine mesure de mes aspirations....Je l'ai eu ce poste !!! et j'en ai fait ce que j'avais rêvé.
A l'état major de la 10°DB j'ai été affecté à la cellule stages, concours et examen. J'étais donc chargé de l'organisation de tous les examens et concours du territoire de la division... toute la Champagne Ardenne... j'étais également responsable des inscriptions aux différents stages que l'armée pouvait offrir. J'étais  responsable de l'enseignement de 9000 hommes. J'avais des relais dans chacun des 9 régiments dont nous avions la charge... j'étais  souvent sur les routes et dans des réunions interminables pour toutes les organisations d'examens...je prenais les ordres à Paris et j'organisais des épreuves comme les concours d'entrée aux écoles d'officiers ou les examens des sous officiers pour monter en grade.
Comme mon général voulait que ses soldats réussissent leurs examens j'organisais des périodes bloquées... Pour le concours d'entrée à Coëtquidan je montais un lycée éphémère dans une enceinte militaire de Mourmelon avec des professeurs choisis parmi les appelés qui étaient déjà professeurs dans le civil. Ce lycée était organisé en 4 classes.... une par option .... maths, histoire-géo, sciences et technologique... les cours duraient une quinzaine à l'issue de laquelle était organisé un concours blanc. Pour moi cela représentait deux mois de travail de préparation...là j'étais dans mon élément. Chaque catégorie de militaire avait ses examens et j'organisais des examens blancs pour tous.... un au début de la préparation pour le constat de démarrage(tu ne sais rien, donc bosse!) ... un au milieu pour voir l'évolution et un en fin de période une semaine avant l'examen réel que j'organisais bien entendu... avec les copies anonymes et les sujets que je recevais de Paris qui étaient scellées et enfermées dans mon coffre.
Voila j'ai fait ça six années durant.... au début j'étais chef de cellule...et au vu des travaux à réaliser mes chefs ont modifié la structure de l'organisation de l'état major et je suis devenu chef de la section stages et non plus cellule donc j'étais mon propre chef! Un chef de section dans un état major de division est un officier (de capitaine à lieutenant colonel)...les résultats ont suivi.... 90% de réussite aux concours et examens pour la 10°DB !!!
Donc je n'ai pas enseigné sur ce coup là mais je vous raconterais bientôt où je me suis fait plaisir en reprenant pendant quelques temps mon métier de la 11° compagnie de Belfort....et ça en d'autres lieux !

vendredi 10 janvier 2014

La médecine et moi.....

Mon grand père paternel changeait de trottoir quand il apercevait un médecin en ville ...il n'aimait pas les visites médicales... enfant, à Guise je me demandais toujours pourquoi il n'aimait pas les médecins....notre médecin, le docteur Dubois du boulevard Péquereau était très gentil avec moi.
En vieillissant je suis devenu comme mon grand père Emile ... et à chaque fois que je devais passer chez le médecin à l'armée, je pensais à mon grand père.
Pourquoi moi aussi je suis comme lui....
Verdun... ma première visite médicale militaire est une horreur...Nous sommes en colonne par un, dix par dix... nos dix premiers camarades sont assis sur un banc de dix places... un infirmier passe derrière chacun d'eux et leur plante une aiguille dans le dos ...un autre infirmier passe derrière lui avec une énorme seringue et fait les piqures TABDT (téténos, diphtérie, tyroide..) ... ensuite c'est mon tour avec neuf de mes camarades ...la piqure fait mal ...c'est ce qu'ils appelaient la vaccination à la chaine....
Les deux jours suivants seront douloureux.... pas de repas sinon une soupe et les bras bloqué par cette piqure...nous étions tous couchés avec de la fièvre....

Il y aura, plusieurs semaines après, les piqures de rappel....mêmes éléments... soupe et fièvre...
Comment voulez vous aimer les médecins après ça !!!

Mes relations avec les médecins militaires ont toujours été particulières...je me sauvais, comme mon grand père, en les apercevant. Les visites médicales étaient annuelles et les vaccinations obligatoires...donc à chaque visite on avait droit à une piqure. Le plus dur fut quand je suis parti en Bosnie...j'ai eu droit aux différentes piqures de rappel car je partais sur un territoire étranger...
Mais si on veut partir, il faut passer par la médecine...
Je vais vous raconter une petite anecdote ....
Les personnels du service de santé des armées sont très compétents... je n'ai donc rien à dire sur leur travail... il se fait que je suis un peu sourd ...surdité due à de nombreux tirs d'obus quand j'étais tireur sur des chars AMX13. Pour partir en opération extérieure il ne faut avoir aucun problème physique... J'ai passé comme tout le monde une visite médicale pour démontrer mon aptitude à partir en opération extérieure. Arrivé à la vérification des oreilles ...je me suis dit qu'il me fallait tricher car avec ma petite surdité je craignais de ne pas être apte. L'infirmière m'a mis des casques sur les oreilles et m'a demandé de lever le bras quand j'entendais un son... je le voyais "trifouiller" son appareil je pouvais donc lever le bras à chaque fois qu'elle tournait un bouton... j'ai donc été apte pour l'ouïe...
J'en aurais encore à vous raconter sur mes ami(e)s les médecins...
Je veux rassurer les doctoresses, docteurs, infirmières et infirmiers... j'avais d'excellentes relations avec les médecins ...je n'ai rien contre eux ... je reconnais leurs compétences mais je n'aime pas passer entre leurs mains ...je vous l'ai dit...je tiens ça de mon grand père...et ça les affaires de familles on y peut rien!!!

jeudi 9 janvier 2014

Ma voiture

Jusqu'à présent je vous ai dressé des portraits de personnes...j'espère qu'il y en aura d'autres encore sur ce blog... aujourd'hui je vais vous parler d'une chose...enfin ...une chose...une voiture...ma voiture...
Si je vous parle d'elle sur ce blog, c'est qu'elle est souvent venue à Guise...c'était ma fierté ...une 2 ch Citroen !!!
Il faut que je vous raconte comment j'ai eu cette voiture !
J'avais passé mon permis de conduire à 18 ans à l'armée (à Carpiagne). Facile à l'époque, sur une piste ronde, seul dans une jeep ...tout le long du parcours il y avait des panneaux "passez en seconde, passez en troisième ...rétrogradez..." devant chaque panneau un homme écoutait si vous faisiez craquer la boite de vitesse...simple de conduire comme ça!!!
Enfin j'ai obtenu mon permis...mais il me fallait attendre d'avoir 21 ans pour acheter une voiture...à l'époque 21 ans c'était la majorité. J'avais donc, à 20 ans, jeté mon dévolu sur une superbe Aronde Simca... Mais mon père avait décidé (avec raison) que ma première voiture serait une 2ch !
Un jour je l'ai eu au téléphone et il m'a dit qu'il m'avait trouvé une décapotable...j'avais hâte de découvrir ma décapotable. Elle était à Charleville et c'est Bernard mon oncle qui m'a fait faire le tour du quartier avec pour savoir si je conduisais bien et si j'étais capable de la ramener à Belfort. Le test fut concluant et je suis donc reparti avec ma belle décapotable à Belfort ! Heureusement que c'était une 2ch car aux environ d'Epinal dans une descente j'ai mal anticipé un virage et la voiture s'est penchée vers le ravin mais elle a tenue la route ....ouf !
Quant à l'Aronde, elle a été achetée par une sergent de mon escadron (Saint Martin) et elle a terminé peu de temps après dans un fossé moteur cassé!!! Merci Papa !
La voiture est restée dans la cour de l'usine à gaz pendant les 3 mois que j'ai passé à Mont Louis dans les Pyrénées pour mon stage de moniteur commando...Mon père  en a profité pour la repeindre... Elle était comme neuve quand je l'ai retrouvée...
A Belfort j'en ai fait des promenades à ...Mulhouse, Colmar, Le Ballon d'Alsace etc... j'étais souvent avec mon camarade Daniel Marcelin ... Enfin je l'ai vendue avant de partir de Belfort à l'Adjudant chef Fioux (Roger) ...il a du d'ailleurs retrouver ma carte d'identité dedans car je pense l'avoir oubliée dans la 2 ch !!! Mon adjudant chef ...vous vous souvenez de moi ?
Il me fallait donc parler de ma voiture car c'est un sacré souvenir... j'ai aussi sillonné les environs de Guise avec....lors de mes permissions.
Si vous passez par l'usine à gaz et que vous voyez une 2ch dans la cour ...dites vous bien que c'était la mienne...

mercredi 8 janvier 2014

Le Vox de Guise : 2013 dans le rétroviseur du cinéma

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Une séance chaque jour, plusieurs films par semaine, mais un seul écran. Le cinéma se met en trois, voire même en quatre pour offrir des prestations de qualité. Programmée par Olivier Défossé (Sté Cinéo de Chauny) la salle bénéficie de sorties nationales et de films récents dont le Vox ne pourrait pas disposer, autrement, avant plus de six semaines minimum.
La fréquentation qui s'était un peu tassée en 2012 se maintient à un niveau stable, conformément aux autres petites salles de France.
Le public guisard ne représente que 20% de la fréquentation.
Par contre la zone de « chalandise » s'est accrue du fait de la qualité et du choix des programmes. Certains n'hésitent pas à faire près de 100 km aller-retour pour voir un film à Guise.
La collaboration et l'entraide avec la salle Louis Jouvet de Bohain a apporté un important « plus » au niveau des Films annonces que le cinéma partage avec elle.
Le Ciné club, programmé tous les deux mois et animé par Manuel Caré, se maintient à un niveau honorable, avec en moyenne trente personnes à chaque séance.
Les rencontres cinéma-débat élaborées en collaboration et avec l'aide de l'ACAP se mettent en place tout doucement. Le partenariat avec l'association « La Vitrine02 » s'est révélé être une référence de qualité.
Le plus gros « bide » de l'année fut avec le film « My Movie project » 2 spectateurs en tout pour 7 jours de (non-) diffusion. Et le plus gros succès est arrivé en fin d'année avec Belle et Sébastien, 400 spectateurs pour 6 jours de diffusion.Le programme du cinéma est disponible sur Facebook page « cinema Vox Guise. »


 
A partir du mercredi 8 janvier à 21 heures et vendredi 10 janvier à 21 heures – Samedi 11 janvier à 17 h 30 – Dimanche 12 janvier à 15 heures – Mardi 13 janvier à 20 h 30.
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A partir du jeudi 9 janvier à 21 heures et vendredi 10 janvier à 17 h 30 – Samedi 11 janvier à 21 heures – Dimanche 12 janvier à 17 h 30 – Lundi 13 janvier à 20 h 30 – Mardi 14 janvier à 17 heures.

mardi 7 janvier 2014

Opération Survie

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Regardez bien cette photo....j'étais parti de Guise depuis trois ans...et je me préparais à vivre un Koh Lanta avant que ça n'existe à la télévison... heureusement pour moi, pour nous, cette séquence a duré moins longtemps...il fallait simplement nous apprendre à survivre en zone dangereuse...loin de tout.
Nous sommes partis en camions un matin vers une mission de surveillance d'un pont..."un pont trop loin" ...nous ne sommes jamais arrivés sur l'objectif. Nous sommes tombés dans une embuscade!
"débarquez ! débarquez!!! " criait le lieutenant....les grenades explosaient sur la route, les armes automatiques crépitaient... et quand nous nous sommes regroupé en "hérisson" pour nous défendre...les armes se sont tue...nos camions étaient partis je ne sais où...et nous nous sommes retrouvés seuls au milieu d'une route ...nous n'avions plus nos sacs de vivres qui étaient restés dans les camions...Le lieutenant nous a crié "OPERATION SURVIE"
A partir de là nos poches ont été vidée et on nous a acheminé dans un endroit de la forêt ou coulait un ruisseau... il nous a fallu monter des abris pour la nuit... et chercher à manger....
Dans sa grande bonté le lieutenant nous a donné un sac de farine..... et de la bougie pour fabriquer des cartouches de plombs histoire de tirer des oiseaux pour manger.....on a jamais réussi à tirer un oiseau !!!
Qu'avons nous mangé ?
Des pissenlits...en salade sans huile ni vinaigre... donc des pissenlits secs comme les mangent les lapins. Nous avons fait de la soupe de pissenlits... sans sel ni poivre... Le pain fabriqué par nos soins ressemblait à tout sauf à du pain... une boule de farine ... et pour la café ce fut une pomme de pin infusée !!!
Un commando a réussi a pêcher un gardon dans le ruisseau...une aubaine pour le lieutenant...."je vais vous apprendre à confectionner un fumoir indien et on fumera le poisson"
Sitôt dit sitôt fait. Le gardon a été fumé et il fallait avoir le cœur bien accroché pour en manger un bout...mais à 8 sur un petit poisson on a pas eu grand chose dans le ventre....
Au bout de trois jours de soupe aux pissenlits on nous a ramené au fort à Mont Louis pour un festin au mess...Steak frites et vin à volonté... j'avais la tête qui tournait ...des pissenlits pendant 3 jours entiers.... rendez vous compte....
Et comme dans Astérix les festins se terminent par des chants....
Ecoutez .... celle là on l'a chanté souvent.... 
 

lundi 6 janvier 2014

Evasion

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Je termine mon histoire sur mon stage de moniteur commando....car cette période me rappelle singulièrement Guise....les douves et les souterrains du fort de Mont Louis ressemblaient à ce qu'on peut voir au fort de Guise....Avant permettez moi d'avoir une pensée pour les soldats français qui combattent en Afrique et nul doute que pendant les activités de cohésion ce chant doit sortir des poitrine avec des sanglots dans les voix.... écoutez....
 


 
 
Je dois vous raconter une séquence qui m'a particulièrement impressionnée...l'exercice Evasion de Mont Louis....
Nous avons été réunis un soir par le lieutenant chef du commando ....
"Vous allez participer à un exercice de nuit très difficile, je vous demande simplement de jouer le jeu ! jouer le jeu !!!"
Direction une salle du fort...c'est une cave ...on doit se déshabiller et se rhabiller en guenilles...on nous attache aux pieds cinq par cinq...nous formons donc une chaine de cinq hommes indissociables...On nous met sur la tête un sac de pommes de terre pour nous aveugler... et nous marchons cinq par cinq attachés les uns aux autres vers un lieu où on nous guide...je suis en tête du groupe....une main ferme prend ma main droite et la pose sur un cable...la main gauche suit...je me doute où nous sommes ...un obstacle appelé la tyrolienne double...en dessous les douves 10 m de hauteur...il s'agit que chacun des cinq enchainés ne tombe pas sinon tout le monde tombe...et dans le noir avec notre sac de patates sur la tête, nous franchissons l'obstacle qui nous amène de l'autre côté de la douve...vous voyez la photo ci dessus du genre d'obstacle....
Arrivés de l'autre côté on nous pousse vers un tunnel dans lequel nous devons attendre...puis on nous détache, on nous enlève nos sac de la tête ...il fait noir...très noir... Soudain on me pousse vers une salle du fort ...je suis ébloui par la lumière... un homme en uniforme étranger me demande de m'assoir...il m'offre une cigarette...il est souriant...sympathique...il commence à m'interroger...nom prénom matricule régiment ...combien de char dans mon régiment... je me souviens des paroles du lieutenant..."JOUEZ LE JEU !!!" je me suis donc fermé et n'ai plus répondu aux questions....agacé l'homme m'a frappé au visage et m'a lancé dans un cachot noir....
Arrivé dans ce cachot...une personne m'agrippe les jambes et me dit "sauve toi...sauve toi ...!!!" une voix "off" donne en boucle le devoir du prisonnier ... s'évader ...s'évader...s'évader....!
La personne qui est à terre à mes jambe me guide dans le noir vers un trou...dans la terre ... "grimpe la dedans et monte...." je l'ai fait...j'ai eu l'impression d'être dans le film "La grande évasion" je suis monté dans un tunnel de terre et ma tête a débouché sur une pelouse...j'ai observé autour de moi... de l'herbe .... et des barbelés tout autour... je me suis hissé sur le sol et je me suis dirigé vers les barbelés...une fusée éclairante a illuminé le ciel ...j'étais vu !!! j'ai sauté les barbelés et je me suis sauvé dans les douves jusqu'à Mont Louis.... les rues étaient désertes...à un détour un homme m'a discrètement appelé..."suivez la ligne à haute tension pendant 10 kms vous arriverez au bord d'un lac...vous serez réceptionnés là  bas.... ce qui a été fait...j'ai retrouvé plein de camarades autour d'un feu de camp.
Puis le jour s'est levé... nous avons récupéré nos vêtements... et nous sommes repartis au fort en marche commando, c'est à dire en courant... arrivé au fort, nous avons été dirigés vers l'infirmerie ...ou le médecin nous a appris à faire des piqures...une dans les fesses et une dans le bras....un camarade me piquait et je devais piquer mon camarade. J'ai eu le malheur de dire ouille quand j'ai été piqué... ce qui a eu pour effet de faire recommencer la piqure !!!
Voila donc cette séquence qui m'a impressionné.
Quel souvenir ... la prochaine fois je vous raconterais une autre séquence qui me revient à l'esprit en écrivant cet article ....

samedi 4 janvier 2014

Promenade AU FAMILISTERE

Cette promenade m'a été proposée par Sylvie la guisarde
merci encore à elle
 
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La cabane du jardin du haut a été reconstruite....
 
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Le kiosque et le monument aux morts...
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Jolie rénovation tout de même( théatre, écoles et bibliothéque)
 
Et comment est devenu le familistère ?
 
Avant travaux ...il y a des voitures et des promeneurs...
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Aujourd'hui...
 DEUX ARBUSTES....
 
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Et enfin le théâtre qui n'a pas changé.... quand même !!!


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vendredi 3 janvier 2014

La rue Camille Desmoulins perd une enseigne ???

Encore une enseigne de la rue Camille Desmoulins qui va fermer ???
 
Lisez cet article.....
 
  
M et Mme Picard qui tiennent la mercerie Singer à Guise ferment les portes de leur boutique aujourd'hui pour cause de retraite.
Pas de successeur, le magasin fermera donc définitivement.
Pour les remercier, des clientes leur ont fait une petite surprise samedi en fin d'après-midi.
Un petit discours a été prononcé pour les remercier et un cadeau leur a été remis (un livre de cuisine).
Pour clôturer, le verre de l'amitié a été partagé autour de mignardises apportés par les clientes.



http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/une-surprise-pour-des-retraites

jeudi 2 janvier 2014

Un jeune avec des jeunes !!!

Je suis sur cette photo avec  Michel MAGNIER, un fils LIMA (prénom ?) Raymond BULAN, Michel VIGNERON et Jean-Louis MEUNIER
Ou suis je ?
dites moi ...
MERCI Patrick Nicolas de m'avoir adressé cette photo de ma jeunesse guisarde ...que c'est loin...!!!!.houuuuuuuuuu


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