mardi 30 septembre 2014

En direct du Château...n°13

LES CHANTIERS
 
Les chantiers de jeunes de l’été sont terminés, mais d’autres chantiers, de plusieurs types, se poursuivent au Château Fort de Guise, menés par des bénévoles adultes du Club du Vieux Manoir.
 
Il a d’abord fallu remettre le site et les lieux de camps en ordre après les chantiers de jeunes et les manifestations de ces dernières semaines que sont le Centenaire et les Journées européennes du patrimoine (cf. le compte-rendu dans la partie Actualités) : nettoyage du matériel, rangement des matériaux, des appentis, de l’intendance, démontage des tentes... De quoi s’occuper quelques jours déjà !
 
Les chantiers de déboisement se poursuivent par ailleurs, l’avancée rapide du travail ne faisant que motiver les bénévoles (Bébert et Sacha actuellement) à aller encore plus loin pour voir de mieux en mieux le Château et ses différents espaces ! Claude et Cathy continuent de prendre soin du jardin qui donne de belles citrouilles, courges et courgettes ; ainsi que des espaces fleuris, qui commencent à se raréfier avec l’arrivée de l’automne.
 
Mais les prochains chantiers de jeunes du Club du Vieux Manoir approchent déjà à grand pas, puisqu’ils auront lieu lors des vacances de la Toussaint, à partir du 18 octobre.
 
Un stage de formation « 1er groupe », ayant pour thématique « Bénévolat et monuments anciens », à destination des futurs jeunes responsables des camps-chantiers se déroulera, sur invitation, au Château d’Argy (Indre) du 18 au 25 novembre.
 
Au Château Fort de Guise, le CVM propose d’une part deux sessions de chantiers, à partir de 14 ans (Maçonnerie de grès, pavage, dévégétalisation) : du 18 au 25 octobre puis du 25 octobre au 1er novembre. D’autre part un stage « archéologie du bâti », à partir de 16 ans, du 25 octobre au 1er novembre. En voici la présentation : aujourd'hui, toute opération de restauration sur un édifice nécessite au préalable une connaissance la plus fine possible de son histoire, de sa chronologie relative et de son état sanitaire. Ce stage propose une formation aux différentes techniques qui permettent d'établir une référence documentaire sur le bâti : calepinage, prise de côtes, tracé, dressage de plan, archéométrie, analyse sanitaire et archéologique. Les techniques auxquelles seront initiés les participants leur permettront, grâce aux interventions des formateurs, de ne plus réduire l'archéologie au sens commun de la fouille du sous-sol mais de la porter sur l'étude des parties aériennes. C'est à une véritable "lecture des murs" que seront invités les participants afin d'en retrouver les phases de construction, les traces de reprises et de transformation (percements, bouchage d'ouvertures, rehaussement des sols...).
 
Renseignements et inscriptions :
Club du Vieux Manoir, secrétariat national
Ancienne Abbaye royale du Moncel
03 44 72 33 98
contact@clubduvieuxmanoir.fr
www.clubduvieuxmanoir.fr
 
 
  
Le Portrait de Bénévole
Nicolas, 37 ans, originaire de Bretagne, habite dans l'Aisne depuis 4 ans, Guisard depuis 1 an.
 
Je travaille à mi-temps comme marbrier funéraire. Lorsque je suis arrivé à Guise, ne connaissant personne, j'ai cherché une structure associative pour faire des rencontres. Je voulais aussi participer à l'entretien du patrimoine. Suite à la visite du château dans le cadre des journées du patrimoine, j'ai décidé d'adhérer à l'asso. En discutant avec les bénévoles présents, j'ai senti que l'ambiance était bonne ; et rénover un château c'est comme faire perdurer un rêve d'enfant en participant à l'entretien d'un site important de l'histoire locale et nationale. Ne connaissant pas le Club avant, c'est le site qui m'a attiré ; mais ce sont les gens qui m'ont donné envie de m'y coller.
 
Le monde associatif  je connaissais déjà, mais seulement à travers le sport. L'idée de m'inscrire, à ma petite échelle, dans le cadre de l'éducation populaire a été un argument supplémentaire dans mon choix. Pouvoir accéder à des endroits fermés aux visites également ; c'est un peu comme accéder aux coulisses d'un théâtre.
 
J'ai donc participé au réaménagement des salles du musée. J'ai fait un peu de maçonnerie, déplacé des objets, une vieille pierre tombale, changé de place les armoiries et donné un coup de main lors des manifestations.
 
J’aime le fait de voir se concrétiser nos efforts, le fait de se sentir impliqué dans une démarche de transmission, le fait de rencontrer des gens ouverts sur le monde, le fait d'être dans le simple plaisir de faire. J'ai d’ailleurs un copain qui va sans doute venir faire un tour pour voir comment il peut aider dans les prochaines semaines !...
 
 
 
LES ACTUALITES
 
Le Centenaire de la Bataille de Guise a eu lieu les 29, 30 et 31 août au Château Fort et dans la Ville. De nombreuses activités étaient proposées au public : exposition, conférences, défilé commémoratif, rata du poilu, reconstitutions historiques... Le succès fut au rendez-vous pour cette manifestation unique, avec environ 1000 personnes passées au Château dans le week-end ! Les visiteurs ont apprécié la qualité des activités proposées, ainsi que l’originalité de la reconstitution historique, moins développée que dans le domaine médiéval. D’autres manifestations seront proposées au Château pour commémorer le Centenaire de la Première Guerre. Nous vous tiendrons bien sûr informés !
 
            Les Journées européennes du Patrimoine ont elles eu lieu tout récemment, les 20 et 21 septembre, autour de la thématique « Patrimoine culturel, patrimoine naturel ». Nous avons cette année proposé des visites guidées, mais également des visites libres, encadrées par les bénévoles du Club du Vieux Manoir. Nous avons par ailleurs eu le plaisir d'accueillir Maud Husson (La Réserve des Trois Nomades), céramiste, venue exposer ses œuvres dans différentes salles du Château et faire des démonstrations de modelage ; Richard Vanthournout, peintre, venu présenter une frise en patois local ; et Clémence Lambert, du Conservatoire d'espaces naturels de Picardie, venue expliquer les actions du Conservatoire et parler des chauves-souris accueillies tous les hivers dans les souterrains du Château. Cette nouvelle édition a attiré plus de visiteurs encore que l’an passé : environ 400 personnes sur le week-end.
            Pour ce qui est des manifestations à venir, car l’activité du site ne s’arrête pas avec l’arrivée de l’automne, nous vous proposons une exposition intitulée  « Gaspard II de Coligny, homme de foi et homme de guerre », présentée au Château du 25 octobre au 21 décembre 2014. Cette exposition nous est aimablement prêtée par l'Association des Amis du musée de Châtillon-Coligny. Elle sera précédée d’une conférence inaugurale intitulée « Gaspard de Coligny, François de Guise, frères ennemis », qui aura lieu au Château également, le 25 octobre 2014 à 16h. Ces deux événements sont organisés en partenariat avec les Amis du Musée du Protestantisme de Lemé.
 
Pour tout renseignement :
Club du Vieux Manoir
Château Fort de Guise
03 23 61 11 76
chateaudeguise@clubduvieuxmanoir.fr
 
 
 
QUELQUES DATES A RETENIR
 

18 octobre-1er novembre : Camps-chantiers-patrimoine du Club du Vieux Manoir
http://www.clubduvieuxmanoir.fr/
 
25 octobre, 16h : Conférence Gaspard de Coligny, François de Guise, frères ennemis 
Du 25 octobre au 21 décembre : Exposition Gaspard II de Coligny, homme de foi et homme de guerre
http://www.musee-leme02.fr/
http://chateaudeguise.fr/
 
 
  
 
    BONNE JOURNEE A VOUS !
    LES JEUNES DU CLUB DU VIEUX MANOIR

dimanche 28 septembre 2014

samedi 27 septembre 2014

Le nouveau visage du tourisme

Une page se tourne pour le tourisme en Thiérache. Les quatre Offices de tourisme d’Hirson, Guise, Vervins et Le Nouvion sont désormais mutualisés dans un Office de tourisme central, situé au Créapôle de Vervins, depuis hier. « Depuis 2012 on entendait parler de l’étude du Syndicat mixte du pays de Thiérache. Là, ça se décante », observe Annick Poulet, présidente de l’ancien Office de tourisme-Syndicat d’initiative (Otsi) d’Hirson. La nouvelle structure est donc chapeautée par le Syndicat mixte du pays de Thiérache, à qui revient la compétence tourisme, qui n’est plus du ressort des communautés de communes depuis la mi-avril.

« L’ère du dépliant
est terminée »

« Ce n’est pas une critique, mais les Offices de tourisme, avec les syndicats d’initiative (SI), manquaient d’envergure. Ils faisaient beaucoup d’animations locales », observe Thierry Verdavaine, président du Syndicat mixte. Nouvel Office donc, et nouvelle formule : le but est aussi de professionnaliser davantage le personnel, de développer un nouveau site internet et une nouvelle charte graphique. « L’ère du dépliant est terminée », fait remarquer Thierry Verdavaine. « Il y avait peu de visites à l’Office de tourisme d’Hirson. Les jeunes utilisent de plus en plus Internet, reconnaît Annick Poulet. On avait des moyens restreints : pas de site internet, mais du bouche-à-oreille. Cela ne suffisait plus. »
Et surtout, il faut inciter les visiteurs à entreprendre des circuits complets en Thiérache, plutôt que de se cantonner à un périmètre restreint : « Souvent, les gens arrivent au Familistère de Guise. Il faut leur proposer quelque chose pour qu’ils restent plus longtemps. On peut leur suggérer de remonter la vallée de l’Oise, de visiter les églises fortifiées, l’abbaye de Saint-Michel ou le poste frontière de Courquain, imagine Thierry Verdavaine. Il ne faut pas laisser les gens se débrouiller seuls. » Une meilleure organisation donc, pour un circuit et un prix globaux. Car l’intérêt de cette mutualisation est aussi de gommer la concurrence entre les différentes zones touristiques de Thiérache.

« Il faut être opérationnel pour la prochaine saison touristique »

Un bureau permanent devrait néanmoins perdurer à Guise- c’est là qu’affluent le plus de touristes –, tandis que d’autres ne seront que saisonniers : ainsi, un bureau ponctuel verra le jour à Hirson, au poste frontière de Courquain dans un premier temps, puis à Blangy lorsque les travaux du camping seront achevés. « La localisation définitive de tous les bureaux devrait être décidée début 2015 », informe le président du Syndicat mixte.
Le bouleversement concerne également le personnel des anciens Offices de tourisme : les six personnes concernées seront désormais regroupées dans la nouvelle structure, mais elles pourront aussi tourner sur les différents sites. Une formation est prévue. Des recours à des prestataires resteront possibles. « C’est une vraie opportunité pour organiser la politique locale du tourisme. Il faut être opérationnel pour la prochaine saison touristique, souligne Thierry Verdavaine. Le but est d’obtenir un classement en catégorie 2. »
Le Syndicat d’initiative de Rozoy-sur-Serre aurait lui aussi déjà rejoint l’Office centralisé. Quant au SI de Boué, son sort reste en suspens.

http://www.lunion.presse.fr/region/departements/aisne

jeudi 25 septembre 2014

Elle bataille pour se reloger

GUISE (02). Suite à un dégât des eaux chez elle, Isabelle Goethals vit temporairement près de Laon avec ses enfants. Elle rencontre aujourd’hui des difficultés pour se reloger à Guise.
Isabelle Goethals est en détresse. Cette Guisarde de bientôt 32 ans rencontre un problème de relogement, après un dégât des eaux survenu dans son appartement de la rue du Jeu-de-Paume, suite aux intempéries de samedi soir. Elle y vivait avec ses deux enfants de 7 et 14 ans depuis juin.
« Lors du sinistre, les pompiers m’ont dit qu’il valait mieux quitter les lieux car tout risquait de s’écrouler, et la mairie m’a dit de me débrouiller pour le relogement, affirme-t-elle. Mais je viens de l’Oise, je n’ai pas de famille par ici. » Les élus lui ont mis à disposition une salle des sports le soir même. Elle a quitté les lieux lendemain pour être hébergée chez une amie près de Laon. « C’est à 47 kilomètres. Mais mon amie ne peut pas conduire à l’école tous les jours mes enfants qui sont scolarisés à Guise », poursuit-elle. Lundi et hier, les enfants ne s’étaient pas rendus à l’école.
« La gouttière a été tellement remplie d’eau qu’elle a débordé, explique le propriétaire, Nicolas Blanchard. En trois ou quatre ans, cela n’était jamais arrivé. La gouttière et le toit étaient en bon état, l’arrivée d’eau a été faite par des spécialistes, tout est aux normes. » L’eau s’est ainsi infiltrée dans l’appartement par la cuisine. Chez la locataire, les dégâts sont conséquents : canapé, four et télévision sont ruinés, la nourriture perdue. Tout ce qui a pu être sauvé a été parqué dans les chambres. « Le tout, c’est que la locataire n’ait rien, je comprends sa détresse. Si j’avais un logement à lui proposer, je le ferais. C’est à elle de décider si elle veut revenir dans l’appartement. » Une locataire qui répète à l’envi : « Ma priorité aujourd’hui, ce sont mes enfants. Je ne veux pas rester à Laon, je veux qu’ils soient au calme à Guise. Mon amie ne peut nous garder que jusqu’à lundi. Si les enfants ne sont pas scolarisés pendant plus de trois jours, je vais avoir la Caf sur le dos. »

« Le propriétaire joue le jeu »

Lundi, Isabelle Goethals et son propriétaire se sont rendus à la mairie pour exposer le problème de relogement. N’ayant pu être reçue, la Guisarde y est retournée plus tard. « Le Cil (NDLR : comité interprofessionnel du logement) m’a proposé un F3 avec deux chambres à Guise, mais cela ne convient pas. J’avais trois chambres, je n’en ai plus que deux », raconte-t-elle. Elle avance que cet appartement sera trop petit si elle reçoit ses deux autres fils actuellement placés, et dont elle voudrait récupérer la garde.
Interrogé à ce sujet, le maire Hugues Cochet donne sa version des faits. Il confirme la mise à disposition de la salle communale samedi soir, mais prévient : « Nous n’avons pas d’appartement pour du relogement actuellement. Nous avons aussi proposé le camping à madame Goethals. La responsable du CCAS a contacté le Cil, mais l’appartement ne la satisfait pas. Je lui conseille de le prendre, il vaut mieux l’accepter pour l’instant et ne pas être difficile. On lui a fait plusieurs propositions, nous avons fait tout ce qui était possible ! » estime l’élu.
Hier, Isabelle Goethals, toujours hébergée chez son amie à Laon, restait réticente à accepter l’appartement proposé par le Cil : «  Je fais des démarches pour récupérer la garde de mes deux autres fils. Ce ne sera pas possible de les avoir à la maison dans l’appartement qu’on me propose. Quant au camping, il n’était pas loin des écoles, mais cela n’aurait pas convenu pour l’hygiène et le bien-être de mes enfants. » L’idéal pour elle serait donc de réintégrer son logement d’origine, « si l’appartement est en bon état, et si les experts et le propriétaire sont d’accord pour les travaux. »
Lundi, le propriétaire envisageait une déviation de la gouttière sur une autre évacuation. Il a d’ailleurs fait venir une entreprise spécialisée. « Le propriétaire joue le jeu, souligne le maire. L’appartement n’est pas insalubre. Madame Goethals pourra le réintégrer dès que les travaux seront effectués. »
Hugues Cochet informe néanmoins qu’un appartement de relogement d’urgence est prévu en centre-ville pour début 2015.

http://www.lunion.presse.fr/region/elle-bataille-pour-se-reloger-ia3b26n412810

mercredi 24 septembre 2014

Une mère de famille nous écrit

Souvenez vous de cet article hier...
http://guisefrancis.blogspot.fr/2014/09/guise-une-famille-relogee-apres-les.html

La mère de famille nous a écrit
Je vous livre son témoignage ...

Je suis la personne concernée a ce jour je n'est pas eu d'aide de la pare du maire de ma commune je suis héberger a 50km mes enfants ne peuvent plu aller a l'école je me bat pour retrouver un logement seul ,je ne ces plus koi faire est comment faire pour mes enfants plu de maisons plus de meuble plus de nourriture ci vous connaisser des personne susceptible de m'aider temps bien dans le relogement ou matériel vous pouvais me contacter sur mon FB Lola Goethals merci a tous 

Le familijazz c'est en ce moment !!!

mardi 23 septembre 2014

Guise, une famille relogée après les orages

Les pluies diluviennes de samedi soir ont coûté leur logement à une famille de Guise. Selon le maire Hugue Cochet, il s’agit d’un chéneau bouché qui a causé des infiltrations dans l’appartement situé à proximité de la station Total. Le couple et ses deux enfants se sont vu proposer une solution d’hébergement d’urgence jusque demain (lundi) dans une salle municipale, le temps que le propriétaire de l’appartement ne règle le problème.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/guise-une-famille-relogee-apres-les-orages-ia44b0n117984

lundi 22 septembre 2014

Familistère de Guise / Le dernier témoin raconte

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 Cet article est ancien mais il est intéressant pour connaître le familistère...

Pierre Lemaire, âgé de 80 ans, est le plus ancien occupant du pavillon central du Familistère Godin. L'éloge des lieux reste entier. GODIN, pour lui, c'est plus qu'une histoire de famille. Ancien employé de l'usine, Pierre Lemaire y a passé quarante-deux ans avant de prendre sa retraite en tant que cadre chargé des achats. Son père travaillait déjà chez Godin comme son grand-père maternel, son frère, ses oncles. Sa mère est née au Familistère où il vit lui-même depuis cinquante ans dans un confortable appartement depuis cinquante ans.
« L'usine payait le berceau quand on venait au monde et le cercueil quand on finissait avec le corbillard de l'entreprise », raconte le retraité aux cheveux blancs et au regard sombre. Le rencontrer, c'est toucher du doigt l'une des plus formidables histoires sociales du XIXe et XXe siècle.
Il l'avoue, il est quelquefois gagné par la nostalgie en évoquant l'ambiance du pavillon central. « La fête du 1er mai était la plus belle de l'année et des concerts étaient régulièrement donnés avec L'harmonie du Familistère, où j'étais secrétaire ». Quand il puise dans ses souvenirs, il ne se montre pas plaintif mais apaisé, heureux d'avoir connu des bonheurs collectifs. « Les habitants de Guise nous jalousaient. Nous percevions les bénéfices de l'entreprise, plus d'ailleurs que les ouvriers de l'usine qui habitaient en ville. »

Une aventure humaine

Travailler chez Godin et habiter au Familistère, c'était appartenir au premier cercle d'une formidable aventure humaine. « Je regrette cette époque. J'aspirais le lundi à retourner à l'usine. Il y avait une ambiance de camaraderie que l'on ne trouvait pas ailleurs. » En 1946, l'usine comptait mille cinq cents employés et le gérant habitait au milieu d'eux au Familistère. Dans le jardin ouvrier, directeur et manœuvre se côtoyaient de la même façon pour faire pousser les carottes. Godin, c'était un état d'esprit, une fraternité avec quelquefois, peut-être, de la prosmicuité. Mais l'inconvénient était balayé par la satisfaction d'appartenir à une histoire hors norme.
Il y avait des règles à respecter avec un gardien qui veillait à leur application. « Il fallait que les appartements soient bien tenus, que les voisins ne se plaignent pas de mauvaises odeurs ou du bruit, sinon on était éjectés. »
Pierre Lemaire ne conserve que de bons souvenirs. Régulièrement, de son petit pas patient, il se rend au mausolée de Godin pour saluer l'action extraordinaire de ce patron humaniste. Il agissait en faveur du peuple, de ceux qui n'avaient pour toute richesse que leurs mains.

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/familistere-de-guise-le-dernier-temoin-raconte

samedi 20 septembre 2014

Téléthon 2014 : Garou s'adresse aux Axonais


Téléthon 2014 : Garou s'adresse aux Axonais par aisnenouvelle

Afin de mobiliser les troupes et obtenir un maximum de dons, le chanteur est parti à la rencontre d’une centaine de bénévoles, dont ceux de l’Aisne.
Il a tenu à adresser un message tout particulier aux Axonais…

http://www.aisnenouvelle.fr/region/video-telethon-2014-garou-s-adresse-aux-axonais-ia44b0n117240

vendredi 19 septembre 2014

Que sont-ils devenus ? - Picardie Matin (18/09/2014) : la maison de l'enfance Guise


Le Maison de l'enfance propose plusieurs services : une halte garderie qui se déplace certains jours dans les communes du secteur, un relais pour assistantes maternelles et un accueil des enfants sur place qu'il soit régulier, occasionnel ou même en dépannage.

Maison de l'enfance

  • Adresse : rue Jean Monnet, 02120 Guise
  • Téléphone : 03 23 60 32 80

mercredi 17 septembre 2014

Paul-Alexis Dubois né à Guise (nom gravé sous l'Arc de Triomphe).

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Paul-Alexis Dubois, né le 27 janvier 1754 à Guise, tué le 4 septembre 1796 à Rovereto, est un général de division de la Révolution française.

Soldat au régiment de Lyonnais le 16 août 1770, brigadier le 5 avril 1780, maréchal des logis le 10 septembre 1785, adjudant le 29 décembre 1786, il entre comme porte-guidon au 11e chasseurs à cheval le 15 mai 1788.
Sous-lieutenant le 1er mars 1791, lieutenant le 17 juin 1792, capitaine le 5 août suivant, il fait les campagnes de 1792 à l'armée de Moselle. Passé en 1793 à l'armée des Ardennes comme sous-chef de l'état-major, il y gagne les grades de lieutenant-colonel au 17e dragons le 26 janvier 1793 et de général de brigade à titre provisoire le 24 août 1793 et commande la division de Lauterbourg.
Employé à l'armée du Rhin, il signe le 22 novembre 1793 l'ordre annonçant la fausse nouvelle de la mort du prince de Condé, tué d'un coup de canon tiré par les canonniers du 6e bataillon de la Drôme.
Repassé, sur sa demande, à l'armée de la Moselle, sous les ordres du général Hoche, il reçoit une balle dans la jambe à la bataille de Wœrth-Frœschwiller le 22 décembre 1793 ; Hoche fait l'éloge de sa conduite.
Nommé général de division le 30 mars 1794 par les représentants en mission Milhaud et Borie, il obtient d'être affecté à l'armée du Nord. Arrivé à Guise le 18 avril, il reçoit le commandement des brigades de cavalerie des divisions Goguet et Balland, et dirige la cavalerie à la bataille de Fleurus, où il se distingue.
À Paris lors de l'Insurrection du 1er prairial an III, il commande la cavalerie des troupes de la Convention contre les insurgés du faubourg Saint-Antoine. Cette action lui attire les reproches de son neveu Brutus Magnier, alors emprisonné.
Passé à l'armée d'Italie, il prend part à la campagne du général Bonaparte. Blessé à mort au combat de Rovereto le 4 septembre 1796, il adresse ces mots à son général en chef : « Je meurs pour la République, faites que j'aie le temps de savoir si la victoire est complète », avant de mourir.
Son nom figure sur la 25e colonne de l'Arc de triomphe de l'Étoile.
Il a donné son nom au Fort Dubois d'Hirson.

dimanche 14 septembre 2014

Familijazz

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Du 21 septembre au 5 octobre 2014 à Guise...prenez note et déplacez vous en masse... ce n'est qu'une fois par an !!!

http://www.familijazz.com/21092014.html

jeudi 11 septembre 2014

Guise : Il perd son doigt dans la bagarre

La victime a perdu son auriculaire gauche, le 31 janvier 2014. Une soirée, dans une habitation de la rue Camille-Desmoulins, à Guise, dégénère. Le principal mis en cause, prévenu à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Quentin mais absent lors de l’audience du mardi 9 septembre, s’empare d’une bouteille de whisky, qu’il casse sur la tête d’un convive. Un troisième larron tente de s’interposer. «  J’ai voulu les séparer et la bouteille a tapé sur ma main. » Le tesson de bouteille le coupe à l’auriculaire gauche. «  J’ai vu du sang et mon doigt qui pendait.  » Le président résume  : «  Il y a une grosse consommation d’alcool. L’orgine du conflit porte sur la sœur d’un des convives. Il y a un commentaire qui ne plaît pas et la soirée dégénère en bagarre. »
L’avocate de la victime, Me Sylvie Racle, insiste  : «  Il a cru bien faire en s’interposant. Résultat  : il a été amputé. » Une amputation qui lui coûte dans le métier de boucher qu’il exerce. «  Il a besoin de l’intégralité de ses doigts. Il a réussi, après de nombreux mois, à reprendre le travail. Mais la douleur est persistante. » La procureure, Marion Ruffat, pointe le «  caractère insignifiant de la cause de la dispute  : une histoire de filles  ». Elle requiert trois mois d’emprisonnement.
Le prévenu, Giovanni Poulain, 34 ans, a été condamné à trois mois de prison.

mercredi 10 septembre 2014

Gabriel Busiau né à Guise

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Gabriel Busiau, né Gabriel Castille Georges Alexandre Busiau le 5 septembre 1902 à Guise, dans le département de l'Aisne, est un capitaine au long cours franco-belge et officier de marine des forces navales française libres FNFL, disparu dans le Pacifique le 28 juillet 1942.
Gabriel est né à Guise le 5 septembre 1902 à Guise, ses parents sont belges, originaires de la province de Hainaut, il est l'aîné d'une famille de six enfants, son père, Gabriel, était pharmacien et sa mère, Georgette née Maton, mère au foyer.
En 1926, la famille s'installe à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, le père achète une des deux pharmacies existantes dans la capitale calédonienne, il la rebaptise Pharmacie Busiau, elle a beaucoup de succès avec l'exploitation de diverses préparations à base d'huile de niaouli (gomenol), dont un sirop réputé pour la toux et très apprécié, il meurt en 1933 à l'âge de 55 ans. La pharmacie sera rachetée plus tard par Maurice Lenormand qu'il renomme en Pharmacie générale de Nouvelle-Calédonie, elle devient la principale officine du territoire.
Le jeune Gabriel rentre faire des études en France et se passionne pour la navigation. Il obtient ses diplômes, est rapidement lieutenant puis capitaine au long cours dans la marine marchande. Il effectue diverses missions à travers le monde sur des bateaux de commerce.
Après l'armistice, le 30 juin 1940 Charles de Gaulle décide de créer les forces navales françaises libres (FNFL) et nomme à sa tête l'amiral Muselier. Le 1er juillet 1940, Gabriel s'engage au Havre dans cette unité naissante de la résistance, il y sera incorporé en tant qu'enseigne de vaisseau (lieutenant) sous le matricule 10020.
Son expérience de la navigation et sa connaissance du territoire austral font qu'il est affecté comme capitaine commandant le cargo Le Cagou, un bâtiment réquisitionné, chargé de transporter des troupes entre la Nouvelle-Calédonie et l'Australie.
Après deux ans de traversées régulières, Le Cagou est torpillé le 28 juillet 1942 au large de l'Australie par le sous-marin japonais I175. Il n'a été recensé aucun survivant.

mardi 9 septembre 2014

Guise: près de 1000 l de carburant dérobés

La société HTL située rue Jean-Monnet à Guise a été victime d’une intrusion ce week-end. Plusieurs camions ont été siphonnés. Les employés ont remarqué l’effraction en prenant leur service ce lundi matin. Près de 1 000 litres de gasoil ont disparu. Une plainte a été déposée à la gendarmerie.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/guise-pres-de-1000-l-de-carburant-derobes-ia44b0n112677

lundi 8 septembre 2014

Jeanne Macherez née à Guise

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Jeanne Macherez, de son nom de jeune fille, Jehanne Louise Virginie Wateau, née le 12 avril 1852 à Guise et décédée à Soissons, le 9 décembre 1930 fut une héroïne durant la Première Guerre mondiale et la Mairesse de Soissons autoproclamée en 1914

Jehanne Wateau, naît à Guise, le 12 avril 1852. Elle est la fille d'exploitants agricoles, Virgile Wateau et Valentine Dorigny. Elle épouse à Metz, Alfred Macherez qui sera conseiller général, député et sénateur de l'Aisne. Le couple s'installe à Soissons. Alfred Macherez meurt le 1er juillet 1904[.
Jeanne Macherez est particulièrement investie dans des causes humanitaires. Elle crée la Goutte de lait qui se propose de venir en aide aux nourrissons. Elle assure la présidence pour la région de Soissons-Braine de l'Association des Dames françaises et est membre de la Croix-Rouge française
Lorsque la première Guerre mondiale éclate, Jeanne Macherez, veuve, a 63 ans, elle dirige l'Hôpital auxiliaire 201 qui dispose de dix ambulances[3]. Le 31 août 1914, les Allemands entrent dans Saint-Quentin, le lendemain, ils sont à Soissons. Un officier, en quête de ravitaillement, entre dans la ville. En tête, un groupe de civils français pris en otage pour constituer un bouclier humain. L'officier exige de parler au maire. Il menace: si le maire ne se donne pas à connaître, la ville sera mise à sac, incendiée. Jeanne Macherez sort du rang et lance: « Le maire? c'est moi! ». Pendant douze journées, elle sera l'interlocutrice des Allemands. Elle négociera tout, elle parviendra à minimiser les retombées néfastes de cette occupation et prémunira la régions des exactions allemandes et des pillages en n'hésitant pas à lancer un « Vous m'aurez fusillée avant ». Munie d'un laisser-passer allemands, elle veillait, dans tous les endroits occupés par l'ennemi, à ce que les installations et la population n'eut pas à pâtir de la situation. Le 12 septembre 1914, à l'issue de la Première bataille de la Marne, les Allemands sont contraints à ne plus occuper que la rive droite de l'Aisne. Soissons est libérée. Jeanne Macherez reprend ses fonctions au sein de l'hôpital 201 au côté d'une parisienne, Germaine Sellier, la Dame blanche de Soisson[3]. Le préfet de l'Aisne, Robert Leullier nomme alors Georges Muzart à la mairie de Soissons. Le rôle tenu par Jeanne Macherez est encensé par les uns, minimisé par les autres, elle ne revendique rien, observant seulement que ce sont les circonstances qui l'on amenée à tenir ce rôle

samedi 6 septembre 2014

Un groupe de 30 cigognes a fait escale à Fresnoy-le-Grand

Elles sont passées au dessus de Guise...vous les avez vues ?

Elles sont de retour… Quelle ne fut pas la surprise des Fresnoysiens de voir mardi soir plus d’une trentaine de cigognes tourner au-dessus de la commune afin de trouver un lieu propice pour faire escale.
Une jolie rencontre qui a déjà eu lieu les années passées.
Finalement, les cigognes - qui venaient du nord de l’Europe pour gagner le doux climat africain - ont trouvé refuge derrière la grande surface Super U, dans la rue Jean-Jaurès.
Ce passage annonce-t-il un hiver précoce ? C’est ce que certains habitants pensent, mais sans être sûrs de ce présage.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/un-groupe-de-30-cigognes-a-fait-escale-a-fresnoy-le-grand-ia44b0n111394

vendredi 5 septembre 2014

Journées du patrimoine au Chateau fort...20 et 21 septembre

Après les Ducales et le Centenaire de la Bataille de Guise, arrivent les Journées européennes du patrimoine les 20 et 21 septembre prochain ! Au programme, des visites guidées à tarif réduit bien sûr, mais aussi des animations sur la thématique de cette année : "Patrimoine culturel, patrimoine naturel".

Château-Fort de Guise

Guise, verrou sur la vallée de l’Oise, doit à sa situation d’être, du Xe au XXe s., une forteresse au cœur des événements européens. A l’imposant château-fort médiéval dominé par le donjon millénaire, les célèbres Ducs de Guise feront succéder au XVIe s. une des plus grandes places fortes bastionnées du nord de l’Europe. Son étonnante modernité lui vaudra l’attention de Vauban Enfin, à partir de la guerre de 1870, les défenses se révèlent obsolètes face au développement de l’artillerie. Au terme de Mille ans d’histoire, bombardés pendant la Première Guerre Mondiale, ruinés, pillés, ses derniers vestiges ont failli disparaître sous une décharge. En 1952, Maurice Duton, un jeune Guisard, fonde le Club du Vieux Manoir, un mouvement de jeunes qui propose des activités utiles et concrètes au service des jeunes et du patrimoine. Depuis, les activités de sauvetage, d’animation et de restauration font revivre le site où chaque année de jeunes bénévoles se succèdent.
 

Stand de présentation du Conservatoire d'espaces naturels de Picardie au Château-Fort de Guise

Le conservatoire d'espaces naturels de Picardie a pour mission la préservation de la faune, de la flore et des paysages de la Picardie. Il vient ainsi chaque année recenser les chauves-souris du Château-Fort de Guise, qui trouvent refuge dans nos souterrains ! Le personnel du Conservatoire viendra vous en parler, et présenter plus largement son travail et ses actions.
3€/adulte 1€/-18ans Gratuit pour les -6ans
03 23 61 11 76
sam et dim 10:00-12:00 / 14:00 - 18:00
 

"Origines" ateliers découvertes

Démonstration de l'art et de la passion de 2 artistes : peintre et céramiste.
3€/adulte 1€/-18ans Gratuit pour les -6ans
03 23 61 11 76
sam-dim 10:00-12:00 et 14:00-18:00
 

Visites guidées et commentées du Château-Fort de Guise – Architecture castrale des XIIe et XVIe s.

Au cours de votre visite, découvrez les différents étages du donjon, arpentez le dédale de pièces voûtées, faites une halte dans la galerie dite « des Lépreux » et aventurez-vous dans les mystérieux souterrains.
3€/adulte 1€/-18ans Gratuit pour les -6ans
03 23 61 11 76
sam-dim 10h-12h et 14h-18h

jeudi 4 septembre 2014

Cent ans après, la Bataille de Guise retrouve sa place dans l’histoire

Tragédie humaine oubliée des manuels, la bataille de Guise ne serait pas un déni d’histoire mais un non-lieu de mémoire. L’hypothèse avancée par Erwann Le Gall, vendredi soir lors d’une passionnante conférence, permet de mieux comprendre ce fait historique presque passé à la trappe.
Fondateur du cabinet d’ingénierie mémorielle et culturelle En Envor, le maître de conférences démontre, élément par élément, que rien n’a jamais été réuni pour que cette bataille reste dans la mémoire collective : « Oui, l’histoire est connue mais n’a pas été transmise. Il n’y a donc pas de mémoire mais en aucun cas on ne peut parler de déni d’histoire . »
Il rappelle le contexte de cette bataille de l’oubli. La première différence de taille est le nom de la bataille, différente qu’on soit côté Français (c’est la bataille de Guise) ou allemand (c’est la bataille de Saint-Quentin). Se succède ensuite un contexte qui ne joue pas en la faveur de cette bataille : les hommes sont sales et épuisés, la météo complique tout, la transmission de l’information est trop longue, les chefs d’armée se haïssent, aucun document photographique du champ de bataille n’existe... Sans parler du désaccord profond entre historiens. Voilà autant d’éléments minutieusement détaillés et livrés à une assistance en haleine qui tient là de quoi se faire sa propre opinion sur la bataille. « Cette bataille de Guise est une bataille aveugle. Il y a un épais brouillard sur ce 29 août 1914. L’ennemi est invisible et le fait qu’aucune photo puisse être prise pèse sur la réception de la bataille et ça joue sur les conditions de réception du souvenir. Qu’est ce que vous voulez qu’on se souvienne d’une bataille où on ne voit rien et on ne comprend rien ?
Le spécialiste rappelle aussi que Guise est pris en tenaille entre la bataille de Charleroi et la première bataille de la Marne qui elle reste dans toutes les mémoires.
Erwan Le Gall évoque le désaccord entre le maréchal Joffre et le général Lanrezac (Cazernal de son vrai nom) à la fois sur la stratégie à mener mais aussi sur leurs ambitions politiques. Lanrezac est limogé le 3 septembre 1914. Un spectateur pousse la théorie de la bataille oubliée en évoquant le nom de ville déjà trop célèbre par ces Ducs.
En conclusion, Erwan Le Gall, s’étonne qu’aucune biographie ne soit éditée sur le général de la Ve Armée, victorieux à Guise en cette année du centenaire et fait le vœu que la bataille retrouve toute sa place dans l’histoire de France, « être là aujourd’hui et participer aux commémorations durant ces trois jours à un sens et c’est ce qu’il faut retenir . »
 

mercredi 3 septembre 2014

Guise: Jean Husson parle de la bataille

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Pour conclure avec les commémorations autour du centenaire de la bataille de Guise, nous évoquerons la conférence de Jean Husson, ancien maire de Guise et ancien professeur d’histoire.

Cela complète la conférence qui a suivi la sienne et répond à certaines demandes de nos lecteurs. Jean Husson a essentiellement évoqué les faits avant de revenir sur les équipements d’époque et autres uniformes des soldats. Il a illustré ses propos, une baïonnette en main. Pour Jean Husson, aujourd’hui, il ne reste à Guise comme souvenir un monument érigé en l’honneur de la Ve armée commandée par le général Lanrezac, « l’histoire s’est montrée injuste en la laissant dans l’oubli. Par hasard, on peut lire avec parcimonie, la date de la bataille de Guise d’août 1914 ». Pour lui, la bataille de Guise et un déni de l’histoire, une théorie que ne retient pas l’autre conférencier Erwan le Gall (voir L’Aisne Nouvelle de lundi 1er septembre).

Les passionnés qui auraient manqué les commémorations peuvent suivre le circuit de la mémoire grâce à un nouveau dépliant publié par l’Association de recherches l’ARCHE.

Il présente une carte avec les différentes lignes de fronts ainsi que des illustrations qui reprennent les lieux de mémoire : cimetière de la Désolation, monument de Lanrezac ou bien encore le cimetière Franco-Allemand de Le sourd sans oublier un résumé des faits.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/guise-jean-husson-parle-de-la-bataille-ia16b109n110370

mardi 2 septembre 2014

Un film primé sur un soldat de Guise

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Des dizaines d’heures de travail, une imagination sans bornes et un résultat stupéfiant pour ces jeunes élèves de l’école Godin. Ils ont réalisé un film d’animation qui retrace le parcours d’Émile Thoret, un jeune Guisard d’abord démobilisé pour raison médicale, puis affecté à un bataillon logistique avant d’être envoyé au front où il est tué 3 jours plus tard.
« Ce travail s’inscrit dans le cadre du concours Les Petits artistes de la mémoire, de l’Office National des Anciens Combattants, résume l’enseignant initiateur du projet Christian Noisette. Cette année pour le centenaire, on avait le droit de faire un film d’animation, on a obtenu une subvention pour avoir le concours d’un cinéaste belge, Marc Loiset. »
« Ensuite, on est allés au monument aux morts du Familistère et on a cherché de quel soldat on allait parler » se souvient Marie-Charlotte Fay, une des élèves qui a réalisé le film.
Ces derniers ont choisi Emile Thoret, dont la petite-nièce n’est autre que Monique Bronchin, guide au Familistère.
« Puis on a dessiné notre personnage, poursuit l’écolière, c’était difficile car on avait plusieurs soldats et il fallait choisir. Pour le décor, on a regardé des photos. » Ce qui a le plus marqué la jeune fille, c’est le côté créatif, la réalisation des décors, des personnages. « Je devais aussi faire les voix pour le récit, ça, j’ai bien aimé ! »
Les élèves ont ensuite mis au point un système de plaques de verre et de bouchons pour faire un décor en 3 dimensions qui leur permettait de déplacer personnages et véhicules derrière des arbres par exemple. Tout un programme.
Le résultat, c’est un dessin animé de plus de 5 minutes, émouvant et captivant, qui a été sélectionné pour représenter l’académie au concours national.
L’an dernier, la classe de Christian Noisette avait déjà été sélectionnée au niveau départemental et remporté la mention pédagogique au niveau national. Avec cette production, la dernière pour l’enseignant qui prendra sa retraite l’année prochaine, tout porte à croire que la première place est à portée des talentueuses petites mains. Les résultats tomberont début septembre.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/un-film-prime-sur-un-soldat-de-guise-ia16b109n108067

lundi 1 septembre 2014

GUISE Confondus grâce au site leboncoin.fr

Aucun des trois prévenus ne s’est déplacé au tribunal, mardi 12 août. «  Ils se moquent de l’institution judiciaire  », a tonné le parquet.

Benadji Founas, 25 ans, qui fait figure de leader dans cette équipée de malfaiteurs, recevra bientôt la visite des gendarmes. Un mandat d’arrêt a été décerné à son encontre pour aller purger deux ans de prison. Un autre acolyte, Jordan Graves, a été condamné à six mois ferme et le troisième, à trois mois avec sursis.

Dans la nuit du 19 au 20 mai, Graves et Benadji sont allés cambrioler les locaux de la Direction de la prévention de l'action sociale (Dipas) à Guise. Ils ont réussi à passer par une fenêtre, à la recherche d’argent. Il n’y en avait pas.

Ils se sont donc rabattus sur sept ordinateurs portables qu’ils ont ensuite cachés sous un pont surplombant l’Oise. Graves en a revendu deux par la suite. Et c’est en mettant une annonce sur leboncoin.fr que les gendarmes ont pu remonter leur trace.

Les cinq autres ordinateurs portables ont été découverts par des jeunes allant pêcher. Ils ont bien essayé de les utiliser mais en voyant qu’ils étaient protégés par des codes secrets, ils n’ont pas cherché à comprendre et ont jeté les PC dans l’eau.

http://www.courrier-picard.fr/region/guise-confondus-grace-au-site-leboncoinfr-ia195b0n418609