lundi 30 septembre 2013

Le Déclic !

Je reviens sur la fin de ma troisième....

Je suis à un à un tournant de sa vie…c'est mon père qui le dit…je vais bientôt passer mon BEPC...

Le BEPC approche à grand pas. J'ai eu des cours particuliers d'allemand chez “bizarre autant qu'étrange”rue Sadi Carnot et des cours particuliers de mathématiques chez mes grands parents maternels par un ami de la famille mathématicien…José…
José c'était l'ami de Bernard, et mes grands parents l'adoraient. Bernard m'avait dit, en douce, "fais comme il te dit et tu aura ton "beps". José, avait la même technique que mes professeurs de maths mais disait toujours qu'il attendait un déclic et que le déclic arrivait toujours quand on ne l'attendait pas…comme l'amour…

Toujours est il que les examens blancs du collège confirmaient que je n'aurais pas mon BEPC…il me manquait le déclic…Bernard ...t'es où?

Les épreuves du BEPC se déroulent à Saint Quentin…Quelle galère…j'ai peur….et on commence par les maths!!! J'ouvre mon sujet et je lis tous ces chiffres et lettres à analyser…des équations..tout ce que j'aime …quoi! La galère…et…, comme José l'avait dit…le déclic…ses cours dans le salon de mon grand père me reviennent, je jongle moi aussi avec le y, le x et les petits b et les grands A….je ne dis pas que j'ai tout bon mais je m'en suis sorti..enfin..je pense…

On peut passer au français…Le sujet est on ne peut plus simple…j'attendais une citation a expliquer, j'ai le sujet le plus “bateau” qu'on ait jamais eu dans un examen..”vous êtes chez le coiffeur, chez un médecin ou encore dans une gare, vous attendez, vous observez…” Sur que tout le monde va prendre le coiffeur et le correcteur va s'ennuyer ferme…il faut trouver autre chose…et je trouve..”j'attends qu'on me remette mon sujet de français et j'observe mes camarades qui attendent comme moi” …d'un sujet “bateau” j'en fait une observation instantanée comme une photo de classe…J'ai bien décris Nicolas qui transpirait en attendant son sujet...ce Nicolas là je le connaissais bien car il était dans ma classe....et mon BEPC c'est là aussi que je l'ai eu…


Résultats.............

Champagne!!!papa l'avais mis au frigo en attendant la bonne nouvelle…moi le presque dernier de la troisième, j'avais mon BEPC alors que d'autres mieux placés que moi étaient recalés…le déclic…souvenez vous…le déclic!!!  Merci Nanard, merci José!!!

Les petites filles de la grande maison

Je reviens à mes débuts à Guise...nous avions quitté l'usine à gaz de Villers Cotterêts pour venir habiter dans l'usine à gaz de Guise...nous logions dans une petite maison en longueur à droite de l'entrée principale de l'usine. En face de chez nous vivait une famille dans une très grande maison...le couple avait deux petites filles ...très jolies et très polies...le"bonjour Monsieur et bonjour Madame" n'étaient jamais oubliés. Elles étaient toujours très propres...pas de taches...toujours habillées dans des robes aux couleurs pastel...de vraies petites filles modèles.
Moi, je ne louchais pas sur les petites filles ...bien trop jeunes pour moi...je louchais sur leur maison...elle était belle !!! la maitresse de maison, la maman des petites filles était très jolie aussi. Mais moi c'était la maison qui m'intéressait. J'étais très jeune et je me disais que peut être un jour. ...mon père serait directeur et que nous habiterions dans une belle grande maison comme celle là.
En attendant , nous étions dans la petite....
Mes petits frères aimaient bien les petites filles modèles...c'était de leur âge de jouer avec....mais comment faisaient elles pour jouer sans se salir ? Cette question m'a toujours intrigué. Moi et mes frères on se salissait en jouant ...elles non !!!
Un jour le papa des petites filles a été muté pour une promotion...les petites filles et leur jolie mère sont parties laissant la grande maison vide...Nous avons eu la chance d'aller y habiter...en moi même je me disais que mon père était bien le directeur !!!
Qu'il est loin ce temps des maisons et de l'usine à gaz de Guise...les petites filles doivent avoir des grands enfants ... qui ne se salissent jamais ..."Bonjour Monsieur...bonjour Madame"......

dimanche 29 septembre 2013

Finale départementale ...oui messieurs!!!

Je vous avais dit que je raconterais la finale du championnat de l'Aisne Junior à Aulnois sous Laon...me voici donc avec ce souvenir qui fut une vraie frustration pour moi !
Ceux qui ont vécu cette journée de football doivent s'en souvenir comme moi....
Les juniors de l'Aisne étaient partagés en poules...à la fin de la saison, les premiers de chaque poule accèdent à la finale départementale qui est organisée en tournoi à élimination directe.
Alors que j'étais encore cadet, j'ai été convoqué pour participer à cette finale...le dirigeant qui nous accompagnait m'avait promis que je rentrerais sur le terrain en cours de jeu....me disant que les juniors avaient gagné le droit de disputer cette finale...c'était à eux de jouer en priorité...moi j'étais là comme remplaçant et homme frais en cas de problème d'un joueur...
Il fallait gagner le premier match pour accéder au second tour...nous avons regardé le match d'ouverture ou Beautor, avec ses maillots aux couleurs de la juve, jouait contre une équipe dont je ne me souviens plus le nom de la ville. Dans les rangs de Beautor il y avait un joueur exceptionnel qui s'appelait Dos Santos...il faisait ce qu'il voulait avec le ballon...j'étais vraiment admiratif ! Beautor a gagné !
A Guise de gagner son match pour jouer contre eux....
Les Guisards emmenés par Jean Luc ont été paralysés par l'enjeu...j'étais sur le banc des remplaçants, j'analysait le jeu de l'arrière droit adverse pour pouvoir le déborder si je devais entrer en cours de jeu...je regardais ses défauts et ses qualités de jeu...Guise perdait et il fallait réagir....je jetais des coups d'œil à notre dirigeant qui me faisait signe que non ...ça voulait dire que je ne rentrerais pas sur le terrain...j'avais pourtant la solution pour renverser le match !
Guise a perdu...je ne suis pas entré en cours de jeu et nous sommes repartis vers notre bonne ville...moi frustré de ne pas avoir joué et mes camarades juniors déçus de leur prestation...ils avaient pourtant une belle équipe !!!
Ces souvenirs sont douloureux  pour le sportif que je suis ...alors les gars de l'USG de l'époque, si vous vous souvenez ...on dira que c'était des bons moments...et aller en finale départementale ce n'est pas arrivé à tout le monde...vous pouvez être fiers et il faut le dire ...moi je l'écris ....
Je viens d'apprendre que Jean Luc avait des soucis de santé ...il faut qu'il sache que je pense bien à lui...

On reparle de Bébert....

hebergeur image

Je reçois aujourd'hui un témoignage de Marie concernant ....http://guisefrancis.blogspot.fr/2013/09/les-figures-dont-je-me-souviens.html
Elle a accepté que je le publie aujourd'hui...elle parle de Bébert...

J'en profite pour aller sur ton blog.... c'est très agréable de bousculer sa mémoire et de revivre
cette période de nos moins de 20 ans ...... que de souvenirs.
Petit coup de cœur pour Mr Bébert que je croissais chaque jour puisqu'il habitait au coin de ma rue.
Etranges souvenirs entre la peur et l'admiration....il avait la télé bien avant 1963 et c'est chez lui
que j'ai découvert la piste aux étoiles car son plaisir était de le faire profiter aux enfants de
la rue des Coutures..... Incroyable personnage


Bébert fait beaucoup parler...de là haut il doit nous regarder et se réjouir entre deux revues de presse

samedi 28 septembre 2013

Monsieur le directeur...

Et si on revenait au collège de la place Lesur?
Je ne vous ai pas encore trop parlé du directeur...Monsieur Goulard...
Je pense qu'il m'aimait bien ...contrairement à certains, il ne m'a jamais puni... mais il ne fallait mieux pas avoir à faire à lui ...car ça chauffait !!!
Il habitait rue André Godin...parfois, quand je me rendais au Familistère je passais devant sa fenêtre...il était là, me regardait passer..je le saluais ...il était content et me disait toujours un petit mot gentil. Rien à voir avec la terreur du collège.
C'était l'ancien temps et la méthode de l'époque ne pourrait plus s'appliquer aujourd'hui...il distribuait les claques et les coups de pied au derrière avec facilité...La punition suprême que pouvait nous donner un professeur était de nous mettre à la porte d'un cours...nous restions dans le couloir en priant de ne pas voir Monsieur Goulard arriver ...celui qui était pris par le directeur passait un sale quart d'heure !!!
Un lecteur de ce blog a écrit sur un commentaire que Monsieur Goulard reniflait toujours bruyamment ce qui nous permettait d'effectuer un repli stratégique pour l'éviter...merci à cette personne pour ce souvenir...
Encore un personnage inoubliable pour ceux qui sont passé par le collège de la place Lesur...

vendredi 27 septembre 2013

Les figures dont je me souviens....

Dans ma jeunesse Guisarde j'ai connu des personnes dont j'ai le souvenir ...et je me dois de les nommer pour que vous aussi vous vous souveniez ...Certains ne m'ont pas connus...mais ils existaient dans cette belle petite ville qu'ils ont contribué à faire vivre...
Je vais vous les nommer dans le désordre sans ordre d'importance...ils sont égaux ....
On y va ?
C'est parti...
Le premier d'entre eux  Camille Desmoulins
André Godin ...et son familistère unique au monde
Marcel Prévot
je ne l'ai pas connu mais le stade portait son nom!
Docteur DECOURCELLE
Docteur DUBOIS
Ce sont les deux seuls docteurs dont je me souviens.
Sœur Louise...vous vous souvenez?
Maurice DUTON bien sur !
Monsieur LELORE le bijoutier l'ancien patron de Lydie
René RABAUX (Godin)
Raymond ANSTELL (Godin)
Monsieur DAGNICOURT (l'instituteur)
Monsieur et madame BREMARD très investis dans la ville et dans la paroisse !
Monsieur PINON ...on en a parlé ici!
RADAR (Roger) on se souvient avec émotion...
Monsieur HUSSON on en a parlé également... il a été maire de Guise et il œuvre toujours dan la société historique....
Monsieur SADOUL ....certains doivent se souvenir ...
Marthe Moret et son mari Roger qui se sont beaucoup investis dans la commune Monsieur Eugène SERAN
Nos vendeuses de la patisserie BURIDANT ...Henriette Jasmin et Raymonde Langlet
L'abbé Couterie bien sur ...qui ne se souvient pas ?
Monsieur ALLUCHON...on a parlé de lui également...
Bébert DORIGNY le footballeur du bar des sports !
Et des personnes que je connais de nom dont les visages sont dans ma mémoire ....mais je ne me souviens plus quel était leur occupation principale...Monsieur PETTGEN et enfin un petit gars dont on me parlait ...Bébert, dit " mulot"...il devait distribuer des journaux...
J'ai certainement oublié beaucoup de personnages...mais vous savez ...la mémoire....

Alain a fait le commentaire suivant (à voir en commentaire mais je ne peux m'empêcher de le publier..merci Alain !)

Bonjour Francis,
Tous les vrais Guisards se souviennent encore de Bébert, le distributeur de journaux, petit personnage apparemment sans importance et pourtant toujours bien ancré dans nos mémoires. C'était lui qui mettait chaque semaine dans la boite aux lettres de mes parents mon journal de Spirou tant attendu... On pouvait l'entendre crier sur les balcons des Familistères "Paris Presse ! France Soir ! Dernières nouvelles !", c'était vraiment une figure emblématique de Guise... Dans les années 50, pendant la grande période des soucoupes volantes, celles-ci faisaient souvent la une des quotidiens qu'il distribuait et quelques esprits moqueurs l'avaient alors surnommé "le martien", à cause de sa petite taille bien entendu, mais ce surnom ne lui est heureusement jamais resté.
On pouvait parfois le voir, à la fin de sa tournée, au café "Le Central" savourer son demi de bière avec sa façon si particulière de tirer la langue avant de porter le verre à ses lèvres. Il nous faisait toujours rire avec ses histoires d'actualités du jour et de politique revues et corrigées à la sauce Bébert et on l'aimait bien pour ces moments de détente.
J'ai appris beaucoup plus tard qu'il avait été retrouvé noyé dans la Seine à la suite d'une sombre histoire, mais je n'ai jamais connu le dénouement de cette affaire et surtout si elle était vraie.
Si quelqu'un a des informations...


Alain a donné cette image de Bébert
hebergeur image
Alain a donné cette image de Bébert

Toujours un coin qui me rappelle

" Il y a toujours un coin qui me rappelle" c'était une chanson d'Eddy Mitchell...et aujourd'hui c'est pareil...ce coin que je vais vous montrer me rappelle beaucoup...
Remontez avec moi la rue Camille Desmoulins...arrivé presqu'en haut sur le trottoir gauche...une porte..un long couloir...au fond du couloir une porte qui donne sur une cuisine...C'est la cuisine de Madame Leclercq...la mère de Pierre.
Je me souviens de la dame ...et de ses cheveux blancs...j'aimais lui rendre visite...elle calmait la réactivité qui était en moi...et aussi elle jouait superbement à la belotte.
Le soir Pierre, sa mère et moi attendions l'abbé pour notre partie de belotte...comme dans Marius ("tu me fend le cœur")...Il arrivait toujours le dernier notre abbé Couterie....avec sa gauloise à la bouche...comme Lucky Luke ...il était excusable, sa charge de travail était énorme...sans compter le rangement des points des carambars Delespaul pour les ballons de football du patronage!!!
On jouait à la belotte souvent le soir...ça me plaisait beaucoup...l'abbé était comme un copain... on buvait du café...et on riait...j'aimais les éclats de rire de l'abbé...un homme de qualité ! J'ai rarement connu dans ma vie des personnes de cette qualité.
Vous voyez ce coin qui me rappelle, c'est ce long couloir qui mène à la mère de Pierre...et à la belotte avec l'abbé.
Si vous passez devant cette porte dans la rue Camille Desmoulins ...souvenez vous que j'y allait jouer à la belotte le soir...cette rue est vraiment le coin qui me rappelle...."je marche seul.."

jeudi 26 septembre 2013

Encore merci !!!

Bonsoir à vous
J'ai le plaisir de vous informer que vous êtes déjà 3500 à être venus sur ce blog de Guise...vous êtes chaque jour de plus en plus nombreux avec des pointes à 130 visiteurs par jour...
Je vous remercie infiniment de vos visites.
Je vous donne donc rendez vous demain en fin de matinée pour un article qui vous apprendra qu'il y a "toujours un coin qui me rappelle"
Bonne soirée
cordialement
Francis

Les chanteurs de Guise

Il me faut vous parler de Monsieur Bayard...j'ai du mal à me souvenir de son visage...je le vois mais je ne sais pas le décrire ...il a beaucoup compté dans mon adolescence....

Notre professeur de musique est arrivé, un jour, avec un tourne disques et “dans les steppes de l'Asie centrales” de Borodine…il nous explique en écoutant que c'est un avion qu'on entend de loin et qui s'approche de la forêt, la musique est plus forte au fur et à mesure que l'aéronef approche….puis nous sentant attentif, il nous propose de chanter…il forme un choeur en fonction de nos voix, la chorale est née…cette chorale se produira au théâtre Godin en fin d'année scolaire et les cours de musique se feront sous forme de répétitions. Je me souviens particulièrement de "la nuit" de Rameau...  Monsieur Bayard m'a appris à chanter…et aujourd'hui je peux dire que cet apprentissage a été trés important pour ma vie d'homme. Ma vie d'homme mais aussi ma vie militaire...à la 11° compagnie à Belfort, j'apprenais mes soldats à chanter ...et j'avais en mémoire les cours de chant de monsieur Bayard. J'avais réussi à avoir la section de jeunes recrues qui chantaient le mieux de la compagnie... les répétitions se déroulaient le soir dans une salle de cours...c'était du plancher et les soldats battaient la mesure avec leurs pieds au pas cadencé...

Le chant me plaît, la paroisse a une chorale qui chante à la messe le dimanche en haut devant l'orgue…l'abbé a toujours pensé que je devais en faire partie…j'avais toujours hésité … je suis allé le voir, j'ai été intégré aux basses du choeur..Un ambiance formidable…mes dimanches étaient occupés par le chant à l'église le matin et les matchs de football l'après midi…Notre abbé Couterie était un organisateur né…il faisait tout…le catéchisme, le patronage, les persévérants, la messe et le chant… et le voyage de la chorale en fin d'année…et  moi, j'avais aussi Gisèle...

mercredi 25 septembre 2013

La petite soeur

Souvenez vous...Marinette et Pierre sont venus m'annoncer leur mariage prochain..."je l'ai eu sec" comme on dit ...c'est vrai que je m'accommodais de leur amitié...bien que je me disais qu'il formaient un beau couple...sur la piste de danse...mais ils avaient décidé de remplacer leur amitié par de l'amour...et moi alors ?
J'ai continué à les voir et à sortir avec eux...mais je cherchais comment remplacer ce lien affectif qui n'existait plus en moi.
J'allais trouver ...ou plutôt, on allait me trouver...
C'était la fête au jeu de paume...nous étions parmi les organisateurs ...donc, le soir nous étions chargés d'effectuer le rangement...tables, chaises et autres accessoires devaient être rangés...Une jeune sœur de Marinette nous aidait...elle était toujours avec moi...me touchait discrètement les bras pour m'aider...petit à petit, ce soir là, il s'est passé quelque chose...une attirance mutuelle ?  je ne me souviens plus...mais je me suis retrouvé dans ses bras...dans un endroit caché du square...il faisait nuit noire...nous sommes restés longtemps à nous embrasser...Puis il a fallu se quitter ...nous nous sommes promis de nous revoir. Nous nous sommes revus oui...mais cette liaison n'a pas plu à Marinette...je n'écrirais pas les termes de notre discussion mais j'ai compris que je ne devais pas sortir avec sa sœur...je n'ai donc pas revu sa sœur...elle n'a pas non plus cherché à me revoir...
La petite sœur a disparu de ma vie...elle était bien jolie ...la petite sœur.......
J'espère qu'elle est heureuse aujourd'hui...je lui souhaite sincèrement....

A la fin c'est 7-0 !!!

J'ai parlé dernièrement de Clément l'ancien capitaine de l'USG...Clément c'était la génération précédente à la mienne...j'aimerais vous parler aujourd'hui de Jean Luc....lui était de ma génération...un an plus âgé que moi, il était déjà junior quand j'étais encore cadet...mais comme je jouais souvent avec les juniors...je jouais donc avec lui.
Il était aussi grand que j'étais petit ... et comme les grands, il jouait avec lenteur...mais ses passes étaient si précises qu'elles m'arrivaient sur le pied ...combien de buts j'ai marqué sur des passes lumineuses de Jean Luc. On en a gagné des matchs ...mais on a perdu aussi...celui qui reste dans ma mémoire, c'est le match que nous avons perdu 7-0 à Soissons...Aujourd'hui je passe plusieurs fois par jour devant ce stade (que j'ai toujours appelé "stade de la honte") et ce souvenir cuisant me revient à chaque fois...Le stade était superbe... nous avions été impressionnés par l'affluence des spectateurs...nous n'avions pas l'habitude de jouer devant autant de monde... les soissonnais étaient plus grands que nous...ils jouaient juste et se trouvaient les yeux fermés...on a pas touché le ballon...à la fin c'est 7-0 !!!
Je vous raconterais un autre jour la finale du championnat de l'Aisne que les juniors avaient joué à Aulnois sous Laon.
Jean Luc si tu te souviens de moi...tu vois que je me souviens de toi...on était jeune et on courrait vite...rappelle toi de nos entrainements au Coq Hardy...

mardi 24 septembre 2013

La fête du familistère

J'ai déjà raconté mes sortieS avec Marinette et Pierre...les virées du samedi soir au cinéma à Saint-Quentin pour trembler sous les dents de Dracula...parfois il n'y avait pas de cinéma car il y avait bal.
Je m'en souviens d'un particulièrement...c'était dans la cour du Familistère central.
Les habitants du Familistère étaient dans les étages et regardaient les danseurs...aujourd'hui je me dit que ce lieu était magique...je mesure la chance d'avoir vécu ces moments là dans cet univers familistérien.
Je ne savais pas danser ...Marinette m'apprenait...le tango...1-2, 1-2-3, 1-2 ...quelques années plus tard je marchais au pas dans la cour de la caserne...1-2 !!! Ce n'était pas la même chanson...
Je n'ai jamais réussi à danser ce tango...mais j'aimais la fête du familistère....c'était beau de voir les anciens danser superbement...et c'est vrai que sur la piste de danse Marinette et Pierre faisaient un beau couple. Il dansaient superbement bien.
Je me souviens aussi que mes amis m'avaient présenté une jeune jolie fille ...je ne me souviens plus de son prénom...simplement de son nom que je ne peux révéler ici...je peux simplement dire qu'elle avait un frère qui s'appelait Jacky.
J'ai donc dansé avec elle ...pas le tango ...mais des slows...il n'y avait que ça que je savais danser...j'aurais voulu aussi que l'on soit plus intime...mais elle était très timide (comme moi) et je n'ai pas osé...on est bête quand on est jeune. Si elle lit cette page elle saura que je l'appréciais beaucoup. Elle était très jolie... Nous avons dû aller dans plusieurs bals de villages aussi...par timidité elle ne parlait pas beaucoup.... elle doit se souvenir de cette période même si elle a été très courte...

lundi 23 septembre 2013

Militaire de Guise

hebergeur image
Je suis au premier plan, les mains sur les hanches...vous me reconnaissez?
Je suis parti de Guise un peu "la fleur au fusil" tout heureux d'entrer dans une nouvelle famille...l'armée.
Après 35 années dans l'armée active et 10 années dans la réserve...je me suis posé la question de savoir pourquoi je suis entré dans cette institution...
J'ai trouvé la réponse à ma question...et vous allez voir que Guise y est pour quelque chose.
Dans un premier temps, j'ai eu, à Villers Cotterêts, un instituteur (Mr Berlizot) qui nous a beaucoup parlé de l'armée...son armée...il nous a aussi parlé, pendant ses cours d'instruction civique, des militaires et de leur solidarité ...comme les porteurs de soupe dans les tranchées de Verdun...merci Monsieur Berlizot !
A Guise, les enfants étaient invités à participer aux cérémonies orchestrées par les anciens combattants... nos professeurs nous accompagnaient et j'ai toujours eu le cœur serré pas la sonnerie "aux morts" mes poils se hérissaient en écoutant le clairon...je pensais à tous ses soldats morts pour leur pays...notre pays...la France.
Et il y a eu aussi Monsieur Martin ...notre professeur de mathématiques...qui nous racontait lui aussi sa guerre...je buvais ses paroles et ses récits...Inconsciemment  j'étais militaire dans mon esprit...le militaire de Guise !!!
Je suis donc parti à 18 ans...je ne regrette rien...merci encore à mes professeurs de m'avoir, sans le vouloir, guidé vers un métier que j'ai adoré...j'ai vécu des moments forts...en Bosnie ... et dans ces instants uniques ..j'ai toujours eu une pensée pour Guise. Je parlais de Guise aux Bosniaques qui travaillaient avec moi...ils aiment la France et ils connaissent notre ville maintenant. C'est le militaire de Guise qui leur en a parlé!!!

Radar...

hebergeur image
On l'appelait Radar... souvenez vous....il est décédé fin décembre 2012...je l'ai appris dernièrement...ce blog n'existait pas encore...aujourd'hui je voudrais lui rendre hommage...C'est une partie de la mémoire guisarde qui s'en est allé à l'âge de 92 ans...
Je l'ai bien connu...il arpentait la ville avec son appareil photo surmonté d'un énorme flash ...on aurait dit un reporter américain dans les feuilletons comme les Incorruptibles d'Eliot Ness !
Oui je l'ai connu car parfois je le suivais discrètement pour savoir ou il allait...j'étais bien curieux!
Il venait nous prendre en photo avant les matchs au Coq Hardy et on le retrouvait parfois au café des sports de Bébert Dorigny au pot d'après match.
Il était reporter photographe et il tenait à ce titre. Je me souviens qu'il travaillait pour le journal L'Aisne Nouvelle...et nous achetions le journal pour voir si nous étions dedans ou en photo ou pour connaitre le compte rendu des matchs que nous avions joué.
En cette fin d'année 2012...le reporter photographe a fait son dernier reportage...sous la forme d'un grand voyage...de là haut je suis certain que son œil malin nous photographie...
Adieu Radar !!! hebergeur image

dimanche 22 septembre 2013

Une allée Maurice Duton à Guise

hebergeur image
hebergeur image
Maurice Duton en 1960
C'est dans sa ville natale, pas très loin de l'endroit où il naquit et où il grandit que la ville de Guise vient de mettre une plaque pour commémorer le 60 ème anniversaire de la naissance du Club du Vieux Manoir(déclaration en la sous préfecture de Vervins(Aisne) en juin 1953),fondé par M.Duton. Au pied de l'allée qui monte à la porte ducale depuis le parvis de l'église St Pierre. Cette idée de reconstitution de l'entrée primitive fut émise dès 1968 par M.Duton alors Président du Vieux Manoir et par J.Juchli maire de Guise à ce moment, suite à la convention signée entre l'association et le conseil municipal de Guise. Cette convention réglait juridiquement parlant, l'occupation du site par le Vieux Manoir
L'occasion de revenir brièvement sur cet homme, sur la partie peut être la moins connue, par un très court rappel de certains faits.... voir sur le lien  ...
 Pour voir la biographie de Maurice Duton cliquez sur ce lien .................................................
http://sixzif.over-blog.com/une-all%C3%A9e-maurice-duton.-c-est-dans-sa-ville-natale-pas-tr%C3%A8s-loin-de-l-endroit-o%C3%B9-il-naquit-et-o%C3%B9-il-grandit-que-la-ville-de-guise-vient
Merci à
Jonathan Guillemin qui m'a adressé cet article que vous pouvez lire ce soir...merci Jonathan !

Pour ma part
Je me permets de copier un article que j'avais écrit par le passé ....
Le club du vieux manoir a été créé en 1952 par Maurice Duton…j’ai bien connu l’homme et j’ose dire ici …le personnage…son but ? Offrir des loisirs de plein airs aux jeunes…bien vite il s’aperçoit que le vieux château des duc de Guise qui est en ruines à l’époque est menacé..il décide donc avec le club du vieux manoir de sauver ce site et de lancer son association dans la sauvegarde du monument…Maurice Duton m'impressionnait...
Et aujourd’hui le club du vieux manoir a fait son chemin….vous en jugerez sur le lien que je vous donne  ici…
http://www.clubduvieuxmanoir.asso.fr/

Charles voyage dans sa tête


Comment ne pas parler de Charles quand j'évoque mes souvenirs....C'était un vrai camarade !!!J'espère qu'un jour il pourra lire ce que j'écris...que quelqu'un le lui dise....prévenez le...il se souviendra avec moi...comme je me souviens de lui... dans un commentaire un des lecteurs a écrit que Charles était facteur dans le Centre...alors prévenez le facteur !!! merci !
Charles était unique...il était en avance sur tout...que ce soit dans son comportement ou dans ses relations...il avait une manière de vivre qui le rendait attachant...Et il avait quelque chose en plus que nous...il voyageait...il voyageait dans sa tête...il connaissait le monde entier...mais il ne le disait qu'à ses copains comme moi ou Christian.
En avance sur la mode...Antoine avait des chemises à fleurs...lui, il avait vu, je ne sais où, qu'à Paris c'était la modes des pantalons à pattes d'éléphant (je l'ai déjà raconté mais c'est tellement succulent) il a fabriqué ses pantalons à pattes d'éléphants dans un jean qu'il a transformé avec du tissu rouge.
Je vous ai dit qu'il voyageait dans sa tête...je vous raconte...A notre époque il n'y avait pas d'internet...pourtant,  il trouvait les adresses des ambassades des pays et on leur écrivait pour avoir des publicités ...nous recevions des dépliants et des livres du Canada, d'Irlande ou d'Australie et des Etats Unis ...c'était si beau que nous voyagions avec Charles !!! Notre professeur de Géographie (Mademoiselle Curt) ne savait rien de tout cela ...mais elle ne nous interrogeait jamais sur ces pays...sinon je n'aurais pas eu les zéros qu'elle m'a administré à la pelle...
Un jour Charles a réalisé son rêve...alors que moi j'avais peur de m'éloigner de Guise à vélo...lui s'est fait offrir une moto par ses parents et il est parti en Allemagne...Pour moi c'était le bout du monde !!!
Alors Charles, tu ne doit pas être loin...tu as été facteur je crois...rappelle toi de ces moments fabuleux que nous avons passé ensemble...

samedi 21 septembre 2013

Merci ...simplement merci !

Bonjour à tous !
Depuis le mois de juillet j'écris mes souvenirs sur ce blog...et vous êtes de plus en plus nombreux à venir me rendre visite. Je vous en remercie infiniment.
Je vais continuer à écrire pour votre plaisir mais également pour le mien...mes souvenirs guisards ne sont pas terminés ...je m'isole chaque jour pour me souvenir de vous ...j'imagine mes écrits...comme j'imaginais mes rédactions pour mademoiselle Léger et comme j'imaginais mes fiches de lecture à mon général (j'étais rédacteur à l'état major d'une division blindée)
Que ceux qui se souviennent de moi n'hésitent pas à commenter ...les commentaires me servent à me souvenir ....
Pour ce dimanche je vous laisse avec mon église et je souhaite une bonne messe aux choristes...
Merci encore et bon dimanche !!!
hebergeur image

Mon église...ma cathédrale...et les choristes...

Il y a des lieux qui font partie de l'histoire des villes ...A guise, quand on entre dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul des personnages hantent les hauteurs....
Non je n'ai pas été enfant de cœur, je ne devais pas être apte à cette tâche à l'époque... les enfants de cœur, pour moi, c'était l'élite...j'étais dans la chorale et cette mission me plaisait...comme une drogue que je m'administrais chaque dimanche.
J'ouvre une parenthèse... A Belfort, j'allais chaque dimanche à la messe à la cathédrale Saint Christophe de la vieille ville qui était située non loin du quartier Friedrich ma caserne du 35°RIMECA. C'était pour moi un retour aux sources de Guise...je m'isolais dans mon esprit et je m'imaginais à Guise...Oui j'étais à Guise chaque dimanche en communion avec les choristes qui chantaient à Guise, orchestrés par l'abbé Couterie...oui je me téléportais à Guise...
Quand je dis que dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul il y a des personnages qui hantent les hauteurs, je pense à tous ceux qui ont chanté près de l'orgue en haut...à la tribune...je pense à l'abbé Couterie qui organisait cette chorale...je le vois...la haut...comment ne pas penser à lui...
L'édifice est superbe...De splendides vitraux de style Art déco ornent l'église. Je me souviens d'y avoir chanté pour une ordination...c'était impressionnant. J'ai aussi participé à la cérémonie de la Passion de Jésus sur la croix et le chemin de croix du vendredi saint...je lisais, debout au milieu de l'église, avec d'autres lecteurs...je lisais la foule qui parlait sur le chemin du christ...j'espère que mes souvenirs sont exacts...mais je me souviens de ces lectures ...
Je voulais, dans mes souvenirs guisards, évoquer cette belle église...je suis heureux d'avoir pu le faire...

vendredi 20 septembre 2013

Jean Husson épinglé par la Légion d'honneur...une feuille simple nous suffira..

hebergeur image
Monsieur Husson a été mon professeur d'histoire au collège de la place Lesur...j'avais fait un article sur lui aux débuts du blog...(http://guisefrancis.blogspot.com/2013/07/une-feuille-simple-nous-suffira.html) je suis heureux aujourd'hui de copier cet article de l'Aisne nouvelle. Et je suis heureux de cette décoration, moi le militaire, ma médaille militaire, ma médaille de l'OTAN et les autres que je ne citerais pas ...la Légion d'Honneur est la plus belle...permettez moi de vous féliciter Monsieur Husson...sachez que je vous ai toujours apprécié.

A sa création et dans l'esprit de Napoléon, la Légion d'honneur devait récompenser des valeurs civiles ou militaires avec Jean Husson cette haute distinction réalise fort justement la synthèse des qualités militaires, civiques et professionnelles.
 
Recevoir la Légion d'honneur est un acte honorable, il s'adresse à des personnes droites, honnêtes et respectueuses. Pour Jean Husson, sans aucun doute toutes ces qualités sont réunies. Figure incontournable de la vie guisarde l'homme est un sacré personnage. Fils d'une famille ouvrière de six enfants, son père travaille chez Godin, il a toujours été fidèle au monde qu'il l'entoure.
Maire de Guise dans les années 1970
Avec une carrière bien remplie au sein de l'éducation nationale comme professeur d'histoire et de géographie, puis comme principal adjoint au collège de Guise et de principal des collèges de Sains-Richaumont, Marle et Vervins Jean Husson va s'investir dans la vie associative et municipale de sa ville. Conseiller municipal puis maire de Guise de 1971 à 1977 il n'oubliera jamais ses 28 mois de service militaire dont 24 passés en Algérie. C'est d'ailleurs avec beaucoup d'émotion et d'amour que Monsieur le professeur va conter aux officiels et à ses amis venus l'honorer en ce vendredi soir d'octobre l'histoire de ce petit gars du Piton Bleu.
Humain et généreux
Chef de poste isolé avec une section sur Piton Bleu dans le Tassala, Jean participe à des opérations, des accrochages, des ratissages et des embuscades. C'est le lot quotidien de toutes les unités. Affecté à une vaste campagne de pacification dans le secteur d'Ain Temouchent après les opérations du plan Challe, le général Perrotat commandant la zone centre Oranais parle du jeune guisard en ces termes « Par son action humaine, empreinte de générosité, il a été dans cette région un excellent artisan du rapprochement des communautés européennes et musulmanes. »
C'est le colonel Christian Baissibey, choisi par Jean Husson qui va avoir l'honneur de lui épingler au revers de son veston la haute distinction. Dans la salle et sur la scène, les officiels, les anciens combattants, les porte-drapeaux, son ami Serge Struve avec qui il a partagé sa vie et l'anisette de chez Raymonde en Algérie pendant un an et bien entendu sa famille avec qui Jean Husson partage tous ces moments intenses de reconnaissance. Une feuille simple nous suffira....

Monsieur le surveillant général

Je reviens en arrière ...ce sont des souvenirs qui me reviennent...au fur et à mesure que je fouille dans mon passé...
Je me souviens de ma première journée au collège de la place Lesur....
J'arrivais de ma petite école de Villers Cotterêts et j'entrais dans ce grand collège par la porte centrale...Quel changement de décors... il y avait plein de grands !!! d'où je venais j'étais le plus grand....là, aujourd'hui, j'étais "dans la cour des grands"
Les élèves couraient partout...j'étais assourdi par les cris ....je me suis approché de la cour de l'école des filles pour apercevoir Anne Marie que je connaissais déjà...mais c'était le rentrée scolaire et elle avait retrouvé ses copines...
Et j'ai vu l'homme qui allait terroriser le collège ...oui je l'ai vu...je ne sais si j'arriverais à le décrire car il faut de la mémoire pour se souvenir  du visage d'un homme si longtemps après ....
Grand et très droit, il avait un visage allongé sur lequel on ne voyait que le nez...il me semble qu'il était très brun...j'ai tout de suite eu peur de lui. Et ma peur s'est avérée  quand je l'ai vu administrer une sévère paire de gifles à un grand...
Cet homme régnait sur la cour...qu'il arpentait les mains dans les poches de son imperméable...il régnait sur les surveillants et enfin régnait sur les élèves...pas de cris...seul un regard nous faisait battre en retraite. Les récréations étaient tristes avec monsieur Frélone !!!
Il a terrorisé toute une génération de collégiens...non seulement il commandait dans la cour mais il nous poursuivait de son regard perçant sur la place Lesur de peur que nous ne soyons pas dans le droit chemin du retour à la maison....
Mes petits frères sont passés également par sa cour....ils lui avaient donné un surnom...mais lequel?
Allez Monsieur Frélone, on vous aimait bien...vous avez fait votre métier ...Nous n'avions qu'à faire le notre ...c'est à dire étudier en silence....

jeudi 19 septembre 2013

Merci les filles !

Cette histoire, moi seul la connais et les deux autres acteurs (actrices), si elles me lisent se souviendront de ce petit jeu qui a dû bien les amuser...je tairais leur prénoms et noms...on ne les reconnaitra pas...elles seules se reconnaitront...je ne leur en veut pas...Tout ce que je peux dire c'est qu'elles habitaient au Familistère...donc qui dit Familistère  dit "pas touche" à cette époque....
J'étais tombé amoureux d'une de ces jeunes filles de ma classe du collège de la place Lesur...malheureusement pour moi, la jeune fille, elle, ne m'aimait pas d'amour mais d'amitié...dans son esprit, nous étions jeunes et l'amour n'était pas possible à notre âge...mais pour moi cet amour n'était que philosophique...pas du tout physique !
Elle a donc employé un subterfuge pour se débarrasser de mon empressement à son égard. Il fallait y penser!!! Elle a demandé à une de ses camarades de me faire croire qu'elle m'aimait... et qu'on sortirait ensemble...la jeune fille était très agréable à fréquenter...j'ai accepté sa proposition de devenir son prince charmant et j'oubliais donc la jeune fille qui ne voulait pas de moi.  Je ne quittais donc plus ma nouvelle conquête...
Fallait-il être bête pour tomber dans ce piège grossier !!!
La suite ? la chute...la honte...Alors que tous mes amis me voyaient accroché à cette fille... elle avait pris un fiancé ...et un vrai ! Si vrai que quand j'ai quitté Guise plusieurs années plus tard, elle était encore avec lui...l'homme ne pouvait être que dans la confidence... Je me suis consolé en comparant le physique du jeune homme au mien...j'avais largement le dessus...mais l'amour, ce n'est pas le physique Francis ! c'est l'intelligence, l'esprit et la grâce...la capacité à transporter intellectuellement l'autre...c'est naturel...et moi je n'avais rien de tout ça...j'avais d'autres qualités mais pas celles que ce gars là avaient.
Je ne vous en veux pas mesdames...vous m'avez donné une belle  leçon...je la méritais et je vous en remercie, car toute leçon nous fait avancer...mais sachez toutes les deux que vous étiez bien agréables à côtoyer !
Merci et continuez à être heureuses...

Daniel de la SG

Nous revenons à la Société Générale car mon ancien collègue et camarade m'a rappelé un fait qu'il serait bien de raconter...
Je dois avant tout vous parler de Daniel...Il était rentré à la Banque un peu avant moi...et mon arrivée l'a rendu très heureux...car en qualité de dernier arrivé j'ai pris les corvées...ouverture et fermeture des portes de l'agence, sortie des poubelles personnelles de monsieur le directeur et madame...
Daniel et moi étions très copains...dans la même galère...monsieur le directeur nous prenait tous les deux le soir pour nous préparer au CAP de banque. Au cours de ma carrière militaire, j'ai fait la connaissance de son frère...sans me douter que c'était son frère...C'était au 8° RI de Noyon (le régiment d'Austrasie) le lieutenant Minoli était officier du matériel intendance...puis il a été affecté à la CEA (Compagnie d'Eclairage et d'Appui) pour commander la SML (section mortiers lourds), nommé capitaine il a pris le commandement de la CEA...moi j'ai été muté et une douzaine d'années plus tard j'ai revu le frère de Daniel à Mourmelon où il était Lieutenant-Colonel directeur des services financiers du camps. Et ce n'est qu'à la retraite que nous nous sommes aperçu que j'avais travaillé à la SG avec le frère du Colonel !!! Plus près de nous, en 2000, alors que j'étais en service à L'Ecole d'Etat Major à Compiègne, le capitaine Minoli, fils de mon colonel et filleul de Daniel est venu en stage à l'école pour passer son diplôme d'Etat Major...bien sur je l'ai vu souvent!!! 
Aujourd'hui il est en 5° année de L/Col , vient de rentrer de Djibouti , Commandant en second  dans un régiment en France maintenant !!Le monde est petit...à l'armée on se revoit toujours car l'Armée est vraiment notre deuxième famille !!!  
Donc Daniel me rappelait récemment un souvenir qui avait échappé à ma mémoire...le chien du directeur faisait ses besoins tous les jours dans l'Agence et nous étions chargés de ramasser...c'était le temps des petits seigneurs de la Société Générale.
Voila Daniel, tu dois te souvenir comme moi de nos jours heureux à la SG  de Guise.....
Daniel a fini sa carrière comme Directeur de groupe à la SG ...et moi j'ai terminé ma carrière militaire comme major concours... Deux carrières bien différentes mais on était fiers d'être Guisards partout où on est passés !!!

Mon colonel, si je me suis trompé dans votre carrière, surtout dites moi que je rectifie...ma mémoire peut être défaillante.
Merci mon colonel pour mon oubli sur l'Ecole d'Etat Major!!!

mercredi 18 septembre 2013

Personne ne pourra t'oublier Cécile

Cécile était une petite jeune fille frêle...presque transparente tant elle était menue...son sourire illuminait son visage...elle me regardait gentiment derrière ses petites lunettes ...elle semblait toujours étonnée de mes paroles...
Combien de fois j'ai regardée discrètement son joli visage rond...elle était belle comme un jour qui se lève...elle était blanche comme la neige...elle était pure comme le diamant...c'était l'eau de la source...limpide et chantante...C'était l'innocence...la franchise et la grâce...
Inconsciemment j'étais un peu  amoureux d'elle...mais elle semblait tellement fragile que j'ai juste osé un jour où nous étions seuls...Nous étions au jardin du haut...ce lieu est magique...c'était le jardin des rendez vous amoureux...pourquoi nous sommes nous retrouvés là ...seuls...assis sur un banc ? Une discussion calme comme elle les aimait... et un élan m'a rapproché d'elle ... mon cœur a battu...pas le sien...elle a simplement dit non d'un signe de tête...sans un mot...je n'ai pas insisté...elle n'était pas prête...elle ne m'en a pas voulu...nous avons continué à converser...
Nous avons chacun pris notre chemin...quand je lui ai fait un bisou pour lui dire au revoir...j'étais loin d'imaginer que je ne la reverrais jamais...
J'étais à un moment de ma vie ou tout allait changer...le lycée...puis la banque et enfin l'armée...je suis parti...
Cécile a été emportée très jeune par la leucémie...j'étais loin...je l'ai appris bien après...je vois encore son regard bienveillant...celui qu'elle a en ce moment en me regardant écrire notre petite histoire...
Personne ne pourra t'oublier Cécile

La veste de Monsieur Pinon...

hebergeur image

Monsieur Pinon est au dernier plan avec sa moustache ...Vous reconnaitrez peut être des personnes ...

 
Je fouille toujours dans mes souvenirs guisards... Ils me reviennent doucement...
Nous avons vu certains commerçants de la rue Camille Desmoulins dont je me souviens... je vais essayer de me souvenir encore de ceux proches de la place d'Armes...je me souviens principalement de deux magasins...
Monsieur Pinon tenait un magasin de prêt à porter...Très connu dans la ville, ce guisard avait un sacré beau commerce.
Il chantait à la Chorale ...comme moi quelques années plus tard...
Ma mère avait décidé un jour de m'acheter une veste. Nous sommes allés chez Pinon...comme on disait...j'ai eu droit à ce que je détestais le plus...les essayages ! Pour moi la première veste allait, pas la peine d'en sortir d'autres et me les faire essayer ... un coup trop court, un coup trop long...je bouillais...arrive une veste qui m'allait...mais ma mère trouvait que les manches étaient un peu trop longues...je lui ai dit que non, et mimant l'homme qui boit un verre, je lui montrais que les manches allaient quand j'avais cette position du  buveur!!! Eclat de rire garanti...j'ai eu une veste qui  plaisait à Mr Pinon et à ma mère...moi j'aurais pris n'importe quoi pour sortir du magasin !!!!

Presqu'en face je me souviens du droguiste Monsieur Alluchon...je me souviens y être allé faire quelques courses pour ma mère...il trouvait toujours ce que l'on demandait....un vrai pro!!!
Un drame m'a perturbé à l'époque...le décès de madame Alluchon...mourir si jeune...j'en parle simplement ici car c'est vraiment un triste évènement qui avait plongé Guise dans la consternation...Que André, son fils, sache que j'ai souvent pensé à cet évènement...pour un jeune enfant, perdre sa mère...
Pour ceux qui ont vécu à Guise comme moi à l'époque je sais que nous avons été très choqués par le décès de cette mère de famille...


Monsieur Pinon est dernier plan avec sa moustache ...

mardi 17 septembre 2013

Nous avons appris bien plus qu'une matière

Le collège de la place Lesur est toujours dans ma mémoire...Celles et ceux qui y sont passés se souviennent comme moi...
Les professeurs avaient leurs qualités et leurs défauts comme chaque être humain...nous sommes ainsi faits mais nous sommes perfectibles...l'expérience de la vie nous fait avancer...et nous améliorer sans cesse...tout en sachant que nous n'obtiendrons jamais la perfection.
Cette introduction pour reparler d'un de nos professeurs qui semble faire débat...j'aimerais me faire son défenseur...J'ouvre une parenthèse...j'ai été défenseur au tribunal militaire de Landau en Allemagne...les prévenus étaient des personnes violentes ou des consommateurs de drogues...Je ferme la parenthèse.
Je vais donc défendre Monsieur Lebourg, notre professeur d'allemand. C'était un personnage haut en couleur c'est vrai. Il semblait nous dédaigner et nous craindre. Il traitait les filles de "petites pestes" En définitive...il avait la maladie de la persécution. Mais il ne faut pas s'attacher aux défauts de l'homme...il m'a enseigné l'Allemand, j'ai eu mon BEPC en partie grâce à lui et je l'en remercie...vis à vis de moi sa mission d'enseignement a été remplie...
Il l'a réussie dans la partie enseignement mais son comportement m'a aidé et je vais vous expliquer pourquoi. C'est vrai, il nous malmenait verbalement..."nous tendions le dos" ...dans ma vie professionnelle j'ai eu affaire à des chefs qui étaient, eux aussi des caractériels...et le souvenir de Monsieur Lebourg m'a aidé à les comprendre et à m'en accommoder...
Un autre aspect du personnage est méconnu. J'ai eu la chance (ne souriez pas) d'avoir des cours particuliers chez Monsieur Lebourg. Le jeudi matin, j'allais chez lui, rue Sadi Carnot...et je peux dire que j'étais très bien reçu...les cours particuliers ne ressemblaient aucunement aux cours collectifs du collège...il prenait son temps pour m'expliquer sans cesse...presque amicalement...
J'ai rencontré un personnage similaire au début de ma carrière...je passais mon CIA (certificat interarmes pour passer sergent chef) A l'épreuve orale d'instruction du tir je suis tombé sur un sujet impossible pour moi ...j'allais certainement avoir un zéro et rater mon examen. Il me fallait installer et régler la lunette de tir du LRAC (lance roquettes anti chars) Pendant que j'essayais de préparer ce zéro qui m'était promis, un de mes camarades répondait aux questions du capitaine instructeur...mon camarade et le capitaine ont commencé à se chamailler et se disputer pour une position du tireur debout...si bien que le capitaine a renvoyé mon camarade avec une très mauvaise note. Je passais derrière...le capitaine était en furie...il m'a fait assoir ...Il y avait du Lebourg dans ses yeux...mon compte était bon...à mon grand étonnement, il s'est calmé avec moi...m'a demandé mon métier ... et quand je lui ai répondu "employé de banque" il m'a dit "normal que vous ne sachiez pas, je vais vous expliquer" Il a fait le travail, installation de la lunette, réglage et simbleautage...il m'a renvoyé avec un 14/20 alors que je n'avais rien fait...cet homme n'aimait pas qu'on lui résiste !!! du Lebourg tout craché!!!
Donc, encore une fois, merci monsieur le professeur...si vous n'êtes plus, que vos enfants sachent tout le bien que je pensais de vous.....avec vous, nous avons appris bien plus qu'une matière...

lundi 16 septembre 2013

Elle étudiait..Maxence... moi je la lisais...

Ses lettres étaient bleues, roses ou vertes...elle arrivaient régulièrement au 2° escadron à Belfort...ce qui faisait dire à mes camarades que j'avais de la chance...je les lisais plusieurs fois par jour...Roselyne m'écrivait souvent...je lui écrivais moi aussi encore plus souvent...elle était au lycée et me racontait ses cours et ses lectures. Je me souviens encore qu'elle aimait Maxence Van der Meersch et elle me citait ses œuvres comme "L'Empreinte du dieu" qu'elle étudiait...
Je l'avais rencontré à l'hôtel de France près de la Poste ou j'allais jouer au flipper et discuter avec les copains...elle était amie d'un de mes camarades...nous avons fait connaissance et nous avons continué à nous rencontrer...petit à petit est née une complicité amicale et nous nous sommes écrit.
Je me souviens de ma dernière permission avant les évènements qui ont embrasés la France...il faisait très chaud ce dimanche...nous avions rendez vous devant l'Eldorado...
Elle était présente...nous nous sommes promenés dans Guise...elle m'a entrainé au bord de la rivière pour voir passer son petit ami qui faisait du kayak. Le club de kayak de Guise était en pleine croissance. Il avait l'air content de nous apercevoir en haut du pont pas loin du familistère...il nous a souri et est reparti à coups de pagaies... Puis sans nous demander ou nous allions ...nous avons gravi la côte du fort...nous nous sommes dirigés vers le Coq Hardy... et avant d'arriver au stade nous avons pris un petit chemin...l'air était bon...l'herbe sèche...elle s'est assise... je l'ai déçue...pour moi c'était de l'amitié ..pas encore de l'amour...j'avais l'image de son copain devant moi....oui je l'ai déçue....
Il était l'heure pour moi de redescendre car j'avais un train à prendre...elle a fait la moue...et nous nous sommes quittés sur un baiser...
Pendant les évènements pas de courrier...une lettre verte à la fin des grèves pour me faire comprendre que je n'aurais plus de rendez vous avec elle ...
On ne devait pas être fait pour vivre ensemble...mais il est des déceptions qui font mal...je ne sais pas si elle lira ce message mais qu'elle sache que j'ai regretté cet épisode de ma vie...nous nous sommes trompés tous les deux... encore une expérience qui m'a grandi et je l'en remercie ...

dimanche 15 septembre 2013

Le départ...pas en fanfare...

Un petit article nostalgique qui restera deux jours en tête de blog...le temps qu'il me faut pour vous raconter des nouvelles aventures...

Je reviendrais bientôt sur mon travail à la banque...Daniel, mon ancien collègue, m'a rappelé des évènements que je me dois d'éditer...
Aujourd'hui je vais vous raconter mon départ de Guise...au moment ou j'ai franchi pour la dernière fois la porte de la banque de la place d'Armes...
Je devais me rendre à Laon pour mon départ à l'armée...
Laon..."la montagne couronnée"...la route monte pour aller à Semilly....
Quartier Foch, papa arrête la voiture devant la grande grille de la caserne. Dehors, les soldats de garde nous interrogent du regard...Papa fait un signe comme pour dire "tout va bien"

Je sors de la voiture
_fais pas le mariole me lance mon père
Je ne réponds pas, je prends ma valise et je rentre dans le quartier, je ne me retourne pas...il verrait des larmes couler doucement sur mon visage...je sais qu'il me regarde monter vers le PC... j'entends enfin la voiture démarrer... moi, je démarre une nouvelle vie...
Le soir même...un jeune homme erre dans les rues de Verdun...nous sommes le 30 octobre et il fait froid.
Le train m'a déposé dans cette gare froide et impersonnelle et je cherche ma destination finale le 164 Régiment d'infanterie...
Mais où est donc cette caserne?
Un camion militaire s'arrête....un militaire m'interpelle
_ 16-4 ?
_oui monsieur
_ monte soldat!!!
J'ai dormi dans une chambre de 20 lits...au fond un ratelier avec des fusils...Les gens qui dorment ici ronflent et personne ne s'est occupé de moi...
J'ai fait mon lit, je me suis mis dans les draps et...j'ai pleuré comme un bambin abandonné sur un parking de magasin.
Je revoyais mon directeur de banque me dire adieu, mes amis du foot, mes frères, ma soeur, mes parents...trop tard j'ai signé pour 3 ans....3 ANS! 3 ANS! 3 ANS !!!   mon dieu!
Demain, le réveil sera dur...
Un coup sifflet dans la chambre qui vous remonte le coeur dans le cerveau!
Des cris "réveil!!!réveil!!!
"debout!!!! debout!!!!"
je suis mes "colocataires" on descend les escaliers en courant...en bas on se mets en rang et on marche au pas en chantant jusqu'au réfectoire....
"Malgré les balles...malgré les obus!..."
Fait pas le mariole !!! Guise est déjà bien loin....

Place de la Poterne

Christian l'appelait en riant la place del Poterne pour se moquer des anciens qui avaient le parler des gens du nord...
Je parcours Guise, la ville de ma jeunesse...aujourd'hui je me souviens de la place de la Poterne...la place de mes rendez vous...la place de la montée vers le fort et vers le Coq Hardi...la place de ma jeunesse...la place qui va vers le stade...la place qui va vers l'église et le presbytère...véritable point névralgique de mes promenades...
Pour aller à la place de la Poterne en partant du Boulevard Pequereau...vous montez jusqu'à la rue de Robbée et c'est à gauche...tout droit... Ou bien vous passez par la rue des Dimes qui est parallèle à la rue de Robbée...Vous débouchez sur une belle place avec un café (à mon époque).
Ce lieu était important pour moi...je donnais mes rendez vous ici...c'était toujours le point de départ d'une grande aventure...d'une belle amitié ou d'un grand amour...Les amours de jeunesse ont des points de repère ...Je crois me souvenir que chaque année il y avait la fête de la Poterne ...je ne sais pas si elle existe encore...
Cette place a été aussi celle de la rupture...ce jour là mon cœur a saigné...je n'en ai pas voulu à la place...j'y suis toujours passé avec plaisir et passion..la passion du ballon pour aller au stade du Coq Hardy, la passion de mes amitiés ...la passion de mes activités...quand j'allais à l'église ou au presbytère ...et même rue Camille Desmoulins qui n'est pas très loin...et bien sur la route pour monter au Fort !
La place de la Poterne ? un point  stratégique !!! de Guise bien entendu !

samedi 14 septembre 2013

La Renaissance

J'étais très sportif...vous l'avez deviné en me lisant depuis le début...toutes les disciplines m'intéressaient...j'avais été le seul de Guise, parmi mes camarades, à avoir pronostiqué la victoire de Gimondi au tour de France !
Je l'avais dit au bord de l'eau lors de nos discussions quand on refaisait le monde....que ce soit handball, basket ou football je touchais à tout mais le foot avait quand même ma préférence !
Qui m'a mis dans le tuyau de l'oreille que je devais faire de la gymnastique? mon père certainement car il aimait ce sport. Je me suis donc inscrit à La Renaissance le club de gymnastique de Guise.
Première séance...je suis arrivé dans la salle...c'était cette salle qui sert aujourd'hui de salle des fêtes près du Vox sur la place Lesur, car le gymnase n'existait pas encore. Accueil par une personne que l'on peut appeler justement personne car elle m'a dit "va jouer avec ce qui te fait plaisir" d'une façon impersonnelle et je ne l'ai plus jamais revue.
Les barres fixes étaient trop hautes...le cheval ne m'inspirait pas ...je suis donc allé aux barres parallèles. Je me suis hissé en tractionnant sur mes bras et soudain j'ai ressenti une vive douleur au niveau du sternum...je suis redescendu rapidement et cette première séance fut la dernière...C'est vrai que j'aurais pu me faire très mal! Je n'ai rien dit à personne ...et je ne suis jamais retourné à la Renaissance. Ma mésaventure ne veut pas dire que la Renaissance n'est pas un bon club...c'était un excellent club qui obtenait beaucoup de bons résultats...mais sans moi !

Les routes de ma liberté

"Quand on partait de bon matin
Quand on allait sur les chemins
A bicyclette..."
C'était ma vie ...Quand j'ai obtenu mon certificat d'études (on le passait encore pour nous montrer comment se déroulait un examen en prévision du BEPC) j'ai eu mon vélo...promesse de mes parents.
A partir de là, c'est une bande de copains qui sillonnaient les routes et les chemins des environs de Guise...de Lesquielles à Vadencourt ou de Noyales à Maquigny et retour à Guise en sprintant pour impressionner... j'avoue que j'aimais pédaler mais je n'étais pas très bon en sprint ...
Enfin j'aimais cette liberté que me donnait mon vélo...je m'entrainais à monter au Coq Hardy, à en redescendre pour y remonter ...mes jambes me faisaient mal ...mais c'était bon pour mes mollets et mes futures frappes au but...
Mon plus beau chemin, je vais vous le décrire...
Guise n'avait pas encore de piscine à mon époque... les jeunes allaient se baigner à la piscine de Marle...nous y allions à vélo...Guise - Marle 22 kilomètres...Guise - Marle 22 côtes...route droite....pas un seul virage ! Cette route était terrible pour moi...il fallait vraiment avoir envie de se baigner...le plus dur, ce n'était pas l'aller...c'était le retour car les jambes étaient lourdes après la baignade...certains de mes camarades faisaient la course pour arriver en tête en haut des côtes ...on ne connaissait pourtant pas le maillot à pois rouge!!!
A Le Hérie la Vieville, on savait que Guise n'était plus loin...
Pas de fille dans ces courses à bicyclette...la Paulette de la chanson n'était pas avec nous...
"Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents"


C'était une des routes de ma liberté...

vendredi 13 septembre 2013

Carte bleue

Vous avez une carte bleue ? oui ? vous savez qu'à l'époque ou je travaillais à la Société Générale, il n'y avait pas encore de carte bleue en circulation...nous en étions qu'à la publicité pour inciter les commerçant à s'inscrire à la carte bleue..il fallait faire changer la façon de payer ...et réduire le nombre de chèques...
Il y avait des affiches de pub avec une carte bleue au nom d'un imaginaire Monsieur Dupont
Une de mes missions était d'en parler à nos commerçants clients.
Un après midi par semaine je me rendais dans les magasins de Guise dont les responsables avaient leur compte à la banque...je prenait leurs chèques, ce qui leur évitait de se déplacer, et je leur rédigeais un bulletin de réception pour preuve de leur dépôt...le lendemain ils recevaient un relevé de compte avec les remises de chèques de la veille. D'ailleurs, à cette époque, tous les clients  recevaient un relevé de compte par opérations...alors qu'aujourd'hui vous recevez un relevé mensuel. Tout était rédigé à l'aide d'une machine à écrire...les ordinateurs n'existaient pas encore dans nos agences bancaires.
Donc, lors de ma tournée chez les commerçants,  je vantais les avancées technologiques de la carte bleue pour les inciter à accepter ce mode de paiement...je peux dire que j'étais, avec mes collègues de l'agence, un précurseur.
J'étais très bien reçu par les gérantes des magasins dans lesquelles je me rendais...j'avais le droit au café ou au thé...c'était très agréable...
J'ai œuvré mais je n'ai pas vu les résultats...car je suis parti à l'armée. Quand j'ai reçu ma première carte bancaire quelques années plus tard, j'ai repensé à cette époque ou je vantais ce mode de paiement !!!
Mais rassurez vous...pas de nostalgie de la banque...mon métier de soldat me plaisait beaucoup... De plus j'ai effectué une partie de ma carrière comme trésorier, donc toujours dans la finance...et les transferts de fonds j'en faisais tous les mois non pas pour effectuer des versements mais pour récupérer l'argent de la solde de mes soldats...c'était important et je me déplaçais avec une escorte et un pistolet dont je savais me servir !!!

La ferme en ville

Je fouille dans ma mémoire et j'aperçois un petit garçon dans le noir se rendre à la ferme...tel Perrette et le pot au lait il balance son pot vide par dessus sa tête...Car, oui!, il y avait une ferme à la ville ...il y avait une ferme à Guise !!! Je me dois  de vous dire où ....et vous vous souviendrez...
J'allais souvent au lait le soir avec mon pot...je quittais l'usine à gaz du boulevard Péquereau ..je remontais vers la rue de Robbée et avant cette rue je tournais à gauche dans la rue des Dimes...la ferme était là.
On faisait la queue...la fermière avait le coup de main pour remplir nos pots avec sa louche à lait ...une louche pour les demi litre ou une louche pour un litre... parfois on achetais un morceau de beurre...il y avait une grande baratte à beurre..la fermière pesait le beurre dans sa balance à poids en laiton...Vous voyez ...c'était dans le temps...mais c'était en ville car de la rue des Dimes on rattrapait la place de la poterne et l'église à proximité.
Le pot au lait rempli, je le ramenais précieusement à la maison...et là, il fallait faire bouillir le lait...le surveiller sur le feu car le lait qui bout se sauve...ma mère avait une rondelle en verre qu'elle mettait au fond de la casserole, ce qui évitait au lait de se sauver...
Après ça, c'était moi régal ! la crème de lait qui s'était déposée en refroidissant, attérissait  dans mon assiette..je la saupoudrait de sucre et remuais le tout... que c'était bon !!!
Alors, si vous passez dans la rue des Dimes...souvenez vous...la ferme était sur le trottoir droit en face de chez Lydie!!!

jeudi 12 septembre 2013

La leçon d'Anne Marie

Ma mémoire vagabonde et je revois les personnes que j'ai connues à Guise...il y a un peu de nostalgie à l'évocation de ces visages ancrée dans mon esprit...Quand on est jeune on est grand comme les hommes...même aujourd'hui j'ai l'impression que j'étais grand... à 12 ans...C'est quand je calcule l'âge que j'avais à cette époque...12 ans !!! mais j'étais un bambin et je faisais le malin !!!
A Villers Cotterêts j'avais Marie Eline ma petite fiancée ...elle m'avait quitté car je lui avais dit un jour qu'elle avait de belles jambes...toute rouge de honte elle m'avait lancé un regard noir et elle ne m'avais plus jamais parlé.
Arrivé à Guise, quelques mois plus tard, j'avais vite trouvé une petite fiancée... à savoir si c'est moi qui avait trouvé ou si c'est elle qui m'avait cherché. Anne Marie était une jolie petite fille de 10 ans. Son père travaillait à l'EDF, c'est Jacques le père de Daniel qui nous avait fait faire connaissance avec cette famille.
Anne Marie était à l'école des filles de la place Lesur...la cour de récréation de cette école avait une entrée sur la cour du collège...si bien que nous parlions aux récréations. Nous étions gosses et elle me disait que j'étais son amoureux ...j'étais un peu gêné devant mes copains...si bien qu'à la fin j'évitais de venir la voir à la récré. Un jour j'ai cessé de la voir...je ne pouvais pas jouer avec les petits...j'étais quand même en sixième... j'étais grand !
Elle m'en a beaucoup voulu et du haut de ses dix ans elle m'a "snobé" et dédaigné...
Cette attitude m'a peiné...puis la vie a suivi son cours....je ne la voyais plus...je ne me souviens pas de l'avoir vue au collège... elle a certainement étudié au collège Jeanne d'Arc.
Bien plus tard, alors que je sortais de la Poste où j'étais allé effectuer le versement de la banque, je l'ai aperçue au loin...j'étais avec ma serviette contenant le pistolet de sécurité...mais je l'ai attendue, pensant qu'elle me parlerait....Quelle était devenue belle !!! Elle est passée devant moi sans un regard...elle m'avait pourtant vu...
C'était de ma faute...je n'avais pas été très gentil avec elle quand elle avait 10 ans ...ça m'a appris...et ça m'a servi de leçon...merci Anne Marie...
Si tu lis cette petite histoire tu sais que je n'ai pas oublié la jolie petite fille de 10 ans...

mercredi 11 septembre 2013

Monsieur Miramon

Voila un homme qui gagnait à être connu...je ne sais si les guisards du football se souviennent de lui , mais moi il m'a marqué.
Monsieur Miramon était un ancien footballeur professionnel et il était l'entraineur de l'USG. Il venait de Saint-Richaumont. Les jeudi après midi je les passais avec lui au Coq Hardy ou il nous entrainait comme des pros. Echauffements, courses autour du terrain... sprints... re courses... balle au mur ...jeu de passes... et une petite opposition pour terminer l'après midi... je peux dire que sorti de l'entraînement on avait mal aux jambes. Avec lui, j'ai appris à dribler, à courir balle aux pieds, à marquer dans des positions invraisemblables...avec lui le ballon faisait partie du corps!
J'étais junior mais je jouais parfois avec l'équipe première en promotion d'honneur...et Monsieur Miramon savait qu'il pouvait compter sur moi. Un dimanche j'avais un match avec les juniors au Coq Hardy...nous jouions en lever de rideaux de l'équipe première...ce jour là j'avais fait un super match et dans les tribunes les spectateurs applaudissaient notre équipe. A la fin du match je suis allé au vestiaire pour la douche et me rhabiller pour pouvoir reegarder le match de l'équipe première tranquillement.
Alors que je me dirigeais vers les tribunes, j'ai croisé monsieur Miramon...
-"tu as tes affaires de sport?"
"oui monsieur"
- vas t'habiller dans les vestiaires des A, tu joues avec la première "
J'ai joué sur l'aile droite...mais dans les tribunes les gens criaient..." le petit a déjà joué !!!"
Nous avons perdu ....mais l'évènement c'est même si nous avions gagné, nous aurions perdu quand même sur tapis vert. Et moi j'ai été suspendu trois matchs pour avoir joué deux parties dans la même journée... MERCI MONSIEUR MIRAMON !!!
Je ne savais pas qu'on n'avait pas le droit de faire deux matchs dans la même journée et monsieur Miramon, lui, ne savait pas que j'avais joué avec les juniors le premier match...
Je n'ai pas purgé ma suspension...car je suis parti à l'armée....Un an plus tard je signais une licence au club de Chatenois les Forges dans le territoire de Belfort. E là bas je n'ai jamais joué deux fois le même jour !!!

Ils sont tous là...vivants ...dans ma mémoire

Ils hantent encore le collège de la place Lesur...j'entre dans la cour et je les vois...je vais à la salle des professeurs...ils sont là...dans mon esprit...je les vois .....
J'ai parlé de ceux que j'avais eu comme professeur souvent durant ces cinq ans de collège...il me faut citer celles et ceux dont je me souviens...même si ils ne m'ont enseigné qu'une année scolaire...
Les anciens...Monsieur et madame Réal...il me semble que leur matière était le français... ils étaient discrets et efficaces pour leurs élèves... je vois leur visage...
Plus jeunes, Monsieur et Madame Bayard ne laissaient pas indifférents. Madame a été mon premier professeur d'allemand... je la trouvais jolie...Monsieur a été mon professeur de musique...et de chant.Je me souviens de la chorale qu'il avait formé avec nous. Cette chorale, dont je faisais partie, avait chanté au théâtre du Familistère...nous en étions fiers...
Il ne faut pas oublier ces deux jeunes femmes...elles n'étaient pas parentes mais avaient le même nom...Les demoiselles Leger enseignaient le français. L'une était grande, l'autre petite... j'avais beaucoup d'affection pour elles...elles en avait pour moi...dommage...j'étais trop jeune... alors je travaillais bien pour leur faire plaisir. J'ai eu de longues discussions philosophiques avec la petite...elle aimait parler avec moi et elle aimait ce que j'écrivais.
Il n'était pas professeur mais surveillant général...Monsieur Frelone a fait trembler toute une génération de collégiens...il ne faisait que son travail et il le faisait bien...on le craignait mais on l'aimait bien!!! et on s'en souvient...
Enfin je dois citer les têtes du collège...j'ai eu deux directeurs ...Monsieur Goulard, sous un air bourru, il adorait ses élèves. Et Monsieur Ollier qui avait été mon instituteur à Villers Cotterêts est venu remplacer monsieur Goulard qui partait à la retraite.
Voila, j'ai passé en revue tous ces enseignants dont je me souviens...Madame Prat, mademoiselle Curt, messieurs Husson, Martin et Lebourg ...
Si j'ai oublié un professeur,  dites le moi pour que je répare cet oubli...
Et comme disait Monsieur Husson "une feuille simple nous suffira !"... pour réparer...

mardi 10 septembre 2013

Au bord de l'eau

Il est un endroit à Guise dont je me souviens avec émotion...c'est le bord de la rivière ou nous nous retrouvions avec mes amis. Nous nous allongions sur l'herbe ... certains allaient se tremper et d'autres comme moi discutions des heures entières pour refaire le monde...
C'est là que j'ai fait la connaissance de Sylvie...je ne savais pas qui elle était, ni où elle habitait...mais elle m'avait plu tout de suite car elle semblait heureuse et insouciante... quelle âge avait elle ? un peu plus jeune que moi je pense...nous avons donc pris l'habitude de nous retrouver pour discuter au bord de l'eau...Elle me plaisait beaucoup et chaque soir je me disais que le lendemain je l'embrasserais ...mais les lendemains je n'osais jamais...elle aimait discuter avec moi...tous les sujets étaient abordés et discutés. Ses parents tenaient une bijouterie en haut de la rue Camille Desmoulin.
Un jour elle m'a invité à un gouter chez elle ..nous étions tous les deux...elle a branché son tourne disque et elle a mis "tombe la neige" d'Adamo...et nous  avons dansé une partie de l'après midi sur des slow d'Adamo ..."laisse mes mains sur tes hanches".... et je ne l'ai même pas embrassée... il faut dire que sa maman n'était pas loin...
Un après midi, au bord de l'eau, je me suis lancé... j'ai tenté de l'embrasser...elle n'a pas voulu...je me suis trouvé bien bête ce jour là...je ne suis jamais retourné au bord de l'eau...et puis je partais en vacances et plus tard à mon retour...je ne suis pas allé revoir Sylvie...j'aurais dû!
Je n'ai jamais revu Sylvie...j'espère qu'elle est heureuse comme dans sa jeunesse ...elle le mérite...

La demoiselle de la géographie

"Venez chercher votre zéro au tableau monsieur Francis"
C'était souvent le cas avec cette demoiselle...je collectionnais les zéros en géographie avec elle !
J'avais horreur de cette matière et mademoiselle Curt le savait... alors quand elle avait un zéro à distribuer elle faisait appel à moi et j'étais assez généreux avec elle...
J'ai dû l'avoir comme professeur d'histoire géographie dans plusieurs de mes classes du collège de la place Lesur en alternance avec monsieur Husson (http://guisefrancis.blogspot.fr/2013/07/une-feuille-simple-nous-suffira.html) ...alors forcément elle me connaissait très bien... Pour l'histoire je m'en sortais mais pour la géographie... je n'aimais pas du tout et je ne faisais aucun effort pour éviter les zéros de la demoiselle!
Comment était elle physiquement ? Je dirais carrée. Carrée dans sa tête et carrée dans son corps...
Le pire c'est que je l'appréciais beaucoup...je reconnaissais ses qualités de professeur mais la matière qu'elle enseignait ne me plaisait pas...alors quand j'avais une mauvaise note, je lui souriais...elle me rendait mon sourire...sachant très bien que cette mauvaise note ne m'incommodait pas du tout.
Mademoiselle Curt, vous faites partie des personnes qui ont compté dans ma jeunesse... si je parle de vous ici aujourd'hui, c'est pour vous montrer que je vous aimais bien...
Si un jour vous me lisez soyez assurée de ma reconnaissance...car comme tous les professeurs du collège de la place Lesur vous m'avez aidé à grandir... sans vous tous je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui...merci !

lundi 9 septembre 2013

Marinette and Pierre ... et ...moi...

Il y a des noms inséparables comme Laurel et Hardy ou Boule  et Bill ou encore Bonnie and Clyde...à Guise, pour moi  il y avait Marinette et Pierre...
J'avais le très grand plaisir de sortir avec eux...avant que l'un ne déclare sa flamme à l'autre...J'avoue que j'étais très impressionné affectivement par Marinette... J'avais beaucoup d'affection pour elle et Pierre était pour moi un très bon camarade...
Nous sortions tous les samedis soir...bals ou cinéma. Les bals dans les villages étaient nombreux à l'époque ...les jeunes savaient s'amuser ...pas de bagarres, nous étions en sécurité. Bien souvent, les parents accompagnaient leur fille et il fallait demander pour danser ...(comme dans la chanson d'Adamo). On allait aussi au bal au Familistère quand il y avait fête....
Pour le cinéma, c'était pratiquement toujours à Saint Quentin ou une salle programmait des Dracula le samedi soir...nous chantions des chansons des COMPAGNONS DE LA CHANSON sur la route dans la 4L de Pierre.
Un jour Marinette et Pierre sont venus chez moi nous apprendre leur futur mariage...pas de jalousie de ma part mais une grande peine...j'aurais dû me douter que ces deux là s'aimaient d'amour alors que moi je les aimais d'amitié.
Pierre m'a rendu de grands services..il m'a accompagné à Laon pour mon engagement dans l'armée, il m'a aussi accompagné à Cambrai ou je suis allé faire mes trois jours...merci encore Pierre pour ton amitié!
Là encore, nos chemins se sont perdus...chacun a pris son chemin, ils se sont mariés comme prévu...
Je suis parti à l'armée...loin de Guise...j'y revenais parfois mais je n'ai jamais  revu mes amis.
Une fois, alors que j'étais en voiture, j'ai aperçu Marinette du côté du jeu de paume...ça devait être la kermesse des vieux ...elle ne m'a pas vu.
Aujourd'hui, je sais qu'ils sont séparés...mais pour moi, dans mon esprit ils sont toujours inséparables...Marinette and Pierre ...et ... plus moi...
Sachez tous les deux que je pense souvent à vous...les bals au Familistère ...dans les villages... Dracula....Les Compagnons de la chanson....

Prof et basketteuse...

Toutes celles et tous ceux qui sont allés en classe au collège de la place Lesur se souviennent d'elle...
Nous avions deux professeurs de mathématiques principaux au collège...Monsieur Martin (l'ours) qui nous racontait ses années de guerre et nous avions aussi Madame Prat qui elle, alignait les a et le b à une vitesse phénoménale!!!
Madame Prat était grande et longiligne...j'ai l'ai eue comme professeur en cinquième et troisième...Elle ne parlait que de mathématiques... mais on sentait que dans son cœur c'était le basket qui avait la plus grande place...
Elle venait faire son cours...pendant une heure, elle nous faisait des démonstrations au tableau ...nous devions suivre comment elle parvenait à trouver les solutions des équations !
Les petits a, grand A ou petits b s'alignaient comme par magie et moi qui n'étais pas du tout "matheu", j'avais du mal à ingurgiter  et à assimiler toutes ces manœuvres au tableau....
Je suis allé une fois la voir jouer...et j'ai compris sa rapidité d'exécution dans les mathématiques car elle était très rapide sur la parquet.
Si je me souviens bien son mari tenait un commerce rue Camille Desmoulins...
J'espère qu'elle est toujours présente à Guise et que le basket occupe encore ses heures de détente...
Je pense souvent à vous Madame ...mes respects ! mes hommages!




DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2013



---------
1er Challenge Christian PRAT


Fondateur du PAC GUISE – 1954

Instituteur Guisard
 

dimanche 8 septembre 2013

les palleteurs

Palleteur, ce n'est pas un mot courant à Guise...je vais vous raconter cette histoire car elle a un lien avec ma ville de Guise et mes souvenirs qui s'y attachent...
Quand je suis entré à la Société Générale place d'Armes, je devais y remplacer un jeune garçon qui occupait le poste au portefeuille de la banque et qui devait partir à l'armée. Pendant un mois il m'a passé les consignes...m'expliquant les erreurs à éviter et me donnant une technique de travail qui l'avait aidé à réussir dans son emploi. Nous avons sympathisé  durant ce mois ...et son départ m'a fait de la peine...je savais que je ne le reverrais plus jamais. Je suis donc resté seul au portefeuille avec toutes les péripéties que j'ai déjà racontées ici...
Puis un jour, c'est moi qui suis parti à l'armée...je ne me souviens plus si j'ai passé des consignes à quelqu'un...mais je suis parti de la banque pour toujours car je m'étais engagé dans l'infanterie. J'ai quitté Guise avec un pincement au cœur...mais dans la vie il faut savoir faire des choix.
J'étais à Belfort (35°RIMéca) depuis un an quand j'ai été choisi par le capitaine Glinec pour l'accompagner au championnat de tir à Bitche. Ma mission ? lui servir de palleteur. Cette fonction consistait à rester dans la tranchée de tir sous les cibles, et indiquer à notre tireur (mon capitaine) les endroits ou il tirait dans la cible. Pour se faire j'avais une pallette...une tige sur laquelle se trouvait une pièce de fer ronde avec laquelle j'indiquait l'emplacement de l'impact...le tireur pouvait ainsi rectifier son tir. Quand les cinq cartouches étaient tirées, je devais descendre la cible et courir jusqu'au pas de tir la donner au capitaine. Ainsi il voyait ses impacts. A chaque fois c'était une course de 200 mètres...pour y aller et 200 mètres pour y retourner....
C'est au cours d'une de mes courses que je l'ai vu...le jeune homme qui m'avait passé les consignes à la Société Générale...Comme le monde est petit !!! nous avons discuté cinq secondes, notre travail a repris...lui était comptable des munitions...pour un banquier compter  ça ne s'invente pas... et moi j'étais palleteur et coureur...et pas... ou plus banquier !
À la fin des tirs, j'ai cherché à le revoir en vain. Il était déjà reparti pendant que je nettoyais la tranchée...dommage !
Un jour, il lira peut être cette histoire et lui aussi se souviendra des palleteurs....


samedi 7 septembre 2013

Daniel du ciel

Nous avons passé une partie de notre enfance à Villers-Cotterêts, une partie de notre adolescence à Guise et enfin la suite de notre amitié à Charleville Mézières...de par leur métier, nos pères ont été mutés dans les mêmes ville. Le père de Daniel a terminé sa carrière dans la ville ou mes parents et moi étions nés... forcément ça crée des liens...
Je suis encore triste à l'idée d'évoquer mon ami Daniel...son père Jacques travaillait à l'EDF avec le mien...a Villers nous nous voyions chez nos parents (nous étions très jeunes)...A Guise nous allions au collège ensemble et nous restions souvent dans des endroits discrets à discuter et à nous raconter...nos aventures...on se parlait derrière la Poste de Guise...il me disait " celui qui touche à ma sœur je lui casse la figure" il était grand et impressionnant... C'est pour cette raison que je n'ai jamais essayé avec sa sœur Evelyne...on ne sait jamais...
Puis un jour Jacques a été muté à Charleville... Daniel et sa sœur ont suivi bien sur...
Je me suis bien ennuyé de Daniel quand il est parti... la vie du collège  de la place Lesur n'était plus la même sans lui!!!
A Charleville, je l'ai revu souvent...je suis même allé lui rendre visite au 3° Régiment de Génie ou il effectuait son service militaire. ...puis lors de mes permissions j'allais souvent chez lui ou je bavardais longuement avec sa mère Huguette...et Evelyne ...
Je jouais au ping pong avec lui dans une petite salle située près de son domicile.
Puis la vie nous a séparé...je revenais moins souvent à Charleville...lui avait son métier de motard... moi le mien de militaire...
J'ai appris un jour qu'il était décédé dans un accident...ça m'a fait mal de l'apprendre...j'ai pensé à ses parents...à sa sœur...à son épouse dont j'avais fait la connaissance à Charleville... et à lui ...Daniel au ciel...
Je ne sais pas si Jacques et Huguette sont encore vivants...si  oui qu'ils sachent que Daniel était mon meilleur ami... à Evelyne j'adresse mon meilleur souvenir...

vendredi 6 septembre 2013

Cinquante centimes le sac de cinquante kilos

A Guise, la fin de l'été rimait avec pommes de terre...Pour se faire de l'argent de poche, les jeunes guisards faisaient le siège des agriculteurs pour obtenir une place de ramasseur de pommes de terre.
Je me souviens de ma dernière campagne de ramassage...Le cultivateur avait ses champs à Villers les Guise. Il venait en ville nous chercher avec son tracteur et sa remorque. Au petit matin nous grimpions dans la remorque et nous faisions le tour de la ville avec le tracteur...quand tout le monde était embarqué le véhicule se dirigeait vers Villers...Arrivés au champs, chacun se voyait attribué un secteur de ramassage...c'est le contremaitre qui était à la manœuvre...il arpentait à grand pas les routes de pommes de terre, plantant des piquets pour nous donner les limites de notre secteur. Parfois certains râlaient car ils trouvaient que leur territoire n'était pas assez grand...le contremaitre ignorait les revendications et passait sans un mot.
Puis le tracteur et sa herse passait dans le champs sur notre route et retournait la terre laissant apparaitre les pommes de terre...Nous nous jetions sur ces légumes pour remplir les sacs de 50 kg que le contremaitre nous avait donné.
J'aimais cette tâche...à genoux dans la terre je grattais la terre à la recherche de la moindre tubercule qui représentait pour moi un vrai trésor....comme des pépites d'or !!!
Ma route nettoyée, les pommes dans un sac, j'attendais le retour de la herse...
A la fin de la journée, le contremaitre passait et inscrivait sur un petit calepin le nombre de sacs de 50 kg que nous avions remplis. A la fin de la semaine nous devions revoir le contremaitre pour la paye!!!
Mais ce que je préférais le plus dans ces journées de ramassage, c'était la pause du midi...J'avais mon repas avec moi...un jambonneau pour moi tout seul avec un bon bout de pain...ça suffisait à mon bonheur!
La paye était un vrai rituel...nous passions un par un devant le contremaitre...il nous connaissait et à notre vue, il consultait son petit carnet sur lequel il avait additionné nos sacs...le calcul était simple...le nombre de sacs multiplié par cinquante centimes et l'argent de poche était "in the pocket" !!!
Quelques années plus tard je ramassais les douilles de munitions au  champs de tir  de Belfort....
Aujourd'hui, en croisant des remorques de pommes de terre, je vois le beau gros visage du contremaitre...il me sourit toujours... avec bienveillance comme dans le temps...je l'imagine arpentant les routes du champs...comptant mes sacs à cinquante centimes...

Le grenier de Christian...

J'avais beaucoup de copains au collège de la place Lesur... mais un de ceux dont je me souviens le plus et qui a beaucoup compté pour moi, c'était Christian...on pouvait dire de lui "un sacré loustic" car il était unique ...encore aujourd'hui je n'ai jamais rencontré un comparable...il était tout ...gentil, discret, inventif et fidèle en amitié. Il habitait en haut du boulevard Péquereau, rue de Robée.
Pourquoi étaient-on copain? On pourrait dire "qui se ressemble, s'assemble" ... mais non, nous étions différents mais complémentaires...Nous nous sommes toujours retrouvés dans la même classe et les bêtises, nous les faisions ensemble...Nous nous inventions des jeux et des occupations...
Mon meilleur souvenir c'est son idée d'agence.  Il avait créé virtuellement une agence et nous notions des particularités des professeurs et des élèves ...Il écrivait ensuite des sketches sur les profs et les élèves...ces écrits étaient retranscrits sur des fiches...Toutes les fiches étaient classées et cachés dans le grenier de Christian...c'était son endroit secret...moi seul avait le droit d'y entrer...à part ses parents mais ceux ci ne montaient jamais ou rarement ...Ha si sauf un jour, son père est monté et s'est fâché car sur sa règle plate toute neuve, Christian avait inscrit en gros BEATLES!!! Christian s'est défendu en affirmant que c'était un mot d'anglais très important qu'il se devait de retenir...le père a semblé être convaincu...si son fils faisait des efforts pour l'école c'était un bon point.
Nous tenions donc nos réunions secrètes dans le grenier de Christian...j'en garde des souvenirs émus....ils jouait merveilleusement de la guitare et je l'écoutais religieusement ...
J'ai revu Christian plusieurs fois à Guise lors de mes visites et permissions...la dernière fois c'était il y a 28 ans...il avait ouvert un commerce rue Camille Desmoulins...je sais que  ce commerce n'est plus ouvert...Peut être lira-t-il cette petite histoire et qu'il se rappellera lui aussi de son grenier...
Mes meilleurs souvenirs Christian !!! et merci encore pour ton amitié !

jeudi 5 septembre 2013

Zorro est arrivé

Voici encore une anecdote ressortie de ma mémoire guisarde....
Je devais avoir 13 ou 14 ans...et cette année là un collègue de mon père fêtait le baptême ou la naissance  de son jeune enfant. Mes parents et d'autres collègues y étaient invités un soir...moi j'étais chargé de garder ma sœur et mes jeunes frères. On me faisait confiance...
Le soir, plus tard, alors que mes frères et sœur dormaient le téléphone sonne ...c'était mon père que demandait des nouvelles de la maisonnée.
-"Tout le monde dort"
- c'est bien...alors si tu veux, tu peux venir nous rejoindre...il y a Yves et François qui sont là !
Me voila donc parti chez le collègue de mon père.
Quand je suis arrivé, la fête battait son plein ..."Zorro est arrivé..." chantaient les invités...il y avait là plusieurs collègues, leurs épouses et les enfants, dont deux de mes camarades Yves et François les fils du chef de district de l'EDF de Guise. Il y a aussi des filles que je ne connaissais pas.
Contents de me voir Yves et François m'offrent un verre...je n'avais jamais bu d'alcool de ma vie...Je ne sais pas quelle breuvage j'ai bu ce soir là...mais l'effet fut désastreux...je n'étais plus moi même...j'entendais les autres chanter "Zorro est arrivé" je voyais Yves  embrasser des filles sur la bouche et  je distinguais François en train de boire et de me servir...Vous l'avez compris, j'étais saoul ! Il ne m'a pas fallu grand chose car je ne buvais que du lait fraise habituellement...
Le retour fut laborieux...j'ai été chargé dans une voiture sans ménagement et là Zorro est parti !
Le lendemain j'étais malade ... et j'ai juré que je ne boirais plus une goute d'alcool de ma vie !!!
J'ai tenu jusqu'à l'âge de 20 ans...un soir, après une marche de nuit à Lure, le lieutenant a payé un verre au foyer...Comme il n'y avait que de la bière Mutzig de servie, j'ai bu une bière...et ...j'ai été malade !!!!
Zorro est arrivé!!!

mercredi 4 septembre 2013

Le garage

J'avais 14 ans...je m'en souviens comme si c'était hier...
Quand je dis que j'ai fait des bêtises à Guise...celle là en était une sacrée...de bêtise...
Ce sont les vacances scolaires et il faut que j'apprenne le travail...je dois savoir ce que ressentent les gens qui se lèvent le matin pour aller travailler. Monsieur Donnay a accepté de me faire travailler dans son garage pour ces 15 jours de vacances. Je n'y connais rien mais j'apprendrais !
J'ai appris ...oui ! Rodage de soupapes...j'en ai fait pas mal... servir l'essence ..facile ! Balayage du garage ...pas de problème...c'est Bernard qui m'apprenait. Bernard était le seul mécanicien de Guise à savoir dépanner et travailler sur une DS Citroen à l'époque avec la suspension hydraulique c'était très compliqué.
Un jour il m'a dit qu'il allait m'apprendre à faire une vidange. Super!!! je vais savoir faire les vidanges...Il avance une 2CV citroen sur le pont et nous nous installons en dessous du moteur
"Il n'y a pas à se tromper, un seul boulon à dévisser...laisser couler l'huile ...revisser et remettre de l'huile dans le moteur en haut !" oui simple en effet...
Le lendemain un monsieur vient au garage pour une vidange avec sa DS. Bernard me dit "je n'ai pas le temps ...va faire la vidange du monsieur !"
La voiture est sur le pont...stupeur ! ce n'est pas le même moteur que la 2CV!!!
Je vois plein de boulons ! lequel dévisser ? le monsieur est là à me regarder et m'attendre...je ne peux pas aller demander à Bernard...je me lance..je dévisse un boulon...c'est de l'essence qui coule !!! houuuuu.....je revisse rapidement et en dévisse un autre ...ouf c'est l'huile qui descend....je termine donc la vidange...le monsieur va payer et s'en va sans un regard pour moi!!!
Il revient l'après midi, en colère !!! son réservoir d'essence fuit !
Monsieur Donnay ne m'a rien dit....Bernard m'a donné un balai... et j'ai terminé mes vacances à balayer le garage Simca de monsieur Donnay !!!
J'ai quitté le garage pour repartir au collège ...je n'étais pas fait pour ce métier...5 ans plus tard j'effectuais les vidanges de mon  char AMX 13... la main dans le "cambouis" !!!