jeudi 31 octobre 2013

Guise milite pour revoir Camille Desmoulins à Paris

L’association Camille Desmoulins multiplie les recours depuis vingt ans pour que l’enfant du pays retrouve sa place au Palais Royal.
C’est une belle histoire à entrées multiples que raconte et vie Bernard Latouche, président de l’association Camille Desmoulins. Commençons par la fin. Anne Hidalgo, en campagne pour la mairie de Paris, lance un site Intitulé « Oser Paris », sorte de boîte à idées où les internautes sont invités à déposer leur projet pour la capitale.
Prenant connaissance de cela par de jeunes recrues de l’association Camille Desmoulins, Bernard Latouche dépose sa requête dans la boîte à idée de la candidate : « Serait-il déraisonnable d’espérer que cet homme glorieux retrouvât la place qu’il mérite dans l’histoire de la France ? »
Par sa place, Bernard Latouche pense à la statue de bronze de Camille Desmoulins - dite bronze de Boverie - qui trônait majestueusement au Palais Royal jusqu’en 1942 (photo), date où les Allemands l’ont fondue pour nous la renvoyer... sous formes d’obus.
« En 1992 déjà, le président de l’association de l’époque était intervenu auprès du ministère de la Culture, mais ça n’a pas abouti. Ils avaient dit que les nouveaux espaces du Palais Royal avec les colonnes de Buren n’étaient pas adaptés. »
Baladée de ministère en ministère, de délégations en délégations, après avoir toqué aux portes du président Sarkozy ou de Madame Badinter, la volonté de l’association s’essouffle et se décourage… jusqu’à la campagne d’Anne Hidalgo et sa boîte à idées.

« Le détonateur de la Révolution »
D’autant que fondre une nouvelle statue à l’identique serait réalisable : « Le directeur des monuments de Paris nous a signalé qu’au Petit Palais existait une statuette de 60 cm qui servait d’ébauche au sculpteur », indique Bernard Latouche.
Réinstaurer cette statue au cœur du Palais Royal n’est pas une lubie d’une association locale, mais la volonté de passionnés de rééquilibrer l’Histoire : « Camille Desmoulins n’est pas considéré à sa juste valeur. C’est lui qui a déclenché la Révolution le 12 juillet 1789, il est monté sur une chaise et a harangué la foule. Le peuple s’est enflammé. Il y avait déjà la poudre, il fut le détonateur », rapporte Bernard Latouche. « Ensuite, quand on parle de la Révolution, on pense Robespierre et Danton, et moins Camille Desmoulins. Pourtant, c’était le premier républicain de l’histoire de France. Pendant la Constituante, c’était le seul à réclamer une république et non une monarchie constituante. »
Une démarche historique plus que politique


http://www.aisnenouvelle.fr/article/actualites/guise-milite-pour-revoir-camille-desmoulins-a-paris

mercredi 30 octobre 2013

L'escroc

Je ne me souviens plus si je vous ai raconté une histoire qui s'est passé à la Société Générale....l'histoire d'un homme qui nous avait escroqué...
Ce jeune homme s'est présenté un après midi au guichet de la banque pour ouvrir un compte...sur ce compte il dépose trois chèques avec une somme conséquente... Il se présente comme le nouveau boulanger de Marly Gomont. Mon collègue des visas lui ouvre son compte et commande un carnet de chèque....en attendant, il effectue un retrait d'argent liquide...
Deux jours plus tard, le directeur nous convoque...nous apprenons que le boulanger est un escroc et que les chèques qu'il a déposé sont volés...
Il faut le faire arrêter...la gendarmerie est prévenue.
Un plan est mis en place pour le neutraliser....L'homme se présente un matin au guichet...mon collègue l'informe que le directeur souhaite le rencontrer ...alléché par un éventuel prêt, il est présenté au directeur qui le fait assoir dans son bureau. Pendant l'entretien, je pars vite téléphoner aux gendarmes pour les prévenir de la présence de l'escroc...ma voix était aussi tremblante que celle d'un vieillard...pendant ce temps un collègue (il me semble que c'était Pirotte) va au parking pour débrancher le fil du delco de la voiture de notre homme.
Les gendarmes arrivent, vont chez le directeur et quelques minutes plus tard notre escroc sort du bureau menotté entre deux gendarmes...la caissière nous fait un malaise...elle était enceinte...
Cette fois, notre directeur a fait preuve de sang froid....nous aussi non ?

lundi 28 octobre 2013

Quatre forts dans mes souvenirs

Je vais vous raconter l'histoire des quatre forts que j'ai connu dans ma vie....

Bien sur il y a le Fort de Guise ...c'est l'abbé qui me l'a fait visiter pendant le patronage ...on allait surtout autour...mais comme nous étions des gosses, on y entrait "en douce" pour voir ces tunnels sous terrain ...j'avoue que je ne me suis jamais trop aventuré seul à l'intérieur...j'avais entendu parler des oubliettes des châteaux par mes professeurs d'histoire....alors je n'avais pas envie d'être oublié dans un trou ! Il faut dire que j'étais jeune à l'époque...mais ce fort de Guise représentait un symbole pour moi...un point de ralliement visuel !

Arrivé à Belfort en 1968, j'ai été désigné plusieurs fois pour monter la garde au fort de Véselois...Ce fort était le dépôts de munitions de la garnison de Belfort. Nous passions chacun notre tour deux heures dans un mirador scrutant l'horizon...Un soir de mai 68 un évènement s'est produit...une section est arrivée en renfort... le chef de section nous a dit que les paysans allaient venir cette nuit pour voler des munitions... Nous avons monté la garde toute la nuit sur les hauteurs du fort...je m'attendant chaque seconde à recevoir des boules de pierre enflammées comme dans les films du moyen âge lors des attaques de châteaux fort!!! Heureusement, personne n'est venu troubler la campagne de Véselois !

Le troisième fort est toujours à Belfort...je vous en ai déjà parlé dans cet article( http://guisefrancis.blogspot.fr/2013/10/on-ne-danse-pas-aux-perches-evelyne.html)
C'est le fort des hautes Perches sur les hauteurs de la ville ou j'allais au "combat" avec mes jeunes recrues...Beaucoup de souvenirs pour moi dans ces lieux.....

Enfin, j'ai vécu dans le quatrième...j'y avais ma chambre et j'y travaillais...c'est le fort Hatry de Belfort encore...Dans ce fort était installé le 11° compagnie du régiment. C'est dans ces lieux que les jeunes apprenaient à manier les armes et à tirer...dans les douves il y avait un stand de tir balplast...Je me souviens encore des noms des cadres  de ma section...l'aspirant Roux et le lieutenant Klein, le chef Michel, le sergent Marcelin et le sergent Figeac...quand vous vivez plusieurs années dans un endroit comme celui là, ça vous marque...comme sont marqués les hommes qui avaient 20 ans à cette époque et qui doivent se souvenir du fort Hatry
Quatre forts...Guise, Véselois, Les Perches et Hatry dans ma mémoire....

dimanche 27 octobre 2013

Panne

Bonjour à vous !
Je suis en panne d'internet explorer depuis ce matin
Ce sera difficile pour moi d'écrire des articles 
Je vais essayer de me dépanner rapidement pour continuer à écrire sur ce blog
Dépité par la technologie, je vais aller faire l'acquisition d'un nouvel ordinateur, car Orange a l'air de penser que c'est mon ordinateur qui a un problème...
Le temps de m'habituer au nouveau windows 8 et j'espère pouvoir bientôt écrire 
Merci encore à vous !
bonne fin de dimanche
Francis

Christiane ma mécanographe...

Je vous ai habitué à écrire des portraits...la personne que je vais vous raconter aujourd'hui méritait que je parle d'elle...
J'ai fait sa connaissance en arrivant à la Société Générale...et pendant mon année de présence à la banque j'ai toujours travaillé près d'elle... Christiane était la mécanographe de la banque...mon camarade Daniel doit se souvenir d'elle également... Toute petite...même menue elle passait son temps de travail à frapper sur les touches de sa "bécane" Elle était fidèle au poste ...pas come moi qui bougeait souvent vers le fond de la banque pour me "délasser"... Pas d'ordinateurs à cette époque, la mécanographe mettait les comptes à jour en permanence... Dans la journée nous passions des coup d'œil pour savoir si tout allait bien...pourtant elle me tournait le dos...mais elle tournait sa tête pour savoir si je n'avais pas de problème...
C'est elle qui me disait le soir si mon portefeuille était juste...car c'est elle qui tenait les comptes de la banque...je devais être juste avec ses saisies...
Son mari, qui travaillait à l'EDF comme mon père, l'attendait le soir devant la banque...il était avec les petits...elle avait 3 petit garçons si je me souviens bien...Son mari était impatient ...très impatient...et gare à moi si mon portefeuille n'était pas juste...il était obligé d'attendre que ce soit juste pour que Christiane puisse sortir...parfois il me lançait des regards noirs... critiquant ma cravate et mes boutons de manchettes... Un homme a aussi critiqué mes boutons de manchette un jour dans un train. A l'époque j'étais accompagnateur des jeunes recrues qui se rendaient à Carpiagne pour être pilote ou tireur sur AMX13...Nous avions des places réservées que nous avons cherché arpentant les couloirs du train...un contrôleur SNCF que mon petit monde gênait m'a interpellé "avec vos gants de cuir et votre cravate....etc...." j'ai discrètement noté le numéro inscrit sur sa casquette et je l'ai noté dans mon rapport de fin de mission...

J'avais beaucoup d'affection pour Christiane qui était une très bonne collègue...avec des qualités de cœur que je n'ai pas oublié. J'ai appris récemment que Christiane était décédée le 27 janvier 2012 ...je ne l'avait pas revue depuis mon départ de la banque et ce décès m'a peiné... quand je faisais mes compte de trésorier à l'armée, je pensais à elle qui faisait les comptes de la banque ...

samedi 26 octobre 2013

Remolu

Je reviens au football...l'USG était mon club de cœur...Au Coq Hardy,  j'aimais crier "allez les rouges" et j'aimais l'entendre aussi quand je jouais ...nous  avions des supporters très fidèles...je n'ai pas retrouvé ces ambiances de match à Chatenois les Forges dans le territoire de Belfort...peut être parce qu'il n'y avait pas de tribunes là bas...les spectateurs regardaient au bord du terrain...et quand je jouais dans l'équipe première les titulaires prenaient de haut les jeunes A l'USG nous étions la relève...alors nous étions pris en charge et on nous inculquait l'esprit d'équipe...
Je dois encore vous parler d'un joueur qui m'avait marqué ...il était gardien de but...c'est Remolu...il m'a si bien marqué que, longtemps quand je parlais d'un gaol, je disais "un rémolu"...
C'était le meilleur gardien de but du département et il était très sollicité par les autres clubs.
Un jour il a quitté l'USG pour une autre équipe...je ne sais pas laquelle ...ça ne me regardait pas ..mais j'ai été triste de le savoir...
Je l'ai regretté le jour ou son remplaçant, alors que nous menions  1-0 à Pont Sainte Maxence, a laissé passer une balle entre ses jambes...ce but nous a démoralisé et démotivé...nous avons perdu 2-1. J'avais marqué mon premier but avec l'équipe première....
Monsieur Rémolu, si vous me lisez, sachez que vous m'avez manqué !!!

vendredi 25 octobre 2013

Chaque lieu à sa place

J'ai en mémoire le commentaire d'un lecteur... je ne me souviens plus sur quel article...mais ce lecteur écrivait qu'il avait quitté Guise. Un jour il est revenu et les gens avaient changé...
C'est ce qui m'est arrivé lors de mes premières permissions...
Il faut dire que je n'étais plus le même homme...J'étais parti très jeune ...un petit gars normal ...habillé comme tout le monde...j'étais revenu habillé en militaire...les cheveux rasés sous le képi et affublé d'une longue capote digne des poilus de 14...j'étais parti enfant...j'étais revenu homme...les exercices militaires m'avaient changé. La vie au grand air avait buriné mon visage...
Je suis allé voir mes anciens collègues de la banque ...Daniel était absent...et les autres m'ont bien dit bonjour mais je sentais bien que ma place n'était plus dans ces lieux...je dépareillais...J'étais fier de moi et de mon uniforme ..mais Guise n'était pas prête à voir mon personnage déambuler dans cet accoutrement!
Je suis allé ensuite dans divers endroits ou je pensais voir des amis...l'hôtel de France ...personne de connu...je me suis promené rue Camille Desmoulins...j'ai eu l'impression que c'était dimanche...la rue était presque déserte...j'avais été oublié...si vite...
J'ai fait le tour de la ville ...j'avais l'impression de ne pas être là...j'étais encore dans mon monde militaire...c'est pour cela qu'on ne me saluait pas ...
Les permissions suivantes m'ont permis de montrer que j'étais moi...j'ai changé ma tenue militaire contre des habits civils ...j'étais redevenu Francis...laissant mes pensées militaires à Carpiagne ou Belfort  ...j'ai repris ma vie d'alors...Chaque lieu à sa place...Guise était redevenu Guise...Francis était redevenu Francis.....

jeudi 24 octobre 2013

Le clairon et l'Elysée ... quel programme !!!

Guise est  toujours dans mon esprit et chaque instant magique de ma vie militaire me ramenait souvent à des évènements passés à Guise...
Je vous ai déjà raconté que j'étais entré à l'armée grâce aux souvenirs que j'avais des prises d'armes auxquelles j'avais participé avec le collège...je vous avais dit que la sonnerie aux morts me faisait toujours un effet inoubliable...je voyais toujours ce clairon du fort Alamo sonnant la mort future des combattants du fort... Toutes ces cérémonies je les ai revue dans mes pensées lors de mon dernier défilé du 14 juillet à Paris... C'était en 1997...
14 Juillet 1997, je suis sur l'avenue la plus belle du monde, en tenue de parade, mes médailles pendantes. Je serais bien allé boire un café au Fouquet's mais je me dis que l'addition risque d'être salée. Je préfère aller m'attabler dans une petite brasserie d'une des rues adjacentes.

le Fouquet's
www.lucienbarriere.com/localized/fr/restaurants/nos-restaurants/fouquets.htm



Il est l'heure, il faut retourner au VAB, le colonel et le commandant m'y attendent, le pilote est déjà aux commandes. Le commandant débouche une bouteille de champagne, le bouchon saute et les parisiens derrière nous applaudissent. Chacun boit sa coupe. C'est notre 14 juillet!!!

Le signal du départ, nous sommes en tête du défilé mécanisé, juste derrière notre général qui est debout sur son VLRA. La descente nous semble interminable, en bas avant de tourner, j'aperçois le Président Jacques Chirac, blanc et l'air trés martial…mieux que moi ai je pensé à cet instant. Nous sommes passé sans un regard. Interdit!!!

Puis c'est la course, une moto nous ouvre la route jusqu'à une petite place ou nous nous nous installons dans une 305 militaire. Direction l'Elysée, oui, nous sommes tous trois invités par le président et son épouse à "LA garden Partie".

Pendant toute cette illustre journée j'ai pensé à mes professeurs guisards qui m'avaient accompagné aux prises d'armes de Guise...à monsieur Martin qui me parlait de son armée ... à lui...je pensais à mes professeurs d'histoire qui m'ont raconté ces guerres des soldats français...
Au fait, à la garden partie ...c'était bien bon...surtout la bière...mais là Monsieur Chirac est un connaisseur !!!

mercredi 23 octobre 2013

On ne danse pas aux Perches Evelyne...

Je vous ai déjà parlé de mon ami Daniel... souvenez vous ........( http://guisefrancis.blogspot.com/2013/09/daniel-du-ciel.html)
Daniel avait une petite sœur...Evelyne (j'ai brièvement parlé d'elle dans l'article de Daniel) elle était bien jeune...alors je ne faisais pas attention à elle... je m'amusais même à la faire pleurer... (pas bien ça Francis !) pleurer gentiment... Par exemple je lui disais qu'elle avait de la moustache en lui montant le duvet sous son nez...elle se mettait à pleurer comme un bébé et il fallait lui dire que c'était les belles femmes qui avaient un peu de duvet sous le nez pour la consoler...vous voyez donc où en étaient nos relations de jeunesse...puis elle est partie avec ses parents à Charleville......et... là bas je l'ai revue plusieurs années plus tard...elle avait bien changé !!! Pour ceux de Guise qui se souviennent d'elle vous verrez que j'avais de la chance de l'avoir comme "copine"
J'étais à Belfort ou je m'occupais de l'encadrement  des jeunes recrues...mes envies de voyage me prenaient quand j'allais avec les soldats sur les hauteurs de Belfort dans un endroit que l'on nommait "Les Perches"... nous y faisions principalement du combat...pour nous y rendre nous passions à pieds devant la gare de Belfort... je voyais les trains...Alors le samedi je prenais ma 2ch Citroen  et je partais à l'aventure... soit vers Guise... soit vers Charleville ou j'avais mes grands parents... là bas j'allais voir mon ami Daniel...et je voyais donc Evelyne...
Elle était devenue une très jolie jeune fille...comme on lui avait promis grâce à son duvet sous le nez... Un soir d'hiver elle m'a demandé de l'accompagner à Mohon pour aller danser...ce soir là je n'ai pas dansé...paralysé par un endroit que je ne connaissais pas ...je suis resté à table à la regarder évoluer sur la piste de danse... elle a dû m'en vouloir... elle ne l'a pas montré...Au retour, devant chez ses parents je voulais m'excuser mais je n'ai pas osé. J'avais mis beaucoup d'espoir dans cette soirée mais j'étais encore dans mes pensées militaires... et... je ne l'ai jamais revue... à la réflexion...plusieurs années plus tard je me suis dit que je m'étais caché d'elle car je n'étais pas fier de l'avoir laissé danser seule....je suis retourné aux Perches de Belfort avec mes recrues du fort Hatry.
Evelyne de Villers Cotterêts, de Guise et de Charleville...si un jour tu lis cette page, tu connais mes sentiments de l'époque et sache que j'ai été très heureux de t'avoir comme amie...On ne dansait pas aux Perches...

mardi 22 octobre 2013

Il y a 46 ans ....

28 Octobre...il y a 46 ans...on est un samedi... et lundi je pars vers mon rêve...Verdun....
Je suis toujours à Guise...je vais essayer de revisiter la ville avant de la quitter...dans ma tête c'était pour toujours...mais je reviendrais ...
Ce samedi, je vais essayer de voir le plus de monde possible...parler, évoquer des souvenirs, raconter ce que je vais faire...je suis allé sur la place d'Armes...j'ai regardé dans le magasin Brémard...quel belle enseigne ! toujours beaucoup de monde à l'intérieur ... et j'ai décidé d'aller à la salle des fête le soir...pour voir une dernière fois mes amis...
Ce soir là je suis resté seul dans la salle à regarder les autres danser et s'amuser...ce n'était plus pour moi...dans moins de 48 heures je serais militaire!

29 Octobre...il y a 46 ans...c'est mon dernier dimanche de liberté.
Je vais aller faire un tour le matin à l'hôtel de France à côté de la Poste...j'ai fait un flipper ...mais le cœur n'y est pas ...mon esprit est déjà à Verdun...je serais un héros...je pense...
Je vais aller voir une dernière fois la place Lesur...son kiosque à musique...le gymnase ou je jouais au handball...ou mon petit frère jouait au basket...que de souvenirs sur cette place !!! au fond ...le collège...et encore des souvenirs...la nuit sera calme ...

30 Octobre...il y a 46 ans... cette fois c'est aujourd'hui...pas d'adieux déchirants...je suis parti comme si j'allais revenir demain...j'avais deux sentiments en moi...le bonheur de partir à l'aventure...et la tristesse de quitter les miens...
Je suis entré à l'armée...j'ai quitté Guise...mais je reviendrais ...
35 années plus tard ma carrière en activité s'est terminé avec la satisfaction du devoir accompli...et pendant toutes ces années j'ai eu Guise en tête...j'ai pensé à vous...puisque j'écris sur Guise encore et encore .......

Elle était si jolie....

Mes souvenirs vagabondent dans Guise...ma vie militaire m'a fait beaucoup voyager et j'ai rencontré parfois des personnes que j'avais connues à Guise...comme cette jeune femme...qui était une jeune fille de ma connaissance quand j'étais encore à Guise....
C'était la fille du directeur du crédit du nord. Comme il était ami avec mes parents, je connaissais donc cette jeune fille qui était un peu plus jeune que moi. Je me souviens qu'elle avait un petit ami et que ce jeune homme avait une mobylette... ils montaient tous les deux dessus pour se déplacer....elle était blonde et jolie ...avec l'insouciance de la jeunesse...
Alors que j'étais adjudant chef trésorier à Folembray j'ai eu le plaisir de la revoir...laissez moi vous raconter...
Le trésorier est chargé d'effectuer le versement de la solde aux soldats du régiment...à l'époque la solde était versée en numéraire...je devais donc aller faire des retraits d'espèces assez important à la Poste de la ville...je connaissais donc bien la receveuse de la Poste chez qui j'allais chaque mois retirer l'argent de la solde. Tout se passait en discrétion dans sa salle à manger pour ne pas montrer autant d'argent aux clients au guichet.
Un jour, la receveuse m'a annoncé son départ en vacances et m'a présenté sa remplaçante. C'était la jolie jeune fille de Guise!!! Nous nous sommes vus et revus presque tous les jours pour parler de notre belle ville de Guise...elle était séduisante et j'aimais beaucoup parler avec elle ...vraiment...
Elle avait épousé son petit ami et semblait heureuse...nous avons parcouru nos vies, nous n'avions jamais parlé de cette façon auparavant. Nous allions boire un café le matin dans un bar de la grande place de Folembray...Ce n'était plus une petite fille, c'était une femme....Puis un jour elle est repartie vers d'autres remplacements ...je ne l'ai jamais revue...
J'ai appris dernièrement qu'elle avait des soucis de santé..je lui souhaite de bien guérir...je pense souvent à elle .....

lundi 21 octobre 2013

La...les...nuits

"Bonjour tout le monde !!! c'est la relève "
Je m'apprête à passer la nuit au CO (centre opérationnel)...
J'ai pris mes consignes auprès de mon prédécesseur...position des amis...position de l'ennemi...et ordres du chef...j'étudie l'ordre d'opérations ... je suis prêt à prendre mon poste à la cellule conduite...
La nuit va être longue...les unités sont en place pour un débouché au petit matin...seuls les comptes rendus des PC amis à la radio vont me tenir éveillés...parfois les yeux clignotent...c'est long la nuit dans le silence d'un centre opérationnel....et je me souviens.....
La petite maison de l'usine à gaz....avec ma sœur nous attendions la nuit...j'avais écouté Johnny "Quand reviens la nuit..." tout le monde dormait...ma sœur venait me rejoindre pour notre nuit blanche...nous parlions tout bas...chuchotements d'enfants....doucement j'allais faire des tartines de sucre ou de moutarde...et nous nous faisions notre repas de nuit...
C'est long la nuit....pas pour des enfants...
C'est long la nuit au centre opérationnel...je réponds à un appel radio genre "Tango Charlie de Papa 3" je prends le compte rendu, je transmet des consignes et je coupe. 
Je retourne en pensée dans la petite maison de l'usine à gaz...ma sœur n'a pas tenu ...elle est repartie se coucher...la nuit est déjà bien avancée...je la finirais seul avec ma musique sous les draps...
....Papa Tango Charlie.... bonne nuit et bienvenue à la relève du matin...la couchette sera chaude...

dimanche 20 octobre 2013

Quel métier !!!

Je m'étais promis d'écrire un jour un témoignage sur le travail de mon père...l'écrire et le décrire...
Ces hommes de l'EDF avaient un métier d'hommes, dur et exigeant...le courant c'était sacré que ce soit pour que le petit puisse regarder sa télévision ou pour les grands agriculteurs pour que leurs exploitations fonctionnent.
Mon père avait la notion du service public et il était au service du public...il le disait souvent...tout le monde doit avoir son gaz et son électricité...on ne laisse pas les gens sans "jus"
Je l'ai déjà raconté, j'allais parfois avec mon père la nuit lors des dépannages...je vous avais raconté comment Roger le collègue de mon père montait au poteau la nuit...Monsieur Oudin était toujours présent lui aussi pour les dépannages de nuit... c'était le fine équipe Praira, Vasseaux et Oudin ... Mon père lui, entrait dans le poste 63000 comme à Noyale ... c'était un grand transformateur et à l'intérieur des gros disjoncteur qu'il remontait à deux mains...ce qui déclenchait des étincelles !!!
Dans la pièce il y avait un lit ...pour les nuits d'orage ou l'agent devait veiller sur le transformateur...
J'allais avec mon père pour qu'il sente que je comprenais son métier et pour lui monter qu'il n'était pas seul.
Je pense souvent à ces instants privilégiés de nos courses à l'électricité...il y avait entre nous deux comme une connivence ...
Des années plus tard, je passais mes nuits sur le terrain moi aussi....pas pour le même métier...une fois j'ai effectué un exercice terrain libre dans la région de Rouen...ma mission était trésorier du poste de sécurité et réparation...je devais intervenir pour chaque dégât causé à des tiers ou des édifices publiques par les unités militaires....j'arrivais avec le carnet de chèques et je payais les travaux ... la nuit j'étais sous une tente avec un téléphone...et, comme mon père, je devais partir à chaque alerte pour faire réparer les dégâts...et là je pensais à lui...
Nous avons tous eu des métiers qui nous ont bien occupés...mais les gars de l'EDF ...quel métier !!!

samedi 19 octobre 2013

Lem

Notre famille a eu trois chiens...deux à Villers Cotterêts et un à Guise ....
Les deux de Villers étaient des bergers allemand...la chienne Cora est morte écrasée...triste sort... à l'époque ça m'avait rendu très triste...Le second berger allemand Rex est mort aussi mais je ne me souviens plus comment...
A Guise, pas de chien quand je vivais avec la famille jusqu'en 1967...
En  juillet 1969, les premiers hommes posent marchent sur la lune...et c'est à cette époque que le chien de la maison nous est arrivé...trouvé, il a été adopté  par la famille... il avait fallu lui trouver un nom...Il s'appellera Lem du nom du module qui  s'est posé sur la lune.
C'était un genre d'épagneul ...chien de chasse... et pour chasser, il chassait ...il chassait les chiennes car il partait certaines nuits à la recherche d'une "proie" quand il parvenait à s'évader de l'usine à gaz...
Il nous revenait au petit matin ...complètement vidé ! Il dormait plusieurs heures pour se reposer...
C'était le chouchou de la famille. Je suis sur que tout Guise le connaissait à l'époque tant il trainait !!!
Ce qui devait arriver ...arriva...comme ma chienne Cora de Villers, Lem est mort écrasé ...j'étais déjà à l'armée...et ce fut une grande peine pour ceux qui vivaient à l'usine à Gaz...
Oui, je me souviens de Lem...avec tristesse...il a marqué quelques années de notre famille....

La vitesse n'est pas dépassée...au foot !

Vous savez que j'allais au Coq Hardy tous les jeudis après midi pour les entrainements...j'y allais aussi pendant les vacances scolaires pour taper dans le ballon avec les camarades...j'adorais jouer à la balle au mur... pied droit, pied gauche, contrôle pied droit et pied gauche.... je jouais contre le mur des tribunes...
Un jour, un garçon inconnu de la majeure partie d'entre nous est venu au stade...droit, il en imposait..."je suis joueur à Valenciennes en équipe professionnelle !"
Nous nous sommes tous regardés...voyant notre étonnement, il s'est mis dans l'idée de nous montrer son talent de footballeur professionnel...
Il jongla avec le ballon et nous dit qu'il pouvait l'envoyer avec précision là où il voulait l'envoyer...il nous en fit la démonstration...en effet il frappa dans le ballon qui arriva à l'endroit qu'il nous avait indiqué....j'en ai fait de même et mon ballon arriva aussi au même endroit...on faisait ça chaque fois aux entrainements...pour la précision des passes. Un peu vexé le garçon me demanda de faire un sprint contre lui car il était très rapide d'après ses dires...
Nous voila donc sur la ligne de départ au poteau de corner pour un 100 m de course...moi qui était très rapide sur mon aile pendant les matchs je l'ai battu de 3 mètres à l'arrivée...encore vexé, il est parti sans un mot et on ne l'a jamais revu...ni à Guise, ni sur le terrain de Valenciennes ...
J'ai joué des matchs dans la région de Belfort...je me souviens d'un match que j'avais joué contre une équipe de la gendarmerie...les gendarmes m'avaient surnommé "l'éclair" au pot d'après match j'allais vite sur mon aile....la vitesse était un avantage...mais un jour elle fut un désavantage pour moi car comme je courrais plus vite que l'adjudant chef responsable de l'équipe régimentaire, j'ai été interdit de football  avec l'équipe du régiment !!!

vendredi 18 octobre 2013

Construire...reconstruire...

Fin avril la ville e Guise a rendu hommage à Maurice Duton en inaugurant, aux côtés de sa nièce Elizabeth, une rue à son nom. Cet hommage est amplement mérité...sans Maurice Duton Guise ne serait pas Guise et le fort du Duc ne serait plus là à nous dominer...
C'est de son esprit que naît, en 1953, le club du Vieux manoir, sur la place d'Armes de Guise, lors d'une discussion avec quelques copains. Cet esprit l'a animé toute sa vie pour sauver le fort et offrir aux jeunes de tous les pays des activités de loisirs...
J'étais enfant et je voyais tous ces jeunes français ou étranger s'installer à Guise le temps d'un été pour travailler, rire et chanter au fort....Quand j'y passais pour aller au football j'avais un pincement au cœur et un peu d'envie...construire, reconstruire ce qui avait été détruit ....quelle belle mission...
J'ai retrouvé quelques années plus tard cet esprit de reconstruction chez les sapeurs Hongrois qui ont sauvé le pont de Mostar en Bosnie. Ils l'ont reconstruit avec les pierres tombées à la rivière lors du bombardement... Je travaillais au centre opérationnel de la division multinationale de Mostar et ma mission était de les suivre et de rendre compte de leurs travaux aux différents échelons  de commandement de l'OTAN....encore des souvenirs....quand je voyais les sapeurs...je voyais ces jeunes du château....construire... reconstruire...

jeudi 17 octobre 2013

Jeu de piste et rondes

Ma jeunesse guisarde est pleine de souvenirs...je me revois ... je revois des épisodes lointains mais bien présents dans ma mémoire...
Je vous ai parlé de mes dimanches il n'y a pas longtemps, aujourd'hui je vais vous parler de mes jeudis...la première année ... car après j'allais à l'entrainement au Coq Hardy.
Mes jeudis après midi se passaient au patronage...oui nous avions un patronage! Nous passions nos jeudis après midi au presbytère avec l'abbé ... il avait toujours une activité à nous proposer...un jour du cinéma, un autre jour un match de football ou un autre jeudi une promenade au fort... c'était très agréable de se retrouver tous ensemble autour de monsieur l'abbé.
Je me souviens qu'un jour il nous a fait un jeu de piste...à travers la ville ...je ne connaissais pas encore Guise, je venais d'arriver et j'ai dû plusieurs fois demander mon chemin à des passants...nous devions nous rendre à des endroits bien précis de la ville, y récupérer un indice pour trouver l'endroit suivant...c'était un numéro de rue ou un site historique...nous avons bien marché dans Guise pour tout trouver, comme la maison natale de Camille Desmoulins... J'ouvre une parenthèse concernant cette maison.... voici ce que je sais aujourd'hui...
 J'étais jeune et je ne me souviens plus très bien ou elle est située...mais il semble que la maison elle même n'existe plus...elle a été brûlée pendant la première guerre mondiale...seule une plaque indique  l'endroit ou était située la maison natale.
Les jeudis après midi avec l'abbé n'étaient jamais les mêmes...que de bons souvenirs... et ce jeu de piste qui m'avait fait courir dans les rue de Guise!!!
Quelques années plus tard au fort Hatry à Belfort j'avais un  autre jeu de piste...les nuits de garde quand j'étais chef de poste, j'effectuais des rondes dans les douves et j'avais aussi, comme un jeu de piste, des points de passages obligés dans des endroits étroits, et noirs...il y avait même un tunnel sous terrain au fond duquel je devais signer l'heure de mon passage (on appelait ça un mouchard) et chaque fois que je faisais ma ronde je pensais au jeu de piste de l'abbé...dans Guise...j'étais dans des douves, armé d'un pistolet...ce n'était plus un jeu...

mercredi 16 octobre 2013

A la recherche du temps ....

Depuis que j'écris sur ce blog guisard mon esprit vagabonde à la recherche de mon adolescence....
J'essaie de me souvenir...je lisais quoi ? j'écoutais qui ?
Je me vois encore aller au marchand de journaux en haut de la rue Camille Desmoulins pour acheter mes publications préférées...je lisais "Tout l'univers" et j'achetais "Pif gadget", "le journal de Spirou" ou le "journal de Mickey"... Il y avait aussi Kit Carson et Blek le roc que me prêtaient mes camarades...C'était plus sympa que les livres de géographie de Mademoiselle Curt !
Nous restions souvent, avec mes amis, sur le trottoir en face du marchand de journaux pour lire nos livres...on se les prêtait... c'était une autre époque faite de camaraderie et de loyauté.
Le soir, chez moi j'écoutais mes chanteuses et chanteurs préférés... je me vois encore dans ma chambre de la petite maison de l'usine à gaz....aujourd'hui ces chansons ne sont plus des tubes mais ils évoquent des souvenirs....
France Gall "ne sois pas si bête" Johnny "retiens la nuit" Adamo "Tombe la neige" Sylvie "la plus belle pour aller danser" Michel Polnareff "Love me please..." J'écoutais "salut les copains" et je regardais Zorro le jeudi en fin d'après midi....nous regardions "Au nom de la loi" en famille ...c'était ça mes années guisardes...
Bien plus tard dans ma chambre de Sarajevo, sans porte ni carreaux, je cherchais à me souvenir de ces "Années bonheur" et je chantais ces titres le soir avec les serveuses bosniaques du bataillon...elles aimaient la France et parlaient bien mieux le français que certains de nos compatriotes...ça fait plaisir de voir comme la France est aimée dans ces pays ...

mardi 15 octobre 2013

Secret

Il me faut vous raconter la petite vie heureuse que nous avions à l'usine à gaz boulevard Péquereau.
Pour ceux qui nous ont connu, il faut que vous sachiez que nous y étions bien et heureux d'être là bas...Surtout quand nous avons emménagé dans la grande maison.
Nous vivions au rythme des astreintes EDF de mon père...les nuits étaient courtes quand l'alarme se mettait à sonner. Nous les enfants restions au lit mais mon père s'habillait, enfilait sa canadienne et filait dans les campagnes avec ses collègues. C'est lui qui avait la voiture, il allait chercher les autres agents qui étaient d'astreinte. Pendant ce temps, ma mère restait au téléphone pour répondre aux usagers qui signalaient une panne de courant. Et le réponse était toujours la même "ils sont en train de réparer" Parfois je descendais voir comment ça se passait et je la voyais expliquer au téléphone pour que les gens ne s'inquiètent pas Elle n'était pourtant pas agent EDF, mais les conjoints étaient mis à contribution à cette époque. C'est un grand souvenir pour moi d'évoquer cette période...
C'était notre vie..et même le matin quand je me rendais au collège je ne racontais jamais cet épisode de la nuit...inconsciemment, j'avais l'impression que c'était un secret EDF !
Bien plus tard, quand j'avais connaissance d'un évènement militaire dans mon métier, je faisais pareil, je ne racontais rien à personne...même à ma famille...la culture du secret ...secret bancaire...secret EDF...secret militaire...

lundi 14 octobre 2013

Le château de Guise


Les petites phrases de ma mère

Je ne vais pas vous jouer "La gloire de mon père" ou "Le château de ma mère" mais il faut que je vous raconte un peu la vie de ma famille dans cette usine à gaz du boulevard Péquereau... Mes parents avaient quatre enfants et ils veillaient sur ce petit monde turbulent... enfin ma mère veillait le plus souvent car mon père, comme je l'ai déjà écrit, passait ses journées et parfois ses nuits au chevet des sinistrés de l'électricité.
Nous étions donc quatre enfants ...ma sœur cadette qui ne récoltait que des bons résultats scolaires...un cas de conscience pour moi qui n'avait que des résultats mitigés...mais j'en étais heureux pour elle ...et j'étais fier d'elle, la surdouée de la famille....mes deux frères qui doivent encore être connus à Guise bien qu'ils soient eux aussi partis depuis longtemps...je les présenterais  avec leurs spécialités...l'un était basketteur au PAC de Guise ...et  il faisait aussi de l'escrime...aujourd'hui c'est tennis de table (en compétition) et pétanque avec les amis. Le plus jeune si je vous dis musicien ...ça vous rappellera quelque chose ...il avait un groupe qui se produisait parfois à Guise.
Et moi ? je jouais au football...vous le savez...
Donc tout ce petit monde vivait dans le bonheur dans la petite maison de l'usine à gaz...puis la grande.
Quand je suis parti à Hirson, j'ai quitté ce nid douillet ...j'ai quitté mes camarades du collège et c'est un peu ça qui m'a fait quitter le lycée... A la réflexion, cette expérience m'a servie car ma mère avait toujours des phrases à nous dire sur la vie...et cette fois elle avait dit "quand on commence quelque chose on doit le finir" j'avais commencé Hirson et j'ai abandonné avant la fin ...pas bon !
Une phrase aussi dont je me souvient à l'occasion d'une anecdote...un samedi midi j'étais dans le car qui me ramenait à Guise...j'avais rendez vous avec le directeur de la banque l'après midi. J'ai vu une roue du car nous dépasser...le car s'est arrêté, il venait de perdre une roue. La réparation a duré longtemps si bien que j'ai raté mon rendez vous d'embauche. Ma mère a dit "c'est un signe du destin et le destin ne doit pas vouloir que tu rentres à la banque"
Je suis rentré à la banque quand même avec le résultat que vous savez...ma mère avait encore une fois raison.

dimanche 13 octobre 2013

Le Familistère tisse sa toile médiatique

GUISE - Les médias nationaux sont de plus en plus friands des reportages au Familistère. Un constat qui repose sur une véritable stratégie. France Inter a tendu son micro aux habitants pour une émission diffusée ce dimanche.

Premier musée de l'Aisne par sa fréquentation, le site familistérien doit sa notoriété à l'image qu'il véhicule. Cette image passe notamment par la communication. L'année 2013 a été particulièrement propice à de nombreux reportages nationaux de la part de magazines spécialisés, mais aussi de chaînes télévisées nationales et de stations de radio de même ampleur.
La semaine dernière, c'est le micro d'Alexandre Héraud de France inter qui s'est promené sur les coursives de l'Aile droite. Pour sa toute nouvelle émission du dimanche, Il existe un endroit, le journaliste prend le temps de s'imprégner du lieu, de son histoire jusqu'à passer une nuit sur place, « Je ne voulais pas faire du spectaculaire, je voulais vraiment rester sur place. Je me suis invité comme nouveau voisin chez Simone Dorge » s'amuse-t-il à raconter. Lui qui il y a encore peu commentait l'actualité culturelle en soirée a voulu, « changer de braquet et quitter les studios parisiens pour avoir rendez-vous en terre connue. »

Une communication accentuée
Il existe un endroit commente durant 55 minutes la vie, ici au Familistère. Le concierge Patrick Meura, la guide Monique Bronchin, le directeur d'école Christian Noisette sont les acteurs de cette émission consacrée à leur quotidien. Bien sûr, pas de Familistère sans les incontournables maîtres des lieux : Frédéric Panni, Bruno Airaud, Alexandre Vitel sans oublier le maire Hugues Cochet.
Ce samedi, France 3 proposait une rediffusion d'un reportage diffusé en décembre dernier, « Pourquoi aller chercher plus loin » de François Cauwel qui évoque le Familistère.
Ces deux sujets régionaux et nationaux amplifient le phénomène médiatique autour de Guise. Un sujet tourné par BFM il y a quelques semaines le confirme sans parler des sujets diffusés en dehors des frontières par la BBC et la RTBF.
« On ne pouvait pas communiquer sur un plan national avant que les travaux soient correctement avancés, explique Alexandre Vitel, numéro 2 du Syndicat mixte du Familistère en charge de la communication sur site. On a accentué la communication dès 2010 avec la fin de la première phase des travaux du pavillon central. Avec la seconde phase qui s'achève l'an prochain, de nombreux médias viennent. Le plus difficile c'est de les convaincre. Une fois qu'ils sont sur site, les journalistes sont conquis » se félicite Alexandre Vitel qui peut déjà annoncer qu'en février 2014, l'émission nationale de France 3, Des racines et des ailes avait retenu le Familistère comme un des rares sites dans son émission spéciale sur la Picardie.
« Notre politique de communication reste une politique de notoriété », une politique qui visiblement porte ses fruits avec des retombées locales et départementales.

A SAVOIR
Il existe un endroit, aujourd'hui à 16 heures sur France inter.


http://www.aisnenouvelle.fr/article/actualites/le-familistere-tisse-sa-toile-mediatique

samedi 12 octobre 2013

Les guetteurs du samedi soir

C'est vrai qu'elle était très belle ....et que ses jambes étaient longues...je vous ai déjà parlé de la professeur d'allemand...mais je ne vous avais pas tout dit...
Je vais vous raconter comment elle a fait courir, à son insu, tout un collège de curieux.
Je ne me souviens plus du nom du jeune homme qui, un jour de promenade à vélo, m'a affirmé qu'il était le petit ami de la professeur aux jambes longues. Devant ma moue interrogative il a voulu me le prouver. Il m'a alors dit qu'il serait le samedi soir à la fête de Villers-les-Guise. En moi même je ne l'ai pas cru...il avait peut être un an de plus que moi...donc il était bien jeune pour sortir avec elle.
Le gars a raconté ça à toutes ses connaissances si bien que nous étions une foule de garçon le soir suivant à la fête de Villers.
Il faisait noir..et nous avons cherché partout...pas de trace de notre camarade... et encore moins de professeur d'allemand. Nous nous sommes dit qu'il fallait attendre et faire le guet...
Après une bonne heure de guet, nous avons convenu que nous nous étions fait avoir...
Quand j'étais soldat de garde à la guérite à Belfort, je passais mes deux heures de guet à penser à cette soirée ...et aux jambes de la professeur d'allemand.

vendredi 11 octobre 2013

Las, du rêve de Godin, celui d’un homme nouveau, il ne reste que les murs…qui ici se racontent.


Un Instantané du Familistere par franceinter

Je me suis trompé de métier

Il me faut revenir sur mon passage à la Société Générale...et vous verrez que je n'étais vraiment pas fait pour ce métier...
Quand, à 17 ans, vous vous retrouvez tout seul sur un poste bien spécifique...à la banque chacun asa mission et essaie de le faire du mieux possible...alors on n'empiète pas sur le travail du collègue. Je n'aurais pas aimé que l'on vienne s'occuper de mon travail...mais parfois j'en aurais bien eu besoin...
Il fallait que j'y arrive seul...en tamponnant mes chèques du jour (et il en avait des tampons à déposer sur chaque chèque) je rêvais de courses sur le terrain de football, je m'imaginais sur le stade avec un ballon et ces pensées m'obligeaient à arrêter de travailler...je me dirigeais alors vers les toilettes au fond du couloir de la banque..il fallait que je marche ...que je me délasse ...je ne pouvais pas courir alors je marchais et cet petit manège se renouvelait souvent dans la journée...si bien qu'un jour j'ai été convoqué par le directeur.
Mr Duquenne était petit ... un peu rondouillard et il me demanda si je n'étais pas malade ...devant mon étonnement il m'a dit que mes voyages aller et retour vers les toilettes l'inquiétait. Je l'ai rassuré lui avouant que je ne pouvais pas rester en place longtemps. Ce fut à partir de ce moment que l'on me donna la charge des versements à la poste et la récupération des chèques chez les commerçants. Mais ces missions supplémentaires nuisaient à mon travail du portefeuille. Je me dépêchais pour avoir terminé à l'heure pour que mes collègues puissent partir...mais travailler vite faisait faire des erreurs et on partait plus tard à cause de moi...
Vous voyez donc que je n'étais pas fait pour cet emploi d'employé de banque...je me suis trompé de métier.
Quelques années plus tard, j'étais adjudant trésorier, enfermé dans un bureau ...et les toilettes étaient au fond du couloir...

Jean Michel a écrit :
Jean Michel Chagnet heureusement que tu as changé de métier,cela m'a permis de connaitre un homme exceptionnel en 1970 au quartier Hatry à Belfort !

jeudi 10 octobre 2013

Encore une fois merci !

Depuis le mois de juillet je raconte chaque jour un peu de mon adolescence à Guise.
Vous êtes de plus en plus nombreux à venir me lire ...POUR LES JEUNES GUISARDS ...souvenez vous que vous vivez dans une ville chargée d'histoire...et d'histoires.... notre histoire... mon histoire et bientôt votre histoire...faites que cette ville vive et qu'elle reste notre ville ..votre ville...
Encore merci de vos visites ...elles me font très plaisir.
C'est pour vous que j'écris et que je raconte....MERCI !

Parlons de Guise et de la rue Camille Desmoulins

Des évènements peuvent marquer notre jeunesse...et, alors on se souvient toute notre vie des lieux ou nous étions quand l'évènement est arrivé. Pour moi c'est dans la rue Camille Desmoulins que ça s'est passé...Deux monstres nous avaient quitté...
Je ne sais pas si vous vous souvenez du décès d'Edith Piaf...la chanteuse a marqué le XX° siècle ...ses chansons la rendait immortelle...mais elle a été rattrapé  par son destin...et quand j'ai vu l'annonce de son décès dans la devanture du marchand de journaux en haut de la rue Camille Desmoulins, j'ai été choqué. Choqué car ce jour là elle n'était pas la seule à mourir ...Jean Cocteau est mort le même jour qu'Edith Piaf et c'est pour ça que je me rappelle de ces évènements... C'était un 10 Octobre...comme aujourd'hui...
Je vous avais dit que j'aimais beaucoup la rue Camille Desmoulins car elle respirait la fraicheur, elle vivait...oui elle était vivante... et apprendre la mort de ces artistes dans cette rue ...ça la rendait encore plus humaine...j'espère qu'elle vit encore aujourd'hui comme je l'ai connue...
J'ai médité ce commentaire d'Alain sur un autre mes article "Guise, cette belle petite ville de notre enfance parait aujourd'hui sinistrée par le temps ou tout simplement par nous qui l'avons abandonnée"
J'y ai réfléchi et je me dit qu'une ville, une rue ne meurt jamais...j'ai beaucoup voyagé...et j'ai rarement vu une rue aussi attachante que la rue Camille Desmoulins...qu'Alain se rassure, Guise et sa rue Camille Desmoulins nous ne l'avons pas abandonnée car nous en parlons chaque jour sur ce blog...qui je le signale en passant a déjà été lu par 5000 personnes ...alors je continue à parler de Guise ...Alain ne l'abandonne pas non plus car il commente assez souvent les articles. Je l'en remercie encore.
Alors parlons de Guise notre ville et de la rue Camille Desmoulins !!!

Alain a écrit :

La rue Camille Desmoulins ! A la fois la tête, le coeur et les poumons de Guise, impossible de ne pas en parler, tous nos souvenirs sont passés par là.
Tout jeune, j'accompagnais déjà ma mère pour y faire les courses, épicerie "Bardon", poissonnerie "La marée Boulonnaise", charcuterie "Chevillot" etc... je connaissais la tournée par coeur.
Il y avait aussi l'imprimerie "L'espoir" me rappelant toujours, dès que je passais devant, le cinéma "Le Familia". Je garde de ce cinéma un souvenir plein de nostalgie puisque mon père y avait travaillé comme projectionniste, pendant plusieurs années. Enfant, j'étais très impressionné en entrant dans ce lieu mythique, une pièce immense sombre et bleutée et à l'arrière, la salle ou étaient projetés les films.
Plus tard, j'allais régulièrement au marchand de journaux au bout de cette rue commerçante, pour y acheter mes bandes dessinées favorites de la collection Artima.
Qui se souvient encore du café "Doublet", remplacé plus tard par l'office du tourisme, juste à côté du club du vieux manoir ?
Le fils du patron était un virtuose du baby-foot... Il fallait aussi en être un pour oser se mesurer à lui et espérer avoir une petite chance de remporter une partie.
Aujourd'hui tous ces commerces qui animaient tant Guise ont disparus, la petite ville a un genou à terre mais pas encore complètement morte... Reprendra-t-elle le dessus un jour ?

Merci Alain...........

mercredi 9 octobre 2013

Gisèle

Je ne savais pas si je devais parler d'elle ...mais je me suis dit que ces souvenirs que je raconte chaque jours ne seraient pas complets si je ne faisais pas un petit mot sur elle...Gisèle...
Je ne sais pas si elle se souviens de moi mais elle doit savoir que moi je me souviens bien d'elle ...Giselle chantait superbement à la chorale...elle avait un timbre de voix particulier qu'on retrouve chez les cantatrices...elle aurait d'ailleurs dû tenter le solo...je suis certain qu'elle aurait eu du succès. Sa voix dépassait parfois les voix du cœur ...La chorale était celle de Giselle et nous encadrions sa voix, nous chantions en fonction de sa voix...pas simple ...
Gisèle était vendeuse dans la rue Camille Desmoulins...je ne me souviens plus du nom de son magasin...je m souviens très bien de l'emplacement...je ne sais pas si cette enseigne existe encore ....
Gisèle et moi avons eu une petite aventure...très courte... je l'ai ai encore en mémoire....je ne pense pas qu'elle ait été amoureuse de moi...j'étais très jeune ....trop jeune pour elle...moi je l'ai aimé...et quand elle m'a dit qu'elle avait quelqu'un d'autre, je ne l'ai pas crue. J'étais trop jeune et je pense qu'elle ne voulait pas d'ennuis ...C'était une femme, j'étais un gosse...
Je n'ai jamais revu Gisèle...j'espère qu'elle est heureuse.

mardi 8 octobre 2013

Mes dimanches préférés à Guise

Mes dimanches étaient essentiellement consacrés à la Chorale le matin et au football l'après midi...
Mais parfois mes grands parents venaient passer la week end à Guise et là c'était mes meilleurs dimanches.
Avec mon grand père nous nous entendions bien, il était sportif dans l'âme...il aimait tous les sports et principalement le football, si bien qu'il m'accompagnait au Coq Hardy les après midi pour me voir jouer.
Le matin était consacré au journaux et au tiercé. On jouait ensemble...lui payait... il me demandait toujours un numéro que je lui donnait au hasard. Puis nous allions le jouer à pied rue Camille Desmoulins...et, vite retour à la maison car il me fallait aller au stade après manger...Je jouais souvent en lever de rideau.
Le football...mon grand père était connaisseur...il restait sur le bord du terrain de côté de mon aile et il m'encourageait ....je me souviens qu'il me criait "mais centre Francis centre !!!" et je lui répondais "mais c'est quesque je fais!!!" ça le faisait rigoler !
Un jour il m'a accompagné alors que je jouais dans un village ... et, pareil il m'encourageait...ce jour là j'ai marqué un but invraisemblable ...notre équipe n'arrivait à rien et de dépit j'ai tapé un grand coup de pied dans le ballon en direction du but adverse alors que j'étais au centre du terrain. Le balon est monté dans le ciel et il est retombé dans les buts adverses...Nous avons gagné 1-0 grâce à ce but.
Mon grand père, sur le chemin du retour m'a dit..."un but comme ça tu n'en marquera plus jamais de ta vie !"
Tu avais raison Pépère...je n'ai jamais réussi à marquer le même but! et pourtant j'en ai joué des matchs !!!

Mademoiselle...

Elle avait du charme...un charme qu'elle laissait planer sur la classe...je ne pouvais m'empêcher de la  regarder et de l'écouter pendant ses cours...Je la fixais ....elle parlait à la classe ...pas à moi...j'essayais de capter son intérêt...mais ses paroles planait au dessus de nous....son regard nous survolait...j'attendais la fin du cours pour m'approcher d'elle....ma professeur de français...
C'était pour moi  des moments privilégiés...la fin du cours ...oui...
Tout le monde quittait la classe ..je restais avec elle ...je m'asseyais à ses côtés au niveau de son bureau et nous parlions...pas des cours du jour, non... mais de tout et de rien...elle était si gentille...elle m'aimait bien...et je l'appréciais énormément...
Elle avait tout de petit...taille...visage...mains...lunettes...mais elle avait cette grandeur d'esprit qui la rendait attachante...et, elle aimait ce que j'écrivais...
Je la rencontrais parfois en ville...elle s'arrêtais toujours pour me parler...nous restions à discuter sur le trottoir comme à son bureau de la classe. Je la regardais toujours ...quand j'y repense je me dis que j'étais peut être un peu amoureux...mais j'étais si jeune...
Mademoiselle Léger, j'espère que vous avez toujours aujourd'hui ce même esprit qui vous animait...sachez que je pense souvent à vous..je ne vous ai jamais revue...mais dans mon cœur il est resté une petite flamme ...et vous voyez...j'écris toujours...

lundi 7 octobre 2013

INFORMATIONS

INFORMATIONS DU SOIR

1-Dans un précédent article je parlais du café des sports de Bébert le footballeur. Alain, dans un commentaire, relatait le café de la place de la Poterne qui s'appelait à l'époque "Le Pénalty". Le gérant de ce café s'appelait Joseph, il était le frère d'un joueur professionnel du stade de Reims...la question posée ce soir aux lecteurs est de savoir qui était ce footballeur professionnel frère de Joseph.
Vous êtes plus de 100 chaque jour à venir ici, alors quelqu'un se rappellera certainement...
http://guisefrancis.blogspot.fr/2013/10/du-coq-hardy-au-cafe-des-sports.html

2-J'ai une autre information moins réjouissante...je vous avais parlé du chef de district EDF de Guise qui s'était écroulé victime d'un AVC lors de la fête des mère...je vous avais dit à cette occasion que ses fils Yves et François étaient mes amis. Je viens d'apprendre qu'Yves était décédé récemment comme son père d'un AVC.... si jeune ! J'ai appris aussi qu'il avait perdu une fille d'un AVC également...quand le sort s'acharne sur une famille ....

Les deux frères

Les guisards connaissent bien ces deux frères...moi je les ai bien connus car ils habitaient pas loin de chez moi...au bout du boulevard Péquereau.
Nous étions gamins et presque voisins ! Dans la rue nous étions les rois...on organisait des match de football ...rue contre rue... On jouais sur le stade découvert avec la piste autour...Je vous donne les prénoms et ce sera plus facile pour vous de vous souvenir ou de les reconnaitre. Gérard et Remi ...ça y est ? vous les connaissez ?
Ils étaient très bons footballeurs... et il a été naturel qu'ils aillent jouer dans  grand club de Saint Quentin....pour nous les petits gars qui jouaient à l'USG au Coq Hardy ..Saint Quentin c'était comme un club professionnel...alors ...respect...
Mais Guise allait parfois jouer contre Saint Quentin....et il m'est arrivé de jouer contre eux en cadet. Pas de chance pour Gérard ce jour là Guise a battu Saint Quentin...Gérard avait pourtant bien joué.
Remi, lui, a été repéré par un club pro...Reims...il a donc joué à Reims.
Je ne les ai pas revus ...leur terrain était à Saint Quentin...le mien à Guise puis Chatenois les Forges près de Belfort...
J'ai cessé de jouer car le métier me prenait trop de temps...militaire c'est pas beaucoup de loisirs et pas beaucoup présent avec sa famille...
Je sais que les deux frères ont continué...Rémi a même entrainé Guise il y a quelques années...et Gérard doit certainement être dirigeant à l'OSQ...
Remi tient un superbe magasin d'articles de sport à Guise...j'y suis allé en 1986 pour acheter des chaussures ...de ..football....c'était son père qui m'avait servi.
A Gérard et Rémi j'adresse mes meilleurs souvenirs....J'espère qu'ils vont bien !

dimanche 6 octobre 2013

Du Coq Hardy au café des sports

C'est dimanche...le jour de Robert

Je reviens vous parler de l'USG ce club cher à mon cœur...j'y ai joué des minimes aux séniors...le Coq Hardy, je vous l'ai dit, était mon domaine ...débouler sur mon aile et centrer...j'adorais et plus j'ai avancé en âge, plus je suis allé vite.
Aujourd'hui je vais vous présenter un joueur qui m'a marqué...comme m'avait marqué Clément...
Les anciens se souviennent de lui ...Bébert ... un sacré joueur de cette époque en promotion d'honneur... (Je salue à cette occasion son fils José que j'ai vu jouer dans sa jeunesse et qui était aussi fort que son père )
Bébert tenait le café des sports au bout de la rue André Godin...les joueurs s'y retrouvaient après les matchs pour le verre de l'amitié...quand on jouait au Coq Hardy...et quand on jouait à l'extérieur dans l'Oise...Bébert avait ses entrées....pour le verre de l'amitié...
Je me souviens qu'on s'arrêtait souvent à Compiègne, cours Guynemer, on prenait un petit rafraichissement avant de repartir sur Guise. Je ne savais pas à l'époque, que je finirais ma carrière à l'Ecole d'Etat-Major de Compiègne qui était dans la rue du café ou Bébert nous emmenait...Quand je passais devant la caserne (quartier) à l'époque mon cœur battait car j'avais déjà un peu l'armée dans mes projets à longs termes...
Bébert si on te dit que j'ai écrit sur toi ce petit message, tu verras que je ne t'ai pas oublié...tu as été  un exemple d'homme pour moi...et je te remercie d'avoir été à mes côtés au football...
Dans mes souvenirs guisards il fallait vraiment que je parle de Bébert !!!

FAMILISTERE GODIN


FAMILISTERE GODIN 1/3 par josephcom

vendredi 4 octobre 2013

Retour vers le passé...

Je suis parti de Guise pour l'armée...et en fait, quelques années plus tard je me suis aperçu que je n'avais pas dit au revoir à mes copains...je suis parti sur un nuage et la réalité de la vie m'a fait prendre conscience de cet oubli.
Ils on fait leur vie comme moi avec simplement des souvenirs de notre adolescence et de cette belle amitié qui nous animait...
Je suis revenu plusieurs fois ...mes parents avaient déménagé à Vadencourt puis Grand Verly...mais à chacune de mes visites dans ces villages j'avais envie de retourner voir mes amis ...si je les trouvais...
Je ne restais jamais assez longtemps pour faire ce pèlerinage...
Un jour, dans les années 90 je me suis armé de courage...je suis allé à Guise...revoir les lieux de mes rêves...je les ai parcouru à pied...la place d'Armes, la place Lesur sur laquelle je me suis arrêté longuement scrutant l'entrée du collège...pour voir si Francis n'allait pas en sortir...non j'étais adulte et les seuls enfants que j'ai vu sortir m'étaient inconnus.
Puis j'ai remonté lentement la rue Camille Desmoulins...regardant chaque magasin pour voir si je reconnaissais quelqu'un... non personne...j'étais devenu un oublié...
Puis je suis tombé sur le commerce de Christian...le photographe...je suis entré...nous nous sommes regardés ...étonnés...un grand sourire a éclairé nos visages...vingt ans après , nous n'avions pas changés ! la même complicité semblait nous rassembler...Nous sommes allés boire un verre dans le petit café en haut de la rue à côté de l'antiquaire ( il devait s'appeler Mignolet et avait deux superbes jeunes filles si je me souviens...) Nous avons évoqué...nous nous sommes racontés...nous avons comparé nos souvenirs... et nous avons bien ri de nos anciennes bêtises...puis le temps était venu de nous séparer à nouveau...chacun est reparti vers son destin...Christian avec ses photos et vidéos...moi j'ai repris le chemin des armes...
Chaque soir à Sarajevo je pensais à tous ces instants que j'ai passé à Guise...quand on n sait pas si on reviendra car chaque jour était un défi pour la vie...on revoit des images du passé...jusqu'au matin où il faut aller affronter l'action du terrain....
Alors ces années guisardes dieu sait combien de fois je les ai revues!!! et Christian avait une grande place dans ma mémoire....

jeudi 3 octobre 2013

Ouverture Pavillon Central mars 2010 France 3

Pas de Joliot Curie à Guise

Souvenez vous je vous ai déjà parlé de Sylvie avec qui j'avais dansé "Tombe la neige..." c'était juste avant que je ne parte au lycée d'Hirson....Hirson une ville qui ne me plaisait pas du tout...j'aimais Guise ...mais Hirson ...pffffff ...En plus, comme j'étais interne, j'y étais enfermé...et j'avais soif de liberté...
Je suis donc entré au Lycée Joliot Curie...je partais chaque lundi matin en voiture... soit avec mon père, soit avec Mr Cornu le bijoutier père de Sylvie... car le frère de Sylvie allait aussi au lycée à Hirson comme moi...Un bon petit gars que j'aimais bien, le frère...c'était un calme ...
Le samedi midi nous prenions le car pour revenir à Guise....je n'aimais pas du tout être enfermé à Hirson et le voyage en car du samedi était une vraie délivrance. Je retrouvais Guise avec bonheur.
Un jour, pas de car ! Grève? panne? je ne me souviens plus de la raison ...comment revenir "au pays" ? Avec le frère de Sylvie nous avons fait du stop...il s'en souviens peut être...le stop c'est la galère ... enfin, nous avons eu de la chance...mon professeur d'économie, Monsieur Ricard, passait par là, il m'a reconnu et il nous a déposé à Guise !
Je n'aimais pas être enfermé au lycée, j'avais horreur de dormir dans un dortoir ...et pourtant quelques mois plus tard, je dormais dans une chambrée de militaires...on était 20 et il fallait faire son armoire au carré comme le lit d'ailleurs...il a bien fallu que je m'y fasse...je n'avais pas le choix !!!
Je n'ai jamais revu le frère de Sylvie...dommage car je l'ai dit, je l'aimais bien ...si il me lit, je lui adresse mes meilleurs sentiments...dommage que Joliot Curie ne soit pas à Guise...

mercredi 2 octobre 2013

Un professionnel à Guise !

Beaucoup de souvenirs sur le football à Guise  me reviennent... au fil du temps...normal je ne vivais que football dans ma jeunesse...
Je ne sais pas si certains se souviennent mais une année la promotion d'honneur a changé de formule et Guise s'est retrouvé dans un groupe Aisne Marne Ardennes ce qui a fait que l'USG jouait dans les Ardennes où je suis né.
 L'année d'avant j'étais allé à Sedan voir Sedan Rennes avec mon oncle Bernard. Dans la tribune, derrière nous, il y avait un grand joueur, Roger Marche, l'ancien arrière international du Stade de Reims...(61 sélections et la fameuse épopée de 1958) il parlait beaucoup et faisait des commentaires... je ne savais pas ce jour là que j'allais le revoir au Coq Hardy.
Roger Marche qui n'était plus professionnel avait signé une licence au club de Mohon dans la banlieue de Charleville. Mohon était dans la poule de Guise et quand ils sont venus jouer au Coq Hardy avec Marche, je n'aurais pas raté ce match pour rien au monde.
Dans l'équipe de Guise il y avait un petit ailier droit très véloce...il jouait très bien Guyot(si je me souviens de son nom) il jouait si bien que pendant le match contre Mohon, sur une balle haute il a sauté en même temps que Roger Marche, sa tête a heurté l'arcade du joueur professionnel provoquant une grosse hémorragie...Je ne me souviens plus du score du match...pour moi ce n'était pas important....j'avais vu Marche jouer... et il jouais bien...il avait un coup de pied puissant...qui allait d'un bout à l'autre du terrain...impressionnant !!!
Ce ne fut pas la première fois que j'ai croisé un footballeur professionnel...je me souviens...Jean Michel va se souvenir aussi...
Belfort...1970 ...je suis chargé de l'incorporation des jeunes recrues au foyer du soldat du 35°RIMECA au quartier Friedrich. Le matin, je reçois un appel téléphonique du capitaine Glinec...mission : aller chercher une recrue spéciale au poste de police(on disait comme ça à l'époque) Je vais donc accueillir un petit jeune homme ...." je m'appelle Pierre Lechantre et je suis professionnel à Sochaux!
Je ne réponds pas ...Je lui demande simplement de me suivre...arrivé au foyer il me dit "je suis le fils de Jean Lechantre du LOSQ" je lui répond que moi je suis le sergent Praira et que je ne connais pas son père. Il a l'air déçu ...et pendant un mois j'ai eu à charge de former le soldat Lechantre ..cours particuliers après les matchs et avant les entrainements...en moi même je me disais que ça ne lui servirait à rien dans sa vie de footballeur...une complicité nous a vite animée et j'étais invité aux matchs à Sochaux dans la grande tribune ...le capitaine et moi nous l'encouragions "allez Pierrot !!!"
Pierre Lechantre est aujourd'hui entraineur en Afrique ...bon vent Pierrot !

On se souvient...

La vie d'un adolescent est faite de sourires mais aussi de drames... Certains drames ne nous touchent pas personnellement mais ils laissent une grande tristesse dans notre cœur...et nous nous souvenons toujours des personnes qui en ont été victimes.
A Guise, des drames se sont produits pendant que j'y vivais...certains se souviendront... ou pas....mais des proches ou des guisards sont décédés dramatiquement...je me souviens...
Nous avons déjà évoqué Madame Alluchon qui était décédée tragiquement....ce fut pour moi une grande tristesse... les guisards se souviennent...

C'est difficile de se rappeler de certains évènements...L'homme travaille à l'EDF... Le jeune couple vient de trouver un nouveau logement...ils ont un jeune bambin...la maison a été rénovée intérieurement...repeinte et isolée... Pour la première nuit dans cette maison, il a été décidé de laisser le bambin chez sa grand mère au familistère... Ils ne se réveilleront pas... intoxiqués par le CO2...ils laissent un petit garçon orphelin...
J'ai revu le petit garçon bien  des années plus tard...c'était au familistère et il était devenu un jeune homme très très bien ....j'ai pensé à ses parents....

Je vous ai déjà parlé de mes camarades Yves et François (dans "Zorro est arrivé") leur père était le chef de district EGF de Guise...la communauté EDF-GDF était très soudée et le chef de district était l'homme orchestre de cette communauté...il organisait les manifestations familiales comme les arbres de Noël ou des après midi conviviales pour la fête des mères...
Au cours d'une de ces fêtes...le chef de district a fait un AVC au milieu des mamans...je me suis mis à la place de son épouse ...voir son mari mourir sous ses yeux...le jour de la fête des mères...tout a dû s'écrouler pour elle...je l'ai bien connue, elle était d'une grande gentillesse...je me suis mis à la place de mes camarades Yves et François...perdre leur père si jeunes...
Je me souviens des obsèques de cet homme très estimé dans sa profession et dans la ville...tous les collégiens étaient présents pour leurs camarades Yves et François...

Sachez que c'était dur pour moi de vous parler de ces évènements...mais il me fallait les relater... pour leur rendre hommage...je pense à eux et à leur proches...

mardi 1 octobre 2013

Les minimes contre le vent du Coq Hardy

Il me revient à l'esprit un match qui a beaucoup compté pour moi....
Si vous voulez, je vais vous le raconter...certains ont peut être joué ce match aussi ....
Frenoy le Grand ...l'ennemi héréditaire!!!
J'étais minime, et nous recevions Frenoy le Grand au Coq Hardy un matin (les minimes jouaient le matin)
Le temps n'était pas au rendez vous ...le Coq Hardy était balayé dans le sens de la longueur par un vent très violent...J'avais du mal à tenir debout...comble de malheur...le dirigeant nous dit que nous ne sommes que 8 ...il manque 3 joueurs... et il ajoute :
" avec le temps et à 8, si vous ne perdez pas je vous paie le champagne !!!"
J'y ai cru ...Frenoy allait me voir jouer...
On gagne le tirage au sort et nous choisissons de jouer avec le vent... en deuxième mi temps il n'y aura peut être plus de vent???
Tout le monde derrière pour ne pas prendre de but...un seul en pointe...et si on attrape le ballon on va au but...Justement on a le ballon...on a le vent...nous sommes devant les buts de Frenoy...un camarade a la balle devant...je  suis au niveau de la surface de réparation...je l'appelle "passe passe !!!" il me fait la passe en retrait...je reprends la balle de volée... le vent rabat la balle dans les buts !!! j'ai marqué !!!
On mène 1-0 à 8 contre 11 !!!
Après c'est la folie...je tire toutes les balles en dehors du terrain le plus loin possible ...j'ai même failli assommer l'arbitre de touche...C'est de l'anti jeu mais on mène contre l'ennemi ....
Hélas...la deuxième mi temps a vu ma coupe de champagne s'envoler ...nous avons pris deux buts (seulement) et nous avons perdu le match contre le vent...
J'étais gosse et j'ai eu une déception de gosse ...c'est triste de perdre alors qu'on y croit...j'avais de sacrés copains de foot ...on s'est tous juré de battre Frenoy au prochain match...
Je n'ai jamais eu la chance de rejouer contre Frenoy...dommage....
Allez l'USG....ALLEZ LES ROUGES!!!

Documentaire Familistère - Itinéris - TV5 Monde