lundi 22 avril 2019

Autour de Guise

Mes parents ont quitté la grande maison de l'usine à gaz pour aller habiter dans ce charmant petit village qu'est Vadencourt.... Ils  y ont été entourés d'amis de longue date... hebergeur image
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C'est un beau petit village vous ne trouvez pas ?
Le prêtre de l'église était notre ami...
J'ai retrouvé une photo de lui, et c'est avec émotion que je la publie...
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Mes parents ont fait un saut de puce pour aller loger dans cette petite maison à Grand Verly 

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Je suis certain que ceux qui nous connaissent et sont venus ici se souviendront....

Aujourd'hui, il n'y a plus personne de notre famille aux alentours de Guise...et je suis le seul à habiter dans l'Aisne ....
Tous les autres membres de notre famille sont éparpillés en France ...


samedi 20 avril 2019

Le bouquet des jeunes


Cette ville n'est pas Guise … mais elle a compté dans ma carrière militaire … 
Elle était encore plus belle que les fleurs qu'elle vendait.....J'y allais souvent dans ce petit magasin de fleurs..elle l'avait ouvert toute jeune et elle en avait fait ce qu'elle souhaitait...elle l'avait appellé "le bouquet des jeunes"....
Elle était jolie comme le jour qui se lève le matin et qui sent la rosée et le chevrefeuille...j'avais toujours envie de lui offrir une rose...mais j'étais rouge de timidité quand je me présentais chez elle.....
J'ai quitté cette ville pour ma carrière.... j'y suis repassé dix ans plus tard, le magasin de fleurs  avait disparu, remplacé par une banque....
Je l'ai revue....la vie n'avait pas été gentille avec elle...on s'est regardé sans rien dire...presque gênés....elle avait des cheveux blancs que les soucis de la vie lui avait adressés....elle vendait toujours des fleurs....mais pas au même endroit ....mais sa beauté restait sur son visage..surtout quand il s'éclairait à la vue d'un ancien client du "bouquet des jeunes"
C'est la vie....

La fête du familistère et les bals du samedi soir



J'ai déjà raconté mes sorties avec Marinette et Pierre...les virées du samedi soir au cinéma à Saint-Quentin pour trembler sous les dents de Dracula...parfois il n'y avait pas de cinéma car il y avait bal.
Je m'en souviens d'un particulièrement...c'était dans la cour du Familistère central.
Les habitants du Familistère étaient dans les étages et regardaient les danseurs...aujourd'hui je me dit que ce lieu était magique...je mesure la chance d'avoir vécu ces moments là dans cet univers familistérien.
Je ne savais pas danser ...Marinette m'apprenait...le tango...1-2, 1-2-3, 1-2 ...quelques années plus tard je marchais au pas dans la cour de la caserne...1-2 !!! Ce n'était pas la même chanson...
Je n'ai jamais réussi à danser ce tango...mais j'aimais la fête du familistère....c'était beau de voir les anciens danser superbement...et c'est vrai que sur la piste de danse Marinette et Pierre faisaient un beau couple. Il dansaient superbement bien.
Je me souviens aussi que mes amis m'avaient présenté une jeune fille ...je ne me souviens plus de son prénom...simplement de son nom que je ne peux révéler ici...je peux simplement dire qu'elle avait un frère et qui je dis le prénom de son frère vous la reconnaitriez … 
J'ai donc dansé avec elle ...pas le tango ...mais des slows...il n'y avait que ça que je savais danser... elle était très timide (comme moi). Si elle lit cette page elle saura que je l'appréciais beaucoup. Nous avons dû aller dans plusieurs bals de villages aussi...par timidité elle ne parlait pas beaucoup.... Un jour elle a disparu de mon entourage … je ne l'ai plus jamais revue … elle doit se souvenir de cette période même si elle a été très courte...

vendredi 19 avril 2019

La fouine de Lure


Guise est loin de moi mais toujours dans mes pensées au cours de ma carrière...je vais vous raconter comment on se fait un surnom sans l'avoir demandé!

Si vous aimez le dépaysement allez à l'armée vous serez servis.... je me suis engagé pour avoir de l'action... d'ailleurs l'affiche qui m'avait fait choisir l'infanterie représentait deux hommes au combat corps à corps... et l'action ou les voyages ont été au rendez vous...
De Verdun, j'ai rejoint Carpiagne puis Belfort...et bien d'autres villes ....on ira ensemble au cours de mes petites histoires... Mais aujourd'hui ce sera de Belfort que je vous parlerais... Belfort car c'est de là qu'est parti mon surnom "La fouine". J'avais obtenu mon CA1 (certificat d'armes N°1) pour accéder au grade de caporal et caporal chef et pour passer sergent je devais passer le CA2. Cet examen se passait à Lure au 1° régiment de Dragon où je devais passer un mois d'instruction....et là ce fut une période très difficile pour moi...c'était tout recommencer à zéro dans un univers inconnu chez les Dragon (que je salue ici). Marches de nuit, exercices terrain ou apprentissage de la conduite d'un char... revues de chambres ou d'armes à rallonge... je me suis retrouvé jeune soldat alors que j'étais caporal ! Enfin j'ai eu mon CA2 non sans mal mais je l'ai eu. Et c'est à Lure que les Dragons m'ont surnommé la fouine... certainement parce que j'étais curieux de tout...
Il faut que je vous raconte une anecdote sur cette période... comme quoi quand on est jeune on fait des bêtises.
Le lieutenant vient nous voir un soir dans la chambre et nous dit tout le monde au rapport en tenue  avec sac de 10kg ...vous avez dix minutes pour vous préparer....nous avons été à l'heure ... le lieutenant nous a distribué des cartes d'Etat Major avec l'emplacement où nous devions nous rendre...c'était à 25 kms de là au bord d'un lac... Une fois que le lieutenant est parti...nous nous sommes dirigé vers la sortie de la caserne et dehors un camarade a eu une "idée de génie"(comme il l'a dit) "On ne va pas y aller à pied, on prend nos voitures et on se planquera là bas en attendant qu'il soit l'heure de se montrer. Idée dite....idée faite... 4 voitures pour 20 hommes et nous nous sommes rendus au bord du lac.... j'étais dans la Simca 1000 de mon camarade Thomas...1 km avant nos avons caché les voitures et nous nous sommes montrés le moment venu. C'était l'hiver il neigeait et le lac était superbe au clair de lune...Le lieutenant avait amené son corps de chasse et il nous joua un morceau en pleine forêt...c'était superbe....
Il était temps de repartir...encore "une idée de génie" "on va s'arrêter avant Lure au café routier au bord de la route"...Idée dite idée ...idée faite... et là je ne me suis pas rendu compte que mon camarade Thomas buvait plus que de raison... après deux heures de discussions animée autour d'un verre nous sommes repartis vers Lure...La ligne était droite... il neigeait de plus belle ...Thomas chantait alors que je lui disais de ralentir..."JE SUIS CASCADEUR PROFESSIONNEL !!!" la route était gelée ...et ce qui devait arriver....Au bout de la ligne droite, un virage et le pont de l'Ognon à l'entrée de Lure...Thomas a raté son virage et la Simca 1000 a fait plusieurs tonneaux ...j'ai senti tourner la voiture...elle a dévalé vers la rivière... le passager avant a été éjecté... moi, au milieu derrière j'étais protégé par mon sac à dos et mon camarade a servi d'airbag.... ma vie pouvait s'arrêter là pour la fouine ...
Nous avons été punis mais nous avons eu de la chance.... et comme dans Astérix la fin ce cette période s'est terminée par un repas en commun à l'hôtel restaurant Corne de Belfort...où la plus jeune fille des patrons plaçait les étiquettes avec les noms sur la table du repas...elle est venue me demander qui était "La Fouine" je lui ai dit que c'était moi et j'ai eu l'impression que toute la ville de Belfort savait que j'étais la fouine....
J'ai revue le lieutenant 20 ans plus tard à Baden Baden... il se souvenait de la fouine ...lui était lieutenant colonel et moi je me préparais à passer Major...le caporal "La Fouine " allait devenir la Major "tout court" car cette appellation m'a quittée au cours de ma carrière...

Jambes de ma professeur d'allemand



Je suis en cinquième, et cette classe me plaît particulièrement. Les camarades de classe sont de vrais amis et les filles sont les premières à donner des conseils à ceux qui n'auraient pas compris un cours…c'est connu, les filles sont toujours plus studieuses que les garçons et elles réussissent souvent mieux que les élèves masculins. La seule chose qu'elles n'aiment pas, à l'époque, c'est le football. Ce sport est mon moteur et je vous ai déjà raconté des anecdotes sur ma passion.

Mais voyons pourquoi j'aimais cette classe de cinquième….Premièrement j'ai terminé le premier trimestre à la deuxième place. Cela ne m'était jamais arrivé d'être aussi bien classé….Et bien sur j'ai vécu sur le premier trimestre aux deux autres…pas besoin de travailler puisque j'aurais la moyenne générale pour passer en quatrième.!!! Toujours la même histoire….

A l'époque la place Lesur et son kiosque est mon domaine ...

Mais la cinquième, c'était aussi les jambes de la professeur d'allemand…Je n'avais vraiment pas l'esprit mal tourné mais mes camarades se battaient pour avoir une place en face du professeur. C'est vrai, la demoiselle était très très jolie. Grande, brune et de longues jambes fine qu'elle allongeait sous son bureau…Patrick Nicolas en transpirait d'avance… Le visage de la demoiselle avait tout d'un ange et mes camarades sont tombés amoureux de la langue allemande et de leur professeur. Moi qui n'aimait pas cette matière, je ne me suis jamais intéressé à la demoiselle…Les filles de la classe ne comprenaient pas ce qu'il se passait mais à douze ans, allez comprendre cette histoire de jambes….allemandes
…

Elle s'appelait   Mademoiselle Lenoir.... vous avez mes pensées amicales mademoiselle !!!

jeudi 18 avril 2019

La méningite de Toul


Aujourd'hui je vais vous raconter une anecdote médicale ....Je ne suis pas copain avec la médecine... c'est au cours de ma carrière que je suis devenu comme mon grand père Emile ...pas de médecin près de moi....Il changeait de trottoir quand il apercevait son médecin en ville ...

Au 35°RI à Belfort, mon capitaine ne savait plus que faire de moi... je faisais tout mon possible pour quitter l'escadron car moi et les chars AMX13 on était pas copains...j'aimais bien le char mais le travail ne bougeait pas assez... nous passions nos journées à démonter et remonter des pièces de moteurs qui avaient déjà été démontées et remontées la veille et l'avant veille... on ne faisait pas de sport et je sentais bouillir en moi la même température qu'à la Société Générale de Guise... j'allais bientôt ne pas renouveler mon contrat car pour être bloqué dans une caserne, il valait mieux aller ailleurs et faire du sport... Dix, quinze fois par jour je dévissais et revissais les mêmes boulons ... dix quinze fois par jour je faisais "dégueuler" les mêmes graisseurs....
Le Capitaine (il s'appelait Merad comme Kad) me fait appeler et me donne une mission qui allait m'éloigner de Belfort plusieurs semaines.... Mission : aller encadrer une formation de dépanneur à Toul (CIT 156). Je ne connais rien au dépannage mais la mission était la prise en compte d'un groupe qui était en formation et les encadrer sur le plan disciplinaire... simplement… j'allais enfin commander des hommes … 
Mon arrivée à Toul restera gravé dans ma mémoire...Au poste de police à l'entrée de la caserne, je montre ma feuille de mission. On me montre de loin le bâtiment dans lequel je suis attendu... je m'y rend...la porte est fermée... je frappe... on m'ouvre et on referme la porte derrière moi...
"Vous êtes entré, vous ne pouvez plus sortir...nous sommes en quarantaine pour la méningite..."
Je comprends pourquoi j'ai été happé rapidement à l'entrée de l'escadron. Un cas de méningite   a été détecté dans ce bâtiment dans la semaine et tous les hommes sont en quarantaine....on aurait pu m'éviter de rentrer ici!!!
Il fallait attendre le résultat des analyses pour savoir si le cas détecté était bien la méningite...
A partir de là je suis bloqué...je n'ai rien à faire sinon jouer au ping pong ou au baby foot en attendant la fin de la quarantaine...Tous les soirs, avant le repas qu'on nous servait en norvégienne comme à des lépreux, nous devions passer devant un gradé qui nous faisait prendre un comprimé... quel comprimé? "on ne pose pas de question à l'armée !"
Je suis resté 5 semaines à Toul ... j'ai encadré le stage après la quarantaine... j'ai reçu mes galons de sergent à Toul car j'avais été nommé à ce grade par mon colonel de Belfort...une porte ouverte vers la fin des chars pour moi... c'est en revenant de Toul que je suis allé signer mon contrat de rengagement contre la promesse d'être affecté à la 11° compagnie d'instruction.... et à Hatry pas de méningite mais aussi du ping pong avec l'adjudant chef Fioux !
J'ai été confronté à un autre cas de méningite dans ma carrière...je vous ai déjà raconté !

Construire...reconstruire...



 Fin avril la ville e Guise a rendu hommage à Maurice Duton en inaugurant une rue à son nom. Cet hommage est amplement mérité...sans Maurice Duton Guise ne serait pas Guise et le fort du Duc ne serait plus là à nous dominer...
C'est de son esprit que naît, en 1953, le club du Vieux manoir, sur la place d'Armes de Guise, lors d'une discussion avec quelques copains. Cet esprit l'a animé toute sa vie pour sauver le fort et offrir aux jeunes de tous les pays des activités de loisirs...
J'étais enfant et je voyais tous ces jeunes français ou étranger s'installer à Guise le temps d'un été pour travailler, rire et chanter au fort....Quand j'y passais pour aller au football j'avais un pincement au cœur et un peu d'envie...construire, reconstruire ce qui avait été détruit ....quelle belle mission...
J'ai retrouvé quelques années plus tard cet esprit de reconstruction chez les sapeurs Hongrois qui ont sauvé le pont de Mostar en Bosnie. Ils l'ont reconstruit avec les pierres tombées à la rivière lors du bombardement... Je travaillais au centre opérationnel de la division multinationale de Mostar et ma mission était de les suivre et de rendre compte de leurs travaux aux différents échelons  de commandement de l'OTAN....encore des souvenirs....quand je voyais les sapeurs...je voyais ces jeunes du château....construire... reconstruire...

mercredi 17 avril 2019

Budget...de Folembray ...


Le souvenirs reviennent avec des images ... des images dans mon cœur mais aussi des images à la télévision...
Je regarde Soir 3 ...pour voir si un sujet ouvrirait mes souvenirs...une ville, un lieu ou une personne ...on ne sait jamais...
Ce soir (ce dimanche) la 3 Picardie nous offrait un reportage sur l'ancienne verrerie de Folembray... j'y ai passé 6 ans comme trésorier et officier budget...l'occasion de faire ressurgir mes souvenirs et de vous les raconter...
FOLEMBRAY CM 287 (Centre Mobilisateur 287)....
Je suis arrivé au centre en Aout 1982 ... pour prendre les fonction de trésorier et responsable du budget...j'avais aussi comme responsabilité la surveillance du sous officier chargé du matériel intendance et la surveillance du chef cuisiner de l'ordinaire...(petit ordinaire... ou plutôt "point de cuisson"...seulement 100 repas midi et soir)
Dès mon arrivée je prends la caisse du trésorier et je mets mon nez dans le budget du centre ...j'arrivais du 8° RI ou je gérais le budget d'un régiment de 1200 hommes ...alors le budget du centre à 100 homme ce devait être simple...
Quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis aperçu qu'il n'y avait plus d'argent dans le budget de fonctionnement ...on était au mois d'aout et il restait 4 mois de gestion... comment acheter du fuel pour l'hiver ? comment laver les draps des soldats ? comment payer le ramassage des ordures ? Il me fallait agir et vite...
Je suis allé exposer ma découverte au Chef de corps...le colonel n'était pas réceptif et m'a fait comprendre que c'était mon travail ...j'ai donc téléphoné à Amiens au commissariat que surveillait nos comptes...je connaissais bien la dame qui était au bout du fil car c'était ma correspondante déjà pour le budget du 8°RI de Noyon... elle est allé voir le commissaire pour obtenir un rendez vous pour moi et m'a rappelé pour me dire que j'étais convoqué le lendemain à Amiens...elle m'a aussi conseillé de venir avec des arguments car le commissaire n'était pas favorable à priori à une augmentation de budget...
J'étais le lendemain matin dans la salle de réunion du commissariat militaire d'Amiens... l'intendant me connaissait car nous étions en relations quand j'étais au budget du 8°RI...il ne voulait pas me faire de cadeaux...attribuant le manque d'argent à un défaut de gestion...tout en sachant que je prenais l'affaire en cours et que ce n'était pas ma gestion....
Voyant qu'on allait déboucher sur rien ...j'ai sorti ma phrase magique ..."bien monsieur le commissaire ...demain je prends mon képi et je fais la manche devant le centre mobilisateur..." Ce fut le déclic...il a eu un léger sourire en coin...et a donné des ordres pour qu'on me rallonge le budget...Le centre a pu terminer l'année avec des draps propres ...et du chauffage...
Ensuite pendant 6 ans j'ai géré le budget comme je l'avais fait à Noyon et à la fin j'avais doublé le budget du Centre en faisant des demandes d'ajustement régulières ...
J'ai quitté le centre pour aller au bureau finances budget du corps d'armée à Baden Baden...et là, l'année d'après mon arrivée un lieutenant colonel arrivait d'Amiens...il ne me connaissait pas et m'a raconté que le budget du CM287 de Folembray était le plus important de tous les CM de France...et il ne comprenait pas pourquoi...il avait analysé les besoins d'autres CM et ceux ci devaient avoir plus de besoin que Folemebray... Bien sur je ne lui ai jamais dit que j'étais le responsable de cet état de fait ...

Fin des images de mes souvenirs guisards

Suite et fin des photos que m'avait adressées mon colonel...ce sont des souvenirs qui me reviennent en voyant ce que sont devenus ces lieux aujourd'hui.... L'ancienne Presse ici....
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 La quincaillerie Clément

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Les deux photos qui suivent m'ont été adressées par une guisarde ...merci Sylvie

Notre place Lesur rénovée au fond 
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Et cette rue ? c'est laquelle ?
Allez ! dites moi.... 
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mardi 16 avril 2019

Tir à Bitche


CIA à Bitche...Il m'est arrivé une aventure avec mes armes...aujourd'hui je souris en me souvenant de mes examens militaires... à chaque examen j'ai eu un problème avec une arme...au CM2 à Noyon je me suis trompé de cible au FAMAS... mon camarade à côté avait donc 10 impacts au lieu de 5 ... donc j'ai eu un zéro à cette épreuve...heureusement que j'avais les notes suffisantes ailleurs, pour obtenir la moyenne à l'examen.
Donc à Bitche il y avait plusieurs épreuves de tir..
Le tir au FSA à 200 mètres ne m'a pas posé de problème, j'avais l'habitude de ces tirs à 200 mètres...il ne faut pas oublier que j'étais instructeur pour les jeunes recrues, je leur apprenais donc à tirer, alors je me devais quand même de réussir ce tir...et puis s'appliquer sur 5 cartouches ce n'est pas sorcier. 20/20 pour moi ! "La ligne de mire est une ligne imaginaire qui passe du centre de l'œilleton au sommet du milieu du guidon" (vous me le copierez 50 fois !!)
Pareil pour le PM ...25 cartouches à 25 mètres par courtes rafales.. j'ai eu plus que la moyenne également...
Il y avait aussi un épreuve de tir au LRAC (lance roquette anti char) et là ..."mauvaise limonade" je n'avais jamais tiré avec cette arme... pour tirer sur les autres chars j'avais mon AMX 13 !!!
Enfin il m'a fallu tirer avec le lance roquette...pas facile et le résultat ne fut pas terrible !
Il fallait que je me rattrape sur le tir PA ...
Le jour du tir PA il pleuvait ...ça commençait bien!
La veille j'avais démonté mon pistolet pour le nettoyer... il était donc prêt... 5 cartouches à 25 mètres ...4 points par tir au but (une cible représentant un homme debout)
Je vise ... j'appuie lentement sur la détente ...(se faire surprendre par le départ du coup) ...mon PA explose et se démonte tout seul... l'arrêtoir de culasse est sorti de son logement et l'arme s'est démontée au premier coup de feu.
J'ai donc remonté mon arme mais j'avais perdu l'arrêtoir de culasse...on m'a donc prêté un autre PA pour terminer mon tir...j'ai mis les 4 cartouches qu'il me restait dans la cible ...ouf ...
Il me restait à faire un compte rendu pour justifier la perte d'une pièce de l'arme...
Je suis rentré sur Belfort la peur au ventre... j'étais persuadé d'être puni à mon retour par mon capitaine.
Je suis entré dans le bureau du capitaine Glinec en tremblant... je n'ai pas eu le temps de parler..."Alors c'est bon ? quelle moyenne ?"  "12 mon capitaine mais j'ai eu un gros problème"
"vous avez votre CIA il n'y a pas de problème ...le reste m'importe peu" "c'est grave mon capitaine"
Je lui explique mon problème et à mon grand étonnement il me dit que ce n'est pas un problème. Ouf !!! pas de punition et les félicitations du capitaine Glinec...
Je me souviens de lui avec émotion...bien des années plus tard, j'ai eu la chance et le plaisir de servir au bataillon du génie à Sarajevo en Bosnie avec le capitaine Glinec (c'était  le fils de mon capitaine de Belfort)
Comme quoi à l'armée on retrouve toujours de vieilles connaissances ou les enfants des vieilles connaissances !!!!