Cécile était une petite jeune fille frêle...presque transparente tant elle était menue...son sourire illuminait son visage...elle me regardait gentiment derrière ses petites lunettes ...elle semblait toujours étonnée de mes paroles...
Combien de fois j'ai regardée discrètement son joli visage rond...elle était belle comme un jour qui se lève...elle était blanche comme la neige...elle était pure comme le diamant...c'était l'eau de la source...limpide et chantante...C'était l'innocence...la franchise et la grâce...
Inconsciemment j'étais un peu amoureux d'elle...mais elle semblait tellement fragile que j'ai juste osé un jour où nous étions seuls...Nous étions au jardin du haut...ce lieu est magique...c'était le jardin des rendez vous amoureux...pourquoi nous sommes nous retrouvés là ...seuls...assis sur un banc ? Une discussion calme comme elle les aimait... et un élan m'a rapproché d'elle ... mon cœur a battu...pas le sien...elle a simplement dit non d'un signe de tête...sans un mot...je n'ai pas insisté...elle n'était pas prête...elle ne m'en a pas voulu...nous avons continué à converser...
Nous avons chacun pris notre chemin...quand je lui ai fait un bisou pour lui dire au revoir...j'étais loin d'imaginer que je ne la reverrais jamais...
J'étais à un moment de ma vie ou tout allait changer...le lycée...puis la banque et enfin l'armée...je suis parti...
Cécile a été emportée très jeune par la leucémie...j'étais loin...je l'ai appris bien après...je vois encore son regard bienveillant...celui qu'elle a en ce moment en me regardant écrire notre petite histoire...
Personne ne pourra t'oublier Cécile
J'y ai vécu... travaillé... je me souviens...vous me suivez ? Revue de la presse régionale et nationale sur tout ce qui a un trait avec Guise ... la ville de mon adolescence ...
mercredi 18 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
Au bord de l'eau... et mon transistor !

Il est un endroit à Guise dont je me souviens avec émotion...c'est le bord de la rivière ou nous nous retrouvions avec mes amis. Nous nous allongions sur l'herbe ... certains allaient se tremper et d'autres comme moi discutions des heures entières pour refaire le monde… Cette année là, j'avais prédit la victoire de Gimondi au tour des France … il l'a gagné !!! Comme chaque adolescent de l'époque, mon transistor ne me quittait pas et j'écoutais toutes les arrivées…
C'est là que j'ai fait la connaissance de Sylvie...je ne savais pas qui elle était, ni où elle habitait...mais elle m'avait plu tout de suite car elle semblait heureuse et insouciante... quelle âge avait elle ? un peu plus jeune que moi je pense...nous avons donc pris l'habitude de nous retrouver pour discuter au bord de l'eau...Elle me plaisait beaucoup et chaque soir je me disais que le lendemain que je la reverrais ...elle aimait discuter avec moi...tous les sujets étaient abordés et discutés. Ses parents tenaient une bijouterie en haut de la rue Camille Desmoulins… je l'ai appris bien plus tard !
Un jour elle m'a invité à un gouter chez elle ..nous étions tous les deux...elle a branché son tourne disque et elle a mis "tombe la neige" d'Adamo...et nous avons dansé une partie de l'après midi sur des slow d'Adamo ..."laisse mes mains sur tes hanches".... j'ai été sage … très sage …
Un après midi, au bord de l'eau, elle est partie sans aurevoir… je n'ai rien dit … peut être qu'elle était triste et puis je partais en vacances et plus tard à mon retour...je ne suis pas allé revoir Sylvie...j'aurais dû!
Je n'ai jamais revue Sylvie...j'espère qu'elle est heureuse comme dans sa jeunesse ...elle le mérite… elle était tellement gentille …
jeudi 29 août 2013
mardi 27 août 2013
Rentrée fracassante et victorieuse pour l'Union sportive
Vendredi à 17 heures, une rencontre amicale a eu lieu au stade des Coutures entre les joueurs U13 et la formation du nord de St/Souplet.
Les dirigeants avaient décidé de décomposer la rencontre en 3 périodes de 20 minutes, afin de permettre de travailler les automatismes entre les anciens joueurs, les enfants qui montent d'une catégorie et les nouveaux arrivants. Les deux premières mi-temps ont permis d'essayer plusieurs schémas tactiques afin de jauger les jeunes guisards à différents postes. Le score était de 2 à 0 pour les locaux (2 buts d Alexis Fauchart). Durant la 3e période, le physique des jeunes guisards prenait le dessus sur leur adversaire. Sur quasiment chaque attaque, les rouges concrétisaient leurs offensives par un but, ce qui donna un score final de 8 à 1, une belle performance, après une semaine d'entraînement.
Samedi, les hommes du nouvel entraîneur Thierry Bastin de l'US Guise disputaient leur 5e rencontre amicale contre l'équipe de Fourmies au stade Marcel Prévot, une équipe de jeune nordiste âgée de 17 ans à 20 ans. Ces jeunes ont encaissé 3 buts en 10 minutes grâce au doublé d'Alexandre Delettre et Maxime Sauvage. La première mi-temps s'achevait par un nouveau but de Jérôme Corbizet 4 à 0.
La seconde période fut aussi très favorable aux Guisards et les nouveaux joueurs entrés sur le terrain se distinguèrent très vite. Yannick Brunet et le jeune de Nardia et Scella ont renvoyé l'adversaire au vestiaire sur un score final de 7 à 0 réconfortant ainsi tous les curieux venus voir ce qu'aller donner cette saison pour les supporters.
Samedi 31 août au stade Marcel Prévost les jeunes U13 et U15 affronteront Caudry à partir de 14h30. Les seniors rencontreront contre Aulnoye/Aymeries vers 18 heures.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/rentree-fracassante-et-victorieuse-pour-lunion-sportive
Les dirigeants avaient décidé de décomposer la rencontre en 3 périodes de 20 minutes, afin de permettre de travailler les automatismes entre les anciens joueurs, les enfants qui montent d'une catégorie et les nouveaux arrivants. Les deux premières mi-temps ont permis d'essayer plusieurs schémas tactiques afin de jauger les jeunes guisards à différents postes. Le score était de 2 à 0 pour les locaux (2 buts d Alexis Fauchart). Durant la 3e période, le physique des jeunes guisards prenait le dessus sur leur adversaire. Sur quasiment chaque attaque, les rouges concrétisaient leurs offensives par un but, ce qui donna un score final de 8 à 1, une belle performance, après une semaine d'entraînement.
Samedi, les hommes du nouvel entraîneur Thierry Bastin de l'US Guise disputaient leur 5e rencontre amicale contre l'équipe de Fourmies au stade Marcel Prévot, une équipe de jeune nordiste âgée de 17 ans à 20 ans. Ces jeunes ont encaissé 3 buts en 10 minutes grâce au doublé d'Alexandre Delettre et Maxime Sauvage. La première mi-temps s'achevait par un nouveau but de Jérôme Corbizet 4 à 0.
La seconde période fut aussi très favorable aux Guisards et les nouveaux joueurs entrés sur le terrain se distinguèrent très vite. Yannick Brunet et le jeune de Nardia et Scella ont renvoyé l'adversaire au vestiaire sur un score final de 7 à 0 réconfortant ainsi tous les curieux venus voir ce qu'aller donner cette saison pour les supporters.
Samedi 31 août au stade Marcel Prévost les jeunes U13 et U15 affronteront Caudry à partir de 14h30. Les seniors rencontreront contre Aulnoye/Aymeries vers 18 heures.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/rentree-fracassante-et-victorieuse-pour-lunion-sportive
mardi 20 août 2013
Le foot prépare sa rentrée
Une foule généreuse est venue au stade Marcel Prévôt vendredi dernier pour assister au match de Guise face à Vervins. Pour le coach, Thierry Bastin, c'est le deuxième match de préparation après trois semaines de physique et d'exercices . Avec un nouveau staff et une direction ambitieuse, le club de Guise veut partir sur de nouvelles bases pour la saison qui va débuter le 8 septembre prochain.Guise va affronter le RC Amiens.
La première mi-temps du match fut faible en occasion de but. Les défenses prenaient le pas sur les attaques des deux formations.
Le jeune Jordan Licette âgé de 16 ans représente une belle promesse pour l'équipe Guisarde. Après les premières 45 minutes de match, les locaux ont pu placer des attaques grâce au duo Dermont-Brunet, mais le portier Vervinois vigilant repoussait toute tentative. Cette partie se termina par un match nul 0-0. Prochain match à domicile : Guise/Fourmies samedi 24 août à 15h30.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/le-foot-prepare-sa-rentree
La première mi-temps du match fut faible en occasion de but. Les défenses prenaient le pas sur les attaques des deux formations.
Le jeune Jordan Licette âgé de 16 ans représente une belle promesse pour l'équipe Guisarde. Après les premières 45 minutes de match, les locaux ont pu placer des attaques grâce au duo Dermont-Brunet, mais le portier Vervinois vigilant repoussait toute tentative. Cette partie se termina par un match nul 0-0. Prochain match à domicile : Guise/Fourmies samedi 24 août à 15h30.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/le-foot-prepare-sa-rentree
lundi 19 août 2013
dimanche 18 août 2013
vendredi 16 août 2013
Sus aux déchets !
Voilà une initiative qui ne fait pas de mal aux espaces verts. La semaine dernière, emmenés par Emmanuel Maret, 11 enfants de 10 à 16 ans ont fait la chasse aux déchets abandonnés à proximité de McDonald's. Dans une ambiance ludique rappelant la chasse aux œufs de Pâques, les jeunes étaient ravis.
Pour François-Xavier Favaudon, directeur de la communauté de communes (CCRG) qui organisait l'opération, il s'agissait de « les sensibiliser au tri sélectif, avec des sacs noirs pour les déchets non-recyclables, des jaunes pour le recyclable et une benne spéciale pour le verre. »
Cette opération avait lieu à la demande des jeunes volontaires et devrait prochainement être reconduite avec tous ceux qui n'ont pas pu participer cette fois-ci.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/sus-aux-dechets
Pour François-Xavier Favaudon, directeur de la communauté de communes (CCRG) qui organisait l'opération, il s'agissait de « les sensibiliser au tri sélectif, avec des sacs noirs pour les déchets non-recyclables, des jaunes pour le recyclable et une benne spéciale pour le verre. »
Cette opération avait lieu à la demande des jeunes volontaires et devrait prochainement être reconduite avec tous ceux qui n'ont pas pu participer cette fois-ci.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/sus-aux-dechets
jeudi 15 août 2013
Au château, des vacances… à la pelle
Ils ont entre 13 et 20 ans, viennent de toute la France et même d’ailleurs. Avec une passion commune qui les anime pendant 2, 3 voire 4 semaines : restaurer le château à la force des bras. Tous rêvent déjà de revenir l’année prochaine.
C'est une histoire d'amitié et de passion partagée. Une histoire vieille de 60 ans. Depuis le premier camp « chantier patrimoine » en 1952 et la création du Club du Vieux-Manoir en 1953, pas moins de 55 000 jeunes ont apporté leur contribution aux travaux du château fort de Guise.
« C'est comme des colonies de vacances, image le directeur du site Nicolas Menneray, mais au lieu de faire de la planche à voile, on fait de l'archéologie et de la taille de pierre. »
En ce moment, l'essentiel du travail consiste à débroussailler, poser des pavés et faire de la maçonnerie. Les jeunes passionnés s'occupent aussi de guider les visiteurs. C'est le cas de Nathan, un Amiénois de 13 ans arrivé il y a deux semaines, et reparti samedi.
Après seulement quelques jours sur place, il était devenu le plus jeune guide du château. De quoi déconcerter les visiteurs auprès desquels, assure un encadrant, « Nathan parvient très bien à se faire respecter. »
« Les visiteurs sont très différents, remarque l'adolescent. Certains posent plus de questions que d'autres, quand je n'ai pas la réponse, je me renseigne. Ils sont souvent étonnés par mon âge, être emmené par un enfant peut être déconcertant je me mets à leur place. »
Mais c'est aussi une façon de faire la promotion des chantiers. « Lorsque je guide des couples avec un ado, ils repartent souvent avec le dépliant sur les chantiers » souligne le garçon.
Un profond lien d'amitié
Plus loin, un autre groupe s'attelle à couper des arbres. Une tâche éprouvante que compense une vue imprenable sur la ville.
Certains viennent chaque année depuis 4 ans. Pour d'autres, c'est le premier chantier. Mais tous prévoient de revenir. « Bien sûr, c'est plus fatiguant que de partir en colo, sourit Benjamin, de la Sarthe, qui est là depuis 2 semaines et s'est laissé convaincre par sa grande sœur. Mais c'est beaucoup mieux, ici on apprend à se connaître, on se rend utile. Je suis un peu déçu de devoir partir. »
« C'est surtout que je vais te manquer », s'exclame Zoé, 17 ans, pour qui c'est le 2e chantier. Pour la Dunkerquoise, qui prépare le Bafa (diplôme des animateurs), il s'agit surtout d'apprendre à encadrer, gérer l'intendance et les règles de sécurité d'un chantier.
Si chacun y trouve son compte, le point commun reste le lien amical qui lie tous les bénévoles.
« On fait des rencontres super. En revenant, on retrouve parfois les mêmes, et on se fait de nouveaux contacts. Surtout, on peut suivre la progression des chantiers », appuie Maël qui revient depuis 4 ans.
Une occasion rêvée d’apprendre le français
Louiza et Julia sont Hollandaises. Après avoir pris connaissance des chantiers du Club du Vieux-Manoir par le biais de leur père qui est parti à Briançon dans sa jeunesse, elles ont fait la route depuis Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, et viennent de passer deux semaines au château.
Dans un anglais impeccable, les deux sœurs, âgées respectivement de 15 et 13 ans, affirment s’être « beaucoup amusées. Surtout avec ma sœur qui vient pour la première fois, sourit Louiza pour qui c’est le 2e chantier. Ici, on rencontre plein de nouveaux amis et on améliore notre français. »
Un travail qui se fait surtout en écoutant les autres parler. En effet, par commodité « les autres jeunes leur parlent surtout en anglais », note Nicolas Menneray.
Après tout, cela permet aussi aux autres de pratiquer la langue de Shakespeare et ne pose aucun problème aux deux sœurs qui, déjà bilingues (néerlandais et polonais), ont des facilités avec les langues étrangères.
Reste que les deux adolescentes s’apprêtent à repartir avec de très bons souvenirs et assurent vouloir revenir. « C’est pratique et rassurant, poursuit l’aînée, car ici, on connaît du monde et l’endroit nous est désormais familier. »
La grande inconnue reste de savoir si elles reviendront à deux seulement, ou avec des amies. « Cela demande réflexion, soupire Julia, la plus jeune. En fait, quand on parle des chantiers, nos amis trouvent bizarre que l’on veuille travailler alors que c’est les vacances. »
Apprendre pour enseigner à son tour
D’un côté, Hugo, 13 ans, est un collégien en vacances qui vient de Perpignan. Arrivé le 27 juillet, Il est reparti ce week-end.
De l’autre, Jérôme, 28 ans, vient de finir sa thèse en archéologie. Lillois d’origine, il a 12 années de chantiers derrière lui et maîtrise parfaitement la maçonnerie. Il œuvre en qualité d’encadrant et de formateur technique.
La semaine dernière, tous deux travaillaient de concert à la rénovation d’un mur en pierre et en briques anciennes.
« J’ai fait du débroussaillage, posé des pavés, mais c’est la maçonnerie qui me plaît le plus », explique le jeune garçon qui prévoit déjà de revenir avec son frère dans un an.
« Hugo est bon en maçonnerie, se réjouit l’animateur, il y a une sacrée différence entre son arrivée et maintenant. En terme de rapidité, c’est du simple au double, et je n’ai pas besoin de repasser derrière lui. »
Pourtant, le travail n’est pas simple. Les volontaires ne travaillent qu’avec des briques de récupération, trouvées in situ. Il faut bien choisir sa brique, la nettoyer sans la briser, et la poser correctement.
« Former les jeunes comme j’ai été formé moi-même »
Cela s’apprend, et c’est le rôle de Jérôme qui a lui-même appris sur un chantier. « j’ai commencé à 16 ans à Guise, puis j’ai passé le Bafa et le Bafd. Je suis ainsi devenu animateur, puis directeur de chantiers au Club. J’ai dû arrêter de diriger pour me consacrer à la thèse et là, je suis de retour. » poursuit celui qui veut « former les jeunes comme j’ai été formé moi-même. »
« Sur 60 ans, les premiers ont appris avec des maçons professionnels, et depuis, chacun enseigne à tous ceux qui veulent apprendre. Plus on pratique, mieux on y arrive. »
Ainsi, Jérôme, Hugo et d’autres jeunes ont, en quelques jours, bâti plus d’un mètre de mur, redonnant à cette partie du château son caractère d’antan. Vendredi après-midi, ils terminaient la rénovation d’une cheminée d’aération « pour quelque chose qui se trouve en dessous, mais on ne sait pas quoi »
En effet, de nombreuses salles sont encore remplies de terre. Impossible de savoir à quoi servait celle au-dessus de laquelle travaillent les apprentis maçons.
Un mystère parmi tant d’autres qui, finalement, fait le charme du château, et le succès de ses chantiers.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/au-chateau-des-vacances-a-la-pelle
C'est une histoire d'amitié et de passion partagée. Une histoire vieille de 60 ans. Depuis le premier camp « chantier patrimoine » en 1952 et la création du Club du Vieux-Manoir en 1953, pas moins de 55 000 jeunes ont apporté leur contribution aux travaux du château fort de Guise.
« C'est comme des colonies de vacances, image le directeur du site Nicolas Menneray, mais au lieu de faire de la planche à voile, on fait de l'archéologie et de la taille de pierre. »
En ce moment, l'essentiel du travail consiste à débroussailler, poser des pavés et faire de la maçonnerie. Les jeunes passionnés s'occupent aussi de guider les visiteurs. C'est le cas de Nathan, un Amiénois de 13 ans arrivé il y a deux semaines, et reparti samedi.
Après seulement quelques jours sur place, il était devenu le plus jeune guide du château. De quoi déconcerter les visiteurs auprès desquels, assure un encadrant, « Nathan parvient très bien à se faire respecter. »
« Les visiteurs sont très différents, remarque l'adolescent. Certains posent plus de questions que d'autres, quand je n'ai pas la réponse, je me renseigne. Ils sont souvent étonnés par mon âge, être emmené par un enfant peut être déconcertant je me mets à leur place. »
Mais c'est aussi une façon de faire la promotion des chantiers. « Lorsque je guide des couples avec un ado, ils repartent souvent avec le dépliant sur les chantiers » souligne le garçon.
Un profond lien d'amitié
Plus loin, un autre groupe s'attelle à couper des arbres. Une tâche éprouvante que compense une vue imprenable sur la ville.
Certains viennent chaque année depuis 4 ans. Pour d'autres, c'est le premier chantier. Mais tous prévoient de revenir. « Bien sûr, c'est plus fatiguant que de partir en colo, sourit Benjamin, de la Sarthe, qui est là depuis 2 semaines et s'est laissé convaincre par sa grande sœur. Mais c'est beaucoup mieux, ici on apprend à se connaître, on se rend utile. Je suis un peu déçu de devoir partir. »
« C'est surtout que je vais te manquer », s'exclame Zoé, 17 ans, pour qui c'est le 2e chantier. Pour la Dunkerquoise, qui prépare le Bafa (diplôme des animateurs), il s'agit surtout d'apprendre à encadrer, gérer l'intendance et les règles de sécurité d'un chantier.
Si chacun y trouve son compte, le point commun reste le lien amical qui lie tous les bénévoles.
« On fait des rencontres super. En revenant, on retrouve parfois les mêmes, et on se fait de nouveaux contacts. Surtout, on peut suivre la progression des chantiers », appuie Maël qui revient depuis 4 ans.
Une occasion rêvée d’apprendre le français
Louiza et Julia sont Hollandaises. Après avoir pris connaissance des chantiers du Club du Vieux-Manoir par le biais de leur père qui est parti à Briançon dans sa jeunesse, elles ont fait la route depuis Utrecht, dans le centre des Pays-Bas, et viennent de passer deux semaines au château.
Dans un anglais impeccable, les deux sœurs, âgées respectivement de 15 et 13 ans, affirment s’être « beaucoup amusées. Surtout avec ma sœur qui vient pour la première fois, sourit Louiza pour qui c’est le 2e chantier. Ici, on rencontre plein de nouveaux amis et on améliore notre français. »
Un travail qui se fait surtout en écoutant les autres parler. En effet, par commodité « les autres jeunes leur parlent surtout en anglais », note Nicolas Menneray.
Après tout, cela permet aussi aux autres de pratiquer la langue de Shakespeare et ne pose aucun problème aux deux sœurs qui, déjà bilingues (néerlandais et polonais), ont des facilités avec les langues étrangères.
Reste que les deux adolescentes s’apprêtent à repartir avec de très bons souvenirs et assurent vouloir revenir. « C’est pratique et rassurant, poursuit l’aînée, car ici, on connaît du monde et l’endroit nous est désormais familier. »
La grande inconnue reste de savoir si elles reviendront à deux seulement, ou avec des amies. « Cela demande réflexion, soupire Julia, la plus jeune. En fait, quand on parle des chantiers, nos amis trouvent bizarre que l’on veuille travailler alors que c’est les vacances. »
Apprendre pour enseigner à son tour
D’un côté, Hugo, 13 ans, est un collégien en vacances qui vient de Perpignan. Arrivé le 27 juillet, Il est reparti ce week-end.
De l’autre, Jérôme, 28 ans, vient de finir sa thèse en archéologie. Lillois d’origine, il a 12 années de chantiers derrière lui et maîtrise parfaitement la maçonnerie. Il œuvre en qualité d’encadrant et de formateur technique.
La semaine dernière, tous deux travaillaient de concert à la rénovation d’un mur en pierre et en briques anciennes.
« J’ai fait du débroussaillage, posé des pavés, mais c’est la maçonnerie qui me plaît le plus », explique le jeune garçon qui prévoit déjà de revenir avec son frère dans un an.
« Hugo est bon en maçonnerie, se réjouit l’animateur, il y a une sacrée différence entre son arrivée et maintenant. En terme de rapidité, c’est du simple au double, et je n’ai pas besoin de repasser derrière lui. »
Pourtant, le travail n’est pas simple. Les volontaires ne travaillent qu’avec des briques de récupération, trouvées in situ. Il faut bien choisir sa brique, la nettoyer sans la briser, et la poser correctement.
« Former les jeunes comme j’ai été formé moi-même »
Cela s’apprend, et c’est le rôle de Jérôme qui a lui-même appris sur un chantier. « j’ai commencé à 16 ans à Guise, puis j’ai passé le Bafa et le Bafd. Je suis ainsi devenu animateur, puis directeur de chantiers au Club. J’ai dû arrêter de diriger pour me consacrer à la thèse et là, je suis de retour. » poursuit celui qui veut « former les jeunes comme j’ai été formé moi-même. »
« Sur 60 ans, les premiers ont appris avec des maçons professionnels, et depuis, chacun enseigne à tous ceux qui veulent apprendre. Plus on pratique, mieux on y arrive. »
Ainsi, Jérôme, Hugo et d’autres jeunes ont, en quelques jours, bâti plus d’un mètre de mur, redonnant à cette partie du château son caractère d’antan. Vendredi après-midi, ils terminaient la rénovation d’une cheminée d’aération « pour quelque chose qui se trouve en dessous, mais on ne sait pas quoi »
En effet, de nombreuses salles sont encore remplies de terre. Impossible de savoir à quoi servait celle au-dessus de laquelle travaillent les apprentis maçons.
Un mystère parmi tant d’autres qui, finalement, fait le charme du château, et le succès de ses chantiers.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/autre-actu/au-chateau-des-vacances-a-la-pelle
mardi 13 août 2013
Mélodie, un exemple de courage et de volonté
Jadis en difficulté, une élève a décidé de prendre en main son destin. Avec l’aide de ses parents et de son professeur, elle a quitté la Segpa et décroché son brevet.
C'est l'histoire d'une réussite pas banale. Un parcours jalonné d'efforts et de larmes, mais couronné de fierté.
Après quatre années de collège en section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), Mélodie Duprès a fait le pari d'une troisième générale et vient de décrocher son diplôme national du brevet (DNB). Un revirement courageux qui ne s'est pas fait sans mal.
A l'école primaire, peu studieuse, l'écolière de Fesmy-le-Sart accumule les difficultés scolaires. Elle redouble son année de CE2 et, arrivée en CM2, on l'oriente vers une Segpa.
Méconnue, cette filière adaptée fait peur. Cette orientation est d'abord vécue comme un couperet qui tombe pour la jeune fille.
Mais en arrivant au collège Camille Desmoulins de Guise, elle découvre une ambiance cordiale qui la met en confiance et, pendant quatre années, ses résultats sont excellents.
« Elle tournait toujours entre 15 et 17 de moyenne », sourit sa maman, Christine.
Le problème est venu des débouchés après le collège.
« En général, on propose un CAP après la 3e Segpa, explique Bruno Merda, enseignant dans cette filière à Guise. Mais rien ne plaisait à Mélodie dans les filières professionnelles. Un bac pro est bien possible, mais à condition de faire un CAP avant, il faut donc 4 ou 5 ans pour y parvenir. »
2 ans de retard à rattraper
Devant cette impasse, la jeune fille qui rêve d'un bac pro commerce, poussée par son frère qui passe, lui, son bac S, décide de réintégrer une filière généraliste.
Avec l'appui de M. Merda, elle obtient du rectorat l'autorisation de doubler sa 3e pour passer le brevet. Carte scolaire oblige, elle migre alors vers le collège du Nouvion-en-Thiérache où elle se confronte à de nouvelles difficultés.
« D'abord, j'ai eu des cours, comme l'Allemand, que je n'avais jamais eus, et concernant l'Anglais par exemple, j'avais 2 ans de retard sur les autres élèves, se souvient l'adolescente. En plus, j'avais 16 ans et mes camarades de classe en avaient 13. »
Difficile donc de se faire des relations. Sans compter le regard des autres élèves. « Quand on vient de Segpa, on se sent moins que rien, soupire Mélodie. »
Mais à force de cours par correspondance, et de volonté, elle parvient tout de même à maintenir une moyenne honorable.
Pendant ce temps, son ancien prof se tient informé par courriel, ses parents la soutiennent de leur mieux, et elle, se bat de toutes ses forces.
« Pour réussir, il faut avoir un sérieux soutien des parents, ce n'est pas donné à tout le monde », appuie Bruno Merda.
De son côté, Christine Duprès salue l'investissement d'« un prof comme il en existe peu ».
Reste que la jeune fille, qui aura 17 ans cet été, peut enfin souffler. Titulaire du Certificat de formation générale, obtenu l'année dernière, et du DNB décroché cette année, elle va pouvoir dés l'année prochaine s'inscrire en bac pro commerce, et dans la foulée, préparer un BTS.
Son objectif à terme ? Devenir gérante d'un « grand magasin de vêtements ».
Mais au delà de la réussite personnelle, il y a la victoire sur un système parfois trop rigide. En témoigne le parcours du combattant qui a permis à l'élève de revenir dans un cursus général.
« L'éducation nationale n'aime pas forcément que l'on sorte des sentiers battus » regrette la mère de Mélodie.
Du coup, ce cas d'école crée un précédent, qui « inspire déjà d'autres élèves de Segpa », témoigne Bruno Merda.
Et si tous n'ont pas le soutien nécessaire pour réussir un tel challenge, l'histoire de Mélodie pourrait bien redorer le blason d'une filière qui a fait ses preuves, mais souffre encore d'un cruel manque de considération.
LA SEGPA EN QUELQUES POINTS
La section Segpa représente environ 20 % des élèves du collège Desmoulins de Guise.
Les enseignants sont des professeurs des écoles formés spécialement pour cette filière. Des profs de collège interviennent également, pour les langues notamment.
La plupart des élèves de Segpa sont orientés vers des CAP ou des CFA (apprentissage)
1500 collèges publics proposent une Segpa pour un peu plus de 90 000 élèves.
Les élèves intégrant une Segpa doivent avoir doublé une année en primaire.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/societe/melodie-un-exemple-de-courage-et-de-volonte
C'est l'histoire d'une réussite pas banale. Un parcours jalonné d'efforts et de larmes, mais couronné de fierté.
Après quatre années de collège en section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa), Mélodie Duprès a fait le pari d'une troisième générale et vient de décrocher son diplôme national du brevet (DNB). Un revirement courageux qui ne s'est pas fait sans mal.
A l'école primaire, peu studieuse, l'écolière de Fesmy-le-Sart accumule les difficultés scolaires. Elle redouble son année de CE2 et, arrivée en CM2, on l'oriente vers une Segpa.
Méconnue, cette filière adaptée fait peur. Cette orientation est d'abord vécue comme un couperet qui tombe pour la jeune fille.
Mais en arrivant au collège Camille Desmoulins de Guise, elle découvre une ambiance cordiale qui la met en confiance et, pendant quatre années, ses résultats sont excellents.
« Elle tournait toujours entre 15 et 17 de moyenne », sourit sa maman, Christine.
Le problème est venu des débouchés après le collège.
« En général, on propose un CAP après la 3e Segpa, explique Bruno Merda, enseignant dans cette filière à Guise. Mais rien ne plaisait à Mélodie dans les filières professionnelles. Un bac pro est bien possible, mais à condition de faire un CAP avant, il faut donc 4 ou 5 ans pour y parvenir. »
2 ans de retard à rattraper
Devant cette impasse, la jeune fille qui rêve d'un bac pro commerce, poussée par son frère qui passe, lui, son bac S, décide de réintégrer une filière généraliste.
Avec l'appui de M. Merda, elle obtient du rectorat l'autorisation de doubler sa 3e pour passer le brevet. Carte scolaire oblige, elle migre alors vers le collège du Nouvion-en-Thiérache où elle se confronte à de nouvelles difficultés.
« D'abord, j'ai eu des cours, comme l'Allemand, que je n'avais jamais eus, et concernant l'Anglais par exemple, j'avais 2 ans de retard sur les autres élèves, se souvient l'adolescente. En plus, j'avais 16 ans et mes camarades de classe en avaient 13. »
Difficile donc de se faire des relations. Sans compter le regard des autres élèves. « Quand on vient de Segpa, on se sent moins que rien, soupire Mélodie. »
Mais à force de cours par correspondance, et de volonté, elle parvient tout de même à maintenir une moyenne honorable.
Pendant ce temps, son ancien prof se tient informé par courriel, ses parents la soutiennent de leur mieux, et elle, se bat de toutes ses forces.
« Pour réussir, il faut avoir un sérieux soutien des parents, ce n'est pas donné à tout le monde », appuie Bruno Merda.
De son côté, Christine Duprès salue l'investissement d'« un prof comme il en existe peu ».
Reste que la jeune fille, qui aura 17 ans cet été, peut enfin souffler. Titulaire du Certificat de formation générale, obtenu l'année dernière, et du DNB décroché cette année, elle va pouvoir dés l'année prochaine s'inscrire en bac pro commerce, et dans la foulée, préparer un BTS.
Son objectif à terme ? Devenir gérante d'un « grand magasin de vêtements ».
Mais au delà de la réussite personnelle, il y a la victoire sur un système parfois trop rigide. En témoigne le parcours du combattant qui a permis à l'élève de revenir dans un cursus général.
« L'éducation nationale n'aime pas forcément que l'on sorte des sentiers battus » regrette la mère de Mélodie.
Du coup, ce cas d'école crée un précédent, qui « inspire déjà d'autres élèves de Segpa », témoigne Bruno Merda.
Et si tous n'ont pas le soutien nécessaire pour réussir un tel challenge, l'histoire de Mélodie pourrait bien redorer le blason d'une filière qui a fait ses preuves, mais souffre encore d'un cruel manque de considération.
LA SEGPA EN QUELQUES POINTS
La section Segpa représente environ 20 % des élèves du collège Desmoulins de Guise.
Les enseignants sont des professeurs des écoles formés spécialement pour cette filière. Des profs de collège interviennent également, pour les langues notamment.
La plupart des élèves de Segpa sont orientés vers des CAP ou des CFA (apprentissage)
1500 collèges publics proposent une Segpa pour un peu plus de 90 000 élèves.
Les élèves intégrant une Segpa doivent avoir doublé une année en primaire.
http://www.aisnenouvelle.fr/article/societe/melodie-un-exemple-de-courage-et-de-volonte
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