dimanche 12 mai 2019

Le déclic au BEPC


Je suis à un tournant de sa vie…c'est mon père qui le dit…

Le BEPC approche à grand pas. J'ai eu des cours particuliers d'allemand chez un bon prof (Mr Lebourg)  et des cours particuliers de mathématiques chez mes grands parents maternels par un ami de la famille mathématicien…José…
José c'était l'ami de  mon oncle Bernard, et mes grands parents l'adoraient. Bernard m'avait dit, en douce, "fais comme il te dit et tu aura ton "beps". José, avait la même technique que mes professeurs de maths mais disait toujours qu'il attendait un déclic et que le déclic arrivait toujours quand on ne l'attendait pas…comme l'amour…

Toujours est il que les examens blancs du collège confirmaient que je n'aurais pas mon BEPC…il me manquait le déclic…Bernard ...t'es où? Que des mauvaises notes !!! surtout en maths

Les épreuves du BEPC se déroulent à Saint Quentin…Quelle galère…j'ai peur….et on commence par les maths!!! J'ouvre mon sujet et je lis tous ces chiffres et lettres à analyser…des équations..tout ce que j'aime …quoi! La galère…et…, comme José l'avait dit…le déclic…ses cours dans le salon de mon grand père me reviennent, je jongle moi aussi avec le y, le x et les petits b et les grands A….je ne dis pas que j'ai tout bon mais je m'en suis sorti..enfin..je pense… j'ai moins galéré que pendant les concours blancs…

On peut passer au français…Le sujet est on ne peut plus simple…j'attendais une citation a expliquer, j'ai le sujet le plus “bateau” qu'on ait jamais eu dans un examen..”vous êtes chez le coiffeur, chez un médecin ou encore dans une gare, vous attendez, vous observez…” Sur que tout le monde va prendre le coiffeur et le correcteur va s'ennuyer ferme…il faut trouver autre chose…et je trouve.. j'attaque mon sujet à bras le corps ...vous allez voir...J'écris”j'attends qu'on me remette mon sujet de français et j'observe mes camarades qui attendent comme moi” …d'un sujet “bateau” j'en fait une observation instantanée comme une photo de classe…je n'avais qu' regarder et écrire … et là mon BEPC c'est là aussi que je l'ai eu…

Champagne!!!papa l'avais mis au frigo en attendant la bonne nouvelle…moi le presque dernier de la classe de troisième, j'avais mon BEPC alors que d'autres mieux placés que moi étaient recalés…le déclic…souvenez vous…le déclic! Merci Bernard, merci José!!!
Dernière information...je n'avais jamais bu d'alcool et une coupe de champagne...IL A FALLU ME METTRE AU LIT !

Jeanne Macherez née à Guise créatrice de Goutte de lait Soissons

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Jeanne Macherez, de son nom de jeune fille, Jehanne Louise Virginie Wateau, née le 12 avril 1852 à Guise et décédée à Soissons, le 9 décembre 1930 fut une héroïne durant la Première Guerre mondiale et la Mairesse de Soissons autoproclamée en 1914

Jehanne Wateau, naît à Guise, le 12 avril 1852. Elle est la fille d'exploitants agricoles, Virgile Wateau et Valentine Dorigny. Elle épouse à Metz, Alfred Macherez qui sera conseiller général, député et sénateur de l'Aisne. Le couple s'installe à Soissons. Alfred Macherez meurt le 1er juillet 1904[.
Jeanne Macherez est particulièrement investie dans des causes humanitaires. Elle crée la Goutte de lait qui se propose de venir en aide aux nourrissons. Elle assure la présidence pour la région de Soissons-Braine de l'Association des Dames françaises et est membre de la Croix-Rouge française
Lorsque la première Guerre mondiale éclate, Jeanne Macherez, veuve, a 63 ans, elle dirige l'Hôpital auxiliaire 201 qui dispose de dix ambulances[3]. Le 31 août 1914, les Allemands entrent dans Saint-Quentin, le lendemain, ils sont à Soissons. Un officier, en quête de ravitaillement, entre dans la ville. En tête, un groupe de civils français pris en otage pour constituer un bouclier humain. L'officier exige de parler au maire. Il menace: si le maire ne se donne pas à connaître, la ville sera mise à sac, incendiée. Jeanne Macherez sort du rang et lance: « Le maire? c'est moi! ». Pendant douze journées, elle sera l'interlocutrice des Allemands. Elle négociera tout, elle parviendra à minimiser les retombées néfastes de cette occupation et prémunira la régions des exactions allemandes et des pillages en n'hésitant pas à lancer un « Vous m'aurez fusillée avant ». Munie d'un laisser-passer allemands, elle veillait, dans tous les endroits occupés par l'ennemi, à ce que les installations et la population n'eut pas à pâtir de la situation. Le 12 septembre 1914, à l'issue de la Première bataille de la Marne, les Allemands sont contraints à ne plus occuper que la rive droite de l'Aisne. Soissons est libérée. Jeanne Macherez reprend ses fonctions au sein de l'hôpital 201 au côté d'une parisienne, Germaine Sellier, la Dame blanche de Soissons[3]. Le préfet de l'Aisne, Robert Leullier nomme alors Georges Muzart à la mairie de Soissons. Le rôle tenu par Jeanne Macherez est encensé par les uns, minimisé par les autres, elle ne revendique rien, observant seulement que ce sont les circonstances qui l'on amenée à tenir ce rôle

samedi 11 mai 2019

Trois femmes de Sarajevo


Ma vie militaire est aujourd'hui terminé et mon collège de la place Lesur de Guise est toujours dans ma mémoire … j'ai rencontré des personnes qui ont beaucoup souffert et mes souvenirs sont à raconter pour les honorer … 
J'ai côtoyé beaucoup de personnages dans ma vie militaire...chaque connaissance est un bonheur et un enrichissement ...Je suis heureux de vous parler d'eux en évoquant mes souvenirs...il y a eu des épisodes heureux ...d'autres bien malheureux...notre vie est ainsi faite...
Je dois vous parler aujourd'hui de trois femmes ...trois femmes exceptionnelles car elle m'ont appris que la souffrance ne doit pas nous empêcher de vivre... de rire et de diffuser le bonheur autour de soi...
A Rajovac le bataillon employait des civils bosniaques...le peu de salaire que nous leur donnions leur permettait de vivre dans un monde qui sortait de la guerre...si vous aviez vu les immeubles éventrés par les bombes...
Ces trois femmes, je vais vous donner leurs prénoms...
Mira
C'était une jeune veuve de 25 ans... elle travaillait aux cuisines ... elle ne parlait jamais de son mari mort à la guerre...elle était grande et me dépassait de deux têtes...si bien que je levais les yeux pour regarder son beau visage...pas de souffrance apparente chez elle quand elle me regardait avec bonté... un léger sourire en coin que j'aimais beaucoup... Mira ne parlait pas beaucoup elle aimait simplement ma compagnie qu'elle recherchait seulement le dimanche quand elle était de repos...elle me demandait de danser ...sans musique ...rien que de mimer la danse avec moi...elle ne me serrait pas ...elle était légère malgré sa taille...Mira je pense souvent à elle ...

Aïda
Elle nous servait nos repas... très blonde ... elle cachait ses beaux yeux bleus derrière un sourire de tristesse...la vie ne l'avait pas épargnée... une grande cicatrice de brulure abîmait son beau visage...on avait envie de la protéger... elle ne parlait pas beaucoup non plus...c'était plutôt "oui" ou "non" ou "hum"
J'allais le retrouver le soir après son travail à la salle à manger...assis en face l'un de l'autre...elle me regardait longuement..
Un jour elle m'a donné son adresse à Sarajevo... je me suis promis de lui écrire...mais lui écrire quoi? je ne voulais pas qu'elle s'imagine que je pourrais venir la chercher pour la ramener en France... elle ne rêvait que de ça... non je n'ai pas écrit...d'autres militaires sont venus derrière moi pour nous remplacer... peut être a t elle trouvé l'homme de sa vie parmi eux...

Sénada.
C'était le beauté toute simple...elle n'avait que 21 ans... ses cheveux noirs entourait son visage mat sur lequel on ne voyait que ses yeux... ils avaient la couleur de la mer quand elle est belle et dans laquelle on aime plonger...je plongeais souvent dans les yeux de Sénada...
Elle avait le culot de sa jeunesse et affichait sa rebellion en permanence... si bien que ses chefs étaient assez réservés sur le choix de la garder...elle était serveuse derrière le bar du bataillon. C'était notre Madelon... elle avait un faible pour moi...et quand elle a été "remerciée" pour insubordination...elle est venue dans mon bureau fondre en larmes...ses beaux yeux mouillés m'ont fait mal au cœur...
C'était la sœur d'Aïda et chaque jour après son départ...Aïda me glissait dans l'oreille que j'avais un bonjour de Sénada... 

Je suis retourné au camp 2 ans plus tard ... plus personne... l'armée allemande avait remplacé les soldats français et le batiment qui nous abritait était devenu un hopital de campagne... j'ai eu mal au coeur de voir ça ne sachant pas ce qu'elles étaient devenues ...

J'ai côtoyé ces trois femmes pendant plus de cinq mois dans ce camp de la banlieue de Sarajevo... elle m'ont appris beaucoup par leur comportement ... moi le petit français oui petit car leur cœur était grand ..elles ... Je leur ai parlé de notre belle ville de Guise et elle doivent se souvenir ..... 

Jacques Mahieux né à Guise

Cet article avait été ébauché en 2014 … je le complète aujourd'hui avec l'histoire musicale de Guise telle qu'elle est relatée par les médias musicaux 




Jacques Mahieux est né le 24 juin 1946 à Guise, est un musicien français. Chanteur, auteur-compositeur et instrumentiste, il est en particulier connu pour avoir joué de la batterie dans plusieurs formations de jazz.

Je n'ai pas eu l'honneur de le connaitre personnellement mais j'avais beaucoup entendu parler de lui !
C'était un enfant de Guise !!!
Jacques Mahieux, batteur, chanteur et auteur-compositeur est décédé terrassé par un infarctus à l'âge de 70 ans.
Batteur très mélodiste, capable de faire revivre le thème dans un solo, il était toujours à l'écoute et particulièrement stimulant en accompagnement. Chanteur de grande expressivité, il interprétait ses auteurs fétiches (Kevin Coyne, Randy Newman, Robert Wyatt...) et ses propres compositions.
Pendant ses études à l'Ecole normale de Laon, il participe à différents orchestres, comme clarinettiste, puis comme batteur et chanteur. Membre de Dharma Quintet, il exerce ensuite sur le double front de la chanson et de la batterie. Il se consacre ensuite au jazz, au sein du quartet de Henri Texier, des groupes de Claude Barthélémy, Sylvain Kassap, Michel Godard, du big band de guitares de Gérard Marais...
Une soirée "chanson" en 1988 au sein du collectif Zhivaro dont il est membre, décidera d'un nouveau départ de sa carrière de chanteur. Son fils, Nicolas, contrebassiste, fait partie de son quartet que complètent le guitariste Olivier Benoît et le saxophoniste Vincent Mascart, à qui succède en 2011, Géraldine Laurent.
[In le Nouveau Dictionnaire du Jazz par Xavier Prévost)

Ces dernières semaines, Jacques Mahieux travaillait un projet avec Sylvain Kassap, "Manifeste!", poursuivant la création au Festival d’Ile de France avec la Fanfare El Pueblo Unido : il y chantait et battait de magnifiques chansons de lutte.

http://www.francemusique.fr/jazz/jazz-culture-hommage-jacques-mahieux-125091

vendredi 10 mai 2019

Mes jeunes années


J'ai quitté Villers Cotterêts pour habiter ailleurs...à Guise...ensuite je suis parti à l'armée...à un moment donné,  je me suis aperçu qu'il me manquait des références... Villers me manquait ...je devais y revenir ...y aller voir...aller voir mon enfance ....
Déjà Guise me manquait autant …. 
Un jour, dans les années 90 je me suis armé de courage...je suis allé ...revoir les lieux de ma jeunesse...je les ai parcouru à pieds...la rue Demoustiers.... la coquille...l'école...J'ai regardé les enfants sortir de cette école que j'avais fréquentée...pour voir si Francis n'était pas parmi eux...non ils m'étaient étrangers...Puis je suis allé sur la place du docteur Mouflier...regardant chaque magasin pour voir si je reconnaissais quelqu'un... non personne...j'étais devenu un oublié...même le coiffeur n'était plus le même...pas un seul qui m'aurait reconnu ...un ancien de mon école peut être...non !!!
Je suis allé boire un café au PMU... je ne connaissais personne ... les gens n'étaient plus les mêmes....j'ai poussé jusqu'au cinéma en face du chateau...me remémorant mes promenades ...

Chaque soir à Sarajevo je pensais à tous ces instants que j'ai passé à Villers.. et à Guise.quand on ne sait pas si on reviendra car chaque jour était un défi pour la vie...on revoit des images du passé...jusqu'au matin où il faut aller affronter l'action du terrain....On sait qu'on est là aujourd'hui... mais un matin une balle, une mine, un missile aura raison de vous ...alors vous pensez et vous revoyez votre jeunesse… et votre adolescence … 
Alors ces années cotteréziennes dieu sait combien de fois je les ai revues!!! 
Et celles de Guise où plus personne ne me connait … certains se souviennent de mon nom … mais si je me promène en ville je suis un étranger … j'y suis allé un jour, j'étais un inconnu … 
Je parlais de mes villes aux filles du bataillon...les bosniaques...je leur parlais de Monsieur Berlizot mon instituteur ou de Monsieur Martin mon professeur de la place Lesur de leur façon de nous faire asseoir à notre table d'écolier avec sa règle… pour le premier et sa façon de nous raconter sa guerre pour le second ...
Elles aimaient la France et ces petites villes de Villers Cotterêts et Guise,  elles les connaissaient par mes récits… Les Bosniaques aiment la France … 

Sébastien Perrin (Sébastien Youradio ET Sébastien TSO RADIO -Youradio) de Guise c'est notre agent de presse

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Sébastien avec le chanteuse Nadya à la fête de la musique
 à Guise


Un petit clin d'œil à un personnage que vous connaissez à Guise ... Sébastien Perrin !
Il est partout pour photographier ou filmer les évènements de la ville ... Je cite quelques reportages qu'il a effectué ... Fête de la musique... fête des parents de l'école primaire Godin...journées musicales de Guise... fête des voisins.... tour de Picardie ... marché de noel... Ducales de Guise... matchs du PAC ou de l'USG et pas que … suivez le …   Sébastien TSO RADIO -Youradio
Je n'ai pas tout cité ... pour savoir ... pour voir ... il vous suffit d'aller sur sa page YouTube ... sur ce lien .... https://www.youtube.com/user/SuperSeba02

Aujourd'hui c'est Sébastien TSO RADIO -Youradio le président !
Et ça marche ! ça marche fort

Allez y .. il vous attend et moi je vous donnerais le score du nombre de vos visites...
ON VOUS ATTEND

jeudi 9 mai 2019

Laureen de Mostar


Le camp de la DMNSE (Division multi nationale sud est )  au fond, la piste d'aviation

Je suis loin de Guise … mais partout où je suis allé la ville de mon adolescence était dans mon cœur… 

Mostar ... camp de la DMNSE (division multinationale sud est ) le soir...il est 22h00...il fait nuit noire...je sors du centre opérationnel et je me dirige vers le "Bapsi " le bar géré par les allemands...j'entends le musique qui signifie "22h00, on ne sert plus" (http://youtu.be/tcrfvP11Hbo) CLIQUEZ POUR ECOUTER c'est beau à écouter la nuit mais ma soif à moi elle est belle aussi... tous les bars du camp arrêtent de servir à 22h00...
Mais j'ai chaque soir une personne qui m'attend avec une bière bien fraiche... c'est Laureen...elle est anglaise...ne parle pas français... et moi je ne parle pas anglais...comment on a fait pour communiquer ? Là je dis merci les Beatles et autres groupes anglophones...et merci à ma prof d'anglais du collège de Guise...bien que je n'ai fait qu'un an de cette langue...j'étais première langue allemand...
Laureen travaillait dans un ONG finlandaise qui avait obtenue des militaires le droit d'ouvrir un établissement de restauration et bar... C'était un grand chalet où on pouvait aussi bien manger de bonnes glaces chantilly ou boire du bon vin...ça s'appelait "Echos" ou un nom approchant...
Cet établissement fermait aussi à 22h00 mais j'avais mes entrées...Laureen attendait tous les soir le major Francis pour lui servir une bière avant le coucher...je frappais au volet et la porte s'ouvrait furtivement...Laureen m'accueillait avec un grand sourire... nous ne parlions pas beaucoup... normal on ne connaissait pas notre langue respective... tout se passait dans les yeux... un regard dit beaucoup de choses… elle connaissait mes horaires de travail et pensait que j'avais besoin de me ressourcer … 
J'avais beaucoup d'affection pour elle ...non elle n'était pas très belle ...elle avait la beauté du cœur... elle avait la beauté de l'amitié... elle aurait fait tout pour moi...elle m'aurait tout donné ...
Comme elle a pleuré quand je suis parti du territoire ... dans l'avion j'ai eu le cœur gros de la savoir en bas en train de regarder dans le ciel... on s'était fait comprendre qu'on se reverrait ...un jour ...peut être dans dans le métro à Paris..."il n'y a que les montagne qui ne se rencontrent pas " Mais pas de Laureen dans les métros que j'ai pris ensuite...pourtant je suis allé souvent à Paris pour mon travail...
Je pense souvent à elle avec son air triste... elle avait du avoir beaucoup de malheur dans sa vie... ses yeux ..je les vois encore... et quand je parlais ...son visage s'éclairait ... on aurait dit qu'elle me comprenait...oui elle comprenait … et pourtant … 
Laureen...internet est universel...toi à Londres tu dois pouvoir lire ce petit mot... fais moi un signe....on ne sait jamais … 

Philippe de Vadencourt (RIP)



 Il faut que je vous parle de Philippe.....
Un sacré bon camarade ! Philippe avait deux ans de moins que moi et il jouait lui aussi au football...Philou jouait superbement bien ...je me souviens de ses dribbles....imparables !!!
Philippe est le frère de Géraldine...(http://guisefrancis.blogspot.com/2013/08/geraldine-de-guise.html)
Le père de Philippe devait travailler chez Godin (chauffeur livreur ?) et sa mère vendait les bons gâteaux de chez Buridant ...très belle belle famille !
J'aimais bien Philippe ...il avait le même style de jeu que moi....rapide et efficace! Si je suis parti à l'armée, lui a suivi le même chemin que mon père...il a travaillé à l'EDF avec mon père à Guise ... après une retraite bien méritée, il s'est retiré à Vadencourt....comme mes parents l'avaient fait avant lui.
Philippe nous a quitté en Aout 2017 … j'en ai été très affecté car c'était vraiment un  très bon camarade… on s'écrivait beaucoup de mails et ses écrits, aujourd'hui me manquent … 
Mes parents ont quitté Vadencourt pour Grand Verly...deux communes qui se touchent...ce sont deux jolis petits villages ...ça nous faisait un point commun.... 
Je pense à sa famille qu'il a laissée et à qui il doit manqué atrocement ...Géraldine oui je pense à toi … Repose en paix mon Philou !

mercredi 8 mai 2019

Monsieur Husson mon professeur ...



Monsieur Husson a été mon professeur d'histoire au collège de la place Lesur...j'avais fait un article sur lui aux débuts du blog..
Je suis heureux aujourd'hui de le mettre de nouveau à l'honneur … 
J'ai toujours eu un souvenir ému de Monsieur Husson...
J'aimais bien ce professeur d'histoire…non pas pour son enseignement mais pour la façon qu'il avait à enseigner…il ne disait pas “interrogation écrite” il disait”une feuille simple nous suffira” ou quand quelqu'un bavardait derrière son dos, il sortait un petit calepin et griffonnait dessus…rien, sans doute, mais cela suffisait à calmer les bavards…Quand toute la classe bavardait…il parlait de plus en plus bas …si bien que les élèves arrêtaient de parler pour écouter ce qu'il nous disait…
Il aime beaucoup Guise … l'historien se trouve bien ici … dans cette ville chargée d'histoire ...
Il participe activement  aux destinées de l'association historique Guisarde "L'Arche" 
Avec une carrière bien remplie au sein de l'éducation nationale comme professeur d'histoire et de géographie, puis comme principal adjoint au collège de Guise et de principal des collèges de Sains-Richaumont, Marle et Vervins Jean Husson va s'investir dans la vie associative et municipale de sa ville. Conseiller municipal puis maire de Guise de 1971 à 1977 il n'oubliera jamais ses 28 mois de service militaire dont 24 passés en Algérie. Il a d'ailleurs été décoré de la prestigieuse Légion d'Honneur en 2013 … Quand j'ai appris cette décoration,  le militaire décoré de la médaille militaire que je suis a en été très heureux ! 
Bon vent Monsieur Husson et tous mes respects d'ancien élève qui vous a beaucoup apprécié 

mardi 7 mai 2019

ENEVLYS




Petit clin d'œil à Jean François !
Je me souviens de Guise....
Un soir de 1986, j'ai assisté à quelque chose d'extraordinaire...il faut que je vous raconte ça !
Certains vont se rappeler ... personne n'a oublié...les jeunes ne savent pas ... ils auraient aimé !
Donc ce soir là, il y avait un concert dans un préfabriqué derrière le stade le long de l'Oise...c'était un peu la maison des jeunes...Qui jouait ? Si je vous dis ENEVLYS ....vous vous souvenez ?
J'étais militaire...alors la musique rock-jazz et moi ....pas le top comme on dit....et là ce soir là dans l'ambiance chaude de cette salle de jeunes j'ai été transporté...J'étais venu par curiosité pour voir mon petit frère "le musicien" Ce groupe qu'il avait formé avec ses camarades était vraiment très bon...Guise ne se rend pas compte de la qualité de ses habitants...Guise est une grande ville dans mon esprit et mon petit frère l'avait encore grandi...Mon cœur battait au rythme du batteur du groupe ...(tout le monde le connait.. J-F ) ...et les arrangements de mon frère sur des paroles de mon autre frère (le basketteur) soulevait les cœurs...
Oui, ce soir là j'ai été fier...j'étais heureux que mes frères fassent vibrer Guise.
Plus tard il y a eu un disque et des CD...si Enevlys n'existe plus, il est toujours dans mon cœur... et je sais que ceux qui ont connu ce groupe et ses musiciens, il y a la nostalgie d'une époque révolue....Encore une fois Guise m'avait fait rêver...grâce à mes frères...