jeudi 3 juillet 2014

Malade de l’amiante, il s’oppose au diagnostic des médecins

GUISE (02). Amar Kadri a travaillé dix-sept ans chez Godin. Il a contracté une affection respiratoire grave. Selon son avocat, la responsabilité de l’État est en jeu.
On avait laissé Amar Kadri le 4 juillet 2013 (notre édition de l’époque). Il était à la retraite, logeait à Hirson, après des années passées à Guise. Guise parce que Godin. Toute la vie d’Amar Kadri, cette usine. Il y a gagné ses premiers Smic en 1979.

L’ouvrier à la retraite est désormais âgé de 66 ans. Il habite à Laon, au 3e étage d’une barre H.L.M. du quartier Champagne. Amar Kadri n’a pas une énorme santé. Quand il quitte l’usine et sa fonderie, son genou droit est en miette et ses poumons le font souffrir.
Ancien couleur, désableur et machiniste, l’homme paie-t-il aussi ses années d’exposition aux poussières ? Davantage encore, aux poussières d’amiante ? Ce n’est pas impossible. « Je suis tombé malade en 2012 », explique-t-il.« Cela me faisait comme une espèce de bronchite ». Un pneumologue du centre hospitalier de Saint-Quentin forme un autre diagnostic. Le 1er août 2012, il relève : « Une exposition à la fonderie très nette », et mentionne la présence de « micronodules dont la taille peut être évaluée à 4 mm ». M. Kadri a quitté l’usine depuis 6 ans. Il est en retraite depuis 2010.
Le diagnostic ne souffre d’aucune contestation. Amar Kadri est atteint d’asbestose, ce que l’on a coutume d’appeler « la maladie de l’amiante ». La pathologie est évolutive. Les travailleurs qui en souffrent connaissent des difficultés respiratoires et cardiaques. Leur espérance de vie s’en trouve fréquemment écourtée.
La définition posée, Amar Kadri entame ce qui ressemble, mois après mois, à un parcours du combattant.
Première étape, la reconnaissance de sa pathologie par la CPAM de l’Aisne, et donc par l’État. Ce processus débouche ordinairement sur une classification de l’affection et par voie de conséquence, sur la prise en compte de cette maladie comme maladie professionnelle.
En avril 2013, premier refus du médecin-conseil de la CPAM. Amar Kadri effectue un recours et obtient une seconde expertise auprès d’un médecin spécialiste désigné par l’Autorité régionale de santé (ARS). Ce pneumologue du CHU d’Amiens nord rend sa conclusion le 14 novembre dernier.

Silence radio

Plus négatif, on ne fait pas. Le résumé de l’avis médical tient en trois lettres : non. Non, selon ce spécialiste, l’affection dont est atteint Amar Kadri ne peut s’inscrire au niveau 30, le niveau maximal dans le tableau de classification des maladies professionnelles. Conséquence immédiate pour le malade, aucunes indemnisations ne peuvent lui être accordées.


Depuis le diagnostic de sa maladie, Amar Kadri a intégré une donnée : la patience. Il a donc contesté l’avis amiénois devant la commission de recours amiable. « J’ai déposé moi-même le dossier », précise-t-il. Cela, c’était le 2 décembre 2013. Et depuis ? Rien. « Je n’ai aucune nouvelle de la CPAM ». L’ancien Guisard s’est rapproché depuis peu d’un avocat laonnois. Lequel entend développer la procédure en justice (lire ci contre). Le parcours du combattant continue donc pour Amar Kadri tandis que du côté du siège de la CPAM de l’Aisne, à Saint-Quentin, on affiche son incompréhension : « En général, les recours sont tranchés en trois mois environ », indique la direction.
« Nous avons des retours à ce propos ». Le parcours du dossier M. Kadri va être retracé par la caisse. « Une suite sera donnée », assure la direction. « Mais il est vrai qu’en cas de contestation de nos décisions, c’est ensuite au Tribunal des affaires de sécurité sociale de juger ».

http://www.lunion.presse.fr/accueil/malade-de-l-amiante-il-s-oppose-au-diagnostic-des-medecins-ia0b0n372461

4 commentaires:

  1. Cette affaire est bizarre, un seul ouvrier est malade sur des centaines qui ont occupé ce poste ?????
    Où a t-il travaillé avant ??
    Bisous
    Gege

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  2. il y a des ouvriers qui ont fait toute leur carrière ds ses ateliers....... lol lol amiente ça se saurait ...mdr eh oui!!!!!!!!!!!!!!!

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  3. 5 personnes qui ont travailler dans cet usine sont morte de la maladie de l'amiante malheureusement la maladie se déclare très tard !! Il y a 30 ans les conditions de travail ne sont pas les mêmes aujourd'hui, la santé des ouvriers ne passait pas avant le boulot

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  4. oui c'est bizarre cette personne habite soissons on le croise souvent a pied dans toute les rues de soissons de presle a chevreux a st crépin et il marche vite pour quelqu un qui dit avoir du mal a respirer d apres se qu il dit il aurais toucher 164000 euros en disant soit disant aprés reste a voir que les français vont payer ??????????? je connait des qui sont atteint de l'amiante est il sont pas comme lui ils ont du mal a se déplacer ils sont poussif alors ?????????

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