jeudi 1 février 2018

Guise: «Je vous le souhaite, mais je pense que vous ne changerez pas»

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Avec deux mineurs, deux jeunes majeurs, ivres, s’étaient introduits de bon matin chez un particulier pour récupérer un jeu vidéo.

ssise sur le banc des parties civiles, mardi 30 janvier au tribunal de Saint-Quentin, la femme de 58 ans agite un petit éventail rose dans un prétoire où les radiateurs fonctionnent à plein régime. Lorsque la parole lui est donnée par la présidente, elle la prend pour s’adresser aux deux gamins de 19 et 20 ans affalés sur le banc des prévenus.

À ceux qui ont violé son domicile en octobre dernier, la quinquagénaire de Guise fait la morale : «  Vous n’avez aucune valeur, aucune responsabilité. Il faut qu’on arrête d’être indulgent, il faut sévir. Quand je bois, le prends des risques, leur lance-t-elle encore, sans visiblement les émouvoir plus que ça. Vous êtes revenus dans l’immeuble, me faire cette comédie, avec ma fille et mon petit-fils. Je suis en colère, parce que je pense que vous ne changerez pas. Je vous le souhaite, mais je ne le pense pas.  »


La présidente leur propose une réaction. «  Si on peut présenter des excuses…, éventuellement…  », répond nonchalamment le plus jeune des deux, déflorant son casier vierge avec une première condamnation à 105 heures de travaux d’intérêt général. Son acolyte écope de la même peine, la sixième pour sa part. Par ailleurs condamné pour dégradation à 200 € de préjudice matériel, il est en revanche relaxé pour violence.

Le mur de garages escaladé


Dans la nuit du 23 au 24 octobre, les deux prévenus fêtent un anniversaire à Guise avec deux adolescents, passés depuis devant la justice des mineurs. L’alcool coule à flots, notamment de l’absinthe. À 6 heures passées, le quatuor, passablement éméché, décide d’aller chez la victime, «  pour voir un copain  » locataire de celle-ci, livre un des garçons. «  On voulait terminer la soirée avec lui  », précise l’autre. L’objet de la visite aurait aussi tenu à la récupération d’un jeu vidéo.

Avant de tambouriner à la porte de leur ami, les quatre jeunes escaladent le mur de garages pour atterrir chez la Guisarde. En montant dans les étages, des objets sont brisés. Le chien aboie, les jeunes partent, puis reviennent.

Levée, la logeuse du copain les surprend. Quand elle essaie d’en prendre un par le bras, le prévenu de 20 ans la repousse, «  pour se dégager  », le défend son ami. Toujours est-il que la quinquagénaire, qui parle, elle, d’une «  gifle volontaire, forte  », pivote, tombe sur une pierre. Victime d’un œdème à la pommette gauche, elle se blesse au pouce droit. «  J’ai été déplâtrée le 12 novembre.  » Deux jeunes filles récupéreront la petite bande, finalement démasquée à l’aide du système de vidéosurveillance de la Ville.
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