lundi 22 janvier 2018

L’hôpital de Guise semble sortir de son coma artificiel

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Les comptes du centre hospitalier sont à l’équilibre, une première depuis plusieurs années. Même si la situation reste fragile, l’hôpital dépense moins et accueille plus.
alade depuis deux ans, l’hôpital avait alors été plongé dans un coma artificiel financier. Hier, lors des vœux de la direction au personnel, François Gauthiez, directeur général de l’unité Saint-Quentin-Guise-Bohain a fait part de cette bonne nouvelle aux salariés. «  On a eu deux années compliquées mais 2017 a été marquée par un véritable redressement et on a un résultat qui nous ramène presque à l’équilibre, ce qui relève de l’exploit.  »

Depuis deux ans, le Plan de retour à l’équilibre semble avoir fonctionné avec une politique locale menée pour réaliser des économies passant par la mutualisation de certaines actions mais aussi par un renforcement de l’accueil afin d’attirer davantage de patients.

« On pourrait recruter une à deux personnes cette année »


Le directeur délégué, Jean-Baptiste Dehaine, a mis en avant un travail collectif qui a permis d’inverser la courbe du déficit. «  Ce résultat même s’il est toujours incertain et précaire doit être souligné. Il est le fruit d’un travail et de l’acharnement de chacun et chacune d’entre vous, de votre investissement à tous pour les patients et pour votre hôpital. Nous pouvons tous être fiers de cet exploit.  »

C’est donc un hôpital qui tourne en quasi-équilibre avec un budget de 20 millions d’euros par an. «  On commence à titulariser certains membres du personnel et on pourrait recruter une à deux personnes cette année  » précise Jean-Baptiste Dehaine.

Le syndicat majoritaire au centre hospitalier, la FAFPH (Fédération autonome de la fonction publique hospitalière) se montre lui aussi très satisfait. «  Il existe une bonne collaboration avec la direction qui nous écoute et nous entend  », lâchent en canon Laurence Ledieu et Estelle Lamotte, déléguées.

La Haute autorité de santé sous le charme


Pas question de crier « cocorico » pour autant. La coopération avec le Projet médical partagé va «  s’étoffer  », a précisé le directeur général. Ce qui signifie qu’une vingtaine de parcours entre hôpitaux seront en place contre la moitié actuellement.

Il s’agit de renforcer la coopération entre les différents services des hôpitaux partenaires, avec l’objectif d’être toujours plus efficace vis-à-vis du patient. Par exemple, désengorger le service d’urgences de Saint-Quentin vers Guise s’il y a saturation. La direction générale annonce aussi la mutualisation pour les achats, idem pour le service informatique qui devra être revu et simplifié pour la fin d’année sur l’ensemble des établissements partenaires.

Jean-Baptiste Dehaine est revenu sur la visite de la Haute autorité de santé en 2017, visiblement bluffée par le bon état de l’hôpital et de son personnel aimable et accueillant. «  L’investissement des différents services aujourd’hui paie et en plus c’est fait avec le sourire. Oui en zone rurale aussi, on sait soigner et faire du très bon travail. »

L’hôpital de Guise semble sortir de son coma artificielhttp://www.aisnenouvelle.fr/64149/article/2018-01-22/lhopital-de-guise-semble-sortir-de-son-coma-artificiel


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