lundi 19 juin 2017

Laissé pour mort dans son appartement de Guise

Deux hommes ont été jugés pour des violences réciproques. Un seul a finalement été condamné, mardi 13 juin.
L’altercation du 30 octobre dernier leur a coûté cher, 21 jours d’incapacité totale de travail pour l’un (ITT), 45 jours pour l’autre. Ce jour-là, le premier, condamné mardi dernier à une contrainte pénale de 3 ans par le tribunal de Saint-Quentin, soit à un suivi socio-judiciaire renforcé, traîne sans but réel du côté du Familistère de Guise.
Arrivé rue Sadi-Carnot, l’homme de 24 ans, semble-t-il pour rire, puisqu’il faut bien trouver une explication à son geste, se met dans l’idée de faucher un banc appartenant à l’un des locataires du numéro 433. «  Le gars d’en dessous me dit : «Il prend ton banc !» Je lui dis de me le ramener  », témoigne à la barre le second prévenu de 49 ans, relaxé par le tribunal, mardi 13 juin.

« Ni le médecin ni les gens qui l’ont croisé n’ont vu de blessure »



À partir de là, les versions divergent, favorisées par un mélange de mauvaise foi d’aujourd’hui et d’alcoolisation d’alors. Le chipeur de banc avoue une bousculade. «  Je me suis excusé. Il m’a invité chez lui pour boire une bière.  » «  Je ne le connaissais pas du tout, il n’avait pas à entrer chez moi  », le contredit son co-prévenu, crâne chauve et tête de mort tatouée sur la joue droite.
Dans l’appartement, l’invité aurait le premier pris un coup de poing américain, blessure sujette à caution. «  Ni le médecin ni les gens qui l’ont croisé après n’ont vu de blessure sur l’arcade gauche  », observe Me Lavalois, conseil du relaxé. En revanche, l’homme a bien la main droite brisée. Parce que, frappé ou non, il a répondu. Et pas de main morte.

« J’ai fait une grosse connerie, je l’ai défoncé »

«  Il s’est fracturé la main tellement il l’a frappé, note le procureur Laure Camus, lors de ses réquisitions. Il l’a tabassé, défiguré. Lorsque c’est fini, il pisse le sang, son visage ne ressemble plus à rien.  » Jérôme Lavalois en rajoute une couche dans sa plaidoirie. «  Il le laisse pour mort dans une mare de sang, une fracture à la tête. «J’ai fait une grosse connerie, je l’ai défoncé», dira-t-il à ses voisins.  »Laissé pour mort dans son appartement
Ne contestant pas sa propre .................. LIRE DANS L'Aisne Nouvelle .....................  Laissé pour mort dans son appartement http://www.aisnenouvelle.fr/27912/article/2017-06-18/laisse-pour-mort-dans-son-appartement-de-guise

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