vendredi 11 décembre 2015

« À Guise, il ne fait pas bon être forain»1

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Les forains n’ont pas toujours le cœur à la fête. Surtout quand une bande de jeunes alcoolisés viennent perturber les manèges. C’est ce qui s’est passé le 27 octobre 2014. Sur la fête foraine, des jeunes ont maille à partir avec des forains. Les gendarmes interviennent et calment le jeu. Un des jeunes et un forain reçoivent chacun un rappel à la loi.
Le lendemain, la tension monte de nouveau devant les auto-tamponneuses. Un jeune fortement alcoolisé monte sur la plate-forme une cannette à la main avant d’en être poussé par un forain.

Deux versions contradictoires

Là, les versions divergent. Pour le jeune, plaignant dans cette affaire, les professionnels de la fête lui sont tombés dessus à trois alors qu’il était au sol pour le passer à tabac. Pour le forain présenté à la barre, c’est le Guisard qui l’aurait agressé alors qu’il l’invitait à s’éloigner du manège. Toujours est-il que les coups sont violents. Beaucoup trop. Le jeune se voit signifier 10 jours d’ITT.
« On peut donner un coup pour repousser quelqu’un mais là, ça ressemble à de l’acharnement », souligne la présidente Léa Le Galiard au prévenu. L’avocate du plaignant dénonce même « des violences gratuites ».
« Il ne fait pas bon être forain à Guise », estime de son côté l’avocat de la défense qui s’étonne que le plaignant « ne soit pas aussi poursuivi ».
Plus modérée, la procureure écarte toute « vision caricaturale des choses, ce soir là, ce groupe de copains a eu un comportement particulièrement désagréable. Mais avec 10 jours d’ITT et de nombreuses fractures au visage, ce n’est pas non plus de la légitime défense. Il aurait simplement pu rappeler les gendarmes. » Elle requiert 105 heures de travail d’intérêt général.
Le tribunal ira légèrement au-delà de ces réquisitions en prononçant deux mois de sursis simple.
 

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