lundi 28 février 2022

Mademoiselle la chimiste

 Je reviens au collège de la place Lesur...ce cher collège de mon enfance...

Arrivés en quatrième, nous avons appris que nous aurions des cours de physique et de chimie...
Encore de nouvelles interrogations écrites, de nouvelles leçons et de nouveaux devoirs !!! D'ailleurs, quand j'y pense, je me demande toujours comment nous faisions le soir pour réaliser autant de devoirs et apprendre autant de leçons...moi c'était zéro en géo avec mademoiselle Curt !
Pour la physique, je me suis tout de suite fermé...le fonctionnement du fer à repasser ne m'intéressait pas. La professeur était pourtant gentille...
La chimie me plaisait...je me souviens qu'une année à Noel on m'avait offert un coffret "le petit chimiste" avec lequel je réalisais des expériences...alors la chimie au collège c'était un jeu pour moi...surtout que la demoiselle était très jolie...
Je ne donnerais pas son nom, mais chacun se souviendra de cette jeune femme qui a épousé notre professeur d'histoire ("une feuille simple nous suffira")...Quand j'ai appris son mariage j'ai été content pour eux car j'aimais ces deux professeurs...
Mademoiselle la chimiste était très belle...j'adorais ses yeux ...qui étaient mis en valeur par de jolies lunettes...elle avait un sourire ...que je n'oublierais jamais ...charmante ...
Je dois dire aussi que ses cours de chimie étaient toujours très intéressants et que pas loin de la porte de la salle de chimie il y avait souvent un jeune professeur d'histoire qui attendait la fin de notre cours...pourquoi ?
Beau couple...l'Histoire mariée à la chimie...deux matières que j'aimais ...
Mademoiselle la Chimiste, Madame l'Histoire je me souviens bien de vous et sachez que vous avez contribué, vous aussi, à faire de moi ce que j'ai été dans ma vie professionnelle...Merci !

Zorro est arrivé...à Guise un soir !

 Voici encore une anecdote ressortie de ma mémoire guisarde....

Je devais avoir 13 ou 14 ans...et cette année là un collègue de mon père fêtait le baptême ou la naissance  de son jeune enfant. Mes parents et d'autres collègues y étaient invités un soir...moi j'étais chargé de garder ma sœur et mes jeunes frères. On me faisait confiance… c'était bien !
Le soir, plus tard, alors que mes frères et sœur dormaient le téléphone sonne ...c'était mon père que demandait des nouvelles de la maisonnée.
-"Tout le monde dort"
- c'est bien...alors si tu veux, tu peux venir nous rejoindre...il y a Yves et François qui sont là !
Me voila donc parti chez le collègue de mon père.
Quand je suis arrivé, la fête battait son plein ..."Zorro est arrivé..." chantaient les invités...il y avait là plusieurs collègues, leurs épouses et les enfants, dont deux de mes camarades Yves et François les fils du chef de district de l'EDF de Guise. Il y a aussi des filles que je ne connaissais pas.
Contents de me voir Yves et François m'offrent un verre...je n'avais jamais bu d'alcool de ma vie.. Je n'ai pas osé refuser… .Je ne sais pas quel breuvage j'ai bu ce soir là...mais l'effet fut désastreux...je n'étais plus moi même...j'entendais les autres chanter "Zorro est arrivé" je voyais Yves  embrasser une fille  et  je distinguais François en train de boire et de me servir...Vous l'avez compris, j'étais saoul ! Il ne m'a pas fallu grand chose car je ne buvais que du lait fraise habituellement...
Le retour fut laborieux...j'ai été chargé dans une voiture sans ménagement comme un sac de pommes de terres et là Zorro est parti !
Le lendemain j'étais malade ... et j'ai juré que je ne boirais plus une goute d'alcool de ma vie !!!
J'ai tenu jusqu'à l'âge de 20 ans...un soir, après une marche de nuit à Lure, le lieutenant a payé un verre au foyer...Comme il n'y avait que de la bière Mutzig de servie, j'ai bu une bière...et ...j'ai été malade !!!!
Zorro est revenu !!!

Les parents antiquaires de Mireille de Guise

 Les parents de Mireille étaient antiquaires à proximité de l'église...

Elle et sa sœur étaient mes amies...
Si je me souviens, elle était venue au voyage de la chorale à Ostende avec l'abbé Couterie
Qu'est elle devenue ?
Si quelqu'un sait, qu'il nous le dise en commentaire ...
Je l'espère en bonne santé et heureuse ...

Le magasin de l'antiquaire existe t il encore ? 
Si oui quel commerce s'y trouve aujourd'hui ?
Des souvenirs pour moi …. 

dimanche 27 février 2022

Mes amis disparus

 La vie militaire est faite de joies mais aussi de drames ...

Mes jeunes années à Guise furent insouciantes … j'ai été mis en face des réalités de la vie dans ma carrière … loin le collège de la place Lesur … 
MARGIVAL ...
Deux de mes amis sous officiers sont décédés dans des évènements tragique … 
Guy, célibataire endurci, s'est enfin marié ! 
La jeunesse et l'insouciance vont le faire partir .. l'homme toujours calme et posé est parti en voiture avec sa jeune épouse … dans la descente de la côte de Vauxrot à Soissons, une roue se détache de son véhicule qui part à la faute … Guy décèdera dans l'accident, sa femme bien que blessée survivra ...
J'ai assisté à ses obsèques … ça fait très mal ...
Quelque semaines plus tard … un de nos collègues sergent quitte l'armée pour entrer dans la police ...
Un dimanche, j'achète le journal et je vois qu'il y a eu un braquage sanglant dans un supermarché du sud de L'Aisne … et ma stupeur à la lecture de ce fait divers est terrible … mon camarade ancien sous officier est intervenu avec ses collège… il crie au bandit armé qui avait pris une caissière en otage"fais pas le con" !!! ce dernier ne cherche pas à comprendre et abat d'une balle mon camarade ...
Imaginez notre désarroi !!!
Voilà la dure réalité de la vie pour un jeune Guisard qui pensait que tout allait bien dans notre vie !
Simples souvenirs mais tristes … 

Familistère Ce mot qui a bercé ma jeunesse…

 Ce mot, familistère, a bercé ma jeunesse…certes, je n’y habitais pas…mes amis y logeaient..et c’est en repensant à « mes jeunes années » que je me suis dit qu’il fallait que j’en parle ici…

En 1856, le chef d’entreprise, Jean Baptiste Godin crée le « Palais Social « ou « Familistère »…c’est une ville dans la ville (de Guise 02) ou sont regroupés logements, commerces, théâtre, écoles, parc, lavoir, piscine à l’usage exclusif des ouvriers de la fonderie Godin qui fabriquaient des poêles en fonte…
Le lien que je vous donne vous montrera ce Palais Social…une vraie révolution pour l’époque puisqu’il y avait l’eau courante et tout le confort moderne…
Aujourd’hui, les derniers habitants du Familistères voient passer les visiteurs ébahis par cette utopie de l’époque…
Dans le familistère, j’y ai dansé et bu avec mes amis…et c’est dans ce « Jardin du haut » qui j’y ai donné mon premier baiser…souvenir inoubliable…c’est dans ce théâtre que j’ai chanté avec ma chorale…et c’est dans cette bibliothèque que je suis allé chercher mes lectures…
Regardez ces liens…rien qu’en les ouvrant…vous verrez ce qui est la plus belle réalisation du monde… à l’époque et qui reste aujourd’hui un modèle pour l’économie sociale…Allez visiter l’intérieur…
http://www.familistere.com/

Je connais une personne qui comme moi y a dansé…qui vient sur ce blog et que cet article va émouvoir….

Géraldine de Guise

 C'est comme ça que Géraldine est dans mes souvenirs … 


Je revois mes années guisardes dans le désordre...
Si je vous dis que je suis timide ... vous me croyez ?
Si, je suis un grand timide...je l'étais surtout avec les filles....Celle qui m'a toujours intimidé fut Géraldine. Encore aujourd'hui, quand je pense à elle je suis intimidé d'avoir une pensée pour elle.
Géraldine était grande et très jolie... je ne sais pas si elle le savait mais elle était naturelle et simple...
Géraldine si tu me lis souviens toi que je t'aimais bien comme une très bonne copine... mais tu m'intimidais. En classe au collège j'admirais tes résultats ... Sur la place Lesur je te suivais des yeux quand tu t'éloignais à grands pas...
Je pense souvent à toi Géraldine ...avec affection.
Aujourd'hui j'espère que tu es heureuse... je sais que tu étais enseignante ...un bonheur pour tes élèves !
Ton frère Philippe nous a quitté dernièrement … j'ai beaucoup pensé à toi et à ta famille … quelle tristesse … 
Je ne t'ai jamais revue... Géraldine de Guise.... mais tu vois, tu es dans mes souvenirs … 

samedi 26 février 2022

Jeu de paume... mon square et mes souvenirs

 Dédicace de "Marie"

« Nos chemins devaient être différents mais tu seras celui de ma mémoire » (MS)

Arrête le temps et les heures…à l’infini… »

Le jeu de paume, est l’ancêtre direct du tennis, et c’est aussi ce lieu historique de Versailles dans lequel, le 20 juin 1789,  577 députés du tiers état jurèrent de ne se séparer avant l’élaboration d’une constitution.
Pas étonnant que la ville de Guise dans l’Aisne ait donné ce nom à son plus beau square. Camille Desmoulin avocat et député révolutionnaire, ami de Mirabeau, est né dans cette ville. Mais pour moi, c’est plus  simplement mon square…

C’est dimanche, depuis plus de quinze jours que je me prépare, le grand jour est enfin arrivé. Je vais tenir mon stand à la kermesse des vieux au square du jeu de paume. C’est le lieu de toutes les rencontres. Qu’elles soient sportives ou amoureuses. Certains viennent y jouer au tennis, comme avant on y jouait au jeu de paume. D’autres viennent regarder distraitement attendant leur rendez vous galant. Et enfin  des jeunes hommes comme moi y font le pitre pour attirer les badauds de la kermesse. Je suis habillé en clown et je tourne la roue de la fortune…fortune?, non! les gains sont de l’ordre de la bouteille de rosé pour les adultes et des gâteaux pour les enfants. Mais chaque perdant a un porte clés que je suis allé démarcher chez les commerçants de la ville. Le soir, le clown est triste, il n’a plus de lots, plus personne pour regarder ses facéties et personne à aimer… C’est sûr, elle est venue, mais déguisé comme ça, elle ne m’a pas reconnue…
C’était mon square, de jeux, d’amour et d’ espoirs…Le square de Camille et du jeu de paume.
« J’ai rêvé d’une république que tout le monde eut adorée » (Camille Desmoulin)
« Nos chemins devaient être différents mais tu seras celui de ma mémoire » (MS)...

14 juillet à Sarajevo

 Je vous avais raconté que j'avais été invité à la Garden partie de l'Elysée le 14 juillet 1997 par Monsieur et Madame Chirac....on aurait pu appeler ça "un guisard à l'Elysée!"

L'année suivante j'ai été invité le 14 juillet par l'ambassadeur de Bosnie à un apéritif dinatoire.
J'étais donc président des sous officiers de la DMNSE (Division Multinationale Sud Est) de Mostar... et pour la fête nationale j'ai eu le plaisir de recevoir un carton d'invitation de la part de l'ambassadeur de Bosnie et de son épouse.
Comment aller de Mostar à Sarajevo ?  … la route est longue et dangereuse … elle longe la Neretva, une rivière sinueuse… parfois c'est un chemin escarpé sur lequel un véhicule peut basculer dans le ravin ….
Je n'ai pas eu à chercher longtemps ...le général commandant la DMNSE m'a fait savoir par son cabinet que j'étais convié à effectuer le voyage avec lui dans son hélicoptère. Bonne pioche ! Une demi heure d'hélico à la place de 3 heures de véhicule blindé avec tous les risques que ça comporte... le chemin est sinueux, dangereux et plein de pièges (mines ou autres) L'hélicoptère peut lui aussi prendre un missile mais nos pilotes sont aguerris et ils connaissent leur métier en la matière...donc moins de risques ...l'itinéraire est étudié ! Il serait dommage de se faire "flinguer" pour aller boire un coup avec monsieur l'ambassadeur...
L'hélicoptère s'est donc posé sur l'aéroport de Sarajevo, une voiture nous attendait pour nous emmener en ville . Le général, ses gardes du corps et moi avons fait une petite visite de Sarajevo en attendant l'heure de l'apéritif. J'ai pris beaucoup de plaisir à revoir cette belle ville dans laquelle j'allais faire les courses du bataillon du génie quand j'étais à Rajovac !  Puis la voiture nous a conduit jusqu'au lieu de rendez vous....c'était un grand restaurant à la sortie de la ville appelé "La Piscine" (il y avait une piscine dans la cour). Nous avons fait la queue pour pouvoir présenter nos respects à l'ambassadeur et son épouse.... puis cette formalité accomplie, à nous le champagne et les taosts !!!
Soudain j'entends dans mon dos quelqu'un crier "MAJOR!!!" je me retourne et je vois mon ancien général de Chalons qui fonce sur moi me fait l'accolade en m'appelant son frère d'armes. Content mais surpris de cet accueil chaleureux. Le général était en poste à Sarajevo .... il était le numéro 2 de l'OTAN en Bosnie. Il m'a entrainé vers l'ambassadeur et son épouse pour me présenter à eux. Leur accueil fut très chaleureux....et nous avons discuté longuement de notre travail de militaire à Mostar.
Il faisait nuit et il a fallu repartir ... prendre l'hélicoptère pour Mostar.
C'était la première fois (encore une première fois!) que je prenais l'hélicoptère de nuit .... ça fait drôle...pas un bruit... le noir le plus complet...on se demande comment les pilotes arrivent à piloter sans rien voir à l'aveuglette... ça m'a paru long !
Et ce fut le retour à la base ... pour finir le travail  de la journée ... il y a toujours à faire dans un Centre Opérationnel !
Encore un beau 14 juillet ....

Christian... LA CAMERA EST LA

 J'avais beaucoup de copains au collège de la place Lesur... mais un de ceux dont je me souviens le plus et qui a beaucoup compté pour moi, c'était Christian...on pouvait dire de lui "un sacré loustic" car il était unique ...encore aujourd'hui je n'ai jamais rencontré un comparable...il était tout ...gentil, discret, inventif et fidèle en amitié. Il habitait en haut du boulevard Péquereau, rue de Robée.

Pourquoi étaient-on copains? On pourrait dire "qui se ressemble, s'assemble" ... mais non, nous étions différents mais complémentaires...Nous nous sommes toujours retrouvés dans la même classe et les bêtises, nous les faisions ensemble...Nous nous inventions des jeux et des occupations...  nous notions des particularités des professeurs ...Il écrivait ensuite des sketches sur les profs
 Le grenier de Christian...c'était son endroit secret...moi seul avait le droit d'y entrer...à part ses parents mais ceux ci ne montaient jamais ou rarement ...Ha si sauf un jour, son père est monté et s'est fâché car sur sa règle plate toute neuve, Christian avait inscrit en gros BEATLES!!! Christian s'est défendu en affirmant que c'était un mot d'anglais très important qu'il se devait de retenir...le père a semblé être convaincu...si son fils faisait des efforts pour l'école c'était un bon point.
Nous tenions donc nos réunions secrètes dans le grenier de Christian...j'en garde des souvenirs émus....il jouait merveilleusement de la guitare et je l'écoutais religieusement ...
J'ai revu Christian plusieurs fois à Guise lors de mes visites et permissions… Aujourd'hui on le retrouve dans "LA CAMERA EST LA"
Mes meilleurs souvenirs Christian !!! et merci encore pour ton amitié !

vendredi 25 février 2022

Guise hier .....

le marché 


La grand place 


Le jeu de paume 



fête de la gymnastique 





Familistère Cambrai 

Le Secret

 Nous avons emménagé dans la grande maison de l'usine à gaz et c'était le bonheur ....

Nous vivions au rythme des astreintes EDF de mon père...les nuits étaient courtes quand l'alarme se mettait à sonner. Nous les enfants restions au lit mais mon père s'habillait, enfilait sa canadienne et filait dans les campagnes avec ses collègues. C'est lui qui avait la voiture, il allait chercher les autres agents qui étaient d'astreinte. Pendant ce temps, ma mère restait au téléphone pour répondre aux usagers qui signalaient une panne de courant. Et le réponse était toujours la même "ils sont en train de réparer" Parfois je descendais voir comment ça se passait et je la voyais expliquer au téléphone pour que les gens ne s'inquiètent pas Elle n'était pourtant pas agent EDF, mais les conjoints étaient mis à contribution à cette époque. C'est un grand souvenir pour moi d'évoquer cette période...
C'était notre vie..et même le matin quand je me rendais au collège je ne racontais jamais cet épisode de la nuit...inconsciemment, j'avais l'impression que c'était un secret EDF !
Bien plus tard, quand j'avais connaissance d'un évènement militaire dans mon métier, je faisais pareil, je ne racontais rien à personne...même à ma famille...la culture du secret ...secret bancaire...secret EDF...secret militaire...

Gisèle de la rue Camille Desmoulins

 Je ne savais pas si je devais parler d'elle ...mais je me suis dit que ces souvenirs que je raconte chaque jours ne seraient pas complets si je ne faisais pas un petit mot sur elle...Gisèle...

Je ne sais pas si elle se souvient de moi mais elle doit savoir que moi je me souviens bien d'elle ...Giselle chantait superbement à la chorale...elle avait un timbre de voix particulier qu'on retrouve chez les cantatrices...elle aurait d'ailleurs dû tenter le solo...je suis certain qu'elle aurait eu du succès. Sa voix dépassait parfois les voix du cœur ...La chorale était celle de Giselle et nous encadrions sa voix, nous chantions en fonction de sa voix...pas simple ...
Gisèle était vendeuse dans la rue Camille Desmoulins...je ne me souviens plus du nom de son magasin...je me souviens très bien de l'emplacement...sur la gauche en remontant la rue...je ne sais pas si cette enseigne existe encore ....
Il fallait que je l'évoque pour ceux qui se souviennent  d'elle et ce magasin de la rue Camille Desmoulins … ce devait être un magasin de lingerie si je me souviens bien … Vous me raconterez ...

jeudi 24 février 2022

Charles ... pattes d'éléphant

 Comment ne pas parler de Charles quand j'évoque mes souvenirs....C'était un vrai camarade !!!J'espère qu'un jour il pourra lire ce que j'écris...que quelqu'un le lui dise....prévenez le...il se souviendra avec moi...comme je me souviens de lui... dans un commentaire un des lecteurs a écrit que Charles était facteur dans le Centre...alors prévenez le facteur !!! merci !

Charles était unique...il était en avance sur tout...que ce soit dans son comportement ou dans ses relations...il avait une manière de vivre qui le rendait attachant...Et il avait quelque chose en plus que nous...il voyageait...il voyageait dans sa tête...il connaissait le monde entier...mais il ne le disait qu'à ses copains comme moi ou Christian.
En avance sur la mode...Antoine avait des chemises à fleurs...lui, il avait vu, je ne sais où, qu'à Paris c'était la modes des pantalons à pattes d'éléphant (je l'ai déjà raconté mais c'est tellement succulent) il a fabriqué ses pantalons à pattes d'éléphants dans un jean qu'il a transformé avec du tissu rouge.
Je vous ai dit qu'il voyageait dans sa tête...je vous raconte...A notre époque il n'y avait pas d'internet...pourtant,  il trouvait les adresses des ambassades des pays et on leur écrivait pour avoir des publicités ...nous recevions des dépliants et des livres du Canada, d'Irlande ou d'Australie et des Etats Unis ...c'était si beau que nous voyagions avec Charles !!! Notre professeur de Géographie (Mademoiselle Curt) ne savait rien de tout cela ...mais elle ne nous interrogeait jamais sur ces pays...sinon je n'aurais pas eu les zéros qu'elle m'a administré à la pelle...
Un jour Charles a réalisé son rêve...alors que moi j'avais peur de m'éloigner de Guise à vélo...lui s'est fait offrir une moto par ses parents et il est parti en Allemagne...Pour moi c'était le bout du monde !!!
Alors Charles, tu ne doit pas être loin...tu as été facteur je crois...rappelle toi de ces moments fabuleux que nous avons passé ensemble...

A la fin c'est 7-0 !!!

 J'ai parlé dernièrement de Clément l'ancien capitaine de l'USG...Clément c'était la génération précédente à la mienne...j'aimerais vous parler aujourd'hui de Jean Luc....lui était de ma génération...un an plus âgé que moi, il était déjà junior quand j'étais encore cadet...mais comme je jouais souvent avec les juniors...je jouais donc avec lui.

Il était aussi grand que j'étais petit ... et comme les grands, il jouait avec lenteur...mais ses passes étaient si précises qu'elles m'arrivaient sur le pied ...combien de buts j'ai marqué sur des passes lumineuses de Jean Luc. On en a gagné des matchs ...mais on a perdu aussi...celui qui reste dans ma mémoire, c'est le match que nous avons perdu 7-0 à Soissons...Aujourd'hui je passe plusieurs fois par jour devant ce stade (que j'ai toujours appelé "stade de la honte") et ce souvenir cuisant me revient à chaque fois...Le stade était superbe... ( il a été baptisé dernièrement Stade Jean Pierre Papin en présence du joueur) nous avions été impressionnés par l'affluence des spectateurs...nous n'avions pas l'habitude de jouer devant autant de monde... les soissonnais étaient plus grands que nous...ils jouaient juste et se trouvaient les yeux fermés...on a pas touché le ballon...à la fin c'est 7-0 !!!
Jean luc n'est plus mais je pense souvent à lui ... sacré joueur !!! Repose en paix Jean Luc ... 

La leçon de vie

 Cette histoire, moi seul la connais et les deux autres acteurs (actrices), si elles me lisent se souviendront de ce petit jeu qui a dû bien les amuser...je tairais leur prénoms et noms...on ne les reconnaitra pas...elles seules se reconnaitront...je ne leur en veut pas...Tout ce que je peux dire c'est qu'elles habitaient au Familistère...donc qui dit Familistère  semblait dire "pas touche à nos filles" à cette époque.... ce que les non familistériens pensaient ces années là …

J'aimais bien une de ces jeunes filles de ma classe du collège ...malheureusement pour moi, j'étais indifférent pour cette  jeune fille ..dans son esprit, nous étions jeunes et elle me donnait simplement son amitié...
Elle a donc employé un subterfuge pour se débarrasser de mon empressement à son égard. Il fallait y penser!!! Elle a demandé à une de ses camarades de me faire croire qu'elle m'aimait... et qu'on sortirait ensemble...la jeune fille était très agréable à fréquenter...j'ai accepté sa proposition de partager sa compagnie et j'oubliais donc la jeune fille qui ne voulait pas de moi.  Je ne quittais donc plus ma nouvelle copine…. 
Fallait-il être bête pour tomber dans ce piège grossier !!!
La suite ? la chute...la honte...Alors que tous mes amis me voyaient accroché à cette fille... elle avait pris un fiancé ...et un vrai ! Si vrai que quand j'ai quitté la ville plusieurs années plus tard, elle était encore avec lui...l'homme ne pouvait être que dans la confidence... La grande amitié ce n'est pas le physique Francis ! c'est l'intelligence, l'esprit et la grâce...la capacité à transporter intellectuellement l'autre...c'est naturel...et moi je n'avais rien de tout ça...j'avais d'autres qualités mais pas celles que ce gars là avaient.
Je ne vous en veux pas mesdames...vous m'avez donné une belle  leçon de vie ...je la méritais et je vous en remercie, car toute leçon nous fait avancer...mais sachez toutes les deux que vous étiez bien agréables à côtoyer !
Merci et continuez à être heureuses...

mercredi 23 février 2022

Mon 14 juillet à l'Elysée

 Si on m'avait dit que j'irais un jour à l'Elysée, personne à Guise n'y aurait cru ...tu blagues Francis !!!

Je reviens sur mon 14 juillet à Paris... en 1997...
j'avais déjà défilé sur mon char AMX 13 en 1968 et là j'y avais vu le Général ! Il était blanc ! il faut dire qu'il sortait de la crise de mai 68 !
Pareil, il ne fallait pas le regarder... j'avais quand même réussi à bouger légèrement mes yeux pour l'apercevoir ...

En 1997 me voila donc avec mon colonel et mon commandant devant la porte de l'Elysée...nous faisons la queue sur le trottoir pour entrer...nous devons passer dans le poste de garde pour donner notre invitation qui est munie d'un code barre qui authentifie  notre nom. Devant moi il y a Jean Pierre Elkabbach ... l'air assez sympathique... il converse avec un homme que je ne connais pas... ils parlent de leur Job !
Enfin nous entrons... le tapis rouge est mis...certains se font photographier sur les marches...j'aurais du y penser ! Sur le côté il y a les ministres socialistes... Lionel Jospin est le premier ministre de Monsieur Chirac...Un chose m'a surprise...madame Aubry a mis des collants laine en plein été !
Je monte les marches sur le tapis rouge...à l'intérieur il y a plein d'écrans de télévision où l'on vois monsieur Chirac s'entretenir avec des journalistes...Beaucoup de monde assis en train d'écouter... Nous sommes les derniers à arriver car il a fallu défiler avant de venir !!! 
J'ai à peine fait un pas qu'un serveur me donne un verre de champagne et me donne des taots avec du foie gras et du caviar...DU VRAI CAVIAR!!! je n'en ai jamais mangé ! et c'est bon je peux le dire...
Je suis dirigé vers les jardins ... il y a foule ! plein de petites tentes avec des produits régionaux sont installées...on se sert à volonté...Je m'approche du stand de l'Alsace... mon verre de champagne était vide et on me l'a repris...à croire qu'il y a un serveur derrière chaque convive!!!
Les Alsaciens m'accueillent avec un grand sourire...Là il y a Monsieur Seguin qui lui aussi s'approche de moi ...il veut discuter...on a parlé de choses et d'autres. Surtout de moi, il voulait tout savoir de ma carrière... on a bu un demi de bière ensemble.... elle était très bonne...on sait que monsieur Chirac est un connaisseur en bière... Monsieur Seguin a voulu me faire un autographe ... je lui ai donné mon carton d'invitation et il a griffonné dessus ce que je lui ai demandé "pour la 10°DB" j'avais choisi cette phrase car la 10° DB était dissout au 1°Aout ... il a bien compris ma peine de voir mon unité dissoute...
A peine quitté monsieur Seguin qu'une journaliste a souhaité m'interroger ...elle était irlandaise et m'a posé des questions sur la défense et le service militaire qui venait d'être supprimé par le Président de la République... je n'ai pas donné mon sentiment... ce n'était pas le moment de parler de ces choses là ... surtout avec une journaliste!!!
J'ai été sauvé par Monsieur Chirac qui avait fini son émission de télé et qui s'est exprimé depuis le perron de l'Elysée... il y avait un monde fou ! Il s'est dirigé vers le stand alsacien... pour la bonne bière... je n'ai pas pu l'approcher à cause du service d'ordre... j'ai quand même pu dire bonjour et sourire à mesdames Chirac et Jospin qui se promenaient dans le parc...
Je suis resté dans les derniers... on ne m'a pas mis dehors mais j'ai vu que les serveurs s'affairaient pour débarrasser... alors je suis reparti par le tapis rouge avec un taost au caviar...
Notre chauffeur nous attendait juste devant l'Elysée...
Quel souvenir !
Ce 14 juillet fut pour moi un moment fort de ma carrière...pas seulement pour l'Elysée...mais pour le travail qui m'avait amené là...mais ça, on en reparlera ...

Carte bleue

 Vous avez une carte bleue ? oui ? vous savez qu'à l'époque ou je travaillais à la Société Générale, il n'y avait pas encore de carte bleue en circulation...nous en étions qu'à la publicité pour inciter les commerçant à s'inscrire à la carte bleue..il fallait faire changer la façon de payer ...et réduire le nombre de chèques...

Il y avait des affiches de pub avec une carte bleue au nom d'un imaginaire Monsieur Dupont
Une de mes missions était d'en parler à nos commerçants clients.
Un après midi par semaine je me rendais dans les magasins de Guise dont les responsables avaient leur compte à la banque...je prenais leurs chèques, ce qui leur évitait de se déplacer, et je leur rédigeais un bulletin de réception pour preuve de leur dépôt...le lendemain ils recevaient un relevé de compte avec les remises de chèques de la veille. D'ailleurs, à cette époque, tous les clients  recevaient un relevé de compte par opérations...alors qu'aujourd'hui vous recevez un relevé mensuel. Tout était rédigé à l'aide d'une machine à écrire...les ordinateurs n'existaient pas encore dans nos agences bancaires.
Donc, lors de ma tournée chez les commerçants,  je vantais les avancées technologiques de la carte bleue pour les inciter à accepter ce mode de paiement...je peux dire que j'étais, avec mes collègues de l'agence, un précurseur.
J'étais très bien reçu par les gérantes des magasins dans lesquelles je me rendais...j'avais le droit au café ou au thé...c'était très agréable...
J'ai œuvré mais je n'ai pas vu les résultats...car je suis parti à l'armée. Quand j'ai reçu ma première carte bancaire quelques années plus tard, j'ai repensé à cette époque ou je vantais ce mode de paiement !!!
Mais rassurez vous...pas de nostalgie de la banque...mon métier de soldat me plaisait beaucoup... De plus j'ai effectué une partie de ma carrière comme trésorier, donc toujours dans la finance...et les transferts de fonds j'en faisais tous les mois non pas pour effectuer des versements mais pour récupérer l'argent de la solde de mes soldats...c'était important et je me déplaçais avec une escorte et un pistolet dont je savais me servir !!!

Au bord de l'eau... et mon transistor !

 Il est un endroit à Guise dont je me souviens avec émotion...c'est le bord de la rivière ou nous nous retrouvions avec mes amis. Nous nous allongions sur l'herbe ... certains allaient se tremper et d'autres comme moi discutions des heures entières pour refaire le monde… Cette année là, j'avais prédit la victoire de Gimondi au tour de France … il l'a gagné !!! alors que personne ne le connaissait !  Comme chaque adolescent de l'époque, mon transistor ne me quittait pas et j'écoutais toutes les arrivées… 

C'est là que j'ai fait la connaissance de Sylvie...je ne savais pas qui elle était, ni où elle habitait... elle semblait heureuse et insouciante... quelle âge avait elle ? un peu plus jeune que moi je pense...nous avons donc pris l'habitude de nous retrouver pour discuter au bord de l'eau...Elle me plaisait beaucoup dans ses idées et chaque soir je me disais que le lendemain que je la reverrais ...elle aimait discuter avec moi...tous les sujets étaient abordés et discutés. Ses parents tenaient une bijouterie en haut de la rue Camille Desmoulins… je l'ai appris bien plus tard !
Un jour elle m'a invité à un gouter chez elle ..nous étions tous les deux...elle a branché son tourne disque et elle a mis "tombe la neige" d'Adamo...et nous  avons dansé une partie de l'après midi sur des slow d'Adamo ..."laisse mes mains sur tes hanches".... j'ai été sage … très très sage … de toute façon maman était là !
Un après midi, au bord de l'eau, elle est partie sans aurevoir… je n'ai rien dit … peut être qu'elle était triste et puis je partais en vacances et plus tard à mon retour...je ne suis pas allé revoir Sylvie...j'aurais dû!
Je n'ai jamais revue Sylvie...j'espère qu'elle est heureuse comme dans sa jeunesse ...elle le mérite… elle était tellement gentille … 

mardi 22 février 2022

C'était en Octobre...

  C'était en Octobre...on est un samedi... et lundi je pars vers mon rêve...Verdun....

Je suis toujours à Guise...je vais essayer de revisiter la ville avant de la quitter...dans ma tête c'était pour toujours...mais je reviendrais ...
Ce samedi, je vais essayer de voir le plus de monde possible...parler, évoquer des souvenirs, raconter ce que je vais faire...je suis allé sur la place d'Armes...j'ai regardé dans le magasin Brémard...quelle belle enseigne ! toujours beaucoup de monde à l'intérieur ... et j'ai décidé d'aller à la salle des fête le soir...pour voir une dernière fois mes amis...
Ce soir là je suis resté seul dans la salle à regarder les autres danser et s'amuser...ce n'était plus pour moi...dans moins de 48 heures je serais militaire!

 29 Octobre......c'est mon dernier dimanche de liberté.
Je vais aller faire un tour le matin à l'hôtel de France à côté de la Poste...j'ai fait un flipper ...mais le cœur n'y est pas ...mon esprit est déjà à Verdun...je serais un héros...je pense...
Je vais aller voir une dernière fois la place Lesur...son kiosque à musique...le gymnase ou je jouais au handball...ou mon petit frère jouait au basket...que de souvenirs sur cette place !!! au fond ...le collège...et encore des souvenirs...la nuit sera calme ...

30 Octobre...... cette fois c'est aujourd'hui...pas d'adieux déchirants...je suis parti comme si j'allais revenir demain...j'avais deux sentiments en moi...le bonheur de partir à l'aventure...et la tristesse de quitter les miens… mais je reviendrais en héros !
Je suis entré à l'armée...j'ai quitté Guise...mais je reviendrais … oui je reviendrais … 
35 années plus tard ma carrière en activité s'est terminée avec la satisfaction du devoir accompli… je ne suis pas un héros… non …  et pendant toutes ces années j'ai eu Guise en tête...j'ai pensé à vous...puisque j'écris sur Guise encore et encore .......

Merci monsieur le gendarme

 Quand vous avez un rêve, il faut le concrétiser et foncer pour parvenir à le réaliser...C'est pour cette raison que j'ai fait la connaissance de la gendarmerie de Guise...

Ce rêve vous le connaissez...être militaire...quoi de plus normal que de se rendre chez des militaires !
Aujourd'hui, je n'ai rien contre les gendarmes puisque j'ai été militaire en activité pendant 35 années auxquelles il faut ajouter 10 années de réserves...les gendarmes sont des militaires et je les considère comme des collègues...
A l'époque quand on entrait dans une gendarmerie, c'est comme si on entrait dans une église...il y avait une part de mystère dans ces lieux...l'uniforme ne me faisait pas peur mais il m'impressionnait un peu tout de même...
A Guise j'ai été bien reçu avec le respect que le militaire donne toujours à ses correspondants...le gendarme qui m'a reçu a été très courtois. Mais je m'attendais à autre chose... je pensais que le gendarme serait fier qu'un jeune homme puisse avoir envie de rejoindre son institution... non l'homme a été courtois mais impersonnel...aucune émotion ni dans son visage, ni dans son discours...il m'a renseigné comme un chef de gare renseigne un voyageur égaré... comme une postière pour l'envoi d'une lettre recommandée.... je m'attendais donc à autre chose de ma visite à la gendarmerie.
Après plusieurs mois de réflexion je me suis dit que c'était le gendarme qui était dans le vrai...je lui ai demandé un renseignement...il m'a bien renseigné puisque j'ai su ou m'adresser pour m'engager...il n'avait pas à perdre son temps avec moi...il avait un emploi et une mission à remplir...
Il m'est arrivé d'avoir des missions de renseignements dans ma carrière...en particulier pour les journées d'appel de préparation à la défense (JAPD) je m'en suis tenu au discours simple en pensant au gendarme de Guise qui m'avait renseigné pour mon engagement...dommage que je n'ai pas gardé son nom, j'aurais aimé le revoir pour le remercier…

LA CAMERA EST LA GUISE 1978 REPAS AMBIANCE CHEZ LES EQUIPES SOCIALES ECOLE JEANNE D ARC

 

Christian Menendez



LA CAMERA EST LA GUISE 1978 REPAS AMBIANCE CHEZ LES EQUIPES SOCIALES ECOLE JEANNE D ARC
PHOTOS CHRISTIAN MENENDEZ

lundi 21 février 2022

Guise: Stade marcel Prevot direction Macquigny route barrée

 

Alexis Fontaine


Guise:
Stade marcel Prevot direction Macquigny route barrée

On se souvient...

 La vie d'un adolescent est faite de sourires mais aussi de drames... Certains drames ne nous touchent pas personnellement mais ils laissent une grande tristesse dans notre cœur...et nous nous souvenons toujours des personnes qui en ont été victimes.

A Guise, des drames se sont produits pendant que j'y vivais...certains se souviendront... ou pas....mais des proches ou des guisards sont décédés dramatiquement...je me souviens...
Nous avons déjà évoqué Madame Alluchon qui était décédée tragiquement....ce fut pour moi une grande tristesse... les guisards se souviennent… moi ça m'avait profondément choqué !

C'est difficile de se rappeler de certains évènements...L'homme travaille à l'EDF... Le jeune couple vient de trouver un nouveau logement...ils ont un jeune bambin...la maison a été rénovée intérieurement...repeinte et isolée... Pour la première nuit dans cette maison, il a été décidé de laisser le bambin chez sa grand mère au Familistère... Ils ne se réveilleront pas... intoxiqués par le monoxyde de carbone...ils laissent un petit garçon orphelin...
J'ai revu le petit garçon bien  des années plus tard...c'était au familistère et il était devenu un jeune homme très très bien ....j'ai pensé à ses parents....je ne lui ai pas dit que je connaissais son histoire …

Je vous ai déjà parlé de mes camarades Yves et François (dans "Zorro est arrivé") leur père était le chef de district EGF de Guise...la communauté EDF-GDF était très soudée et le chef de district était l'homme orchestre de cette communauté...il organisait les manifestations familiales comme les arbres de Noël ou des après midi conviviales pour la fête des mères...
Au cours d'une de ces fêtes...le chef de district a fait un AVC au milieu des mamans...je me suis mis à la place de son épouse ...voir son mari mourir sous ses yeux...le jour de la fête des mères...tout a dû s'écrouler pour elle...je l'ai bien connue, elle était d'une grande gentillesse...je me suis mis à la place de mes camarades Yves et François...perdre leur père si jeunes...
Je me souviens des obsèques de cet homme très estimé dans sa profession et dans la ville...tous les collégiens étaient présents pour leurs camarades Yves et François…
Madame est décédée bien bien plus tard à l'age de 100 ans … 

Sachez que c'était dur pour moi de vous parler de ces évènements...mais il me fallait les relater... pour leur rendre hommage...je pense à eux et à leur proches...

Mon église...ma cathédrale...et les choristes...

 Il y a des lieux qui font partie de l'histoire des villes ...A Guise, quand on entre dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul des personnages hantent les hauteurs....

Non je n'ai pas été enfant de cœur, je ne devais pas être apte à cette tâche à l'époque... les enfants de cœur, pour moi, c'était l'élite...j'étais dans la chorale et cette mission me plaisait...comme une drogue que je m'administrais chaque dimanche.
J'ouvre une parenthèse... A Belfort, j'allais chaque dimanche à la messe à la cathédrale Saint Christophe de la vieille ville qui était située non loin du quartier Friedrich ma caserne du 35°RIMECA. C'était pour moi un retour aux sources de Guise...je m'isolais dans mon esprit et je m'imaginais à Guise...Oui j'étais à Guise chaque dimanche en communion avec les choristes qui chantaient à Guise, orchestrés par l'abbé Couterie...oui je me téléportais à Guise...
Quand je dis que dans l'église Saint-Pierre Saint-Paul il y a des personnages qui hantent les hauteurs, je pense à tous ceux qui ont chanté près de l'orgue en haut...à la tribune...je pense à l'abbé Couterie qui organisait cette chorale...je le vois...la haut...comment ne pas penser à lui...
L'édifice est superbe...De splendides vitraux de style Art déco ornent l'église. Je me souviens d'y avoir chanté pour une ordination...c'était impressionnant. J'ai aussi participé à la cérémonie de la Passion de Jésus sur la croix et le chemin de croix du vendredi saint...je lisais, debout au milieu de l'église, avec d'autres lecteurs...je lisais la foule qui parlait sur le chemin du christ...j'espère que mes souvenirs sont exacts...mais je me souviens de ces lectures ...
Je voulais, dans mes souvenirs guisards, évoquer cette belle église...je suis heureux d'avoir pu le faire...

Jean Luc Sokal né à Guise

 Pour ceux qui l'ont connu … un petit rappel de la carrière de ce footballeur Guisard !



Jean-Luc Sokal est un footballeur puis entraîneur français né le 14 juin 1961 à Guise. Formé et révélé à l'US Valenciennes Anzin, il a été défenseur en Division 1, notamment à l'AS Monaco et au Stade lavallois.
Nationalité
Naissance
14 juin 1961 (53 ans)
Lieu
1,86 m
Poste
défenseur puis entraîneur
Parcours junior
Saisons
Club
Drapeau : France US Guise
Parcours professionnel 1
Saisons
Club
M. (B.)
126 (4)
3 (0)
20 (0)
98 (2)
Équipes entraînées
Années
Équipe
Stats